acide isocitrique l.m.
isocitric acid
Acide tricarboxylique isomère de l'acide citrique.
Il est présent dans les fruits et en petite quantité dans toutes les cellules animales et végétales. Métabolite intermédiaire du cycle tricarboxylique, il se forme par l'action de l'aconitase sur l'acide citrique, et il est transformé en acide alpha-cétoglutarique par l'isocitrate-déshydrogénase.
[C1,R2]
Édit. 2017
acide lysophosphatidique l.m.
Phospholipide non azoté constitué par l'estérification d'une molécule de monoacylglycérol par un acide phosphorique :
Un tel phospholipide a été trouvé dans les lysosomes de foie et de cellules phagocytaires.
[C1]
Édit. 2017
acide malique l.m.
malic acid
Diacide à 4 carbones ayant une fonction alcool dont il existe donc deux stéréo-isomères.
L'acide L-malique est surtout présent dans les fruits, mais il est aussi un métabolite de toutes les cellules animales, comme intermédiaire du cycle tricarboxylique dans la mitochondrie, comme précurseur carboné et comme transporteur d'hydrogène dans le cytoplasme pour la gluconéogénèse, ainsi que pour la lipogénèse.
Étym. lat. malum : pomme ou fruit
[C1,C3,R2]
Édit. 2017
acide nicotinique l.m.
nicotinic acid, niacin
Acide pyridine-carboxylique-3, C5H4N-COOH, poudre cristalline blanche, inodore, faiblement soluble dans l'eau.
Il existe sous forme de combinaisons de son dérivé amidé, le nicotinamide, dans la plupart des cellules vivantes, dans le foie, la levure, le lait, les viandes, la luzerne, le maïs ; la farine blanche de froment en contient environ 60 µg par gramme.
L'acide nicotinique est utilisé pour la prophylaxie et le traitement de la pellagre. Il a été proposé comme hypocholestérolémiant.
Syn. niacine
[C1, C3, G5, J1]
Édit. 2020
acide okadaïque l.m.
okadaic acid
Acide organique à chaîne grasse (qui a été isolé à partir d'une éponge "Halichondria Okadai"), doué d'un important pouvoir oncogène.
Sa formule est celle d'un dérivé polyester d'un acide gras à 32 carbones.
Il exerce une action inhibitrice spécifique sur les protéines-phosphatases 1 et 2a, qui interfère par conséquent avec l'état de phosphorylation de nombreuses protéines ayant des rôles métaboliques importants : il présente un effet insulinomimétique en augmentant la teneur des cellules en enzymes tyrosine-phosphorylés. Il est produit par le plancton et présent dans les éponges et dans de nombreuses espèces marines, responsables d'intoxications diarrhéiques par les fruits de mer.
[C1,C3,D2,F2,G4,L1,R1,R2]
Édit. 2017
acide orotique l.m.
orotic acid
Acide uracile-carboxylique-6, présent dans le lait de différents mammifères.
C'est un métabolite important de la biosynthèse des bases pyrimidiques dans toutes les cellules. Par action d'une molécule de phosphoribose-pyrophosphate, il peut être transformé en orotidine-5'-phosphate, nucléotide précurseur des autres nucléotides pyrimidiques : acide uridylique et acide cytidylique. On l'a introduit en thérapeutique pour favoriser l'anabolisme des acides aminés et leur synthèse dans l'insuffisance hépatique, ainsi que dans le traitement de la goutte.
Étym. gr. oros : sérosité ; petit lait, d'où l'acide a été extrait pour la première fois
[C1,C3,G5,L1,N3]
Édit. 2017
acide sénécioïque l.m.
senecioic acid
Acide bêta-méthylcrotonique.
Sa combinaison avec le coenzyme A est un métabolite présent dans les cellules.
[C1,C3]
Édit. 2017
acides nucléiques l.m.p.
nucleic acids
Structures polynucléotidiques complexes, de poids moléculaire élevé, présentes dans le noyau des cellules et généralement unies à des protéines pour former des nucléoprotéines.
Les acides nucléiques sont constitués d’un pentose, d’acide phosphorique et de bases puriques et pyrimidiques. On distingue les acides ribonucléiques (ARN) et les acides désoxyribonucléiques (ADN).
→ vaccination par acide nucléique
[C1,C3,Q1]
Édit. 2018
acide thymidylique l.m.
thymidylic acid
Nucléotide dont la base est la thymine.
Jusqu'à une période récente, on ne connaissait dans les milieux naturels que l'acide thymidylique à désoxyribose, tel que celui qui figure dans les acides désoxyribonucléiques.
La découverte d'acide thymidylique à ribose dans certains acides ribonucléiques solubles a rendu nécessaire la distinction entre l'acide désoxythymidylique (à désoxyribose) et l'acide thymidylique à ribose. L'acide (désoxy-) thymidylique (à désoxyribose) est formé dans toutes les cellules à partir d'acide désoxyuridylique par transhydroxyméthylation réductrice avec le méthylène-5,10-tétrahydrofolate.
Syn. acide thymidine-monophosphorique
Sigle s. TMP ou dTMP
[C1]
Édit. 2017
acidité gastrique l.f.
gastric acidity
Teneur en ions H+ dans la sécrétion gastrique, dont la mesure permet d'explorer le fonctionnement des cellules sécrétrices de l'estomac.
Par rapport à l'examen radiologique ou endoscopique, la mesure de l'acidité gastrique permet une analyse fonctionnelle chimique de l'estomac à côté de la fonction mécanique.
[C2,L1]
Édit. 2017
acidorésistant adj.
acid-fast
Se dit d'un micro-organisme (Mycobacterium notamment) qui, une fois coloré par la fuchsine à chaud, ne peut pas être décoloré par un acide minéral fort et l'alcool, les autres cellules étant décolorées.
Syn. acido-alcoolo-résistant
[D1]
Édit. 2017
acidophilie n.f.
acidophilia
Propriété de certaines cellules ou de certains constituants cellulaires de se colorer par les colorants acides, l’éosine par exemple.
Syn. éosinophilie
[A2,A3,C1]
Édit. 2017
acrospirome eccrine l.m.
eccrine acrospiroma
1) Pour certains, synonyme de l'hidradénome à cellules claires.
2) Pour d'autres, hidradénome nodulaire dont le nodule intradermique vient en contact avec l'épiderme ou même la surface cutanée.
3) Pour d'autres encore, vocable regroupant trois formations tumorales dérivées de l’épithélium du canal sudoripare eccrine et qui peuvent être selon le siège sur le canal intra-dermique (hidracanthome simplex), juxta-dermique (procrome eccrine) ou intra-dermique (tumeur du canal dermique « dermal duct tumor »).
Étym. gr. akros : extrémité ; speira : spirale ; ôma : tumeur ; ec : hors de ; krinein : sécréter
→ hidradénome à cellules claires, hidradénome nodulaire, hidroacanthome, porome eccrine de Pinkus, tumeur du canal dermique
[F5,J1]
Édit. 2017
activité jonctionnelle l.f.
junction activity, junctional activity
Phénomène consistant en la présence dans les couches inférieures de l'épiderme et au niveau de la jonction dermo-épidermique de thèques formées de petits amas de cellules næviques contenant une quantité variable de mélanine et faisant saillie dans le derme papillaire.
En cas d'hésitation entre une lésion bénigne (nævus) et maligne (mélanome), une intense activité jonctionnelle peut être un argument en faveur de la malignité.
Étym. lat. activitas : activité (déverbal d'ago : pousser devant soi, agir)
[J1]
Édit. 2017
adamantin adj.
adamantin
1) Relatif à l’émail, qualifie une tumeur qui provient des cellules formatrices de l’émail dentaire ou qui s’en rapprochent.
Ex. épithélioma adamantin ;
2) Qualifie une substance ou une lésion qui a l’aspect ou la dureté du diamant ou de l’émail.
Étym. gr. adamantinos, de adaman, adamantos : diamant
[F2, P3]
Édit. 2020
adéno-acanthome du col utérin l.m.
adeno-acanthoma of the uterine cervix
Adénocarcinome du col utérin contenant des plages de métaplasie malpighienne.
Il faut le différencier du carcinome adéno-squameux où les deux contingents glandulaire et fibreux sont malins, y compris donc les cellules malpighiennes. Le pronostic est analogue à celui des cancers épidermoïdes du col utérin.
Étym. gr. adên : glande ; akantha : épine ; oma : tumeur
[A3,F2,O3]
Édit. 2017
adénocarcinome à cellules claires de l'endomètre l.m.
clear-cell adenocarcinoma of the endometrium
Variété d'adénocarcinome de l'endomètre à cellules claires évoquant un hypernéphrome d'origine mullérienne.
Le pronostic est péjoratif comme celui des adénocarcinomes indifférenciés.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2,O3]
Édit. 2017
adénocarcinome à cellules claires de l'ovaire l.m.
clear-cell adenocarcinoma of the ovary
Variété d'adénocarcinome de l'ovaire à cellules claires emplie de glycogène d'origine mullérienne.
Il est souvent associé à une tumeur endométriale ou à une endométriose.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2,O3]
Édit. 2017
adénocarcinome à cellules claires du col utérin l.m.
clear-cell adenocarcinoma of the uterine cervix
Variété d'adénocarcinome du col utérin dont les cellules claires évoquent un hypernéphrome d'origine mullérienne.
Il peut être la conséquence d’une exposition in utero au diéthylstilbœstrol (DES). Il faut le distinguer de l'extension au col d'une tumeur mésonéphroïde de l’endomètre.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
Syn. adénocarcinome mésonéphroïde du col utérin
[A3,F2,O3]
Édit. 2017
adénocarcinome colloïde l.m.
colloid adenocarcinoa
Variété de cancer qui contient une importante proportion de cellules mucineuses hyperactives et de larges plages de mucus extracellulaire.
Il peut atteindre tous les organes du tube digestif, surtout l'appendice et le côlon.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2,L1 ]
Édit. 2017
adénocarcinome indifférencié l.m.
undifferentiated adenocarcinoma
Tumeur formée de cellules ayant perdu leurs capacités sécrétoires et leur structure glanduliforme.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2]
Édit. 2017
adénocarcinome œsophagien l.m.
adenocarcinoma of the oesophagus
Cancer qui résulte en général (peut-être toujours) de la transformation maligne d'une métaplasie intestinale de l'œsophage ayant constitué un endobrachyœsophage ou d'une plage limitée de muqueuse de Barrett.
L'adénocarcinomel est actuellement plus fréquent que le cancer épidermoïde dont l’incidence diminue. La symptomatologie est marquée par une dysphagie, une altération de l’état général, un hoquet, une dysphonie suggérant une atteinte récurrentielle, une adénopathie sus-claviculaire ou cervicale. Le cancer épidermoïde siège au niveau des tiers supérieur et moyen de l’œsophage, alors que l’adénocarcinome intéresse le tiers inférieur ou la jonction œsogastrique. Il est lié au reflux gastro-œsophagien et est fréquent chez les patients obèses ou en surpoids. La surveillance de l’endobrachyœsophage est recommandée tous les 2 à 5 ans selon sa hauteur, avec des biopsies étagées. Le type histologique est déterminé selon l'architecture (tubuleux, à prédominance papillaire, mucineux ou à cellules dissociées). Le grade tient compte du degré de différenciation : bien, moyennement ou peu différenciés.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
→ endobrachyoesophage, métaplasie , Barrett (œsophage de)
[A3, F2, L1]
Édit. 2020
adénocarcinome pancréatique l.m.
pancreatic adenocarcinoma
Cancer développé à partir des petits canaux de la glande, beaucoup plus fréquent que les cancers ayant pour origine d'une part les acinus exocrines, d'autre part les cellules des ilots de Langerhans.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2,L1,L2]
Édit. 2017
adénolymphome l.m.
adenolymphoma, cystadenolymphoma, Warthin’s tumor
Tumeur bénigne des glandes salivaires habituellement développée dans la parotide, parfois multiple ou bilatérale.
Cette lésion d’évolution lente est faite d’une double prolifération épithéliale et lymphocytaire. L’épithélium est souvent agencé en deux couches de cellules cylindriques d’aspect volontiers oxyphile. Il repose sur un tissu lymphoïde ordonné en follicules lymphoïdes.
A. Warthin, anatomopathologiste américain (1929)
Étym. gr. aden : glande ; lymphè : eau ; ome : tumeur
[A3,F5,P3]
Édit. 2017
adénome papillaire du rein l.m.
renal adenoma
Tumeur épithéliale bénigne du parenchyme rénal, qui se développe souvent dans le cadre de lésions de pyélonéphrite chronique ou de néphro-angiosclérose.
Son cadre nosologique est mal défini. Les critères de bénignité retenus ont été longtemps la petite taille et l'absence (apparente) d'évolutivité. L'aspect chromosomique des cellules évoque parfois une transition vers la malignité.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5, M2]
Édit. 2020