image en rayons de miel l.f.
image in honeycombs
Image constituée de clartés arrondies ou ovalaires infracentimétriques soulignées par des opacités qui cernent la presque totalité de leur circonférence, témoignant d'une destruction pulmonaire fibreuse.
Les cavités paraissent jointives et ont de 3 à 10 mm de diamètre. Elles sont de taille uniforme, étendues jusqu'à la plèvre. La TDM permet de dissocier les zones où siège la fibrose et les zones pulmonaires saines.
Diffuse, cette image correspond à l'évolution ultime de certaines fibroses interstitielles diffuses au cours d'une pneumoconiose, d'une sarcoïdose, d'une fibrose interstitielle idiopathique, d'une histiocytose X, d'une asbestose qui sont les causes les plus fréquentes de tels aspects.
Étym. lat. imago : image, représentation
Syn. image en nids d'abeilles
→ fibrose pulmonaire interstitielle diffuse, fibrose interstitielle idiopathique, pneumoconiose, sarcoïdose, asbestose, histiocytose X
image en tête de cobra l.f.
cobra head appearance
En urographie intraveineuse, image dilatée de l'extrémité urétérale, séparée du contenu vésical par une bande claire plus ou moins épaisse. L'image tend à disparaître quand la réplétion vésicale augmente.
La poche correspond à la dilatation kystique de l'uretère terminal ou urétérocèle dont la paroi est souvent œdématiée. Le diagnostic de cette malformation est aujourd'hui échographique.
Étym. lat. imago : image, représentation
image photographique l.f.
photographic picture, picture
Représentation d'un objet grâce à l'image obtenue après traitement chimique de la projection sur une émulsion photographique d'une image réelle.
Étym. lat. imago : image, représentation
image rénale en anneau l.f.
rim nephrogram
En urographie, image composée d'une clarté entourée d'un cercle opaque, unique ou multiple, observée dans des petits calices habituellement distendus.
L'image est caractéristique d'une nécrose papillaire. La lacune répond au pôle papillaire séquestré, parfois partiellement calcifié, entouré de toutes parts par de l'urine opaque qui forme l'anneau.
Étym. lat. imago : image, représentation
→ urographie intraveineuse, nécrose papillaire rénale
imagerie n.f.
imaging
Ensemble des techniques qui, à partir de la mesure de certaines interactions entre un agent physique et les constituants du corps humain, tentent de reconstituer un ensemble d'informations cohérentes présentées sous forme d'images rappelant autant que possible les notions anatomiques et fonctionnelles classiques.
L'imagerie médicale regroupe en effet de nombreuses techniques utilisant des moyens d'investigation physiques très variés (rayonnements ionisants, lumière laser, ultra-sons, champs magnétiques, etc.). Dans la grande majorité des cas, si le résultat obtenu est très proche de l'image "anatomique" (cas p. ex. des coupes tomographiques en IRM ou en radiologie), il est fait de la résultante de nombreuses opérations mathématiques, plus ou moins complexes, sur des fichiers numériques issus eux-mêmes de capteurs dont il convient de bien connaître les performances et les limites. Les causes d'artefact sont présentes tout au long de la chaine d'enregistrement et d'analyse. La force de conviction que toute image porte en elle doit donc être tempérée par un esprit critique toujours en éveil. L’imagerie fournit des documents de grande importance.
Étym. lat. imago : image, représentation
→ multimodalité, SLO, OCT, document
imagerie fonctionnelle l.f.
functional imaging
Procédé d'imagerie dont le but est d'apprécier localement une ou plusieurs fonctions physiologiques ou métaboliques d'un organe.
Les images obtenues par les méthodes isotopiques (scintigraphiques) sont par nature fonctionnelles, qu'il s'agisse d'une image unique ou d'une série dynamique d'images successives. Celles-ci peuvent être observées soit directement sous forme d'une série d'images juxtaposées ou par une visualisation cinétique (mode cinéma), soit indirectement sous la forme globale d'une image fonctionnelle.
D'autres méthodes peuvent également permettre une imagerie fonctionnelle : radiocinéma, échocardiographie, doppler, tomographie par émission de positons, IRM fonctionnelle, etc.
Étym. lat. imago : image, représentation
[B2,B3]
Édit. 2018
imageur n.m.
- terme générique qualifiant un instrument ou un appareillage qui permet d’obtenir une image. En médecine, il peut s’agir de scanner X, IRM, échographe, PET-Scan… L’image obtenue sera éventuellement reproduite sur un support physique : film, papier… par un autre instrument : le reprographe.
- Le terme « imageur » est actuellement parfois employé pour désigner un médecin radiologiste, spécialiste en imagerie médicale.
Étym. lat. imago : image, représentation
[B2,B3]
Édit. 2018
infarctus osseux l.m.
osseus infarction
Ostéonécrose aseptique se traduisant radiologiquement, dans la forme solitaire diaphysaire, par une image d'une plage opaque centro-osseuse épargnant la corticale, avec un liseré clair périphérique : image en cocarde.
Les autres localisations possibles sont les formes épiphysaires et juxta-articulaires. Elles peuvent avoir un retentissement sur l'articulation. On distingue classiquement les infarctus primitifs de découverte radiologique, des infarctus secondaires à des foyers infectieux, à une drépanocytose, etc.
Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.
kératoanalyseur n.m.
keratoscope
Appareil d’analyse de la surface cornéenne qui transforme l’image d’une kératoscopie en données chiffrées pour obtenir une image couleur ou un relevé topographique.
Syn. vidéotopographe cornéen informatisé
kyste n.m.
cyst
Tumeur bénigne, formée dans un organe par une cavité remplie d'une substance liquide, molle ou rarement solide et bordée d’une surface épithéliale dont le type sert à la classification.
On distingue ainsi le kyste épidermoïde (bordure malpighienne), le kyste séreux (bordure unicellulaire de cellules claires), le kyste muqueux (bordure faite de cellules mucipares). Le kyste peut être uniloculaire ou multiloculaire. Quand les cavités kystiques s’emboîtent les unes dans les autres et témoignent d’une activité proliférative, on parle de cystadénome (cystadénome ovarien, pancréatique).
Sur les os, les kystes épidermoïdes sont constitués d'îlots de cellules épithéliales squameuses, emprisonnées dans l'os. Ils possèdent une évolution expansive. L'image radiologique est celle d'une lacune arrondie homogène, bordée d'un liseré opaque. Le kyste essentiel des os occupe la métaphyse des os longs (humérus, fémur) des enfants et des adolescents. Plein d’un liquide clair ou sanguinolent, il ne possède pas de revêtement épithélial mais « un fond de coquetier », fait de tissus nécrosés assez caractéristique.
Le kyste anévrismal des os, (décrit en 1942 par Jaffé et Lichtenstein) s’observe chez les sujets jeunes, peut toucher tous les os, avec une prédilection pour le rachis. Il est constitué de larges lacunes vasculaires pleines de sang liquide, séparées par un tissu conjonctif lâche dans laquelle se développe souvent une ébauche d’ostéogenèse et de nombreux ostéoclastes. La nosologie malformative ou tumorale de cette lésion n’est pas établie mais la survenue de celle-ci peut masquer un temps l’évolution sournoise d’une tumeur maligne. En raison de la présence d’ostéoclastes, le kyste anévrismal a été longtemps confondu avec une tumeur à
cellules géantes.
Le kyste poplité ou de Baker, est la localisation la plus fréquente des kystes synoviaux.
Par extension, on parle souvent de kyste devant une déhiscence ou une image claire et vide à la radio.
lacune n.f.
lacuna, defect
En sémiologie d'imagerie médicale, aspect qui consiste en la disparition localisée de la densité normale d'un organe plein ou en l'absence partielle de remplissage s'il s'agit d'une cavité préalablement opacifiée.
1. En radiologie osseuse, disparition ou diminution circonscrite de la densité osseuse, apparaissant comme une tache claire. Cette image peut être unique ou multiple, à limites nettes ou floues. Certaines lacunes sont des images normales : fossettes granulaires, lacs veineux diploïques du crâne, trous nourriciers, etc. Les autres, plus nombreuses, traduisent une destruction localisée de l'os, souvent remplacée par un tissu tumoral (bénin ou malin) ou par un liquide (pus, sang etc.).
2. En radiologie viscérale, image de soustraction visible au sein du produit de contraste introduit à l'intérieur d'une cavité, habituellement digestive ou urogénitale.
Elle traduit Sa présence d'un corps étranger ou d'un processus expansif intracavitaire et s'associe parfois à une disparition limitée du contour de la cavité, qui représente alors son point de départ. Par leurs caractères un peu différents, on peut distinguer ces lacunes intrinsèques des lacunes extrinsèques dues à un refoulement ou une empreinte sur le contour de l'organe.
3. En scintigraphie, zone de faible fixation ou d'absence de fixation de l'isotope radioactif.
→ destruction géographique, soustraction (image de)
laryngoscopie indirecte l.f.
indirect laryngoscopy
Examen du larynx, des cordes vocales et de l’hypopharynx.
Plusieurs techniques sont possibles. Avec un miroir laryngé, l’opérateur demande au patient d’ouvrir la bouche, il saisit la langue dans une compresse et la tire en avant. Le miroir préalablement tiédi est placé au niveau de la luette. L’éclairage provient d’un miroir frontal qui permet d’éclairer indirectement le larynx. On peut ainsi examiner le larynx, la margelle et l’hypopharynx. Cet examen nécessite la coopération du patient et l’absence de réflexes nauséeux trop intenses.
L’épipharyngoscopie est une technique utilisant la transmission de la lumière par fibres optiques. Une optique rigide à 90° ou à 70° reliée à une fontaine de lumière froide est introduite par la bouche. L’image peut être grossie par un zoom ou enregistré sur une vidéo. Il existe actuellement des procédés de numérisation de l’image. Cet examen nécessite une anesthésie locale.
lentille esthétique l.f.
cosmetic lens
Lentille de contact destinée à modifier l'apparence de l'œil.
electrostatic lens
Lentille formée d'électrodes métalliques percées suivant leur axe commun d'un trou circulaire permettant le passage du faisceau d’électrons, et portées à des potentiels fixes ou réglables.
L'optique électronique ou plus généralement l'optique corpusculaire s'intéresse aux trajectoires d'électrons libres accélérés, et à tous les procédés permettant de guider ces particules dans un espace où règne un vide poussé. Elle utilise différentes méthodes de calcul (analytiques, ou sur ordinateur) ou des méthodes analogiques.
On peut se servir d'électrons issus d'une surface émissive pour obtenir l'image de cette surface sur un écran fluorescent, ou bien utiliser ces électrons accélérés sous quelques dizaines ou centaines de kilovolts pour former l'image d'un
Les microscopes électroniques à très haute résolution permettent de voir des détails de l'ordre du dixième de nanomètre.
→ microscope électronique, microscope électrostatique
[B1]
Édit. 2017
liseré n.m.
line
Image radiographique constituée par un trait dense cernant une cavité naturelle ou construite.
Dans le tissu osseux, limitation nette, en faveur de la bénignité, d'une image kystique ou traduisant la guérison d'une cavité pathologique. Sur le tractus digestif, le liseré dit "de sécurité" visualise le contour de la muqueuse préalablement opacifiée par la technique du double contraste; la rupture du liseré de sécurité pose le problème d'une lésion pathologique.
matrice n.f.
matrix
1) En mathématiques, tableau rectangulaire de nombres disposés suivant n lignes et p colonnes, tel un échiquier.
2) En imagerie numérisée (scanographie, IRM, radiographie…) la matrice de reconstruction est une sorte d’échiquier, assemblant en n lignes et p colonnes les structures élémentaires de surface ou pixels (picture element) qui composent l’image à reconstruire.
Le pixel représente la case élémentaire de l’échiquier. Les pixels qui composent la matrice peuvent être carrés, cas le plus fréquent (matrice isotropique) ou rectangulaire (matrice anisotropique). Une matrice est dite symétrique si elle comprend le même nombre de colonnes que de lignes, asymétrique dans le cas contraire. Les matrices les plus utilisées sont les matrices symétriques et isotropiques de 1282, 2562, 5122 voire parfois 10242 pixels. Le pixel est la représentation plane sur la matrice d'un volume élémentaire (voxel, de volume element) de la tranche de coupe. On appelle "taille" de la matrice le nombre de pixels qui la composent (par ex. 2562). Ses "dimensions" sont celles du champ de reconstruction ou champ de vue. Chaque pixel est caractérisé par ses coordonnées et une valeur chiffrée qui représente en radiographie et en scanner sa densité moyenne, en IRM : son intensité…. Le fait de faire correspondre à cette valeur une nuance de gris, ou une couleur est à l’origine de l’image matricielle
3) En gynécologie, nom vernaculaire de l’utérus (vieilli).
4) En histologie la matrice est la structure anatomique qui produit la tablette de l’ongle.
5). En génétique, brin d’acide nucléique copié lors de la réplication ou de la transcription par les polymérases adéquates.
Étym. lat. matrix, dérivé de mater, mère
[A1,Q2,B1,B2,B3]
Édit. 2018
miroir (signe du) l.m.
mirror sign
Tendance du patient à longuement et fréquemment contempler sa propre image, qui répond également à son interrogation angoissée sur la désorganisation de sa vie mentale à travers la physionomie et l'expression du regard (T. Abely et A. Delmas).
Plus caractéristique chez les garçons, cette aliénation de l'image spéculaire rencontrée en période féconde psychotique, surtout schizophrénique, traduit la dépersonnalisation et la perte de l'identité.
Signe et stade du miroir ont été rapprochés par certains, à la recherche d'une rencontre entre la clinique et la psychopathologie.
P. Abely (1927 et 1930), F. Achille-Delmas (1929), psychiatres français
Étym. lat : mirari : s’étonner
miroir (stade du) l.m.
mirror phase
Phase décrite par J. Lacan ("Les complexes familiaux", 1938), survenant entre six et dix-huit mois, au cours de laquelle l'enfant appréhende l'image unifiée de son corps et se reconnaît dans le miroir (dimension imaginaire), en un moment de jubilation. C'est le temps où se constitue l'identification narcissique du moi (moi idéal).
Lacan donne aussi à cette phase une dimension symbolique ("Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je", 1949) en attachant une importance primordiale au mouvement de retournement de l'enfant vers sa mère qui le porte, dans une quête de reconnaissance. L'authentification de sa découverte par "ce regard qui le regarde" opère l'ébauche du détachement de l'image spéculaire fascinante et détermine un accrochage au symbolique qui constitue le moment fondateur du "Je".
J. Lacan, médecin et psychanalyste français (1901-1981)
Étym. lat : mirari : s’étonner
modulation n.f.
modulation
Paramètre utilisé pour quantifier la notion de contraste, en particulier lorsque l'on raisonne en terme de fréquence spatiale, c'est-à-dire dans le domaine de Fourier.
La modulation répond à la même définition que le contraste : le rapport : maximum - minimum /maximum+minimum (M-m/M+m). Pour un signal sinusoïdal de fréquence spatiale ω et d'amplitude Aω, associé à un bruit de fond Ao, cela conduit au rapport Aω / Ao.
Son intérêt repose sur deux faits : d'une part, on peut démontrer que tout signal, même non périodique, en particulier le signal bidimensionnel constituant une image, peut se décomposer en une somme de signaux élémentaires sinusoïdaux (transformation de Fourier); d'autre part l'action d'un système d'imagerie passant de l'objet à l'image peut se décrire mathématiquement par une simple série de multiplications sur les modulations de ces sinusoïdes. L'ensemble des multiplicateurs correspondants, qui varient d'une fréquence ω à l'autre, porte le nom de fonction de transfert de modulation.
Étym. lat. modulus : cadence, de modus : mesure
multimodalité en imagerie n.f.
multimedia
Utilisation concomitante de plusieurs techniques d’imagerie aboutissant à des résultats rendus compatibles et présentés sur le même support après normalisation.
En médecine le nombre de documents issus des différentes techniques d'imagerie et d'exploration fonctionnelle ne cesse d'augmenter. La longueur et la complexité des comparaisons à effectuer entre ces différents résultats accroissent la difficulté des interprétations. Les techniques actuelles, notamment informatiques, permettent grâce à des logiciels adaptés, de proposer l'intégration, sur un écran ou tout autre support, de documents issus de techniques variées. P. ex., sur une image de cerveau, de type "morphologique", issue d'un scanner à rayons X ou d'une IRM, on peut surimposer une image "fonctionnelle" fournie par la fixation élective d'un radio-isotope ou d’une IRM fonctionnelle.
Étym. lat. multus : nombreux ; modus : manière
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
narcissisme n.m.
narcissism
Amour que le sujet se porte à lui-même.
Après l'application de ce terme par Havelock Ellis au choix de soi comme objet érotique, cette notion sera reprise par S. Freud, puis précisée par lui à partir de 1914 ("Pour introduire le narcissisme").
Le mythe figure d'abord une étape intermédiaire de l'évolution libidinale, entre l'auto-érotisme et l'amour d'objet, dans laquelle une première unification des pulsions sexuelles est réalisée. La libido est retenue et stockée dans le moi avant d'être dirigée secondairement, et dans des proportions qui pourront varier, vers les objets.
Le narcissisme entre initialement dans la compréhension par Freud des perversions homosexuelles. Puis il permettra l'élaboration d'une théorie psychanalytique de la psychose ("névroses narcissiques") : la libido reflue dans les objets pour s'investir tout entière dans le moi.
Dans la deuxième topique, Freud propose de distinguer un narcissisme primaire dans lequel les objets sont absents et le moi encore indifférencié du ça, et un narcissisme secondaire dans lequel la libido afflue vers les identifications inscrites dans le moi
J. Lacan souligne l'importance structurale du narcissisme primaire comme moment d'unification à travers l'image spéculaire, et la dimension mortifère du narcissisme secondaire dans lequel l'objet est le propre moi du sujet, l'image à laquelle il croit coïncider.
H. Ellis, médecin sexologue britannique (1898) ; P. Näcke, psychiatre allemand (1899)
Étym. terme créé par Näcke (1899), faisant référence à Narcisse, bel adolescent qui s'éprit de sa propre image en se mirant dans l'eau tranquille d'une fontaine et fut changé en la fleur qui porte son nom.
PAL sigle angl. m. pour Phase Alternation Line, ligne à phase alternée
Système de codage des images en couleur, utilisant un seul signal pour les différentes caractéristiques de l'image, mis au point en Allemagne pour la diffusion des signaux de télévision.
Système utilisé dans la majorité des pays européens et dans l'ensemble des pays en voie de développement. L'image à retransmettre est "balayée" de gauche à droite et de haut en bas par points et par lignes. La norme européenne, PAL ou SECAM, est de 625 lignes au rythme de 25 fois par seconde, le courant électrique ayant une fréquence de 50 Hz en Europe (contrairement aux É-U où le courant électrique a une fréquence de 60 Hz et le système télévisuel NTSC est de 525 lignes au rythme de 30 fois par seconde).
palinopsie n.f.
palinopsia
Persistance ou réapparition de l'image fixée après disparition du stimulus.
Le sujet voit alors superposée l'image de la cible qu'il avait fixée auparavant. Il accuse une diplopie, mais qui persiste quand un œil est occlus. En général symptomatique d'une atteinte du lobe pariéto-occipital.
Étym. gr. palin : de nouveau
petits chiens de Lachapèle (image des) l.f.p.
scottie dogs
Sur un cliché du rachis lombaire, pris en incidence oblique pour dégager les interlignes articulaires, projection des arcs postérieurs des vertèbres qui peut être assimilée à l'image de petits chiens.
Pour chacun d'eux, le museau correspond à l'apophyse transverse, l'œil au pédicule, le cou à l'isthme, l'oreille à l'apophyse articulaire supérieure, la patte avant à l'apophyse articulaire inférieure et le corps du chien à la lame.
Une solution de continuité de l'isthme (spondylolyse) donne l'image du "petit chien à collier" ou du "petit chien décapité".
A. P. Lachapèle, médecin radiologue français (1951)
phénomène de sortie de coupe en IRM l.m.
loss of signal by effect of flow
En IRM, phénomène apparaissant en écho de spin lorsqu'un vaisseau à flux rapide traverse le plan de coupe.
Il se traduit sur l'image par un vide de signal au niveau du vaisseau, qui crée un contraste spontané entre paroi et lumière. C'est le phénomène de flux le plus souvent rencontré en écho de spin. Les impulsions de radiofréquence étant sélectives dans le plan de coupe, seuls les protons ayant subi les impulsions de 90° et de 180° dans celui-ci (flux lent) peuvent engendrer un signal. Si les protons stimulés par l'impulsion de 90° dans le plan de coupe quittent celui-ci avant l'impulsion de 180° (flux rapide), il n'y a plus de signal et le vaisseau apparaît en noir sur l'image. Ce phénomène est particulier à l'écho de spin. En écho de gradient, il existe un renforcement paradoxal du signal.
→ phénomène d'entrée de coupe (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018
physe n.f.
cartilago epiphysialis (TA)
physis, epiphyseal plate
Disque ostéocartilagineux unissant l’épiphyse d’un os long à la métaphyse.
C’est la zone de croissance de l’os en longueur (figure 1).
Figure 1
Bien que non admise dans la nomenclature anatomique internationale, l’appellation « physe » est de plus en plus utilisée pour remplacer les nombreuses autres dénominations de la zone de croissance des os longs. La physe est formée de quatre couches, de l’épiphyse vers la diaphyse (figure 2) :
- la couche germinale de réserve est constituée de petites cellules indifférenciées, non organisées. Sous l’action de l’hormone de croissance et de l’insulin-like growth factor-1 (IGF1) elles vont se différencier en chondrocytes proliférants. Cette région est bien vascularisée;
- la couche sériée, ou zone proliférative, composée de chondrocytes ronds, agencés en colonnes, qui synthétisent une matrice extracellulaire riche en collagène (notamment de types II et IX) et en protéoglycanes;
- la couche des cellules hypertrophiques, avasculaire (donc fragile : siège des décollements épiphysaires) où les cellules en colonnes augmentent de volume, synthétisent du collagène X et des facteurs angiogéniques, puis prennent un aspect vacuolaire par apoptose;
- la couche d’ossification, ou zone dégénérative, région très vascularisée où commence le processus d’ossification. Les débris cellulaires sont détruits par des cellules phagocytaires et le stroma cartilagineux se calcifie par surcharge en hydroxyapatite (front d’ossification). Des ostéoblastes élaborent le tissu ostéoïde, précurseur de l’os aux dépens de tissu cartilagineux calcifié résorbé par des ostéoclastes (ossification primaire). L’angiogenèse est favorisée par le VGEF (Vascular Endothelial Growth Factor). Une zone de remaniement lui fait suite pour constituer l’os spongieux métaphysaire (ossification secondaire).
En périphérie, la physe est limitée près de l’épiphyse par l’encoche de Ranvier qui marque un sillon circulaire et vers la métaphyse par la virole osseuse périchondrale. Ces deux formations, vascularisées, en continuité avec le périoste osseux, assurent la rigidité de l’ensemble et contribuent à la croissance latérale.
La physe se forme dès la période fœtale. Son développement est lié à la sécrétion des hormones de croissance en particulier IGF1 (Insuline Growth Factor 1), stimulée par l’hormone hypophysaire GH (Growth Hormone). La protéine IHH (Indian Hedgehog) sécrétée par les chondrocytes agit sur leur développement.
La fin de la croissance, par soudure définitive de la physe, est liée à l’action des hormones sexuelles. Sa trace peut rester visible assez longtemps sous forme d’une ligne transversale épiphyso-métaphysaire, opaque en radiographie.
L. Ranvier, anatomiste français (1889).
Étym. gr. physis : croissance, nature
Syn. Cartilage de conjugaison, cartilage conjugal, cartilage de croissance, cartilage métaphyso-épiphysaire, plaque épiphysaire.
[A1, A2, I2]
Édit. 2019