substance ostéoïde l.f.
ostein, preosseous, osteoid tissue
Substance inorganique pré-osseuse déposée par les ostéoblastes, formée d'une substance fondamentale renfermant polysaccharides et fibres de collagène.
Elle se calcifie au cours de l'ossification.
Le tissu ostéoïde est visible en microscopie optique après coloration. Son épaisseur ne dépasse habituellement pas 12 microns. L'augmentation de l'épaisseur du tissu ostéoïde est un des signes caractérisant l'ostéomalacie.
Étym. gr. osteon : os ; eidês : qui s'apparente à
substance P l.f.
P substance
Peptide de la famille des tachykinines ayant un rôle de neurotransmetteur notamment dans la substance noire (locus niger) et les voies dopaminergiques nigrostriales du système nerveux central, ainsi que dans les neurones périphériques des fibres sensorielles conduisant les messages nociceptifs.
La substance P est aussi biosynthétisée dans les cellules APUD (amine precursor uptake and decarboxylation) de l'intestin et dans le pancréas. Les récepteurs de la substance P sont constitués par les sites NK1 des cellules cibles. C'est un undécapeptide.
Par son action sur des récepteurs spécifiques NK1, l 'activation de ces récepteurs a un effet pro-inflammatoire et hyperalgésiant.
La substance P a un rôle régulateur sur de nombreux systèmes aminergiques : augmentation du péristaltisme du tube digestif, vasodilatateur puissant, bronchoconstricteur. Elle intervient aussi dans l’inflammation et dans les mécanismes du sommeil. Les médicamengts morphiniques sont des inhibiteurs de la substance P.
Sigle SP
substance perforée antérieure l.f.
substantia perforata anterior, substantia perforata rostralis (TA)
anterior perforated substance
Espace quadrilatère situé à la face inférieure du cerveau et limité en avant par les stries olfactives, en arrière par le tractus optique et latéralement par l’extrémité médiale du fond du sillon latéral.
Il est traversé par la bandelette diagonale et criblé de trous vasculaires correspondant aux branches centrales des artères cérébrales antérieure et moyenne.
Syn. anc. espace perforé antérieur, espace quadrilatère perforé, lobe olfactif postérieur
substance perforée postérieure l.f.
substantia perforata posterior (TA)
posterior perforated substance
Espace triangulaire situé à la partie postérieure de l’espace interpédonculaire en arrière des corps et processus mamillaires, dans l’écartement des pieds des pédoncules cérébraux, dont le sépare le sillon d’où émergent les racines de la troisième paire des nerfs crâniens.
Il répond au plancher du troisième ventricule et est perforé de nombreux orifices vasculaires.
Syn. anc. espace perforé postérieur, lame perforée postérieure, triangle interpédonculaire
substance perforée rostrale l.f.
→ substance perforée antérieure
substance propre de la cornée l.f.
substantia propria corneae (TA)
substantia propria of cornea
Couche de la cornée comprise entre la lame limitante antérieure et la lame limitante postérieure, formée d’une charpente fibreuse parsemée de cellules fixes et de cellules migratrices.
substance propre de la sclère l.f.
substantia propria sclerae (TA)
substantia propria of sclera
Tissu fibro-élastique analogue à la substance propre de la cornée, mais plus irrégulière qu’elle, qui constitue la majeure partie de la sclère entre la lame épisclérale et la lamina fusca de la sclère.
Syn. anc. substance propre de la sclérotique
substance propre de la sclérotique l.f.
→ substance propre de la sclère
substance réticulée l.f.
Deiters (substance réticulée de) l.f.
O. Deiters, anatomopathologiste allemand (1834-1863)
Syn. formation réticulaire spinale
→ formation réticulaire spinale
[A1, H1]
Édit. 2019
substance spongieuse l.f.
substantia spongiosa, substantia trabécularis (TA)
spongy bone, trabecular bone
Tissu osseux à larges cavités remplies de moelle.
Il constitue notamment les épiphyses des os longs.
Syn. anc. os spongieux
substance trabéculaire l.f.
substance vénéneuse l.f.
poisonous substance
Produit composé, ou substance chimique définie, susceptible de provoquer des effets délétères lorsqu’il (elle) est absorbé(e) par un organisme vivant, quelle que soit la voie d’administration.
Une réglementation spéciale concerne les substances vénéneuses qui interviennent comme principes actifs dans la composition d’un médicament : inscription à des tableaux, conditions particulières de prescription et de délivrance. Les substances vénéneuses utilisées par l’industrie et en agriculture sont également soumises à des réglementations particulières.
→ poison, substance dangereuse
substance viscérale secondaire de la moelle spinale l.f.
substantia visceralis secundaria medullae spinalis (TA)
secondary visceral grey substance of spinal cord
Partie de la substance grise de la moelle située en avant de la substance intermédiaire centrale.
substance viscoélastique l.f.
viscoelastic substance
En ophtalmologie, produit de remplissage intraoculaire présentant, outre des qualités de purification et de stabilité, des critères physiques et chimiques qui sont, non seulement hautement compatibles avec les milieux naturels substitués ou receveurs, mais sont aussi aptes à assumer un rôle transitoire de tampon mécanique et protecteur des tissus environnants.
tolérance (à une substance) l.f.
Capacité d’un organisme à supporter une substance étrangère sans en subir d’effets nocifs.
Lors d’introductions répétées de la substance, la tolérance peut s’atténuer par un phénomène de sensibilisation. Inversement la tolérance peut s’accentuer, si bien que pour entrainer le même effet, les doses doivent augmenter.
psychodysleptique (substance) l.f.
Agents psychotropes perturbateurs du fonctionnement psychique.
Selon la classification des psychotropes de Delay et Deniker les psychodysleptiques sont une groupe de psychotropes aux côtés des psycho- analeptiques (antidépresseurs ou thymo-analeptiques, noo-analeptiques ou stimulants de la vigilance), des psycholeptiques (hypnotiques, anxiolytiques, neuroleptiques) des psycho-iso-leptiques (ou thymorégulateurs : sels de lithium,acide valproïque...).
Le groupe des psychodysleptiques inclut les hallucinogènes et les produits capables d’induire une symptomatologie de type psychotique telles que distorsions perceptives, idées délirantes, angoisses ou au contraire euphorie, perte du contrôle ...Les plus connus sont le cannabis et les cannabinoides de synthèse, l’amphétamine (ecstasy), les opiacés, le LSD, la cocaine (crack)...
De multiples substances psychodysleptiques sont désormais proposées sur internet.
Les effets psychodysleptiques (également dits psychomimétiques ou «psychotogenes») varient selon la nature de la substance et ses propriétés pharmacologiques : psylocybine et LSD très hallucinogènes, crack et ecstasy très excitateurs, cannabis et cannabinoïdes de synthèse inducteurs de distorsions perceptives....
La consommation de ces substances peut induire une pharmacopsychose aiguë (état onirique aigu) ou chronique (schizophrénie).
Ces produits ont longtemps été réputés dépourvus de propriétés thérapeutiques et classés illicites :ceci est désormais remis en question notamment du fait des effets potentiellement antalgiques du cannabis, de l’effet antidépresseur de la kétamine.
J. Delay et P. Deniker, psychiatres français, membres de l’Académie de médecine (1957)
Étym. gr. psukhe : âme; dus : difficulté; lambanein : saisir
→ psychédélique (expérience), psychotropes, antidépresseur, psychoanaleptique, psycholeptique, hypnotique, anxiolytique, neuroleptiques, thymorégulateur, lithium (traitement par), acide valproïque, hallucinogène, cannabis, cannabinoides de synthèse
[G4, G5, H3]
Édit. 2020
trouble de l’usage d’une substance psychotrope l.m.
Les classifications nosographiques regroupent sous cette appellation, l’ensemble des manifestations psychiques, physiques et comportementales, révélatrices d’une perte de contrôle de la consommation qui se répète malgré les conséquences individuelles (menaces sur la santé) et sociales (menaces sur la situation familiale, professionnelle en particulier) négatives.
Le sujet a tendance à consommer davantage que souhaité ou prévu, à minimiser les conséquences de la consommation, échoue à interrompre sa consommation malgré des tentatives répétées du fait d’épisodes de craving, de l’apparition d’une tolérance ou de symptômes de sevrage.
Le trouble de l’usage peut être qualifié de léger,moyen ou grave.
Les substances susceptibles d’induire un trouble de l’usage sont nombreuses : alcool, tabac, caféine , médicaments benzodiazépiniques parmi les substances licites, cannabinoides, héroine, cocaine, amphétamines, hallucinogènes parmi les substances illicites.
Un arrêt de la consommation depuis plus de 3 mois et moins de 12 mois est qualifié de rémission précoce.
Un arrêt depuis plus de 12 mois est qualifié de rémission prolongée.
La notion de guérison ne peut être avancée qu’après 2 ans d’arrêt de toute consommation de la substance.
→ addiction, dépendance, craving, sevrage
[G4, H3]
Édit. 2020