adénocarcinome cérumineux l.m.
ceruminous adenocarcinoma
Tumeur maligne développée à partir d’une glande cérumineuse traduite par une obstruction du conduit auditif externe associée à des otalgies rapidement compliquée d’une paralysie faciale par extension dans le rocher.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
Syn. céruminome
[A3,F2,P1]
Édit. 2017
adénocarcinome de la glande de Bartholin l.m.
adenocarcinoma of Bartholin’s gland
Carcinome développé aux dépens des structures glandulaires de la glande vestibulaire majeure.
Rare, habituellement bien différencié, il est végétant ou kystique plus ou moins nécrosé. De diagnostic tardif, il se traite par vulvectomie.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
→ cancer de la glande de Bartholin
[A3,F2,O3]
Édit. 2017
adénocarcinome pancréatique l.m.
pancreatic adenocarcinoma
Cancer développé à partir des petits canaux de la glande, beaucoup plus fréquent que les cancers ayant pour origine d'une part les acinus exocrines, d'autre part les cellules des ilots de Langerhans.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2,L1,L2]
Édit. 2017
adénome cérumineux l.m.
ceruminous adenoma
Tumeur bénigne développée à partir d’une glande cérumineuse du conduit auditif externe.
Elle se traduit par une masse tumorale obstruant le conduit ; son traitement est chirurgical.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5,P1 ]
Édit. 2017
adénome de la glande surrénale l.m.
adrenal adenoma
Tumeur bénigne développée au dépens de l’une ou l’autre des couches de la glande corticosurrénale.
La distinction anatomopathologique entre un adénome en principe encapsulé et une hyperplasie nodulaire focale n’est pas toujours aisée , pas plus que la distinction d’avec certains cancers.
Les adénomes peuvent être non fonctionnels, ou responsables de la production excessive d’aldostérone (adénome de Conn), de cortisol (déterminant un syndrome de Cushing) ; les tumeurs féminisantes ou virilisantes de la corticosurrénale correspondent plus fréquemment à des carcinomes que des adénomes.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
→ adénome de Conn, syndrome de Cushing
[F5, O4]
Édit. 2020
adénome hypophysaire l.m.
pituitary adenoma
Tumeur développée au dépens de la glande antéhypophysaire (ou adénohypophyse).
Les adénomes hypophysaires sont présents chez environ 20 % de la population et constituent plus du quart des tumeurs intracrâniennes. La majorité sont de très petites tailles et latentes, repérées par l’exploration en IRM qui les détecte chez environ 10% des adultes.
Mais d’autres adénomes sont fonctionnels, responsables d’un syndrome d’hyperproduction hormonale : hyperprolactinisme (avec pour conséquence typiquement aménorrhée et galactorrhée chez la femme jeune, et des troubles de la libido dans les 2 sexes), sécrétion excessive de corticotrophine ou ACTH (déterminant la maladie de Cushing), de thyrostimuline ou TSH (responsable d’hyperthyroïdie avec goitre), d’hormone de croissance ou GH (à l’origine d’acromégalie chez l’adulte, rarement de gigantisme chez l’enfant), de gonadostimuline LH ou FSH. Certains adénomes produisent simplement la sous-unité alpha des hormones glycoprotéiques hypophysaires, ou des fragments d’hormones corticolipotropes (comme le 17-39 ACTH ou CLIP), ou sont responsables de sécrétions mixtes (par exemple PRL + GH, ou GH +TSH…).
L’autre expression des adénomes est tumorale : céphalées (rétro-orbitaires ou frontales ou bitemporales par hypertension intrasellaire), amputation du champ visuel (quadranopsie bitemporale supérieure puis hémianopsie bitemporale par compression du chiasma optique du fait de l’expansion suprasellaire), troubles de l’oculomotricité (par envahissement du sinus sphénoïdal).
L’inhibition des productions hormonales hypophysaires liée au développement de la tumeur, explique le développement possible d’un hypopituitarisme antérieur complet ou dissocié.
L’évaluation de la tumeur hypophysaire est permis par l’exploration métabolique et hormonale, l’IRM de la région hypothalamo-hypophysaire, s’il est besoin l’exploration fonctionnelle visuelle.
Des thérapeutiques médicales sont nécessaires pour corriger l’éventuelle insuffisance antéhypophysaire. Mais d’autres médications sont susceptibles de réduire ou de normaliser l’excès de production de prolactine (dopaminergiques), d’ACTH (pasiréotide), d’hormone de croissance (somatostatine, lanréotide) ou de bloquer son action (pegvisomant), et parfois diminuent le volume de la tumeur. Le recours à l’adénomectomie sélective par voie transsphénoïdale est encore souvent privilégiée notamment pour les adénomes corticotropes et somatotropes, ou apparaît indispensable dans les adénomes non fonctionnels. La radiothérapie garde des indications sous forme de télécobaltothérapie ou du gamma-knife.
L’identification de l’adénome s’effectue principalement par les caractérisation en immunohistochimie du tissu tumoral. Des enquêtes génétiques permettent de mieux identifier les formes familiales d’adénomes hypophysaires liées à des mutations des gènes de la ménine (responsables des néoplasies endocriniennes multiples de type 1), du gène AIP…
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
→ hypophyse, prolactine, hormone de croissance, ACTH, TSH, dopaminergiques, somatostatine, lanréotide, pasiréotide, pegvisomant, télécobaltothépie, gamma-knife, ménine, AIP
[F5, O4]
Édit. 2020
adénome oxyphile l.m.
oxyphilic adenoma
Tumeur bénigne très rare habituellement développée dans la glande parotide.
Elle est faite de grandes cellules à cytoplasme très éosinophile (richesse en mitochondries). Le stroma est peu abondant. Les cellules myo-épithéliales sont peu visibles.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[A3,F5,P1]
Édit. 2017
adénome pléomorphe l.f.
pleomorphic adenoma
Variété la plus fréquente des tumeurs bénignes des glandes salivaires surtout développée dans la glande parotide.
Elle tire son nom de la coexistence au sein des plages tumorales de structures épithéliales massives ou à différenciations canalaire, associées à une composante à cellules fusiformes et à des plages de différenciations chondroïde, voire cartilagineuse. D’autres différenciations peuvent être présentes malpighiennes, adipocytaires, sébacées, osseuses. Ces tumeurs sont plus ou moins bien limitées. Leur évolution est très lente et elles ont tendance à récidiver localement en cas d'exérèse insuffisante. Des foyers carcinomateux peuvent se développer en leur sein.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur ; pléôn : plus abondant ; morphê : forme
Syn. anc. tumeur mixte, épithélioma à stroma remanié
[A3,F5,P1,P3 ]
Édit. 2017
adénomite prostatique n.f.
prostatitis
Poussée congestive ou inflammatoire d'un adénome prostatique, liée à des phénomènes vasomoteurs au sein d'une lésion souvent très vascularisée, provoquant augmentation du volume de la glande, douleur, accentuation des troubles mictionnels pouvant aller jusqu'à la rétention aigüe.
Les causes en sont souvent diététiques et comportementales : repas festif, ingestion d'alcool, position assise ou immobilité prolongées.
[F5,M2]
Édit. 2018
adénose n.f.
adenosis
Lésion proliférative bénigne d'un tissu glandulaire.
Le terme s'applique principalement à deux localisations. Au niveau de la glande mammaire, l'adénose peut se traduire par une masse tumorale faite d'une multiplication de canaux de calibre variable : adénose floride ; parfois dissociés par un stroma abondant : adénose sclérosante. Une multiplication de canaux glandulaires peut aussi s'observer dans le chorion de la muqueuse vaginale chez la jeune fille ou la femme jeune dont la mère a été traitée par diéthylstilbœstrol au début d'une grossesse à risque.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
[F5,G3,G5,O3,O5]
Édit. 2017
allocrine adj.
allocrine
Caractérise une glande mixte, c’est-à-dire qui est à la fois exocrine et endocrine.
Étym. gr. allos : autre, krinô : je sécrète
Syn. amphicrine
[A2]
Édit. 2017
androgène corticosurrénalien l.m.
adrenocortical androgen
Hormone masculinisante sécrétée par la glande corticosurrénale.
Ce sont surtout la déhydro-épi-androstérone, l'androstènedione, aussi la 11-céto-androstènedione, la 11bêta-hydroxy- androstènedione.
[O4]
Édit. 2020
androstènedione n.f.
androstene dione
Stéroïde hormonal androgène, précurseur de la testostérone, biosynthétisé dans les glandes corticosurrénales par déshydrogénation de la déhydroépiandrostérone, et dans les testicules par clivage oxydatif de la 17 alpha-hydroxyprogestérone, ainsi que dans la glande surrénale et le follicule ovarien ou le corps jaune chez la femme.
L’androstènedione peut être dosée dans le sérum par technique immunologique. Ce dosage est essentiellement utilisé dans l’exploration des hirsutismes et virilisations chez la femme.
Syn. delta-4-androstènedione-3,17
[C1, O3, O4]
Édit. 2020
anophtalmie tertiaire l.f.
anophthalmos tertiary
Anophtalmie après involution de la vésicule optique.
La vésicule optique a bien existé mais elle a dégénéré. Il existe un nerf optique et du tissu méso-ectodermique dans la cavité orbitaire qui est diminuée de volume. Le reste des annexes orbitaires est présent, mais avec une glande lacrymale qui paraît relativement hypertrophiée.
Étym. gr. an : privatif ; ophtalmos : œil
[P2,Q2]
Édit. 2017
antéhypophysaire adj.
anterior pituitary
Qui a trait à la partie antérieure de la glande hypophyse, par ex. les hormones stimulant les glandes périphériques comme la gonadostimuline, la thyroïdostimuline, ou la prolactine.
[A1]
Édit. 2017
antiséborrhéique n.m.
antiseborrhoeic
Produit utilisé par voie locale ou générale pour réduire l'hyperséborrhée.
Son mode d'action peut être hormonal, par effet direct sur la glande sébacée, avec inhibition de la 5-alpha-réductase ; il peut aussi s'agir d'un simple pouvoir asséchant de certains topiques.
→ acné, acide 13 cis-rétinoïque, rétinoïdes
appareil lacrymal l.m.
apparatus lacrimalis (TA)
lacrymal apparatus
Ensemble constitué de l'appareil lacrymal sécréteur, du film lacrymal et des voies lacrymales excrétrices.
Les larmes proviennent de la glande lacrymale principale située dans la région orbitaire supéroexterne et des glandes lacrymales accessoires situées à différents niveaux de la conjonctive. Le film lacrymal, étalé par les clignements à la surface du globe oculaire, est constitué de trois couches : superficielle (lipidique), moyenne (aqueuse) et profonde (mucineuse). Les voies lacrymales situées dans le canthus médial, évacuent les larmes de l'œil vers le nez et sont formées par le canalicule inférieur, le canalicule supérieur, le sac lacrymal auquel fait suite le canal lacrymonasal qui débouche dans le méat inférieur de la fosse nasale.
Étym. lat. apparatus : ce qui est préparé
artère axillaire l.f.
arteria axillaris (TA)
axillary artery
Artère qui fait suite à l’artère sous clavière en regard du bord postérieur de la clavicule.
Elle traverse le creux de l’aisselle jusqu’au bord inférieur du muscle grand pectoral où elle prend le nom d’artère brachiale. Elle est accompagnée par la veine axillaire, située en dedans, puis en avant et en dedans d’elle, et par les troncs secondaires et les branches collatérales et terminales du plexus brachial.
Elle fournit 7 branches collatérales principales qui se distribuent au moignon de l’épaule, à la glande mammaire, aux parois et au contenu du creux de l’aisselle : artère thoracique suprême, artère thoraco-acromiale, artères thoraciques postérieures, artère latérale, artère subscapulaire, artère circonflexe humérale postérieure et artère circonflexe humérale antérieure. Il y a de riches anastomoses entre les artères sous clavière et brachiale mais la ligature de l’artère axillaire est dangereuse entre l’artère subscapulaire et les artères circonflexes.
artère carotide externe l.f.
arteria carotis externa (TA)
external carotid artery
Branche de l’artère carotide commune qui naît un peu au-dessus du cartilage thyroïde.
Elle pénètre dans la glande parotide où elle se divise en artère temporale superficielle et artère maxillaire. C’est l’artère principale de la face et de la partie supérieure du cou. Elle fournit de nombreuses branches collatérales.
Syn. anc. arteria communis facialis
artère faciale l.f.
arteria facialis (TA)
facial artery
Artère naissant de la face antérieure de l’artère carotide externe, au-dessus de l’artère linguale et de la grande corne de l’os hyoïde.
Profonde dans sa partie cervicale et superficielle au niveau de la face, elle a un trajet très sinueux. Elle s’engage sous le ventre postérieur du muscle digastrique et sous le muscle stylo-hyoïdien, elle contourne la glande submandibulaire, elle fait un crochet autour du bord inférieur de la mandibule et se dirige en haut et en avant vers la commissure des lèvres. Puis elle chemine en regard du sillon naso-génien où elle prend le nom d’artère angulaire. Elle donne de nombreuses branches collatérales : artère palatine ascendante, artère ptérygoïdienne, rameau tonsillaire, artère submaxillaire, artère submentonnière, artère massétérique, artères labiales inférieure et supérieure, artère de l’aile du nez. Elle est l’artère principale de la face.
Syn. anc. artère maxillaire externe
artère lacrymale l.f.
arteria lacrimalis (TA)
lacrimal arteri
Branche de l’artère ophtalmique qui longe le muscle droit latéral de l’œil.
Elle se distribue à la glande lacrymale et à la paupière supérieure.
artère maxillaire l.f.
arteria maxillaris (TA)
maxillary artery
Grosse branche de bifurcation de l’artère carotide externe naissant dans la glande parotide.
Elle se dirige transversalement en avant, pénètre dans la région interptérygoïdienne en passant sous le col de la mandibule. Elle gagne la face superficielle du muscle ptérygoïdien latéral, puis la fosse infratemporale. Elle pénètre dans la cavité nasale par le foramen sphéno-palatin. Elle devient l’artère sphéno-palatine. Ses très nombreuses branches collatérales en font une des artères essentielles de la tête.
Syn. anc. artère maxillaire interne
artère rénale l.f.
arteria renalis (TA)
renal artery
Chacune des deux artères très volumineuses, l’une droite, l’autre gauche, nées des faces latérales de l’aorte un peu au-dessous de l’artère mésentérique supérieure, au niveau de la première ou de la deuxième vertèbre lombaire (à droite).
Chacune d’elles gagne le hile du rein où elle se divise en deux branches terminales antérieure et postérieure : le rameau antérieur de l’artère rénale qui fournit les artères segmentaires supérieure, antéro-supérieure, antéro-inférieure et inférieure ; le rameau postérieur de l’artère rénale (artère rétro-pyélique) qui fournit l’artère segmentaire postérieure. L’artère rénale fait partie du pédicule rénal et est à la fois nourricière et fonctionnelle. Ses branches collatérales se distribuent aux nœuds lymphatiques voisins, à la capsule adipeuse du rein, au pelvis rénal, à la partie proximale de l’uretère et à la glande surrénale (artère surrénale inférieure). Les artères rénales peuvent présenter fréquemment des variations de niveau d’origine et de nombre (deux plus rarement trois ou même quatre d’un même côté).
artère splénique l.f.
arteria splenica ; arteria lienalis (TA)
splenic artery
Branche terminale la plus volumineuse du tronc cœliaque.
Elle gagne la face postérieure du pancréas près de son bord supérieur qu’elle suit jusqu’à l’extrémité caudale de la glande en décrivant des sinuosités. Elle franchit le bord supérieur en avant de l’extrémité caudale et passe dans le ligament pancréatico-liénal. Elle se divise au voisinage du hile de la rate en deux branches terminales craniale et caudale. Elle fournit au cours de son trajet l’artère gastro-épiploïque gauche, des rameaux au pancréas, des rameaux aux nœuds lymphatiques spléniques et des vaisseaux courts pour l’estomac par le ligament gastro-liénal dont l’un, l’artère tubérositaire postérieure (de Rio Branco), irrigue la face postérieure du fundus de l’estomac jusqu’au cardia.
L. Farabeuf, chirurgien et anatomiste français,membre de l'Académie de médecine (1841-1910)
Syn. artère liénale, artère gastro-splénique de Piquand, artère pancréatico-spléno-gastrique de Farabeuf
[A1]
Édit. 2
artère sublinguale l.f.
arteria sublingualis (TA)
sublingual artery
Branche terminale inférieure de l’artère linguale.
Elle se distribue à la glande sublinguale et se termine par un rameau maxillaire et un rameau mentonnier.