nystagmus spontané l.m.
spontaneus nystagmus
Nystagmus qui se manifeste d'emblée sans manœuvre clinique ou instrumentale, le sujet regardant devant lui.
Il peut être modifié par les positions excentrées du regard.
Étym. gr. nustazô : je m'incline
nystagmus unilatéral l.m.
unilateral nystagmus
nystagmus vertical l.m.
vertical nystagmus
Nystagmus dont les mouvements se font dans le plan frontal selon un axe vertical.
Étym. gr. nustazô : je m'incline
nystagmus vestibulaire l.m.
vestibular nystagmus
Mouvement conjugué "à ressort" des deux globes oculaires, composé d'une secousse lente, de dérive vers le côté atteint (indiquant habituellement celui-ci) et d'une secousse rapide, saccadée de rappel vers le côté sain (dont le sens, par convention, donne la direction).
C'est le plus sensible des signes vestibulaires spontanés.
Dans sa forme périphérique, il est horizonto-rotatoire (car résultant de la stimulation des trois canaux semi-circulaires), diminué ou aboli par la fixation oculaire volontaire, augmenté quand le regard se dirige vers la secousse rapide, décroissant dans le regard du côté opposé, enfin unidirectionnel (ne changeant pas de sens selon les positions du regard).
Dans sa forme centrale, il est pur (respectivement vertical, horizontal et rotatoire dans les atteintes pédonculaires, protubérantielles et bulbaires), augmenté par la fixation oculaire volontaire, enfin multidirectionnel.
Un nystagmus vestibulaire spontané est toujours pathologique.
Étym. gr. nustazô : je m'incline
nystagmus volontaire l.m.
voluntary nystagmus
Nystagmus caractérisé par la survenue d'oscillations oculaires horizontales, pendulaires, très rapides, déclenchées et maintenues par un effort volontaire, et de durée très limitée.
Il a une fréquence de 10 à 20 Hz et une amplitude supérieure à 6 degrés. C'est un jeu ; il peut être déclenché dans l'obscurité ou à la lumière, ou les yeux fermés et dans toutes les positions de l'œil. Environ 8% des étudiants de l'université de l'Indiana étaient capables de le déclencher et cette capacité s'est révélée familiale. Il a été décrit dans de nombreuses familles et parfois sur cinq générations. Le caractère est autosomique dominant (MIM 164170)
R. T. Goldberg et R. S. Jampel, ophtalmologistes américains (1962)
Étym. gr. nustazô : je m'incline
nystagmus (zone de moindre) l.f.
null point of nystagmus
Direction du regard où le nystagmus diminue, s'annule ou s'inverse.
Cette zone est dite zone de blocage quand le nystagmus diminue ou s'annule. Elle est à l'origine d'opportunités thérapeutiques chirurgicales.
Étym. gr. nustazô : je m'incline
→ blocage
see-saw nystagmus l.m.
tremblement, nystagmus et ulcère duodénal l.m.
tremor, nystagmus and duodenal ulcer
Le tremblement disparaît temporairement avec l'alcool ; le nystagmus est présent même sans tremblement. Il existe parfois un ulcère duodénal qui précède l'apparition du tremblement (plusieurs membres de cette famille sont devenus alcooliques). L’affection est autosomique dominante (MIM 190310).
G. Neuhäuser, généticien américain (1976)
voile (nystagmus du) l.m.
palatal myoclonus
Forme limitée des myoclonies vélopalatines et squelettiques, qui comporte des mouvements involontaires du voile dont les caractéristiques sont : sa rythmicité avec une fréquence rapide comprise entre 100 et 150 par minute, son apparition retardée de quelques semaines par rapport à la survenue de la lésion causale et sa durabilité toute la vie du patient.
La lésion causale, généralement ischémique, se situe sur la voie dentato-olivaire : il s'agit d'une hypertrophie olivaire le plus souvent unilatérale du côté opposé au nystagmus, mais parfois bilatérale.
→ myoclonies vélopalatines et squelettiques, voie dentato-olivaire