Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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articulation coxo-fémorale l.f.

→ articulation coxale

articulation radio-ulnaire proximale l.f.

articulatio radioulnaris proximalis (TA)

proximal radio-ulnar joint

Articulation trochoïde qui unit la circonférence articulaire de la tête du radius d’une part et l’incisure radiale de l’ulna complétée par le ligament annulaire du radius d’autre part.
Elle est une partie constituante de l’articulation du coude et participe, avec l’articulation radio-ulnaire distale, aux mouvements de pronation et de supination de l’avant-bras.

Syn. anc.  articulation radio-cubitale supérieure

articulation temporo-mandibulaire l.f.

articulatio temporomandibularis (TA)

temporomandibular joint

Articulation du condyle de la mandibule dans la fosse mandibulaire par l’intermédiaire du disque articulaire.

Syn. anc. articulation temporo-maxillaire

articulation temporomandibulaire (examen de l') l.m.

temporo mandibular joint (TMJ)

En imagerie médicale, techniques destinées à visualiser l'anatomie et la dynamique de cette articulation dont l'examen reste difficile.
Suivant le contexte, on peut effectuer une ou plusieurs incidences radiologiques telles que maxillaire défilé, Schüller, Hirtz, l'incidence de Parma étant pratiquement abandonnée ; on utilise fréquemment les techniques panoramiques dentaires, tomographies frontales et sagittales, scanographe, IRM, arthrographies, etc.

Syn. articulation temporomaxillaire

Sigle ATM

articulation temporo-maxillaire l.f.

→ articulation temporo-mandibulaire

articulation tibio-fibulaire proximale l.f.

articulatio tibiofibularis (TA)

tibiofibular joint ; superior tibiofibular joint

Arthrodie qui unit la surface articulaire de la tête de la fibula à la face articulaire fibulaire du condyle latéral du tibia.
Cette articulation se fait par l’intermédiaire d’une capsule articulaire renforcée par les ligaments antérieur et postérieur de la tête de la fibula.

Syn. anc.  articulation péronéo-tibiale supérieure

articulation trochoïde l.f.

articulatio trochoidea (TA)

Diarthrose dont les surfaces articulaires sont des segments de cylindre à un seul axe de rotation

Le type en est l’articulation radio-ulnaire proximale.

Syn. anc. articulation à pivot

articulations du thorax l.f.p.

juncturae thoracis (TA)

thoracic joints

Articulations des différentes pièces osseuses du thorax entre elles et avec la colonne vertébrale.
Elles comprennent les Syn.desmoses du thorax avec la membrane intercostale externe et la membrane intercostale interne, les Syn.chondroses du thorax costosternales, de la première côte, et les Syn.chondroses sternales. Les diarthroses du thorax sont les articulations costovertébrales, sternocostales, costochondrales, et interchondrales.

ARX gene sigle angl. pour aristaless related homeobox

Gène situé sur le locus chromosomique Xp21.3, codant r les protéines homeobox liées à aristaless.
The ARX gene provides instructions for producing a protein that regulates the activity of other genes.Le gène ARX fournit des instructions pour produire une protéine qui régule l'activité d'autres gènes. On the basis of this action, the ARX protein is called a transcription factor. Sur la base de cette action, la protéine
ARX est un facteur de transcription. The ARX gene is part of a larger family of homeobox genes, which act during early embryonic development to control the formation of many body structures. Le gène ARX fait partie d'une plus grande famille de gènes de homeobox, qui agissent pendant le développement embryonnaire précoce pour contrôler la formation de nombreuses structures corporelles. Plus précisément, on pense que la protéine ARX est impliquée dans le développement du pancréas, des testicules, du cerveau et des muscles utilisés pour le mouvement (muscles squelettiques).
Dans le cerveau en développement, la protéine ARX est impliquée dans le mouvement (migration) et la communication des cellules nerveuses (neurones). En particulier, cette protéine régule les gènes qui jouent un rôle dans la migration des neurones spécialisés (interneurones) vers leur emplacement approprié. Des mutations du gène ARX ont été identifiées dans un large spectre de désordres neurologiques précoces, incluant ou non des malformations cérébrales, le plus souvent associés à des épilepsies. Ces mutations provoquent une lissencéphalie à prédominance frontale. Elles sont à l’origine du syndrome de Partington, du syndrome de West, de la lissencéphalie avec anomalies génitales liée à l’X et du syndrome de Proud-Levine-Carpenter.

Syn. aristaless-related homeobox, X-linked, ISSX, MRX29, MRX32, MRX33, MRX36, MRX38, MRX43, MRXS1, PRTS

→ syndrome des spasmes en flexion, Partington (syndrome de), West (syndrome de)

[H1,H3,O1,Q1,Q2]

Édit. 2017

aryténoïdopexie n.f.

arytenoidopexy

Intervention consistant à fixer un aryténoïde, habituellement en abduction.
Cette intervention est utilisée en cas d’immobilité laryngée, en adduction, entraînant une dyspnée. Elle peut être effectuée par voie trans-laryngée ou extra-laryngée.

→ immobilité laryngée

asialie n.f.

asialia

Défaut de salive par diminution ou suppression de sa sécrétion.
Elle survient dans de multiples circonstances d’ordre général : (prise de médicaments psychotropes, syndrome de Gougerot-Sjögren), ou à la suite d’une irradiation de la tête ou du cou. Elle provoque une xérostomie.

Étym. gr. a : privatif ; sialon : salive

Syn. aptyalisme, xérostomie

→ Gougerot-Sjögren (syndrome de)

aspartate-aminotransférase n.f.

aspartate aminotransferase, glutamo-oxaloacetic-transaminase (GOT)

Enzyme catalysant la réaction de transamination par transfert réversible d'un groupement amine (NH2) d'un acide aminé, l'aspartate, sur un céto-acide, l'alpha-cétoglutarate, produisant l'acide glutamique et l'acide oxaloacétique.
Son coenzyme est le phosphate de pyridoxal, dérivé de la vitamine B6.
L'aspartate-aminotransférase est un enzyme ubiquitaire, présent chez la plupart des êtres vivants. Chez les vertébrés, l'enzyme est présent dans l'ensemble des tissus mais surtout dans le cœur, le foie, le muscle et le rein. L'enzyme existe sous deux formes, cytosolique et mitochondriale ; au sein d'une même espèce, ces deux iso-enzymes, codés par des gènes nucléaires distincts, différent par leur structure primaire, leurs propriétés cinétiques et leur réactivité immunochimique.
L'enzyme joue un rôle fondamental : dans le transfert, grâce à la navette malate-aspartate, des radicaux réduits produits dans le cytoplasme vers la mitochondrie où ils seront consommés ; dans le contrôle du métabolisme azoté en participant à la formation de l'urée ; et dans le métabolisme des acides aminés et la néoglucogénèse.
L’activité de l’aspartate-aminotransférase dans le sérum normal est inférieure à 40 U/L. Elle augmente dans les cytolyses hépatiques, ce qui en fait un bon marqueur pour le diagnostic et le suivi des hépatites. Son augmentation est cependant moins spécifique que celle de l’alanine-aminotransférase car elle peut augmenter aussi dans les affections musculaires, les lésions myocardiques, l’embolie pulmonaire, les infarctus rénaux, ou les anémies hémolytiques aigües.

Syn. transaminase glutamo-oxaloacétique (SGOT)

Sigle : ASAT

→ SGOT, hypertransaminasémie

aspect de crâne cotonneux l.m.

cotton wool appearance skull

Sur une radiographie du crâne, taches multiples, denses, de forme irrégulière, de tailles variées, visibles sur la calvaria (voûte) dans le diploë en règle très épaissi.
Image caractéristique d'une maladie de Paget.

J. Paget, Sir, chirurgien et physiologiste britannique (1814-1899)

Syn. crâne ouaté

→ maladie de Paget

[B2,I1]

aspect en cadre des corps vertébraux l.m.

aspect in frame of intervertebral bodies

→ vertèbre en cadre

asphyxie n. f.

asphyxia

Association d'une hypoxémie et d'une hypercapnie.
L'asphyxie est en rapport avec une difficulté de la respiration par obstacle mécanique : corps étranger laryngé bloqué, sténose laryngée, compression trachéale, submersion, pendaison, etc.

Étym. gr. a privatif, sphugmos : pulsation cardiaque

asphyxie traumatique l.f.

traumatic asphyxia

Asphyxie par compression directe thoracique ou thoraco-abdominale, selon divers mécanismes : par une porte d'ascenseur (enfants), lors d'un éboulement, lors d’un mouvement de panique d’une foule, etc.
Mécanisme : hyperpression, surtout veineuse, dans le territoire supérieur (cyanose, pétéchies et purpura cervicofacial, hémorragies sous-conjonctivales) entrainant des manifestations neurologiques transitoires comme la cécité corticale.

Étym. gr. a privatif, sphugmos : pulsation cardiaque

assainissement des eaux l.m.

Ensemble des opérations de collecte et de traitement des eaux usées avant déversement dans

l’environnement.
L’assainissement individuel traite les eaux d’un foyer et se compose généralement d’une fosse septique avant diffusion dans le sol. L’assainissement collectif intègre des réseaux de collecte qui sont soit unitaires en mélangeant les eaux usées et les eaux pluviales, soit séparatif avec deux réseaux spécifiques dédiés.
Les eaux sont traitées dans une station d’assainissement ou station d’épuration utilisant une succession de procédés chimiques et biologiques permettant de dégrader les matières organiques en produisant des biomasses microbiennes et des gaz (gaz carbonique, méthane, azote, composés volatils odorants…).

assistant des hôpitaux l.m.

assistant of the hospitals

Médecin ne possédant pas le titre de praticien hospitalier, spécialiste ou généraliste, exerçant à temps plein dans les hôpitaux des fonctions de soins, de diagnostic et de traitement sous l’autorité du praticien hospitalier chargé des fonctions de chef de service, pour une durée de deux ans renouvelable une fois.

astaxanthine n.f.

astaxanthin

Caroténoïde rouge d'origine animale, présent chez les oiseaux, les crustacés, les échinodermes, poissons, et de nombreuses espèces de microorganismes.
Dérivé du bêta-carotène, possédant deux hydroxyles en 3,3' et deux fonctions cétone en 4, 4'.

astéréognosie n.f.

astereognosis, stereoagnosis

Trouble de la perception sensitive élaborée, défini par l'incapacité d'identifier un objet usuel par la simple manipulation tactile sans l'aide de la vue, en l'absence d'un déficit sensitif ou moteur élémentaire.
Sont distinguées notamment : l'amorphognosie, concernant la forme, l'ahylognosie, portant sur les qualités physiques, et l'asymbolie, perte de l'identification en l'absence d'amorphognosie et d'ahylognosie (astéréognosie pure).
Associée à des troubles de la sensibilité discriminative, elle provient souvent d'atteintes manifestes des nerfs périphériques, de la moelle, du tronc cérébral ou du thalamus. Elle est aussi habituellement adjointe à des troubles discriminatifs majeurs dans les lésions pariétales corticales, où elle est fréquente. Parfois cependant, le contraste entre une astéréognosie manifeste et la discrétion des signes sensitifs à l'examen plaident pour une atteinte corticale.

Étym. gr. a : privatif ; stereos : solide, en relief ; gnôsis : connaissance

Syn. asymbolie tactile, agnosie tactile, cécité tactile, aphasie tactile, apraxie tactile

astérixis n.m.

asterixis

Mouvements successifs de flexion-extension des poignets et de flexion-latéralisation des doigts, lents, irréguliers et de grande amplitude, évoquant des battements d'ailes de papillon, dus à l’interruption brusque, brève et involontaire du tonus postural.
Il est habituellement recherché chez un malade assis, membres supérieurs en extension, mains en dorsiflexion. Ce signe est caractéristique, mais non spécifique, des premiers stades de l'encéphalopathie hépatique. Il peut être notamment observé au cours de l'insuffisance respiratoire aigüe, de l'insuffisance rénale des hypokaliémies, des comas toxiques.
Le terme de flapping tremor, qui le désignait autrefois, est incorrect, puisqu'il ne s'agit pas en réalité d'un tremblement (tremor) d'origine nerveuse

Étym. gr. a : privatif ; sterixis : fermeté, déverbal de sterizô : rester sans bouger

Syn. flapping tremor (déconseillée)

→ encéphalopathie hépatique, flapping tremor

asthme d'effort l.m.

exercise induced asthma

Variété d'asthme survenant quelques minutes après le début d'efforts brutaux et violents telle une course, maximale entre la 5ème et 10ème minute et cédant souvent spontanément en 20 à 30 minutes.
C'est une éventualité fréquente, particulièrement chez l'enfant (60 à 75% des cas), et les porteurs de rhinites allergiques (35 à 40% des cas). On peut en rapprocher l'asthme déclenché par le fourire, la danse, les odeurs inhalées, etc. Il convient de distinguer cet asthme d'effort vrai (ne survenant qu'à l'effort chez un individu aux valeurs spirographiques de base normales), de la dyspnée à l'effort chez un individu obstructif au repos.
Le diagnostic est confirmé par un test à l'effort.
Le traitement est celui de tout asthme, associé à la prévention médicamenteuse (cromones ou bêta2-mimétiques), à l'éducation (entrée progressive dans l'effort par l'échauffement), au réentrainement à l'effort.
Cet asthme d'effort constitue souvent une entrave à la pratique du sport chez l'asthmatique.

Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme

Syn. asthme après exercice

astigmatisme extracornéen l.m.

extracorneal astigmatism

Astigmatisme d'origine critallinienne (subluxation du cristallin) ou rétinienne (staphylome postérieur).

Étym. gr. a : privatif ; stigma : marque

ASXL1 gene sigle.angl. pour Additional Sex Combs-Like1

Gène, situé sur le locus 20q11, encodant pour une protéine liée à la chromatine requise pour la détermination normale de l’identification segmentaire dans le développement embryonnaire.
Les mutations du gène ASXL1, fréquentes dans les leucémies aigües myéloblastiques, indiquent un mauvais pronostic thérapeutique et dans la leucémie myélomonytaire chronique.

Syn. BOPS, MDS

→ leucémie aigüe myéloblastique  (paysage génomique), leucémie myélomonocytaire chronique

[Q1,F1]

ataraxie n.f.

ataraxia, ataraxy

Absence de passions et de tensions internes, notamment de crainte et de désir.
Désigne principalement l'effet des chimiothérapies anxiolytiques et sédatives.

Étym. gr. ataraxia : absence de trouble

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