mutisme chez l'enfant l.m.
mutism in childhood
Disparition du langage chez un enfant ayant antérieurement parlé, en l'absence de toute cause organique et de tout facteur susceptible de rendre compte d'une aphasie. Elle peut être passagère ou durable, totale ou élective.
De durée variable mais fréquemment passager, le mutisme total ou émotionnel survient le plus souvent après un choc affectif.
D'origine névrotique ou réactionnelle, le mutisme électif peut être : extrafamilial, électivement scolaire, se déclenchant le plus volontiers au moment de l'entrée en cours préparatoire ; ou intrafamilial, débutant à des moments variables de la vie de l'enfant et s'adressant à un ou plusieurs membres du groupe familial avec qui il reste obstinément mutique.
Étym. lat. mutus : muet
plaie du cuir chevelu chez l'enfant l.f.
infant wound of the scalp
Particularité d’une plaie du cuir chevelu très vascularisé chez l'enfant et qui peut saigner abondamment.
De telles plaies doivent être très rapidement suturées pour assurer l'hémostase. Des anémies aigües, voire des évolutions mortelles ont été observées faute d'une hémostase précoce. Loin de tout moyen et faute de mieux, le pansement doit rapprocher les lèvres de la plaie pour permettre une hémostase provisoire, au besoin en se servant des cheveux pour rapprocher les lèvres de la plaie.
porphyrie (anesthésie chez un patient atteint de) l.f.
anaesthesia for porphyria
L'anesthésie d'un patient atteint de porphyrie risque de déclencher des crises aigües car de très nombreux médicaments augmentent l'activité de l'acide delta-aminolévulinique-synthétase.
Parmi les anesthésiques les plus dangereux sont les barbituriques..
La difficulté principale en anesthésie est d'éviter ces médicaments qui peuvent déclencher une crise aigüe. En cas de crise, le traitement comporte l'administration d'hématine ou d'hémine.
Le propofol peut être utilisé.
prépsychose chez l'enfant l.f.
prepsychosis in children
Notion floue, qui inclut tout ce qui est plus grave qu'une névrose et moins grave qu'une psychose, avec l'incertitude évolutive qui s'y rattache.
Un relatif consensus permet d'utiliser cette expression, bien que selon les auteurs, le même type d'enfant soit baptisé de : "atypic child", état pseudonévrotique ou prénévrotique, structure préschizophrénique, parapsychose, "borderline child", "faux self", personnalité "comme si" ("as if"), etc.
psychoses chez un traumatisé cranioencéphalique l.f.
psychotic disorders and head trauma
États psychotiques au long cours rencontrés dans les mois ou les années qui suivent le traumatisme, à l'exclusion d'une psychose prétraumatique.
Problème clinique et médicolégal délicat en raison de la complexité et aussi de la rareté et de l'imprécision de beaucoup de données.
En sont retranchés les troubles immédiats ou rapprochés (états confusionnels, syndrome de Korsakoff), ainsi que les démences.
Ces états psychotiques concerneraient environ 1 à 4% des traumatisés crâniens graves. Aussi bien, le risque semble plus élevé que dans la population générale.
Par rapport aux schizophrénies (dont le diagnostic est souvent discutable), la relation étiologique serait moins difficile à établir dans certaines psychoses hallucinatoires ou paranoïaques. En pratique, même en l'absence de prédisposition ou de facteurs intercurrents, l'expert ne pourra le plus souvent formuler qu'un doute motivé.
psychotropes chez l'enfant l.m.p.
psychotropes in children
Souvent discutée, leur utilisation est bien plus réduite que chez l'adulte.
Malgré l'emploi fréquent de substances parmi les plus connues et les plus anciennes, il est difficile de déterminer la dose utile, efficace et comportant un minimum de risques (cognitifs, portant sur le développement et la croissance, en particulier).
A fortiori, que penser par ex. de la prescription de méthylphénidate à des enfants seulement désobéissants ?
En pédopsychiatrie, le médicament a un rôle accessoire dans un contexte thérapeutique qui s'appuie essentiellement sur la psychothérapie et toutes les mesures psychoéducatives. L'information des familles, dont la collaboration est indispensable, pose des problèmes éthiques.
reflux gastro-œsophagien chez l'enfant l.m.
oesophageal reflux
Reflux gastroœsophagien qui se produit chez le nouveau-né, jusqu'à l'âge de 6 semaines environ, le sphincter du cardia n'étant pas efficace : il est alors quasi-physiologique.
Sa persistance ou son intensité doit faire rechercher un reflux gastroœsophagien qui accompagne presque toujours une atrésie de l'œsophage ou une hernie diaphragmatique (à cause des tractions qui s'exercent sur l'œsophage ou le diaphragme). En effet, une distension thoracique importante distend toujours l'orifice œsophagien du diaphragme (emphysème du poumon gauche, bronchodysplasie, paralysie ou éventration diaphragmatique, ventilation mécanique prolongée).
répercussions psychiques d'un handicap somatique majeur chez l'adolescent l.f.p
reactions to severe somatic handicap among adolescents
→ adolescent (répercussions psychiques d'un handicap somatique majeur chez l')
[H4]
suicide (tentative de) chez l'adolescent l.
suicidal attempt in adolescence
Malgré l'absence de statistiques valables, car beaucoup restent inconnues et leur très grande majorité n'aboutit pas, cette conduite est fréquente.
Seront mis à part les suicides bien souvent achevés des psychotiques, des mélancoliques avérés, qui ne représentent qu'une faible proportion des tentatives.
Quelle que soit leur apparence d'inauthenticité, on ne peut accepter l'idée simpliste et rassurante d'un chantage au suicide, ni commettre la grave erreur de s'en tenir au postulat d'une crise passagère (récidives très fréquentes, de 30 à 50%) ou du désir d'attirer l'attention sur soi.
Le plus souvent, il s'agit, sans idée de mort, d'une fuite devant une situation apparaissant sans issue ou entraînant une tension d'une telle acuité que le passage à l'acte s'effectue sans préméditation, pour mettre fin à ce qui est vécu comme insupportable. La disproportion est souvent considérable avec le registre en général pauvre et banal de la cause déclenchante invoquée (échec scolaire, crainte d'un examen, refus de sortie de la part des parents, déception sentimentale sans grande consistance, etc.).
Ces tentatives doivent donc être assimilées à d'autres conduites morbides si fréquentes au cours de l'adolescence, avec lesquelles elles alternent souvent : fugues, toxicomanie, etc. Autant de moyens d'évasion vers un monde autre mais nullement défini, avec abandon du sujet aux puissances protectrices du destin et au jeu mortifère du hasard. Dans bien des cas, le suicidaire reconnaît qu'il ne recherchait pas la mort, mais l'oubli, le calme d'un sommeil dont il n'exclut pas qu'il pouvait peut-être sortir. Les moyens employés plaident dans ce sens : toxiques, phlébotomies.
Sur ce terrain d'une extrême vulnérabilité, la moindre incident rompt un équilibre précaire.
Étym. lat. sui caedere : de soi, abattre, couper
→ suicide
suicide (tentative de) chez l'enfant l.
suicide attempt in childhood
Habituellement confondue avec celle de l'adolescent, la tentative de suicide est rare mais non exceptionnelle : I0% des tentatives de suicide d'enfants et d'adolescents concernent des sujets de moins de 12 ans.
Par rapport à l'adolescent, la seule différence notable est la surreprésentation des garçons, d'autant plus grande que l'enfant est plus jeune (deux à trois pour une fille). Plus celui-ci est jeune et plus le moyen employé est brutal : strangulation, pendaison, précipitation sur un engin motorisé, noyade. L'intoxication médicamenteuse, première des méthodes utilisées à l'adolescence, n'apparaît qu'à l'âge de dix ans.
La signification de ces tentatives est variable : évitement ou fuite d'une situation vécue comme pénible, parfois anodine aux yeux de l'adulte (mauvaise note, banale réprimande) ; appel à une attention et à une affection estimées perdues. Névroses, psychoses typiques sont exceptionnelles. Le plus souvent, ne sont retrouvés que des traits d'immaturité, de labilité affective, d'impulsivité, sans qu'un tableau défini puisse être isolé.
Étym. lat. sui caedere : de soi, abattre, couper
→ suicide
syndrome postcommotionnel chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.
post-concussional disorder
Syndrome au statut incertain, survenant à la suite d'un traumatisme crânien habituellement fermé mais accompagné d'une perte de connaissance puis d'une amnésie transitoire.
À l'expression de "syndrome subjectif des traumatisés du crâne" (P. Marie, 1916), est souvent substituée celle de "syndrome postcommotionnel" qui tient compte, à côté du choc émotionnel, de l'existence de microlésions encéphaliques, parfois traduites par des signes cliniques mineurs (légère asymétrie des réflexes, du tonus musculaire, etc.). Les investigations complémentaires (EEG, potentiels évoqués du tronc cérébral, imagerie, posturographie, etc.) sont souvent négatives.
La triade classique -céphalées, acouphènes, sensations vertigineuses et/ou étourdissements sans signes labyrinthiques- est habituellement complétée par une asthénie et une intolérance au bruit. On peut aussi relever divers troubles du sommeil, du caractère, de l'humeur et cognitifs, ces derniers précisés par des épreuves neuropsychologiques. Une réduction de l'activité socioprofessionnelle est possible.
Très variable, l'évolution de ces troubles apparus rapidement, dans les trois mois, est le plus souvent favorable, en tout cas ne dépassant pas la seconde année. Elle peut cependant aboutir à une organisation névrotique influencée par la personnalité prétraumatique et par le type de relation à l'entourage, avec création possible d'un cercle vicieux et d'une "survictimation".
Après élimination d'une simulation et prise en considération éventuelle de troubles factices ou d'une simulation, il semble qu'une indemnisation précoce, avant la "consolidation", contribue à éviter la chronicisastion.
P. Marie, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1916)
traumatisé cranioencéphalique (démence chez un) l.f.
dementia and head trauma
→ démence pugilistique, démence traumatique
traumatisé cranioencéphalique (troubles caractériels chez un) l.m.
character disorders after head trauma
Apparition, après le traumatisme et indépendamment de sa gravité, d'une tolérance caractérielle faible face à l'ensemble des stimulus extérieurs, p. ex. aux contacts avec autrui ou au bruit. Le sujet impute souvent au traumatisme sa propre agressivité.
Un cercle vicieux peut s'établir avec un entourage inquiet, volontiers dépassé, déséquilibré, voire hyperprotecteur, assumant mal une victimisation, une apathie ou de soudaines colères.
La fréquence des investigations complémentaires normales et, a contrario, de l'échec des soins, le glissement vers une relation médicolégale souvent conflictuelle, touchant en particulier à l'évaluation de l'état psychique antérieur, peuvent contribuer à induire des réactions paranoïaques, notamment une sinistrose.
Prolongée sur des mois, l'évolution reste assez imprécise.
traumatisé cranioencéphalique (troubles psychiques immédiats chez un) l.m.
head trauma immediate and close psychical troubles
Manifestations développées surtout après perte de conscience et/ou coma par retentissement encéphalique plus ou moins accentué, mais non exclusivement.
Un syndrome confusionnel peut s'installer d'emblée. En période posttraumatique, se rencontrent plutôt des formes aigües, agitées, perturbant une salle. L'éventualité d'un hématome extra ou sous-dural,d'un accident de sevrage alcoolique, ne sera pas négligée.
Quelle que soit sa chronologie de survenue, un syndrome de Korsakoff est possible, avec en particulier confabulation et souvent expansivité thymique. La régression est habituelle en quelques jours sinon quelques semaines, mais des troubles permanents de l'apprentissage peuvent persister.
Plus généralement, le pronostic comportemental et social de ces manifestations serait réservé.
On peut observer également des déficits mnésiques isolés, rétrogrades ou antérogrades (défaut de fixation des évènements courants), des réactions anxieuses et, plus rarement, un état catatonique.
S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1889)
troubles caractériels chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.
character disorders after head trauma
Apparition, après le traumatisme et indépendamment de sa gravité, d'une tolérance caractérielle faible face à l'ensemble des stimulus extérieurs, p. ex. aux contacts avec autrui ou au bruit. Le sujet impute souvent au traumatisme sa propre agressivité.
Un cercle vicieux peut s'établir avec un entourage inquiet, volontiers dépassé, déséquilibré, voire hyperprotecteur, assumant mal une victimisation, une apathie ou de soudaines colères.
La fréquence des investigations complémentaires normales et, a contrario, de l'échec des soins, le glissement vers une relation médicolégale souvent conflictuelle, touchant en particulier à l'évaluation de l'état psychique antérieur, peuvent contribuer à induire des réactions paranoïaques, notamment une sinistrose.
Prolongée sur des mois, l'évolution reste assez imprécise.
troubles du caractère chez l'adolescent l.m.
adolescent with character disorders
Troubles observés chez les adolescents instables, agressifs, hyperémotifs, anxieux, renfermés ou excités, opposants ou versatiles, coléreux, dont le trait le plus marquant est l’incapacité à se contrôler.
Cette incapacité porte sur: l’acceptation d’une frustration, d’un reproche, d’une simple remarque, ou la prévision des conséquences d’un acte et l’évitement d’un geste impulsif, ou encore la réflexion sur soi. L’adolescent caractériel vit dans le présent et agit dans l’immédiat.
[H4]
troubles du caractère chez l'enfant l.m.
child with character disorders
Ensemble des manifestations pathologiques qui distinguent l’enfant difficile ou inadapté.
Pendant longtemps, la clinique de l’enfant caractériel se fonda sur les thèses constitutionnalistes empruntées aux types classiques de E. Dupré: émotifs, anxieux, paranoïaques, cyclothymiques, etc. Admettre cette terminologie implique un déterminisme rigide qui conduirait de façon linéaire du trouble de l’enfant à celui de l’adulte (cf. le criminel-né de C. Lombroso).
Dans leur grande majorité, les psychiatres d’enfants n’acceptent pas ces théories et accordent aux facteurs affectifs, aux conditions éducatives, une importance au moins égale à celle des facteurs héréditaires.
E. Dupré, psychologue et psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1862-1921)
[H4]
troubles psychiques immédiats chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.
head trauma immediate and close psychical troubles
Manifestations développées surtout après perte de conscience et/ou coma par retentissement encéphalique plus ou moins accentué, mais non exclusivement.
Un syndrome confusionnel peut s'installer d'emblée. En période posttraumatique, se rencontrent plutôt des formes aigües, agitées, perturbant une salle. L'éventualité d'un hématome extra ou sous-dural,d'un accident de sevrage alcoolique, ne sera pas négligée.
Quelle que soit sa chronologie de survenue, un syndrome de Korsakoff est possible, avec en particulier confabulation et souvent expansivité thymique. La régression est habituelle en quelques jours sinon quelques semaines, mais des troubles permanents de l'apprentissage peuvent persister.
Plus généralement, le pronostic comportemental et social de ces manifestations serait réservé.
On peut observer également des déficits mnésiques isolés, rétrogrades ou antérogrades (défaut de fixation des évènements courants), des réactions anxieuses et, plus rarement, un état catatonique.
S.Korsakoff ,neuropsychiatre russe (1889)
décollements multiples récidivants de l’épithélium pigmentaire chez la femme noire l.m.p.
→ vasculopathie choroïdienne polypoïdale idiopathique
[P1, K4]
Édit. 2020
cancer du sein chez l'homme l.m.
breast cancer in man
cancer du sein chez l'homme l.m.
Tumeur maligne peu fréquente représentant 1% des cancers du sein (1,43 cas pour 100.000 habitants aux États-Unis en 2011).
L'âge moyen est de 67 ans. Les mutations de BCRA sont parmi les facteurs de risque les plus évidents : 0 à 4 % des hommes atteints de cancer du sein sont porteurs de BCRA1 et 4 à 16 % de BCRA 2. D'autres mutations interviennent : CHEK2 et PALB2. Des facteurs complémentaires sont : l’exposition aux radiations, l’élévation des œstrogènes, le syndrome de Klinefelter, la gynécomastie, l'obésité... Les caractéristiques cliniques sont similaires à celles rencontrées dans le cancer du sein de la femme, les méthodes diagnostiques, et le traitement suivent les mêmes voies.
Parmi ces tumeurs 99% ont des récepteurs pour les œstrogènes, 82 % ont des récepteurs pour la progestérone, et 97 % ont des récpteurs pour les androgènes.
Le pronostic est moins favorable que dans le cancer du sein de la femme en raison de l'âge plus avancé au moment du diagnostic et de la latence prolongée dans l'établissement du diagnotic. Le risque de second cancer est de l'ordre de 2 %.
→ BRCA, PALB2, syndrome de Klinefelter, gynécomastie
S. H. Giordano, oncologue américain (2018)
→ BRCA, CHEK2, PALB2, syndrome de Klinefelter, gynécomastie
[F2, O4, Q3]
Édit. 2020