protéine de liaison avec l'ADN simple brin l.f.
single –strand binding protein
Protéine qui se lie à chacun des brins d’ADN parental au niveau de la fourche de réplication, empêchant que ceux-ci ne s’apparient avant leur copie.
Abrév. SSB
[C1]
Édit. 2017
protéine de liaison avec la boîte TATA l.f.
TATA box binding protein
Protéine qui reconnaît la boîte TATA et se lie à elle pour déterminer le site d’initiation de la transcription.
→ promoteur, site d'initiation de la transcription
[C1]
Édit. 2017
protéine de liaison du mannose l.f.
mannose binding protein
Protéine de l'inflammation qui se lie aux résidus mannose.
Elle joue le rôle d'opsonine et active la voie des lectines du complément, favorisant ainsi la phagocytose.
Sigle : MBP
protéine de membrane érythrocytaire l.f.
red blood cell membrane protein
La membrane érythrocytaire est constituée par une bicouche lipidique qui repose sur un grillage protidique dont les mailles sont constituées par différentes protéines ancrées les unes aux autres.
Ces protéines sont classées en deux catégories, les protéines dites intrinsèques ou transmembranaires qui traversent la double couche lipidique et les protéines dites extrinsèques qui constituent le maillage tapissant la face interne de cette bicouche.
Ces deux catégories de protéines sont reliées entre elles. Les principales protéines extrinsèques sont la spectrine, dont les dimères (chaines alpha et bêta) s'unissent entre eux pour former des tétramères ; la protéine 4.1, protéine essentielle à la solidité de la membrane fait partie du complexe jonctionnel unissant les extrémités des tétramères de spectrine, actine et glycophorine C ; l'actine, sous forme de protofilament constitué d'un nombre limité de monomères, se fixe sur la chaine ß de la spectrine en présence de protéine 4.1 ; l'ankyrine, protéine de jonction entre les protéines extrinsèques et transmembranaires, relie la chaine ß de la spectrine à la protéine bande 3 ; l'adducine intervient dans la liaison spectrine-actine. Les protéines transmembranaires sont essentiellement la bande 3, ou échangeur des anions et les glycophorines A, B et C. L'intégrité qualitative et quantitative de ce réseau protéique est essentielle pour assurer les propriétés physiques du globule rouge : résistance, déformabilité et élasticité.
protéine de Tamm et Horsfall l.f.
→ mucoprotéine de Tamm et Horsfall
protéine de transfert des esters de cholestérol l.f.p.
cholesteryl ester transfer protein
Glycoprotéine plasmatique servant au transfert du cholestérol estérifié entre les lipoprotéines HDL, anti-athérogènes , et LDL, pro-athérogènes.
L’utilisation d’inhibiteurs de de la cholesteryl ester transfer protein a été proposée pour inhiber l’athérogenèse.
Abrév. CETP
protéine de von Hippel-Lindau l.f.
von Hippel-Lindau’s protein
→ pVHL
protéine digitée l.f.
Zn-finger protein
Syn. protéines à doigts de Zinc, protéine dactyle
protéine DNAG l.f.
DNAG protein
Syn. ADN primase
[Q1]
Édit. 2018
protéine du choc par le froid l.f.
cold shock protein
Protéines exprimées par les cellules de mammifères exposées à une hypothermie modérée.
Ces protéines sont des modulateurs de la transcription des gènes et de la traduction des ARN messagers
Abrév. CSP
[C1]
Édit. 2017
protéine du choc thermique l.f.
heat shock protein (HSP)
Protéine relativement résistante à la chaleur dont la synthèse est déclenchée dans une cellule vivante par une élévation de la température au-dessus d'un seuil qui dépend de l'espèce, 30°C pour la Drosophile, 39 ou 40° pour l'Homme.
La transcription des gènes hs correspondant à ces protéines HSP est activée par des facteurs physiques ou chimiques sous la dépendance de chocs thermiques ou d'autres stress.
Les HSP jouent un rôle de molécules chaperonnes pour la mise en forme spatiale des protéines naissantes. La principale HSP a une masse moléculaire de 70 kDa (HSP70) ; elle fait partie des complexes majeurs d'histocompatibilité ; elle joue un rôle dans le démantèlement des vésicules mantelées avant leur transformation en endosomes. La HSP90 de masse moléculaire 90 kDa a été identifiée comme un inhibiteur naturel du récepteur nucléaire des hormones stéroïdes ; elle se fixe spécifiquement sur un domaine du récepteur qui devrait se lier à la séquence correspondante de l'ADN, et elle en est détachée par l'hormone lorsque celle-ci doit déclencher la transcription du gène. D'autres protéines analogues aux HSP sont dépendantes de divers stress et appelées protéines du stress, par ex. la HSP 32 kDa.
Sigle : HSP
→ protéine du choc thermique, protéine du coup de chaleur
protéines du stress l.f.p.
stress proteins
Protéines produites lors d’un stress ou d’un choc thermique par exemple, qui s’associent à d’autres protéines n’ayant pas encore acquis ou ayant perdu leur conformation tridimensionnelle.
Ces interactions sont destinées à prévenir l’agrégation des protéines altérées ou en cours de biosynthèse, à éliminer les protéines anormales ou étrangères, à assurer le transfert des protéines du cytoplasme vers la membrane cytoplasmique ou vers des organites (mitochondries, lysosomes, noyau, réticulum endoplasmique). Ce sont des molécules chaperonnes, ubiquitaires, de structure très conservée chez les eucaryotes et les procaryotes.
Les protéines du stress sont classées en différentes familles structurales (hsp, grp, métallothionéine ou enzymes telle que la superoxyde dismutase (SOD) ou l’hème-oxygénase). Elles sont associées à l’ATP. La plupart sont exprimées de façon constitutive, d’autres sont induites par le stress ou contrôlées par la concentration de glucose.
→ protéine du choc thermique, protéine du coup de chaleur, protéine du coup de froid
protéine FAN L.f. acr. angl. pour Factor Assiociated with Neutral SMase activation
FAN protein
Protéine adaptatrice qui joue un rôle dans la signalisation conduisant à l'apoptose à partir du récepteur 1 au TNF (p55) ou du CD40 en activant une sphingomyélinase neutre, aussi bien dans une cellule normale que dans des cellules de patients atteints de maladie de Farber.
protéine fixatrice d'ADN simple-brin l.f.
single-strand binding protein, SSB protein, destabilizing protein, unwinding protein
Protéine capable par sa fixation sur un ADN simple-brin de le stabiliser et de le protéger de l'action des nucléases.
Cette protéine jouerait un rôle dans la réplication, la réparation et la recombinaison de l'ADN.
protéine FMRP l.f.
fragile mental retardation protein
Protéine dont l’absence est responsable du syndrome de l’X-fragile, la cause la plus fréquente de déficience intellectuelle héréditaire.
Elle joue en particulier un rôle important dans le contrôle de la traduction d’ARN messagers essentiel à la structure et la plasticité de la synapse. Elle est sous la dépendance du gène KCNT1 dont les mutations auraient un effet double :
1) l’altération la fonction canal de KCNT1 conduisant à la survenue des crises partielles migrantes malignes du nourrisson ;
- 2) l’altération des capacités de la protéine KCNT1 mutée à interagir avec FMRP (et d’autres protéines) conduisant à l’arrêt du développement psychomoteur.
→ syndrome de Dravet, crises partielles migrantes malignes du nourrisson, KCNT1 gene
[H1,O1,O6,Q2]
Édit. 2017
protéine G n.f.
G-protein
Glycoprotéine de structure hétérotrimérique généralement constituée d'une sous-unité bêta-gamma (bêta de masse moléculaire 37 kDa, γ de 8 kDa), et d'une chaîne alpha de masse moléculaire voisine de 40 kDa, qui porte une molécule de GTP (guanosine triphosphate) ou de GDP (guanosine diphosphate), et qui joue un rôle dans la transmission d'un signal à partir d'un récepteur membranaire en hydrolysant le GTP en GDP.
À côté des "grosses protéines G" attachées aux membranes cellulaires, il y a des "petites protéines G" dans le cytoplasme, de masse voisine de 21 kDa, monomériques. Parmi les petites protéines G, on trouve les protéines ras (H-ras, K-ras, N-ras, rap), les protéines rho (rho A, rho B, rho C, rac 1 et 2), les nombreuses protéines rab, l'ARF ou facteur d'ADP-ribosylation qui sert à la formation et à l'adressage des vésicules de transport des protéines à partir de l'appareil de Golgi. Les protéines G peuvent stimuler la production d'AMPc par l'intermédiaire de l'adénylate-cyclase, ou contrôler le pompage des ions calcium. On distingue des protéines G activatrices (Gs) et des protéines G inhibitrices de la transduction des signaux membranaires.
M. Rodbell, biologiste amércain (1997), prix Nobel de médecine en 1994
→ récepteur, adénylate– cyclise
[C1]
Édit. 2020
protéine gardienne du génome l.f. (désuet)
[C1]
Édit. 2017
protéine hybride l.f.
hybrid protein
protéine ingéniérisée l.f.
engineered protein
Protéine modifiée par des opérations d’ingénierie moléculaire pour lui conférer des propriétés nouvelles.
protéine interstitielle de transport du rétinol l.m.
retinol-binding protein, interstitial
Glycoprotéine présente dans la matrice de la rétine entre l'épithélium pigmenté et les photorécepteurs et qui joue un rôle important dans le processus visuel.
Son locus est situé en 10p11.2-q11.2 (MIM 180290). Elle peut être considérée comme une protéine candidate aux dystrophies rétiniennes.
G. I. Liou, ophtalmologiste américain (1987 et 1989)
Syn. protéine interphotoréceptrice liée aux rétinoïdes
protéine-kinase n.f.
protein kinase
Enzyme catalysant la phosphorylation d'une protéine par l'ATP.
De nombreuses protéine-kinases transfèrent le radical phosphorique sur la fonction alcool d'une sérine ou d'une thréonine : c'est le cas de protéine-kinases dites cAMP-dépendantes qui ne sont actives qu'en présence d'AMP cyclique, répondant ainsi à des facteurs de régulation du métabolisme cellulaire comme les hormones agissant sur des récepteurs adrénergiques ; elles sont appelées protéine-kinases A ou PKA. D'autres phosphorylent la fonction phénol d'une tyrosine (protéine-tyrosine-kinases ou Y-kinases). D'autres protéine-kinases dépendent du diacylglycérol, répondant à d'autres facteurs agissant sur des récepteurs à phospho-inositides ; elles sont appelées protéine-kinases C ou PKC. D'autres sont activées par leur liaison avec la calmoduline et le calcium. Toutes les phosphoprotéines nécessitent pour leur biosynthèse des protéine-kinases plus ou moins spécifiques ; de nombreux enzymes du métabolisme ont une activité qui dépend de leur état de phosphorylation.
protéine-kinase A n.f.
protein kinase A
Protéine kinase dont l’activité nécessite la présence d’AMP cyclique.
Syn. protéine kinase c-AMP-dépendante
protéine-kinase C n.f.
protein kinase C
Protéine kinase initialement décrite comme activée par le calcium, d’où son nom, et dont l’activité in vivo dépend d’une interaction avec un diacyl-glycerol (ou diglycéride) de la membrane cellulaire.
protéine leaky l.f.
leaky protein
protéine 1 et 2 liées au rétinoblastome l.f.
retinoblastoma binding protein-1 and protein-2
Deux protéines liées au gène du rétinoblastome, isolées à partir d'une protéine virale, transformant le papillovirus-16 humain, et liées étroitement sur la séquence ADN du gène du rétinoblastome (protéine virale homologue ou similaire).
Deux cDNAs ont été isolés qui codent les protéines de liaison au rétinoblastome RBBP1 et RBBP2 (MIM 180201, MIM 180202).
Deborah Defeo-Jones, biochimiste américaine (1991)