Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

135 résultats 

vaccin anti-poliomyélite
l.m.

poliomyelitis vaccine

vaccin poliomyélite

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin anti-zona l.m.

varicella-zoster vaccine

vaccin varicelle-zona

[D1, E1]

Édit. 2019

anti-aliasing loc. angl

Méthodes utilisées pour amoindrir ou faire disparaitre le phénomène d'aliasing en imagerie médicale.

aliasing

[B2, B3]

Édit. 2020

allo-anticorps n.m.

alloantibody

Anticorps produit contre un déterminant antigénique allotypique chez un sujet de la même espèce.

Étym. gr. allos : autre

allotype, allogreffe

[F3]

Édit. 2017 

anticorps n.m.

antibody

Protéine plasmatique de la classe des immunoglobulines, sécrétée par les plasmocytes en réponse à un antigène introduit dans l'organisme et réagissant spécifiquement à l'antigène qui a déclenché sa formation.
Les anticorps sont les agents de l'immunité humorale
Chaque anticorps porte des sites de reconnaissance de l'antigène. Il se lie spécifiquement de façon non covalente et donc réversible aux déterminants antigéniques correspondants.

immunité, immunoglobuline

anticorps anticardiolipine l.m.

anticardiolipin antibodies

Immunoglobuline de type G ou M de la classe des anti-phospholipides, auto-anticorps souvent associés aux anticoagulants circulants lupiques et à d'autres anticorps immuns tels que les antithyroïdiens ou les anti-peroxydases.
Ils sont responsables d'échecs de la reproduction, fausses couches à répétition, morts fœtales in utero, regroupés sous le terme de syndrome des anti-phospholipides.
On tente d’en réduire les effets par les corticoïdes, l’aspirine ou l’héparine pendant ou même avant la nouvelle grossesse.

Syn. anticorps anticardiolipide

anticorps anticentromère l.m.

antibody anticentromère

Auto-anticorps réagissant avec des protéines du centromère des noyaux cellulaires présents dans le sérum de prés de 90 % des malades atteints du syndrome CREST ainsi que dans certains cas de cirrhose biliaire primitive, de syndrome de Raynaud, lupus, hypertension artérielle pulmonaire primitive et dans les familles de sujets atteints de sclérodermie.

anticorps antigangliosides (neuropathies avec) l.f.p.

neuropathies with antiganglioside antibodies

Atteintes auto-immunes du système nerveux, liées à la présence d'anticorps dirigés contre des gangliosides qui sont des glycolipides de la classe des sphingosidolipides, caractérisés par la présence d'une molécule d'acide neuraminique (le plus souvent N-acétylé, c'est-à-dire acide sialique), attachée à une molécule de galactose d'une chaîne oligosidique d'un sphingolipide.
Sont distingués principalement les gangliosides GM1, GD1a, GD1b et GT1b.
Les principales neuropathies en cause sont les neuropathies avec bloc de conduction persistant, les neuropathies motrices pures, mais aussi le syndrome de Guillain-Barré, surtout dans ses formes axonales avec Campylobacter jejuni, les polyradiculonévrites chroniques et certaines formes de sclérose en plaques.

anticorps antineuronaux l.m.p.

antineuronal antibodies

Anticorps anti-neurones mis en évidence dans des syndromes neurologiques paranéoplasiques, qui correspondent généralement à une atteinte du système nerveux central, mais touchent parfois le système nerveux périphérique.
Ces anticorps peuvent s'oberver aussi dans des processus considérés comme dégénératifs, qui pourraient donc être autoimmun. Ces syndromes sont rares. Ils sont associés à une gamme restreinte de cancers: cancer pulmonaire à petites cellules, cancer du sein et de l'ovaire, cancer du testicule, maladie de Hodgkin et thymome. Les signes neurologiques précèdent le plus souvent la découverte du cancer. Leur cible est intracellulaire ou membranaire. Leur rôle pathogène n'est pas démontré. 
Leur detection permet d'affirmer que le syndrome neurologique est paranéoplasique. En fonction de leur spécificité, ils orientent vers la recherche de la tumeur en cause. Ils permettent de mettre en oeuvre le plus précocemment possible le traitement de la tumeur sous jacente.On compte au moins onze anticorps anti neuronaux.
Le principal est : l'anticorps anti-Hu ou ANNA1
(anti-neuronal nuclear antibody type1), le plus répandu (3/4 des cas) rencontré dans les syndromes cérébelleux paranéoplasiques, l'encéphalite limbique, les syndromes du tronc cérébral (avec ou sans opsoclonus), les encéphalomyélites et les neuropathies sensitives.
L'anticorps anti YO ou APCA1
(anti-purkinje cytoplasmic antibody type1), est observé dans les syndromes cérébelleux. Il est associé aux cancers gnécologiques.
L'anticorps anti-Ri ou
ANNA2, est décrit dans les atteintes du tronc cérébral. Il marque le noyau des neurones, exclusivement ceux du système nerveux central. Il est associé principalement aux cancers du sein et du poumon à petites cellules. 
L'anticorps anti-amphiphysine (l'amphiphysine est une protéine exprimée dans le système nerveux central et periphérique) lorsque les anticorps sont associés aux anti-HU il s'agit d'un cancer du poumon, lorsqu'ils sont isolés il s'agit d'un cancer du sein.
L'anticorps anticanal calcique voltage dépendant est associé à un syndrome myasthéniforme de Lambert-Eaton. L'anticorps peut être associé à des anti HU.
L'anticorps anti-CV2 ou
CRMP5 (collapsin response mediator protein 5), correspond à une atteinte  mixte, centrale syndrome cérébelleux et périphérique.
Les anticorps  anti-
GAD (anti acide glutamique décarboxylase) sont trouvés dans un syndrome myotonique, le syndrome de l'homme raide ou dans les syndromes neurologiques paranéoplasiques
Citons aussi les anticorps anti-Ma1 et Ma2 (Ta), les anti-CCVD, anti-neurofilaments.
Il existe des anticorps rares et difficilement accessibles en routine anticorps anti-Tr ou APCA 3, CAR, Zic ...

anticorps anti-HU, syndrome de l'homme raide, syndrome de Lambert-Eaton

[H1, F2, F3]

Édit. 2019

anticorps antinucléaire l.m.

antinuclear antibody

Auto-anticorps dirigé contre un antigène, constituant normal des noyaux de toutes les cellules.
Les auto-anticorps s'observent au cours des connectivites ou maladies auto-immunes systémiques, en particulier le lupus systémique, la connectivite mixte ou syndrome de Sharp, le syndrome de Gougerot-Sjögren, la sclérodermie et plus rarement la dermatomyosite.
Les plus classiques sont les anticorps anti-ADN, anti-histone, anti-ARN, anti-RNP (ribonucléoprotéine), anti-centromère, anti-Scl 70, anti-Sm et les anti-antigènes, initialement dénommés antigènes nucléaires solubles, mais qui sont en réalité cytoplasmiques (anti-Ro/SSA et anti-La/SSB). Ils sont détectés dans le sérum des malades par différentes techniques dont la plus ancienne et la plus couramment utilisée, l'immunofluorescence indirecte, permet de les reconnaitre et de les quantifier.
Leur spécificité est variable : certains d'entre eux sont hautement spécifiques d'une affection (anti-ADN et lupus, anti-Scl-70 et sclérodermie) ; d'autres peuvent se rencontrer dans différentes collagénoses (anti-Ro, anti-ARN).

anticorps antinucléaires dans la polyarthrite rhumatoïde l.m.p.

antinuclear antibodies in the rheumatoid arthritis

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum de 15 à 40% des polyarthrites rhumatoïdes.
Les anticorps antinucléaires les plus fréquemment trouvés au cours de la polyarthrite rhumatoïde sont des anticorps anti-désoxyribonucléoprotéines insolubles donnant une fluorescence homogène en immunofluorescence indirecte.

anticorps antinucléaires dans les polymyosites l.m.p

antinuclear antibodies in polymyosites

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum d’environ 25% des malades atteints de polymyosite ou de dermatopolymyosite.
Les anticorps antinucléaires rencontrés au cours des polymyosites et dermatopolymyosites forment un groupe hétérogène comprenant entre autres les anticorps anti-Mi1 et anti-Mi2, les anticorps anti-PM-1 rebaptisés récemment PM/Scl surtout fréquents dans les Syndromes de chevauchement polymyosite/sclérodermie, et les anticorps dirigés contre des ARN de transfert (anti-Jo-1 spécifique de l’aminoacyl transférase, anti-PL-7 spécifique de la thréonine transférase et anti-PL-12 spécifique de l’alanine-transférase).

anticorps antinucléaires dans la sclérodermie l.m.p.

antinuclear antibodies in the scleroderma

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum de 60% ou plus des sérums de sclérodermie.
La spécificité des anticorps antinucléaires de la sclérodermie est variable. Suivant les cas il s’agit d’anticorps antinucléolaires, d’anticorps anti-centromères rencontrés surtout au cours du syndrome CREST, d’anticorps anti-topoisomérase I (anti-Topo I et anti-Scl 70) ou, d’anticorps anti-PM-Scl rencontrés dans les syndromes de chevauchement sclérodermie/polymyosite.

anticorps antispermatozoïde l.m.

anti-spermatozoid antibody

Auto-anticorps immun de type IgM agglutinant la tête du spermatozoïde, ou de type IgG agglutinant son flagelle, présent dans le plasma sanguin de l’homme, sous forme d’IgG et d’IgM, ou dans le liquide séminal et la glaire cervicale sous forme d’IgA.
Responsable d'hypofertilité ou de stérilité masculine, on le traite par des corticoïdes ou par les inséminations intra-utérines après lavage du sperme.

anticorps antistreptococciques l.m.p.

streptococcic antibodies

Anticorps formés à la suite d’une infection par les streptocoques des groupes A, C, G : antistreptolysines O et S, antistreptodornase, antistreptohyaluronidase, antistreptokinase.

anticorps antithyroïde l.m.

thyroid antibody

Auto-anticorps spécifique d'organes rencontré au cours de différentes maladies de la thyroïde, en particulier au cours de la thyroïdite de Hashimoto et de la maladie de Basedow.

anticorps bloquant l.m.

blocking antibody

Dans le cadre de l'hypersensibilité immédiate, anticorps de type IgG qui, en se combinant préférentiellement avec l'allergène, l'empêche de se combiner avec les IgE spécifiques fixées à la surface des mastocytes et des basophiles et peut se lier à des récepteurs IgG possédant dans leur domaine cytoplasmique le motif ITIM, ce qui empêche l'activation des mastocytes et des basophiles par l'allergène.
Les anticorps bloquants sont ainsi capables d'inhiber des réactions d'hypersensibilité immédiate.
Par l’inhibition de la production d’une cytokine, le MIF (Migrating Inhibiting Factor), ils participent à la tolérance immunitaire de la mère à l'égard de l'embryon

ITIM, désensibilisation

anticorps circulant l.m.

circulating antibody

anticorps humoral

anticorps cytotoxique l.m.

cytotoxic antibody

Anticorps dirigé contre un épitope de molécule membranaire de cellules cibles dont la fixation peut entraîner la lyse des cellules cibles par activation du système du complément ou par mise en jeu de cellules cytotoxiques dépendant des anticorps (ADCC).

cytotoxicité, apoptose

anticorps (domaine d'un) l.m.

domain of one antibody

Un des segments répétitifs des régions constantes et variables des chaînes légères et lourdes des anticorps.
Cette structure répétitive de la molécule d'un anticorps suggère qu'ils sont issus d'une série de duplications d'un gène unique primitif.

anticorps (gène des)

anticorps facilitant l.m.

facilitating antibody

Anticorps maternel, anti-idiotype, anti-lymphocyte B, anti-HLA-G, anti-cytokine, participant à la tolérance anti-paternelle et à l'absence de rejet de l'embryon.
Leur absence peut entraîner des fausses couches répétées.

anticorps froid l.m.

cold antibody

Anticorps détectable dans le sérum à un titre plus élevé à une température inférieure à 37°C qu'à 37°C.

anticorps (fragment d') l.m.

antibody fragment

Partie d'un anticorps résultant de sa scission par un enzyme protéolytique.

anticorps (gène des) l.m.

antibody gene

Gène codant pour chaque domaine d'un anticorps.
On distingue les gènes C codant pour les régions constantes, présents dans une ou quelques séquences d’un génome, et les gènes V codant pour les régions variables, présents en un très grand nombre de séquences différentes.
Dans la cellule vierge à l'origine d'un lymphocyte B, les gènes V sont groupés à une grande distance du ou des gènes C sous forme de segments de gènes V, et au cours de la différenciation lymphocytaire n'importe lequel des gènes V peut subir une transposition et, grâce à ce réarrangement de l'ADN, être placé près d'un gène C ; le lymphocyte B résultant synthétise alors uniquement la chaîne légère ou lourde de l'anticorps ainsi réalisée.
Dans un génome, l'ensemble des gènes V et le ou les gènes C correspondants sont placés sur le même chromosome. Il existe ainsi trois regroupements distincts sur trois chromosomes différents : pour la chaîne légère kappa, la chaîne légère lambda  et la chaîne lourde. On parle alors de gènes VX, Vλ ou VH et Cκ, Cλ, ou CH.

anticorps (domaine d'un), segment de gène J lambda, site de combinaison antigénique

anticorps hétérocytotrope l.m.

hetero-antibody

Anticorps pouvant se fixer sur des cellules hétérologues, souvent avec une affinité plus grande que sur les cellules de l'espèce d'origine.
Ainsi, les IgG humaines peuvent se fixer sur les cellules cutanées du cobaye et donner des réponses positives en test d'anaphylaxie cutanée passive, mais se fixent moins facilement sur les cellules humaines.

anticorps homocytotrope

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