Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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infection n.f.

infection, bacterial contamination

Désigne d’une part, la pénétration et le développement dans un être vivant, de micro-organismes (bactéries, virus, champignons) qui provoquent des lésions en se multipliant et éventuellement en sécrétant des toxines ou en se propageant par voie sanguine et d’autre part, le résultat de cette pénétration caractérisé par une réponse inflammatoire, au moins locale.
Sa présence dans le sang est qualifiée de septis (bactériémie, virémie, fongémie selon la nature du germe).
Le processus infectieux procède de deux mécanismes différents : l'un spécifique, directement en rapport avec l'agent infectieux, sa localisation et sa dissémination, il nécessite un traitement antiinfectieux, l'autre non-spécifique, en rapport avec la réaction de défense de l'organisme (réaction inflammatoire) qui dépend de médiateurs lipidiques et protidiques mis en jeu par des cellules spécifiques (macrophages, épithéliums, etc.). Les deux mécanismes, infectieux et inflammatoire, associés initialement peuvent ensuite évoluer séparément. Notamment la réponse inflammatoire non spécifique peut se poursuivre alors que l'infection est éliminée (on ne retrouve une septicémie que dans 30 à 60% des états septiques graves), c'est pourquoi l'on décrit un «état septique non septicémique» ou «syndrome de réponse inflammatoire généralisée»
Une infection est dite latente quand elle ne se manifeste par aucun symptôme. Une infection est souvent contagieuse.
Ce mot employé aussi pour désigner une grande puanteur, signifie ailleurs au figuré, corruption en raison de l’altération produite dans un corps.

Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner

infectieux, sepsis, syndrome de réponse inflammatoire généralisée, contamination

inflammation n.f.

inflammation

Ensemble de manifestations cliniques : douleur, rougeur, chaleur, gonflement avec perturbations des fonctions vasculaires, cellulaires et humorales se produisant dans l’organisme en réponse à des agressions variées (microbiennes, traumatiques, physiques, chimiques, immunitaires, tumorales...), l’inflammation entre avec la douleur, l’hémostase et l’immunité dans le cadre des processus réactionnels indispensables au maintien de l’intégrité du soi.
Histologiquement, dans les formes aigües, il y a successivement des modifications vasculaires locales  (vasodilatation avec ralentissement circulatoire, augmentation de la perméabilité et œdème), puis un afflux de leucocytes circulants, d’abord des granulocytes, puis des monocytes avec margination, adhérence aux cellules endothéliales, diapédèse, phagocytose des substances étrangères et des débris cellulaires et tissulaires et éventuellement formation de pus.
L’évolution de la réaction inflammatoire est variable. En cas d’inflammation aigüe, après élimination de l’agent causal, les phagocytes mononucléés (monocytes, macrophage, histiocytes, etc.) assurent le nettoyage du foyer inflammatoire et on assiste soit à une « restitution ad integrum » sans séquelles, soit au remplacement des tissus détruits par une fibrose cicatricielle sans restitution fonctionnelle. Dans d’autres cas, en l’absence d’élimination de la cause ou en raison de la déficience de certains mécanismes de défense de l’organisme, l’inflammation devient chronique se caractérisant par la formation d’un infiltrat inflammatoire généralement mixte (granulocytes, histiocytes-macrophages, lymphocytes, voire cellules géantes et épithélioïdes) avec des phénomènes de néo-angiogenèse et surtout des processus de remaniement tissulaire (associant phénomènes de destruction et de reconstruction) avec en particulier une importante prolifération fibroblastique.
La réaction inflammatoire fait intervenir un grand nombre de types cellulaires (phagocytes mononucléés et polynucléaires, lymphocytes, plaquettes, mais aussi cellules propres des tissus, cellules endothéliales, etc.) et de médiateurs humoraux (complément, système contact, protéine de l’hémostase), qui sont autant de cibles des thérapeutiques. Enfin, la plupart des réactions inflammatoires induisent une réponse systémique comportant une augmentation des teneurs plasmatiques en protéines dites de la phase aigüe (telles que la protéine C réactive, la protéine sérique amyloïde A, plusieurs α-1-globulines, certains composants du complément, le fibrinogène, l’haptoglobine et une diminution des concentrations d’autres protéines telles que l’albumine, la transferrine, la fibronectine, l’apoprotéine A-1.

Étym. lat. flamma : flamme

inflammation chronique, albumine, transferrine, fibronectine, apoprotéine A-1

inosine-5'-triphosphate n.m.

inosine-5'-triphosphate

Nucléoside-triphosphate analogue à l'ATP, formé par phosphorylation de l'inosine-5'-monophosphate.
L'inosine-5'-triphosphate est un nucléotide riche en énergie, impliqué dans la réaction de décarboxylation phosphorylante de l'oxaloacétate en phosphoénolpyruvate, réaction de la gluconéogénèse catalysée par la PEP-carboxykinase.

Sigle : ITP

intradermo-réaction de Casoni l.f.

Casoni’s skin test

Test intradermique après injection d’antigène hydatique.
Cette réaction était jadis utilisée pour le diagnostic d’hydatidose (infection humaine par Echinococcus granulosus).
Test sensible, mais peu spécifique car, la réaction cutanée est aussi positive chez les sujets atteints d'helminthiases.

T. Casoni, médecin italien (1912)

[D1]

IRIS (syndrome) l.m. sigle angl. pour Immune Restoration Inflammatory

Syndrome de restauration immunitaire défini comme une réaction inflammatoire paradoxale caractérisée par une reprise de la fièvre et une augmentation du volume des nœuds (ganglions) lymphatiques chez un patient infecté par le VIH et traité pour une infection opportuniste.
Survenant pendant la phase de reprise de fonction du système immunitaire sous l’influence du traitement antirétroviral, en moyenne 60 jours après l’introduction de celui-ci, la réaction inflammatoire peut toucher différents organes et systèmes : le foie, le pancréas, les poumons, les ganglions lymphatiques, les yeux, le tube digestif, la peau, les os et le rein. L’atteinte rénale rare se manifeste par une insuffisance rénale aiguë avec conservation de la diurèse.
La prévalence de l’IRIS chez les patients VIH + présentant des infections opportunistes varie entre 15 et 45 %.

joinase n.f.

joinase

Enzyme catalysant la liaison de l'extrémité 5'-phosphate d'une chaine d'ADN avec la fonction hydroxyle en 3' d'une autre chaîne, ou de la même chaîne en cas de cyclisation.
Ce système enzymatique utilise une molécule d'ATP ou de NAD qui fournit un radical AMP fixé transitoirement sur le 5'-phosphate par une liaison anhydride. La réaction exige que les deux extrémités des molécules d'ADN soient maintenues en bonne position par un ADN complémentaire. Cette réaction participe à la biosynthèse des ADN au cours de la duplication.

Syn. polynucléotide-ligase

Kaposi Juliusberg (maladie de) l.f.

Kaposi-Juliusberg's disease

Éruption à laquelle Kaposi a donné, en 1894, le nom d’eczéma herpétiforme et qui, par la suite, a été dénommée pustulose varioliforme, pustulose varicelliforme ou vaccinale.
Attribuée au virus Herpes simplex, accessoirement à la varicelle, autrefois à la vaccine, dans le cadre de la vaccination antivariolique. Elle se manifeste par une éruption apparaissant comme une complication d’un eczéma infantile, chez un enfant en bas âge, entre 6 mois et 2 ans. Cette éruption se caractérise par des éléments pustuleux, se superposant aux lésions eczémateuses suintantes, voire hémorragiques. Il s’y associe une atteinte muqueuse avec réaction ganglionnaire, une réaction générale avec fièvre élevée et œdème du visage.
L’évolution grave, souvent mortelle, a été améliorée par les thérapeutiques spécifiques antivirales et les antibiotiques en cas de surinfection. La crainte de cette maladie a justifié la contrindication de la vaccination antivariolique chez tout enfant atteint d’eczéma.

M. K. Kaposi, dermatologiste austrohongrois, membre de l’Académie de médecine (1880) ; F. Juliusberg, dermatologiste allemand (1898)

Kunkel-phénol (réaction de) l.f.

Kunkel phenol test

Réaction de floculation de lipoprotéines du sérum sanguin par une solution de phénol à 1 p. 100 contenant 12 p. 100 de chlorure de sodium.
Cette réaction, qui consiste à ajouter à 0,1 mL de sérum 1,8 mL de la solution phénolique, a été proposée comme test opacimétrique du degré de la lipidémie, mais trop de facteurs interfèrent avec cette floculation, qui concerne aussi certaines protéines, comme fibrinogène, globulines de myélomes, etc., si bien qu’elle n’est actuellement plus utilisée.

H. G. Kunkel, biochimiste américain (1948)

latex (test d'agglutination au) l.m.

Réaction d'agglutination passive de particules de latex sur lesquelles sont fixées des immunoglobulines.
La réaction au latex isolée a été donnée comme test de terrain allergique, mais c'est une méthode un peu démodée depuis l'apparition d'autres outils de diagnostic, en particulier le dosage des IgE.
Pour la détection du facteur rhumatoïde. Le test utilise comme réactif une suspension de particules de latex calibrées à la surface desquelles sont adsorbées des gammaglobulines humaines (fraction II de Cohn qui est composée à 95% d’IgG).
lathostérol n.m.
Le lathostérol, encore appelé gamma-cholestérol, est un stérol structurellement semblable au cholestérol et présent dans la membrane cellulaire, les tissus et le plasma sanguin parmi les lipides de tous les animaux.
Il constitue un indicateur du niveau de biosynthèse du cholestérol dans tout l'organisme.

Étym. gr. lathôn : dissimulé, inapparent

Réf. Dorret I. Boomsma, Hans M. Princen, Rune R. Frants, Jan A. Gevers Leuven, Herman-Jan M. Kempen -Genetic Analysis of Indicators of Cholesterol Synthesis and Absorption: Lathosterol and Phytosterols in Dutch Twins and Their Parents - Twin Researc

facteur rhumatoïde

[C1]

Édit. 2017

LCR

Dénomination obsolète remplacée par liquide cérébro-spinal

2) Sigle angl. pour Ligase Chain Reaction
Réaction de ligation en chaînes, utilisée pour attacher des oligonucléotides, préalablement localisés sur un acide nucléique cible.

techniques d'amplification génique

lèpre n.f.

leprosy

Maladie infectieuse due à Mycobacterium leprae (bacille de Hansen) ou à M. lepromatosis, encore fréquente aujourd'hui dans les pays tropicaux et subtropicaux.
La mycobactérie, à tropisme cutané et nerveux, pénètre probablement presque exclusivement par la muqueuse des voies aériennes supérieures et exceptionnellement par la peau à l'occasion d'une blessure. Le réservoir de bacilles est avant tout l'Homme et plus spécifiquement les patients lépreux atteints de la forme multibacillaire, dite « lépromateuse ».
La période d'incubation est longue, en moyenne de 3 à 6 ans, et les manifestations cutanées sont pratiquement toujours inaugurales. Son grand polymorphisme clinique a suscité de nombreuses classifications. La plus simple est la celle de Madrid (1953) qui distingue deux formes : tuberculoïde et lépromateuse. Mais la classification de Ridley et Jopling (1966), la plus souvent utilisée, individualise cinq formes : tuberculoïde polaire, borderline tuberculoïde, "borderline borderline", borderline lépromateuse et lépromateuse polaire. En 1982, l'OMS a proposé une classification plus simple en deux formes : paucibacillaire et multibacillaire. L'évolution globale de la maladie est lente. En réalité, la plupart des infections sont inapparentes et mettent en jeu une vigoureuse réponse des cellules T dirigées contre des peptides d’antigènes de Mycobacterium leprae.
La lèpre tuberculoïde est caractérisée par une forte réponse des cellules T (de type 1, lymphocytes Th1) avec lésions inflammatoires et granulomes à l’origine de lésions osseuses et de compression des nerfs périphériques.
Les formes lépromateuses ou nodulaires, au contraire, sont caractérisées par une réponse T de type 2 (Th2) avec intense prolifération mycobactérienne et production massive d’anticorps et de complexes antigène-anticorps. M. lepromatosis semble préférentiellement associé à ces formes. Le traitement repose sur une polychimiothérapie associant deux ou trois des antibacillaires disponibles (rifampicine, dapsone, clofazimine). Toutefois l’administration de rifampicine favorise le développement d’une réaction de type 1 avec réaction inflammatoire, puis dépigmentation cutanée.

A. Hansen, anatomopathologiste norvégien (1869-1874) ; D. S. Ridley et W. H. Jopling, médecins infectiologues britanniques (1966)

Étym. gr. lepra, de lepis : écaille

Syn. maladie de Hansen

Ridley et Jopling (classification de), réaction de dégradation, réaction de réversion, réaction lépreuse, Mycobacterium leprae, Mycobacterium lepromatosis

lépromine n.f.

lepromin

Cette dernière permet de réaliser une intradermo-réaction dont la positivité, ou la négativité, à 3-4 semaines (réaction de Mitsuda) sert à distinguer les formes tuberculoïdes et lépromateuses de lèpre.

léprominoréaction

[Suspension de bacilles de Hansen tués par la chaleur,obtenue à partir de tissu infecté (léprome),d'origine humaine (lépromine H) ou provenant du Tatou lépromine A pour armadillo (nom espagnol de l'animal).]

ligase n.f.

ligase

1) Enzyme catalysant une réaction de synthèse formant une liaison C-O, C-S, C-N ou C-C en utilisant l'énergie d'un nucléoside-triphosphate, généralement l'ATP.
Les ligases les plus importantes sont : les aminoacyl-ARNt-synthétases, les acyl-CoA-synthétases, la glutamine-synthétase, les carboxylases à biotine.
2) Enzyme catalysant une réaction d'estérification pour lier deux fragments d'ADN ou d'ARN entre eux.

Syn. synthétase

ADN-ligase, ARN-ligase

lipogranulome n.m.

lipogranuloma, lipoid granuloma

Lésion sous-cutanée réalisant des nodosités dures, mal délimitées, ou une plaque, de teinte jaunâtre, adhérente à la peau et mobilisable sur les plans profonds, parfois compliquée d'ulcération ou de suppuration.
Le lipogranulome s'observe dans deux circonstances : a) chez le nourrisson par suite de manipulations obstétricales : dans ce cas, il régresse en quelques mois et correspond à l'induration cutanée curable des nourrissons de Marfan et Hallez; b) chez l'adulte, principalement dans la région mammaire de la femme obèse, souvent après un hématome ou un traumatisme parfois minime ; il peut alors durer indéfiniment. Le froid pourrait être un facteur favorisant. L'examen histologique montre une nécrose de cellules graisseuses dans l'hypoderme, associée à une réaction macrophagique du type réaction à corps étranger et avec une tendance nette à la sclérose.

Syn. cytostéatonécrose post-traumatique

lupus érythémateux systémique (troubles psychiques du) l.m.p.

systemic lupus erythematosus and psychical disorders

Affection au cours de laquelle les manifestations psychiatriques sont les plus fréquentes (10 à plus de 50 % des cas) parmi les connectivites dont fait partie le LED.
Il s'agit surtout d'états psychotiques, principalement confusionnels, voire "schizophréniformes", et aussi dépressifs et anxieux, les uns et les autres le plus souvent précoces, correspondant à une poussée somatique, polymorphes et de bon pronostic en soi.
La part respective d'une prédisposition psychique foncière, des agressions somatiques et de leurs divers retentissements chez ces jeunes femmes, celle des traitements corticoïdes (surtout au cas d'excitation) mais aussi des antipaludiques de synthèse, sera envisagée dans chaque cas, non sans difficultés ni interrogations.
Diverses questions se posent à partir de l'observation déjà ancienne d'une "positivité associée" de la réaction de Bordet-Wasserman dans le LED et la syphilis, impliquant, constituant essentiel de cette réaction. Des voies de recherche et de discussion s’étaient ouvertes.
Dans l'état actuel le traitement de choix des complications psychiques du LED semble rester la corticothérapie, au besoin complétée par des neuroleptiques.

psycho-neuro-immunologie

lyase n.f.

lyase

Enzyme qui catalyse une réaction de décomposition dans laquelle une liaison C-C, C-O, C-N ou autre, est rompue sans hydrolyse ni oxydation.
La réaction se décrit comme la soustraction d'une molécule laissant une double liaison.
On distingue les carboxylyases ou décarboxylases, les aldéhyde-lyases ou aldolases, les cétoacide-lyases comme l'isocitritase. On range aussi dans cette catégorie les enzymes qui forment une double liaison dans une chaîne carbonée par départ d'une molécule d'eau (déshydratases), de thiol (désulfhydrases) ou d'amine (désammoniases). L'action des lyases étant réversible, elles peuvent catalyser l'addition de molécules sur une double liaison, pouvant alors prendre le nom de « synthases ».

maladie à complexes immuns l.f.

immun complexes disease

Lésions consécutives aux dépôts tissulaires de complexes immuns, en particulier dans la glomérulonéphrite humaine et expérimentale.
Les complexes immuns sont le produit d'une réaction antigène-anticorps qui contient souvent des composants du complément), et parfois des facteurs rhumatoïdes et des anticorps anti-idiotypes. Ils peuvent être formés au sein des tissus ou des parois vasculaires. Ils sont dus à une réaction d'hypersensibilité de type III. Cliniquement, la plus banale des maladies à complexes immuns est la maladie sérique. Certaines glomérulonéphrites avec atteinte vasculaire relèvent du même mécanisme.
L'atteinte rénale observée au cours de la maladie sérique de von Pirquet et au cours de la néphrite du shunt illustre le ce mécanisme.

C. . von Pirquet, Freiherr, pédiatre autrichien (1905 et 1906) ; N. M. Arthus, immunologiste français, membre de l'Académie de médecine (1903)

complexes immuns et néphropathies

[F3,N1,N3]

microgéodes phalangiennes (syndrome des) l.m.

microgeodic disease

Plages ostéolytiques  survenant  chez l’enfant au niveau des phalanges soufflant la corticale avec réaction périostée.
Les lésions douloureuses évoquent une ostéomyélite. Primitivement décrites sur les phalanges, elles peuvent intéresser les métacarpiens et les métatarsiens. Elles régressent avec une réaction scléreuse. Une vasoconstriction avec ischémie, liée au froid, pourrait en être la cause.

P. Maroteaux,  pédiatre généticien français (1970)

mononucléosique (syndrome) l.m.

mononucleosis syndrome

Réaction sanguine caractérisée par la présence de lymphocytes stimulés qui prennent alors l'aspect de grandes cellules hyperbasophiles.
C'est une réaction de nature bénigne observée au cours de certaines maladies infectieuses parmi lesquelles les plus fréquentes sont la mononucléose infectieuse, l'infection à cytomégalovirus, la toxoplasmose acquise et aussi la contamination par le virus VIH.

Étym. gr. monos : seul, lat. nucleus : noyau

Montenegro (réaction de) l.f.

Montenegro’s test, intradermal leishmanin test

Réaction cutanée provoquée par l'injection intradermique d'un antigène leishmanien de culture ou leishmanine.
Elle pouvait être utilisée comme moyen diagnostique en zone non endémique de leishmaniose. En zone d'endémie, plus de 70 p.100 de la population a une réaction positive.

J. A. Montenegro, anatomopathologiste brésilien (1926)

leishmaniose

myofasciite à macrophages l.f.

macrophagic myofasciitis

Réaction indésirable de nature inflammatoire chronique granulomateuse, consistant en foyers (« vagues ») de monocytes-macrophages contenant de l’aluminium engagé dans une combinaison biochimique, localisés aux points d’injection de vaccins dont l’adjuvant contient ce métal.
Cette réaction granulomateuse affecte avant tout le fascia conjonctif périmusculaire (épimysium, périmysium, endomysium) et, plus rarement, le tissu musculaire lui-même. La myofasciite à macrophages post-vaccinale pourrait déclencher chez de très rares patients, notamment parmi les porteurs de l’allèle HLA-DRBI*01, de trois mois à dix ans après la vaccination, une affection auto-immune caractérisée  par  des myalgies, des arthralgies, une asthénie, une faiblesse musculaire, de la fatigue et de la fièvre.
Sa relation avec de nombreuses autres affections plus fréquentes comportant ou non un mécanisme auto-immun (sclérose en plaques, par exemple) a été évoquée, notamment à cause de la localisation aux points d’injection de vaccins dont l’adjuvant contient de l’aluminium, mais non prouvée. Un rapport avec la fibromyalgie est également envisagé par certains, surtout en France, à cause d’ensembles symptomatiques plus ou moins proches et souvent intriqués impliquant le muscle : douleurs invalidantes de topographie variée, surtout musculaires et articulaires, fatigue chronique, dysfonctionnement végétatif, troubles de l’équilibre et du sommeil...

R. K. Gherardi, neuropathologiste français (1998)

Étym. gr. mus : souris, muscle : lat.  fasces : faisceau ; -ite :suffixe indiquant l’inflammation

myosphérulose n.f.

myospherulosis

Réaction granulomateuse chronique caractérisée par des formations kystiques au sein du tissu sous-cutané, après intervention chirurgicale au niveau du nez et des sinus paranasaux mais précédemment observée chez des malades de l'Afrique de l'Est au niveau du tissu conjonctif superficiel et profond des membres et des fesses.
La lésion se présent sous forme de nodules douloureux. L'image histologique est celle d'un lipogranulome fait de kystes en "fromage de gruyère" entourés de cellules géantes à corps étrangers et d'histiocytes spumeux mêlés à des lymphocytes, histiocytes et à des éosinophiles. À l'intérieur de ces espaces, on observe des amas de sphérules ou corps bruns limités par une membrane et ressemblant à des champignons ; il s'agirait pour certains d'hématies altérées.
Dans sa localisation nasale, cette affection rare paraît être d'origine "iatrogène". On la voit en effet en général à la suite d'interventions chirurgicales pour sinusite chronique avec utilisation de gazes imprégnées de solutions antibiotiques à support huileux. La lésion serait une réaction inflammatoire à ces produits.

S. McClatchie, anatomopathologiste britannique (1969)

Étym. gr. mus : muscle ; lat sphaeruola : petite sphère

Syn. sphérulose

panique collective l.f.

collective panic

Peur collective intense ressentie en même temps par tous les individus d'une population, caractérisée par la régression des consciences à un niveau archaïque, impulsif et grégaire, qui se traduit par des réactions primitives de fuite éperdue, d'agitation désordonnée, de violence ou de suicide collectif.
Les phases suivantes se succèdent : préparation, avec installation d'un climat d'inquiétude et d'appréhension ; choc, avec irruption d'angoisse et déclenchement d'un état de stress collectif ; réaction, avec vécu de terreur et adoption spontanée ou par contagion mentale de comportements moteurs impulsifs ; résolution, avec sédation de la peur, cessation de la réaction motrice, retour à la lucidité et à la critique, réapparition d'une interpsychologie d'entraîde et de prise de conscience.

catastrophes (réactions émotionnelles aux), guerre (troubles psychiques aigus de), obsidional, traumatisme psychique et évènement exceptionnel

peroxydation n.f.

peroxidation

1) En chimie oxydation poussée au maximum.
2) En biochimie, oxydation par l'oxygène aboutissant à la formation d'un peroxyde.
Ce peut être une réaction non-enzymatique sur des substrats auto-oxydables comme les acides gras polyéthyléniques, ou une réaction catalysée par des oxygénases comme la formation des hydroperoxydes d'acides gras par une lipoxygénase.

phospho-3'-adénosine-5'-phosphosulfate n.m.

phospho-3'-adenosine-5'-phosphosulfate

Anhydride obtenu par condensation d'un acide sulfurique et d'un acide phospho-3'-adénosinephosphorique.
C'est la forme active de l'ion sulfate dans l'organisme, isolée des tissus.
Il est synthétisé en deux étapes qui nécessitent toutes deux la présence d'ATP et d'ions magnésium. Sous l'action d'une sulfate-adénylyltransférase, l'ion sulfate est tout d'abord transféré sur l'acide adénylique pour donner l'adénosine-5'-phosphosulfate (APS). Une adénylylsulfate-kinase fixe ensuite une molécule d'acide phosphorique sur l'APS et conduit à la synthèse du PAPS :
Le PAPS est requis pour la synthèse de différents esters sulfuriques selon la réaction générale catalysée par une sulfotransférase :
Cette réaction constitue le processus de sulfoconjugaison. ROH peut représenter une fonction alcool d'une hormone stéroïde, de la chondroïtine, de la mucoïtine, d'un stérol ou bien encore une fonction phénol, comme on en trouve dans les oestrogènes (sulfate d'œstrone), la tyrosine (tyrosine-O-sulfate), la triiodothyronine (triiodothyronine-O-sulfate).

Sigle  : PAPS

PAPS + ROH PAP + ROSO3H2.

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