anosognosie n.f.
anosognosia
Méconnaissance par le patient de l'affection dont il est atteint.
Elle peut être totale, persistant en dépit de toutes les preuves les plus évidentes de son affection (hémiplégie, par ex.) données au sujet. Elle peut être partielle, le malade reconnaissant alors l'existence de l'affection mais minimisant considérablement ses conséquences.
On la rencontre très fréquemment lors de divers troubles des fonctions dites symboliques, notamment : agnosie visuelle ; aphasie de Wernicke (logorrhée parfois indéchiffrable avec inconscience du trouble dans certaines aphasies fluentes) ; hémiplégie gauche dans le cadre du syndrome d'Anton-Babinski par lésions du lobe pariétal de l'hémisphère mineur (attitude déconcertante lors d'hémiplégies pourtant massives, voire hémiasomatognosie, le patient allant alors jusqu'à se plaindre de la présence étrangère de l'hémicorps paralysé dans son lit, et aussi désordres plus nuancés comme l'anosodiaphorie, négligence de l'hémicorps atteint avec indifférence à l'égard de l'origine pathologique) ; enfin hémianopsie.
L’anosognosie est aussi fréquemment rencontrée dans les démences dégénératives, en particulier dans la maladie d’Alzheimer où elle est souvent précoce et dans la démence fronto-temporale.
J. Babinski, neurologue français d’origine polonaise, membre de l'Académie de médecine (1914)
Étym. gr. a : privatif ; nosos : maladie ; gnôsis : connaissance
[H1,,H3,H4]
Édit. 2017
anthrax n.m.
carbuncle
Infection nécrosante de la peau et du tissu sous-cutané, formée par un groupement de furoncles. qui évolue vers la suppuration profonde,
Siégeant souvent sur la nuque ou le périnée, elle nécessite une antibiothérapie générale anti- staphylococcique.
Ne pas confondre avec la maladie du charbon due à la bactéridie charbonneuse, dont la pustule maligne est la lésion cutanée la plus caractéristique, dite en anglais « anthrax ».
Étym. gr. anthrax : charbon (tumeur qui cause des douleurs ardentes, des brûlures)
[D1, J1]
Édit. 2020
anthropozoonose n.f.
anthropozoonosis
Maladie transmissible, commune à l’homme et à des animaux qui servent de réservoir de germes et, dans certains cas, sont le point de départ d’anadémies.
→ anadémie
anticholinergique n.m.
anticholinergic drug
Médicament qui s'oppose à l'action de l'acétylcholine (par ex. atropine et atropiniques).
Ces substances agissent surtout au niveau des récepteurs muscariniques du système parasympathique. Elles induisent une tachycardie et inhibent les sécrétions salivaires, digestives, bronchiques et sudorales (ce qui peut être dangereux chez l'enfant en hyperthermie). Elles sont bronchodilatatrices et mydriatiques (ce qui peut être dangereux pour les patients atteints de glaucome à angle fermé).
Certains médicaments de synthèse, analogues de l'atropine sur le plan structural, utilisés dans le traitement de la maladie de Parkinson sont actifs sur le tremblement, à faibles doses.
Les anticholinergiques induisent facilement des états confusionnels
Syn. vagolytique
→ parasympatholytique, atropine
anticholinestérasique n.m.
Médicament dont l'effet s'oppose à l'hydrolyse de l'acétylcholine : de tels médicaments sont utilisés comme traitement de la myasthénie , de la maladie d’Alzheimer et de la démence à corps de Lewy
Dans le traitement de la myasthénie, trois substances sont utilisables per os : la néostigmine, la pyridostigmine, l'ambénonium. L'éphédronium par voie intraveineuse peut servir à titre diagnostique ; il permet la régression des symptômes myasthéniques.
Trois autres substances ont été également développées dans le traitement de la maladie d’Alzheimer : le donepezil, la rivastigmine et la galantamine. Elles ont un effet symptomatique modeste et transitoire. La rivastigmine et le donepezil ont également monté une efficacité symptomatique dans la démence à corps de Lewy. Leurs effets secondaires sont de nature cholinergique : bradycardie, nausées, diarhée, crampes musculaires notamment.
anticorps anti-ADN l.m.p.
antibody anti-DNA
Auto-anticorps réagissant avec l’acide désoxyribonucléique (ADN) présents dans le sérum de la majorité des malades atteints de lupus érythémateux disséminé dont ils constituent un marqueur sérologique quasi-spécifique.
La plupart des techniques séro-immunologiques courantes permettent la détection dans le sérum des anti-ADN que ce soit l’immunofluorescence indirecte sur préparation contenant des noyaux entiers où les anti-ADN donnent une fluorescence périphérique des noyaux et surtout les techniques utilisant de l’ADN purifié : test radio-immunologique de Farr et immuno-essais en phase solide (RIA et ELISA). L’immunofluorescence sur préparation de Crithidia luciliae qui contient une mitochondrie géante riche en ADN natif permet la détection des seuls anti-ADN natifs. Les anti-ADN sont hétérogènes, réagissant les uns avec l’ADN natif bicaténaire, les autres avec l’ADN dénaturé monocaténaire et les derniers avec les deux types d’ADN. Seuls les sérums de lupus sont riches en anti-ADN natif, le taux de ces anticorps variant avec les poussées évolutives de la maladie. Les anti-ADN que l’on rencontre dans d’autres maladies (polyarthrite rhumatoïde, sclérodermie, syndrome de Gougerot-Sjögren, hépatite chronique active, lupus induits, etc.) sont essentiellement des anti-ADN dénaturés. Les complexes immuns ADN natif-anti-ADN jouent un rôle déterminant dans la pathogénie de certaines manifestations du lupus, en particulier les glomérulonéphrites lupiques.
anticorps anti-gliadine l.m.
anti-gliadin antibody
Anticorps dirigé contre la gliadine, protéine riche en proline et glutamine présente dans le gluten des farines de céréales, notamment du blé.
Ces anticorps sont détectables dans le sérum de la majorité des patients atteints de maladie cæliaque (intolérance au gluten).
anticorps antineuronaux l.m.p.
antineuronal antibodies
Anticorps anti-neurones mis en évidence dans des syndromes neurologiques paranéoplasiques, qui correspondent généralement à une atteinte du système nerveux central, mais touchent parfois le système nerveux périphérique.
Ces anticorps peuvent s'oberver aussi dans des processus considérés comme dégénératifs, qui pourraient donc être autoimmun. Ces syndromes sont rares. Ils sont associés à une gamme restreinte de cancers: cancer pulmonaire à petites cellules, cancer du sein et de l'ovaire, cancer du testicule, maladie de Hodgkin et thymome. Les signes neurologiques précèdent le plus souvent la découverte du cancer. Leur cible est intracellulaire ou membranaire. Leur rôle pathogène n'est pas démontré.
Leur detection permet d'affirmer que le syndrome neurologique est paranéoplasique. En fonction de leur spécificité, ils orientent vers la recherche de la tumeur en cause. Ils permettent de mettre en oeuvre le plus précocemment possible le traitement de la tumeur sous jacente.On compte au moins onze anticorps anti neuronaux.
Le principal est : l'anticorps anti-Hu ou ANNA1 (anti-neuronal nuclear antibody type1), le plus répandu (3/4 des cas) rencontré dans les syndromes cérébelleux paranéoplasiques, l'encéphalite limbique, les syndromes du tronc cérébral (avec ou sans opsoclonus), les encéphalomyélites et les neuropathies sensitives.
L'anticorps anti YO ou APCA1 (anti-purkinje cytoplasmic antibody type1), est observé dans les syndromes cérébelleux. Il est associé aux cancers gnécologiques.
L'anticorps anti-Ri ou ANNA2, est décrit dans les atteintes du tronc cérébral. Il marque le noyau des neurones, exclusivement ceux du système nerveux central. Il est associé principalement aux cancers du sein et du poumon à petites cellules.
L'anticorps anti-amphiphysine (l'amphiphysine est une protéine exprimée dans le système nerveux central et periphérique) lorsque les anticorps sont associés aux anti-HU il s'agit d'un cancer du poumon, lorsqu'ils sont isolés il s'agit d'un cancer du sein.
L'anticorps anticanal calcique voltage dépendant est associé à un syndrome myasthéniforme de Lambert-Eaton. L'anticorps peut être associé à des anti HU.
L'anticorps anti-CV2 ou CRMP5 (collapsin response mediator protein 5), correspond à une atteinte mixte, centrale syndrome cérébelleux et périphérique.
Les anticorps anti-GAD (anti acide glutamique décarboxylase) sont trouvés dans un syndrome myotonique, le syndrome de l'homme raide ou dans les syndromes neurologiques paranéoplasiques
Citons aussi les anticorps anti-Ma1 et Ma2 (Ta), les anti-CCVD, anti-neurofilaments.
Il existe des anticorps rares et difficilement accessibles en routine anticorps anti-Tr ou APCA 3, CAR, Zic ...
→ anticorps anti-HU, syndrome de l'homme raide, syndrome de Lambert-Eaton
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps anti-SS-A l.m.
anti-SS-A antibodies
Auto-anticorps présent dans le sérum de 40 à 60% des cas de syndrome de Gougerot-Sjögren, 25 à 35% des cas de lupus érythémateux disséminé, de certaines connectivites indifférenciées et très rarement (moins de 1% des cas) chez le sujet sain.
Au cours du lupus érythémateux disséminé, les anti-SS-A sont surtout le fait des formes cutanées subaigües de la maladie, des formes associées à un déficit en C2, C4 et C1 et des formes dites séronégatives c’est-à-dire sans anticorps antinucléaires. Les grossesses survenant chez une femme lupique ayant des anticorps anti-SS-A comportent pour le fœtus un risque élevé de lupus néonatal et de bloc auriculo-ventriculaire congénital ; la présence d’anticorps anti-SS-B est souvent associée ici à celle d’anti-SS-A. Les anti-SS-A réagissent avec des ribonucléoprotéines solubles qui ont la particularité d’être trouvées aussi bien dans le cytoplasme des cellules que dans leur noyau. Il s’agit de complexes constitués d’un RNA de faible poids moléculaire et d’une ou plusieurs protéines fixées sur ce RNA porteuses des épitopes avec lesquels réagissent les anticorps.
Syn. anti-Ro
→ lupus érythémateux disséminé, Gougerot-Sjögren (syndrome de)
anticorps antithyroïde l.m.
thyroid antibody
Auto-anticorps spécifique d'organes rencontré au cours de différentes maladies de la thyroïde, en particulier au cours de la thyroïdite de Hashimoto et de la maladie de Basedow.
anticorps monoclonal l.m.
monoclonal antibody
Anticorps homogène produit par un clone de lymphocytes B descendant d’une seule et unique cellule mère et ne détectant généralement qu’un seul déterminant antigénique.
Ces anticorps ont la particularité d’avoir une structure (classe d’immunoglobuline, allotypie, idiotypie) et une fonction identiques (spécificité pour le même antigène ou le même épitope).
La production d’un anticorps monoclonal peut survenir « in vivo » comme c’est le cas dans certaines gammapathies monoclonales (myélome multiple, maladie de Waldenström, leucémies lymphoïdes chroniques, lymphomes malins). Cette production peut également être réalisée « in vitro » à partir d’hybridomes formés par la fusion de lymphocytes B normaux de spécificité connue avec des cellules de myélome. Des anticorps monoclonaux sont produits par la Souris auxquelles sont conférées des propriétés spécifiques de l’espèce humaine.
Un grand nombre de tels anticorps monoclonaux produits industriellement et de spécificités variées sont couramment utilisés en recherche et en biologie clinique pour le diagnostic et le traitement de plusieurs affections, particulièrement en cancérologie, en pathologie inflammatoire et immunitaire.
→ anticorps, antigène, immunoglobuline, allotypie, épitope, hybridome, gammapathie monoclonale, humanisé
[C1, G5]
Édit. 2019
anticorps spécifique de tissu l.m.
specific antibody of tissue
Anticorps dirigé contre les antigènes des tissus de l'organisme du sujet ayant produit ces anticorps.
Il s'agit donc d'auto-anticorps, qui peuvent être soit spécifiques d'un organe ou d'un type cellulaire (anticorps anticellule pariétale gastrique, anticorps antithyroïdiens, anticorps anti-canaux salivaires, etc.), soit non spécifiques (anticorps antimitochondries, antimuscle lisse, antinucléaires, etc.). Dans la majorité des cas, ces auto-anticorps sont la conséquence d'une maladie auto-immune et leur détection peut contribuer à son diagnostic.
antigène carcinoembryonnaire l.m.
carcinoembryonnic antigen
Antigène tumoral glycoprotéinique dont le dosage dans le sérum est utilisé dans la détection et le suivi thérapeutique des cancers en particulier colique et aussi pulmonaire, mammaire, pancréatique et de l’endomètre.
La sensibilité de ce marqueur est assez faible car sa teneur ne s’élève qu’en cas de lésion métastatique ou de volume tumoral important. D’autre part, elle peut être augmentée en cas de tabagisme ou de cirrhose hépatique, ainsi que dans certaines maladies coliques bénignes.
Le dosage est ainsi utilisé pour la surveillance après traitement mais jamais comme élément de diagnostic ou de dépistage. De faibles concentrations sont découvertes dans les cirrhoses hépatiques, la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn, ainsi que chez les grands fumeurs.
P. Gold, biologiste canadien (1965)
Sigle angl. ACE
[F2]
Édit. 2019
antiglutamate n.m.
Classe thérapeutique visant à bloquer les récepteurs glutamatergiques implqués dans la cytotoxicité neuronale.
L’antiglutamate Mémantine peut être proposé pour le traitement de la maladie d’Alzheimer aux stades modérément sévère à sévère.
antimigraineux (traitements) l.m.p
antimigraine sufferer
Traitements qui comportent deux modalités, concernant d'une part l'accès migraineux, d'autre part la maladie migraineuse.
Le traitement de la crise utilise les antalgiques classiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les dérivés de l'ergot de seigle et les triptans.
Le traitement de fond ne se justifie que si au moins quatre crises surviennent par mois, voire deux particulièrement intenses. Il fait appel aux bêtabloquants, aux antagonistes de la sérotonine, aux antidépresseurs tricycliques et à d'autres classes thérapeutiques comme le valproate de sodium ou les inhibiteurs calciques.
Des conseils hygiénodiététiques sont également utiles.
Une attitude thérapeutique à l'égard d'éventuels troubles psychiques, principalement dépressifs et anxieux, est indiquée.
→ triptans
anti-TNF alpha l.m.
Biomédicament constitué d’anticorps monoclonaux humanisés ou des protéines chimériques réceptrices solubles du TNF alpha par fixation.
La diminution du TNF permet de contrôler l’inflammation régionale.
Les anti-TNFalpha sont réservés aux formes sévères et aux cas d'échec des traitements de fond classiques de la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le psoriasis sévère et sa forme rhumatismale, l'arthrite juvénile idiopathique ainsi que certaines maladies inflammatoires chroniques de l'intestin comme la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn.
La tolérance générale des anti-TNF est bonne mais ces traitements exposent à d'importants risques d'infection, en particulier à la tuberculose et à d'autres infections opportunistes voire un cancer.
→ biomédicament, TNF
antiparkinsonien n.m.
antiparkinson drug
Médicament utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson et des syndromes parkinsoniens.
On distingue les antiparkinsoniens à visée substitutive renforçant la transmission dopaminergique (lévodopa associée à un inhibiteur de la décarboxylase), la bromocriptine, et les antiparkisoniens diminuant la transmission cholinergique, anticholinergiques (trihexylphénidyle).
antirhumatismal adj.
antirheumatic
Se dit d'une substance ou d'un traitement ayant pour objet les affections douloureuses des articulations.
En dehors des anti-inflammatoires, on utilise pour traiter la polyarthrite rhumatoïde des médicaments censés agir sur l'évolution de la maladie : méthotrexate, pénicillamine, sel d'or.
→ neuropathies des antirhumatismaux
anurie gravidique l.f.
anuria of pregnancy
Arrêt de la diurèse compliquant l'évolution de la toxémie gravidique et de l'éclampsie.
Elle est liée à l'hypovolémie ou à la nécrose corticale rénale mais n'est toujours qu'un symptôme de l'évolution de la maladie hypertensive gravidique.
aortopathie n.f.
aortopathy
Maladie atteignant ou intéressant l’aorte.
Apeu (virus)
Apeu (virus)
Virus à ARN de la famille des Bunyaviridae, responsable, en Amérique tropicale, de Syndromes fébriles et algiques.
Ce virus, qui appartient au "groupe C" des Orthabunyaviridae, entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant 4 à 5 jours. Il est transmis par des moustiques et ses hôtes habituels sont probablement des rongeurs.
Sigle APEUV
aphte n.m.
aphtha, aphthous ulcer
Lésion anatomoclinique observée sur les muqueuses buccale et génitale, précédée d'une phase érythémateuse, maculovésiculeuse, réalisant une ulcération superficielle punctiforme ou lenticulaire qui ne saigne pas, de 2 à 10 mm de diamètre en moyenne, douloureuse et à fond nécrotique jaunâtre « beurre frais », non induré, à bord net, taillé à l'emporte-pièce avec un liseré rouge inflammatoire.
Une régression spontanée est généralement observée en une ou deux semaines. L'évolution des aphtes est volontiers récidivante et chronique. Le plus souvent, ils sont isolés, comme les aphtes vulgaires d'aspect banal, mais ils peuvent parfois se regrouper en bouquets, comme les aphtes miliaires appelés aussi ulcérations herpétiformes de Cooke. L'ulcération peut parfois avoir une évolution plus nécrosante et l'on parle d'aphtes nécrosants ou géants, autrefois appelés « péri-adénites de Sutton » ou « peri adenitis mucosa necrotica recurrens ». Histologiquement, l'aphte comporte une vasculite oblitérante associée à un infiltrat inflammatoire. Au stade d'ulcération, les artérioles et les veinules sont obturées par des microthrombus fibreux. Ces lésions peuvent rester localisées à la muqueuse buccale, et on parle alors d'aphtose buccale, ou au contraire n'être qu'une des manifestations de la maladie de Behçet.
Étym. gr. aphtein : brûler
→ Behçet (maladie de), Crohn (maladie de)
aphte vulvaire l.m.
vulvar aphtous ulcer
Localisation vulvaire de la maladie de Behçet, avec thrombose et nécrose fibrinoïde de l'artériole afférente.
Étym. gr. aphtein : brûler
aphtose (grande) de Touraine l.f.
aphtosis, Behçet's Syndrome
Ensemble symptomatique souvent dénommé maladie ou Syndrome de Behçet.
Le concept de grande aphtose a été établi par A. Touraine (1941) et conçu comme un cadre plus large comprenant la triade décrite par H. Behçet (1937) (aphtes buccaux, aphtes génitaux, iritis à hypopyon) ainsi que d'autres manifestations cutanéomuqueuses (ulcère aigu de la vulve de Lipschütz, érythème noueux), vasculaires, articulaires et viscérales.
A. Touraine, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1941) ; H. Behçet, dermatologiste turc (1937)
Étym. gr. aphtein : brûler
Syn. Behçet (maladie de)
aphtose bipolaire l.f.
bipolar aphtosis
Entité correspondant à la présence chez un même patient d'aphtes sur les muqueuses buccale et génitale, soit isolément, soit conjointement, évoluant de façon récidivante et chronique.
Les aphtes génitaux laissent parfois une cicatrice, en particulier sur le scrotum. L'aphte isolé aigu de la vulve, autrefois appelé ulcère aigu de Lipschütz, est une forme particulière, isolée ou unique, d'évolution très nécrotique mais rarement récidivante. L'aphtose bipolaire peut rester isolée et évoluer pour son propre compte de façon récidivante et chronique, mais elle peut aussi faire partie des manifestations de la maladie de Behçet.
Étym. gr. aphtein : brûler