Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

179 résultats 

NKCC2 gene sigle angl. pour sodium/potassium/chloride transporter

Gène localisé en 15q21.1 dont la mutation est à l’origine du syndrome de Bartter.

Bartter (syndrome de), cotransporteur NaKCl de type 2

organisation pour la nourriture et l'agriculture l.f.

food and agriculture organization (FAO)

Édit. 2017

phéochromocytome (anesthésie pour) l.f.

anaesthesia for pheochromocytoma

Anesthésie de patients à instabilité circulatoire qui nécessite une préparation par des médicaments alpha- et bêta-bloquants ainsi que par des vasodilatateurs (inhibiteurs calciques).
Le phéochromocytome, tumeur endocrine développée aux dépend des cellules chromaffines (localisé en général au niveau de la médullosurrénale, parfois dans l'abdomen ou le thorax), sécrète de l'adrénaline et de la noradrénaline d'où hypertension artérielle, hyperglycémie et sudation. Les manipulations chirurgicales de la tumeur peuvent provoquer des poussées hypertensives et il apparaît une hypotension brutale après l'exérèse.

prélèvement pour analyses biologiques l.m.

Toute portion de tissu ou d’organe obtenu par une opération effractive (ex. ponction de sang capillaire, artériel et le plus souvent veineux, incision d’un abcès, ponction de moelle osseuse ou de ganglion, ponction de liquide céphalorachidien, d’épanchement pleural, etc.), ainsi que toute fraction de produit excrété (urine, crachat, sperme…) devant servir d’échantillon d’analyse en vue de contribuer particulièrement à l’établissement du diagnostic, à l’évaluation de l’état de santé du malade et de l’effet de la thérapeutique instituée.
La conservation des échantillons prélevés doit éventuellement satisfaire à des exigences de température convenable, particulièrement dans les régions tropicales.
De façon plus générale, une grande attention doit être portée aux conditions de transport de l’échantillon recueilli de façon à ne pas nuire à la qualité de l’analyse ensuite effectuée.
Dans le cas d’une enquête judiciaire, chaque prélèvement doit être effectué en double de façon à constituer un échantillon de réserve, utile en particulier à des analyses de contrôle et doit être étiqueté, répertorié et placé sous scellé.

préparation pour

Préparation galénique (infusion, extrait ou

infusion , extrait,

[G3]

Édit. 2017

publicité pour les médicaments l.f.

Ensemble de moyens employés pour faire connaître et faire acheter un médicament par le plus grand nombre possible de personnes.
1) Pour qu’un médicament soit mis en vente en France, les documents publicitaires qui s’y rapportent doivent avoir été approuvés par la Commission de contrôle de la publicité pour les médicaments.
2) Les médicaments faisant l’objet de publicité auprès du grand public ne sont pas pris en charge par les organismes d’assurance maladie.

QALY sigle angl. pour Quality-Adjusted Life Year gained (année de vie gagnée pondérée par la qualité)

Indicateur économique visant à apprécier le coût de la santé en fonction de 2 critères : la prolongation de la vie et la qualité de celle-ci.
Le coût élevé de nombreux médicaments disponibles depuis peu sur le marché amène à poser la question de la nécessité de leur prescription comparée à l’argent dépensé par l’assurance maladie. Par exemple, vaut-il mieux prolonger la vie d’un patient d’une courte durée dans une situation handicapante ou engager une infirmière supplémentaire dans un service de réanimation surchargé ?
QALY offre un mode de calcul d’aide à la décision. Une année de vie en parfaite santé est notée 1. Un risque important de décès est notée 0. Entre les deux, les notes s’échelonnent selon la survie estimée et la qualité de cette survie. Le problème est de définir le coût admissible d’un QALY de valeur 1. Il faut ensuite négocier avec l’industrie pharmaceutique pour l’amener à baisser ses prix de façon à ce que le médicament puisse être prescrit dans les limites admises, c'est-à-dire à un coût annuel inférieur à la valeur retenue pour un
QALY de 1.
La solution pourrait venir d’un autre procédé de paiement d’un médicament coûteux. Il s’agit du PBRSA (« performance-based risk sharing agreement ») ou accord de partage du risque basé sur l’efficacité du médicament. Dans ce cas, le remboursement est conditionné par la performance dans un temps donné. Si, par exemple, le médicament n’a aucun effet sur une période fixée dans l’accord, il n’est pas payé à la société qui l’a conçu et l’a mis sur le marché.
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rameau pour le ganglion ciliaire (du nerf oculo-moteur) l.m.

ramus ad ganglion ciliare (nervi oculomotorii) ; radix parasympathica ganglii ciliaris ; radix oculomotoria ganglii ciliaris (TA)

branch too ciliary ganglion (of oculomotor nerve) ; parasympathétic root of ciliary ganglion ; oculomotor root of ciliary ganglion

nerf oculo-moteur

rameaux communicants pour le nerf facial (du nerf auriculo-temporal) l.m.p.

rami communicantes cum nervo faciale (nervi auriculotemporalis)
Branches anastomotiques du nerf auriculo-temporal

communicating branches with facial nerve (of auriculotemporal nerve)

nerf auriculo-temporal

rameaux ganglionnaires pour le ganglion otique l.m.p.

rami ganglionnares ad ganglion oticum ; radix sensoria ganglii otici (TA)

branches to otic ganglion ; sensory root of otic ganglion

Syn. racine sensitive du ganglion otique

nerf mandibulaire

rameaux ganglionnaires pour le  ganglion ptérygo-palatin l.m.p.

rami ganglionnares ad ganglion pterygopalatinum ; radix sensoria ganglii pterygopalatini (TA)

ganglionic branches to pterygopalatine ganglion; sensory root of ptérygopalatine ganglion

Rameaux sensitifs que le nerf maxillaire fournit au ganglion ptérygo-palatin à sa sortie du foramen rond, parfois par l’intermédiaire du nerf ptérygo-palatin.

Syn. racine sensitive du ganglion ptérygo-palatin

nerf maxillaire ,nerf sphéno-palatin

rameaux ganglionnaires pour le ganglion sublingual (du nerf lingual) l.m.p.

rami ganglionnares ad ganglion sublinguale ; radix sensoria ganglii sublingualis  (TA)

ganglionnic branches to sublingual ganglion ; sensory root of sublingual ganglion

nerf lingual

rameaux ganglionnaires pour le ganglion submandibulaire (du nerf lingual) l.m.p.

rami ganglionnares ad ganglion submandibulare ; radix sensoria ganglii submandibularis  (TA)

ganglionnic branches to submandibular ganglion ; sensory root of submandibular ganglion

nerf lingual

RECQL4 gene sigle angl. pour RecQ like helicase 4

Gène localisé sur le bras long du chromosome 8, en position 24.3 (8q24.3), qui provoque la formation des protéines RecQ helicases, enzymes qui se lient au DNA et temporairement déroulent la double hélice du DNA, nécessaire à la division cellulaire et la réparation des dommages du DNA.
Les mutations de ce gene sont à l’origine des syndromes de Baller-Gerold, de Rapadilino et de Rothmund-Thomson.

Syn. ATP-Dependent DNA Helicase Q4, RecQ helicase-like 4, RecQ protein 4, RecQ protein-like 4, RECQ4, RECQ4-HUMAN, RTS

Baller Gerold (syndrome de), Rapadilino (syndrome de), Rothmund-Throthmundomson (syndrome de)

RING gene sigle angl. pour Really an Interesting New Gene

RING
Gène initialement caractérisé chez Arabidopsis thaliana codant une protéine à doigts de Zinc servant de facteur de transcription

ubiquitine ligase, protéine à doigts de zinc

SDGT sigle pour syndrome douloureux du grand trochanter

périarthrite de la hanche

[I1]

SED sigle pour l.m.

1) Système Endocrinien Diffus
diffuse endocrine system
→ système endocrinien diffus
2). Syndrome d'Ehlers-Danlos [A4, O6, Q2]
→ syndrome d'Ehlers-Danlos

[A4,O6,Q2]

SF1 gene sigle angl. pour steroïdogenic factor 1

Syn. NR5A1

NR5A1 gene

sismothérapie (anesthésie pour) n.f.

electroconvulsive therapy (anaesthesia for)

Mode de traitement par choc électrique.
Indiquée dans plusieurs syndromes psychiatriques (p. ex. dépression, accès maniaques, schizophrénie), la sismothérapie doit être réalisée sous anesthésie générale et avec curarisation pour limiter les effets secondaires aux contractures.
Une fiche explicative doit être remise au patient, et il faut satisfaire aux exigences essentielles de sécurité en anesthésie (visite préanesthésique, programmation de l'anesthésie, avoir à disposition tout le matériel nécessaire, surveillance postopératoire). L'anesthésie brève (par ex. propofol) doit être associée à un myorelaxant : elle permet d'éviter l'angoisse du patient devant la paralysie des muscles ventilatoires par le curare, qui est indispensable pour éviter les convulsions motrices causes d'arrachements tendineux et des fractures osseuses.
La sismothérapie entraîne une élévation de la pression intracrânienne : l'hypertension intracrânienne est une contrindication absolue à ce traitement. Les contrindications relatives relèvent de l'appréciation du bénéfice attendu par rapport aux risques courus :
- risques cardiovasculaires, respiratoires et allergiques de l'anesthésie et de la curarisation,
- risque hémorragique lié à la présence d'un anévrisme ou d'une malformation vasculaire,
- existence d'un décollement de la rétine,
- existence d'un phéochromocytome,
- antécédent d'une sismothérapie inefficace ayant eu des effets secondaires graves,
- prise de certains traitements (ex. anticoagulants).
La mortalité après sismothérapie est presque deux fois plus élevée que celle relevée avec les anesthésies pour chirurgie générale : elle est estimée actuellement à 1 accident pour 13.000 à 14.000 séances.

Étym. gr. seismos : ébranlement, commotion

Syn. déconseillé : électrochoc

électrochoc, exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie

SMN1 gene sigle angl. pour Survival of Motor Neuron

Gène localisé en 5q12.2-q13.3 qui code pour la protéine de survie du motoneurone dont la mutation ou la délétion est à l’origine de l’amyotrophie spinale progressive.
La sévérité de l'affection est inversement proportionnelle au nombre de copies du second gène, SMN2 localisé en 5q13.2, et les patients atteints d'amyotrophie de type 3 manifestée après trois ans possèdent possèdent quatre copies du gène SMN2.

Syn. SMA gene

amyotrophie spinale juvénile pseudomyopathique amyotrophie spinale proximale amyotrophies spinales progressives, SMN2

syndrome NAME l.m. acr. angl. pour Naevus- Atrial myxoma-Myxoid neurofibroma-Ephelides

Affection héréditaire autosomique dominante associant des éphélides, des lentigines et un naevus mélanocytaire cutané à des neurofibromes myxoïdes ou myxomes cutanés et cardiaques, notamment auriculaires et parfois à des tumeurs viscérales diverses.

D. J. Atherton, dermatologue britannique (1980)

Syn. : cutaneous lentiginosis with atrial myxomas, LAMB syndrome

traumatisme graves du crâne (score de Glasgow pour l'évolution des) l.m.p.

Glasgow outcome scale

Échelle pronostique établie par B. Jennett et G. Teasdale, destinée à l'étude statistique des résultats à long terme des patients traités.
1) mort imputable à la lésion initiale.
2) état végétatif définitif : patient reste incapable de répondre et de parler pendant des semaines ou des mois jusqu'à la mort.
3) invalidité importante (conscient mais invalide) : patient dépendant de l'aide journalière d'une tierce personne en raison d'une invalidité mentale ou physique, pas des deux à la fois en général.
4) invalidité modérée (invalide mais indépendant) : patient pouvant prendre les transports publics et travailler dans un entourage protégé, il est donc indépendant en ce qui concerne sa vie de tous les jours.
5) bonne récupération, patient jouissant d'un mode de vie normal en dépit de déficits nerveux ou fonctionnels mineurs.

B. Jennett et G. Teasdale, neurochirurgiens britanniques (1976)

Glasgow (score de)

unité pour malades difficiles (UMD) l.f.

difficult patients unit

Service psychiatrique qui "assure l'hospitalisation à temps complet des patients présentant pour autrui un danger tel que les soins, la surveillance et les mesures de sûreté nécessaires ne puissent être mis en œuvre que dans une unité spécifique" (décret 86.602 du 14 mars 1986, art. 12).
Au nombre de quatre en France, ces UMD à vocation interrégionale appliquent "des protocoles thérapeutiques intensifs" à des patients perturbateurs des services de psychiatrie générale, refusant un traitement en milieu spécialisé carcéral, ou jugés non responsables pénalement.
Il s'agit surtout de schizophrènes, sinon de personnalités psychopathiques, mais la proportion de débiles pourtant peu accessibles à ce type de structure atteindrait aujourd'hui plus d'un quart.
Alors que les lits des UMD ont diminué, les demandes accrues d'admission semblent liées principalement à l'ouverture des portes en psychiatrie, à la diminution et à la féminisation du personnel des secteurs et des hôpitaux généraux. La création de structures intermédiaires a été proposée.

uréthroplastie pour hypospadias l.f.

hypospadias repair urethroplasty

Intervention chirurgicale visant à normaliser l'urèthre incomplet d'un hypospadias, dans la plupart des cas par uréthroplastie cutanée.
Les techniques d'uréthroplastie de réparation d'un urèthre hypospade sont multiples, et leur variété même rend compte des difficultés de cette chirurgie restauratrice et de ses résultats toujours un peu aléatoires.
Nous citons les principales techniques en fonction du siège du méat hypospade (elles ont toutes de nombreuses variantes) :
• uréthroplasties distales, technique d'Ombredanne : variété très particulière d'uréthroplastie distale utilisant le prépuce, abandonnée car de résultat trop inesthétique ;
• hypospadias antérieurs (péniens), techniques de :
- Mathieu : lambeau cutané pénien de retournement (très utilisée),
- Duckett : lambeau préputial pédiculisé,
- Barcat : tranchée balanique (peu utilisée),
- Chocholka-Marion : greffon cutané libre ou pédiculisé glissé dans un tunnel balanique ;
• hypospadias pénoscrotaux ou périnéaux :
- Duplay "d'avancement" reportant le méat dans la région pénienne,
- Leveuf : uréthroplastie cutanée en deux temps avec enfouissement de la verge dans le scrotum (le deuxième temps est le désenfouissement).

L. Ombrédanne, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1911) ; P. Mathieu, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1932) ; J. W. Duckett, chirurgien urologue américain (1981) ; J. Barcat, chirurgien pédiatrique français (1969) ; E. F. Chocholka, chirurgien tchèque (1923) ; G. Marion, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1921) S. Duplay, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1874), J. Leveuf, chirurgien pédiatrique français (1946)

hypospadias, Mathieu (opération de), Leveuf (opération de), Duplay (opération de)

établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes l.m.p

establishments of hosting for dependent elderlies

Établissements médico-sociaux dont le rôle, en France, est d’accueillir, dans le cadre de maisons de retraite, des personnes dépendantes, parfois atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies dégénératives.
Ces établissements doivent justifier d’équipements adaptés et de personnels spécialisés.
Ils doivent respecter les règles de fonctionnement régies par les lois :
- du 24 janvier 1997 tendant…à mieux répondre aux besoins des personnes âgées par l’institution d’une prestation spécifique dépendance,
- du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale (convention tripartite entre l’établissement, le Conseil Général et l’Assurance Maladie),
- du 20 décembre 2002 de financement de la sécurité sociale pour 2003,
- du 21 juillet2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires,
ainsi que par les décrets :
- du 26 avril 1999 (2) relatifs à la gestion budgétaire et comptable et aux modalités de tarification et de financement des EHPAD,
 -  et du 4 mai 2001 modifiant les précédents.
Sigle : EHPAD
Edit. 2018

[E1]

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