Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acanthome posteczéma l.m.

acanthomata appearing after eczema

Eruption de courtes formations légèrement papillomateuses, disséminées ou groupées, siégeant électivement à la partie haute du dos et survenant au cours d'une dermatose chronique étendue.
L'aspect histologique est celui d'une hyperplasie épithéliale bien délimitée avec prolongement des bourgeons interpapillaires, mais sans modification des cellules malpighiennes. Les lésions disparaissent spontanément après la régression de la dermatose.

Étym. gr. akantha : épine ; ôma : tumeur

[J1]

Édit. 2016

accidents à l'iode l.m.p.

iodine accident

Les accidents provoqués par l’iode sont essentiellement l’insuffisance rénale secondaire à l’injection intraveineuse de produits de contraste iodés.
L’injection de produits de contraste iodés entraîne à la fois des modifications de l’hémodynamique rénale et une action toxique au niveau des cellules tubulaires qui peuvent être à l’origine d’une insuffisance rénale aigüe, réversible, ou d’une aggravation d’une altération fonctionnelle rénale préexistante conduisant alors à une insuffisance rénale totale irréversible.
Ces accidents surviennent essentiellement quand la clairance glomérulaire est inférieure à 60 mL/mn, en cas de déshydratation, de prise de médicaments modifiant la fonction rénale, de myélome, d’utilisation d’un produit de contraste hyperosmolaire, de répétition des examens radiologiques à de faibles intervalles de temps.
L’utilisation de produits de faible osmolarité et l’hyperhydratation s’imposent en présence de facteurs de risque tandis que l’utilisation de N-acétyl-cystéine est controversée.
Chez un diabétique traité par metformine l’insuffisance rénale peut se compliquer d’acidose lactique.
En revanche, les manifestations allergiques ne sont pas provoquées par l’iode mais par les produits qui lui sont associés.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

→ allergie à l'iode

[B2,C2,G4,M1]

Édit. 2020

acellulaire adj.

acellular

1) Qualifie un milieu biologique sans structures cellulaires.
2) Se dit d'une synthèse chimique ou enzymatique qui s'effectue en l'absence de cellules vivantes.

[C1,C3]

Édit. 2016

acétate de cyprotérone l.m.

cyproterone acetate

Dérivé halogéné de la 17-hydroxy-progestérone à effet anti-androgène et antigonadotrope.
La médication est un inhibiteur compétitif de la liaison de la 5 alpha-dihydrotestostérone à son récepteur  au niveau des cellules cibles.  Il est prescrit pour traiter l'acné, l'hirsutisme et entre dans la composition de pilules contraceptives à visée anti-androgène. La médication est de moins en moins utilisée depuis qu’il a été établi qu’elle est responsable de méningiomes, pour la plupart progressivement régressifs à l’arrêt du traitement.
L’effet antigonadotrope et antiandrogénique est aussi mis à profit dans certaines formes de cancer de la prostate.

[G5, J1, O3, O4]

Édit. 2020

achlorhydrie n.f.

achlorhydria

Absence complète d'acide chlorhydrique libre dans le suc gastrique qui traduit la déchéance fonctionnelle globale des cellules sécrétoires de l'estomac.
Une épreuve de stimulation pharmacologique permet de distinguer les achlorhydries vraies, comme celles observées au cours de l'anémie de Biermer, des achlorhydries relatives des gastrites où la sécrétion acide est masquée par la sécrétion alcaline.

→ Biermer (anémie de), gastrite achlorhydrique

[C2,F1,L1]

Édit. 2016

acide adrénique l.m.

adrenic acid

Acide gras naturel poly-éthylénique de la série linoléique (n- 6), homologue supérieur de l'acide arachidonique.
Il est présent en très faible proportion dans les lipides des cellules animales.

[C1]

Édit. 2016

acide bislysophosphatidique l.m.

bislysophosphatidic acid

Phospholipide non azoté constitué de deux molécules de mono-acylglycérol liées par un acide phosphorique sous forme d'un diester.
Un tel phospholipide acide a été trouvé dans les lysosomes de foie et de cellules phagocytaires, et en quantité anormalement élevée dans certaines dyslipoïdoses, en particulier dans les histiocytes « bleu de mer ». Il provient d'une transestérification d'un phosphatidylglycérol, dont il est isomère.

Syn. bis-(monoacylglycérol)-phosphate

[C1,C3,L1,R1 ]

Édit. 2017

acide calcitroïque n.m.

calcitroic acid

Acide dérivé de l’oxydation du calcitriol, portant une fonction carboxylique en 23 par dégradation de la chaîne carbonée amputée de ses quatre derniers carbones.
Produit catabolique inactif du calciférol, l’acide calcitroïque est formé dans l’intestin ou dans d’autres cellules cibles.

→ calcitriol

[C1,C3,L1]

Édit. 2017

acide cérotique l.m.

cerotic acid

acide hexacosanoïque.
Acide gras à très longue chaine (26 carbones), présent dans les cires de la cuticule des fruits, de la cire du cotonnier et des cires d'insectes.
Sa dégradation dans les cellules hépatiques est possible dans les peroxysomes.

[C1,L1,R2]

Édit. 2017

acide citrique l.m.

Composé organique à 6 carbones, comportant 3 fonctions acides carboxyliques et une fonction alcool tertiaire,

Il est présent dans les fruits, en particulier les citrons et autres agrumes, et en petite quantité dans toutes les cellules animales et végétales. Il donne des complexes solubles avec le calcium. Métabolite intermédiaire du cycle tricarboxylique, il se forme dans les mitochondries par l'action de la citrate-synthase sur l'oxalo-acétate et l'acétylcoenzyme A. Il est transformé en isocitrate par l'aconitase. Il peut aussi être décomposé en oxalo-acétate et acétylcoenzyme A dans le cytoplasme par une ATP-citrate-lyase. De saveur acidulée, il est utilisé dans la fabrication de boissons et de bonbons.

Étym. lat. citrus : citron

[C1,C3,R2]

Édit. 2017

acide diphospho-1,3-glycérique l.m.

diphospho-1,3-glyceric acid

Composé faisant partie du métabolisme intermédiaire des glucides, présent dans le cytoplasme des cellules, où il apparaît comme le premier produit de l'oxydoréduction phosphorylante de la glycolyse cytoplasmique.
La liaison anhydride entre l'acide phosphorique et l'acide phosphoglycérique se forme par la déshydrogénation de l'aldéhyde du triose-phosphate lié à un thiol de l'enzyme, qui engendre une fonction acyl-thiol riche en énergie, qu'une molécule d'acide phosphorique transforme en acyl-phosphate ; l'acide diphosphoglycérique transfère ensuite le radical phosphorique sur un ADP pour synthétiser un ATP.

[C1,C3]

Édit. 2017

acide diphospho-2,3-glycérique l.m.

diphospho-2,3-glyceric acid

Composé faisant partie du métabolisme intermédiaire des glucides, présent dans le cytoplasme des cellules et qui a été isolé des hématies dans lesquelles il est exceptionnellement abondant (35 mEq/L), en quantité stœchiométrique par rapport à l'hémoglobine, dont il régule l'activité oxyphorique.
Il est synthétisé sous l'action d'une 2,3-diphosphoglycérate-mutase à partir de 1,3-diphosphoglycérate. Il joue un rôle de coenzyme de la phosphoglycéromutase. Il s'intègre dans la cavité centrale de l'hémoglobine tétramérique entre les deux chaines b, où il exerce un effet inhibiteur sur l'affinité du pigment pour l'oxygène et il renforce son caractère allostérique.

Sigle DPG

[C1,C3,F1]

Édit. 2018

acide glutamique l.m.

glutamic acid

Acide alpha-aminoglutarique, acide aminé diacide présent à l'état libre dans toutes les cellules animales et végétales, ainsi que dans le plasma sanguin (qui en contient environ 50 µmol/L).
C’est l’un des 20 acides aminés constitutifs des protéines.
Facilement synthétisable dans l'organisme animal à partir des glucides et d'une source d'azote ammoniacal, l'acide glutamique est un acide aminé non indispensable et glycoformateur. Il joue un rôle métabolique important dans le métabolisme des acides aminés, étant impliqué dans la transamination de la plupart d'entre eux et précurseur métabolique de la glutamine, de la proline, de l'ornithine. Il est aussi un neuromédiateur, de même que son dérivé de décarboxylation, l'acide gamma-aminobutyrique.

Étym. gluten, (dans l'hydrolysat duquel il a été isolé).

Symb. dans la formule des protéines : E

Abrév. Glu

[C1]

Édit. 2017

acide glycérophosphorique l.m.

glycerophosphoric acid

Acide dérivant du glycérol par fixation d'un radical phosphorique sur l'une des trois fonctions alcool.
Le seul de ces trois isomères présent dans les cellules est le phospho-3-L-glycérol.
Il peut provenir de l'hydrogénation de la phospho-dihydroxyacétone, métabolite du glucose. Il est le précurseur métabolique des glycérophospholipides, par l'estérification des fonctions alcool par des acides gras.

[C1]

Édit. 2017

acide glyoxylique l.m.

glyoxylic acid

Acide aldéhyde à deux atomes de carbone, présent dans les fruits non mûrs et les feuilles vertes, figurant parmi les métabolites de certaines voies de dégradations et de synthèses dans les cellules animales et végétales.
Chez l'Homme il se forme par la désamination oxydative de la glycine et son oxydation conduit à l'acide formique et, en moindre quantité, à l'acide oxalique. Il se combine avec l'acide alpha-cétoglutarique pour former de l'acide alpha-hydroxy-bêta-cétoadipique, réaction catalysée par une carboligase ; l'absence congénitale de cette carboligase est cause d'une oxalurie (oxalurie de type I). L'élimination urinaire de glyoxylate est normalement d'environ 1,6 mg par 24 h ; elle est fortement augmentée dans les cas d'oxalurie de type I. Chez les végétaux et certains micro-organismes, il peut provenir de la scission de l'acide isocitrique en acides succinique et glyoxylique ; il se combine à l'acide acétique de l'acétylcoenzyme A pour former de l'acide malique ; les enzymes de cette voie métabolique, dans laquelle deux acétyles donnent naissance à un acide succinique, permettant ainsi la Synthèse de glucides à partir des acides gras, sont localisés dans des particules intracellulaires appelées glyoxysomes.

Syn. glyoxylate

[C1]

Édit. 2017

acide hydroperoxy-eicosatétraénoïque (HPETE) l.m.

hydroperoxy-eicosatetraenoic acid

Peroxyde formé à partir de l'acide arachidonique sous l'action d'une lipoxygénase.
Selon les tissus, on trouve trois types de lipoxygénases qui conduisent respectivement à trois types d'acides 5-, 12- ou 15-hydroperoxyeicosatétraénoïques (5-, 12- ou 15-HPETE). Le 5-HPETE est le précurseur des leucotriènes dans les leucocytes et dans certaines cellules pulmonaires.

→ leucotriène

[C1,C3,F1]

Édit. 2017

acide isocitrique l.m.

isocitric acid

Acide tricarboxylique isomère de l'acide citrique.
Il est présent dans les fruits et en petite quantité dans toutes les cellules animales et végétales. Métabolite intermédiaire du cycle tricarboxylique, il se forme par l'action de l'aconitase sur l'acide citrique, et il est transformé en acide alpha-cétoglutarique par l'isocitrate-déshydrogénase.

[C1,R2]

Édit. 2017

acide lysophosphatidique l.m.

Phospholipide non azoté constitué par l'estérification d'une molécule de monoacylglycérol par un acide phosphorique :

Un tel phospholipide a été trouvé dans les lysosomes de foie et de cellules phagocytaires.

[C1]

Édit. 2017

acide malique l.m.

malic acid

Diacide à 4 carbones ayant une fonction alcool dont il existe donc deux stéréo-isomères.
L'acide L-malique est surtout présent dans les fruits, mais il est aussi un métabolite de toutes les cellules animales, comme intermédiaire du cycle tricarboxylique dans la mitochondrie, comme précurseur carboné et comme transporteur d'hydrogène dans le cytoplasme pour la gluconéogénèse, ainsi que pour la lipogénèse.

Étym. lat. malum : pomme ou fruit

[C1,C3,R2]

Édit. 2017

acide nicotinique l.m.

nicotinic acid, niacin

Acide pyridine-carboxylique-3, C5H4N-COOH, poudre cristalline blanche, inodore, faiblement soluble dans l'eau.
Il existe sous forme de combinaisons de son dérivé amidé, le nicotinamide, dans la plupart des cellules vivantes, dans le foie, la levure, le lait, les viandes, la luzerne, le maïs ; la farine blanche de froment en contient environ 60 µg par gramme.
L'acide nicotinique est utilisé pour la prophylaxie et le traitement de la pellagre.  Il a été proposé comme hypocholestérolémiant.

Syn. niacine

→ nicotinamide, pellagre

[C1, C3, G5, J1]

Édit. 2020

acide okadaïque l.m.

okadaic acid

Acide organique à chaîne grasse (qui a été isolé à partir d'une éponge "Halichondria Okadai"), doué d'un important pouvoir oncogène.
Sa formule est celle d'un dérivé polyester d'un acide gras à 32 carbones.
Il exerce une action inhibitrice spécifique sur les protéines-phosphatases 1 et 2a, qui interfère par conséquent avec l'état de phosphorylation de nombreuses protéines ayant des rôles métaboliques importants : il présente un effet insulinomimétique en augmentant la teneur des cellules en enzymes tyrosine-phosphorylés. Il est produit par le plancton et présent dans les éponges et dans de nombreuses espèces marines, responsables d'intoxications diarrhéiques par les fruits de mer.

[C1,C3,D2,F2,G4,L1,R1,R2]

Édit. 2017

acide orotique l.m.

orotic acid

Acide uracile-carboxylique-6, présent dans le lait de différents mammifères.
C'est un métabolite important de la biosynthèse des bases pyrimidiques dans toutes les cellules. Par action d'une molécule de phosphoribose-pyrophosphate, il peut être transformé en orotidine-5'-phosphate, nucléotide précurseur des autres nucléotides pyrimidiques : acide uridylique et acide cytidylique. On l'a introduit en thérapeutique pour favoriser l'anabolisme des acides aminés et leur synthèse dans l'insuffisance hépatique, ainsi que dans le traitement de la goutte.

Étym. gr. oros : sérosité ; petit lait, d'où l'acide a été extrait pour la première fois

[C1,C3,G5,L1,N3]

Édit. 2017

acide sénécioïque l.m.

senecioic acid

Acide bêta-méthylcrotonique.
Sa combinaison avec le coenzyme A est un métabolite présent dans les cellules.

[C1,C3]

Édit. 2017

acides nucléiques l.m.p.

nucleic acids

Structures polynucléotidiques complexes, de poids moléculaire élevé, présentes dans le noyau des cellules et généralement unies à des protéines pour former des nucléoprotéines.
Les acides nucléiques sont constitués d’un pentose, d’acide phosphorique et de bases puriques et pyrimidiques. On distingue les acides ribonucléiques (ARN) et les acides désoxyribonucléiques (ADN).

→ vaccination par acide nucléique

[C1,C3,Q1]

Édit. 2018

acide thymidylique l.m.

thymidylic acid

Nucléotide dont la base est la thymine.
Jusqu'à une période récente, on ne connaissait dans les milieux naturels que l'acide thymidylique à désoxyribose, tel que celui qui figure dans les acides désoxyribonucléiques.
La découverte d'acide thymidylique à ribose dans certains acides ribonucléiques solubles a rendu nécessaire la distinction entre l'acide désoxythymidylique (à désoxyribose) et l'acide thymidylique à ribose. L'acide (désoxy-) thymidylique (à désoxyribose) est formé dans toutes les cellules à partir d'acide désoxyuridylique par transhydroxyméthylation réductrice avec le méthylène-5,10-tétrahydrofolate.

Syn. acide thymidine-monophosphorique

Sigle s. TMP ou dTMP

[C1]

Édit. 2017

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