prurit des hémodialysés l.m.
Prurit diffus chronique très fréquent chez les insuffisants rénaux traités par hémodialyse, d'étiopathogénie mal élucidée.
Ses caractères sémiologiques variables, notamment son intensité et le soulagement éventuel par les séances de dialyse, suggèrent l'existence de plusieurs mécanismes physiopathologiques distincts. Son diagnostic impose d'éliminer une cause banale de prurit telle que eczéma, gale, lichen plan, toxidermie, etc. La photothérapie peut améliorer les cas difficiles.
prurit psychogène l.m.
psychogenic pruritus
Prurit généralisé ou localisé dont l'origine, ou la raison de la persistance après disparition d'une cause initiale, est attribuée exclusivement à des mécanismes psychologiques.
Des facteurs psychiques influencent souvent le retentissement du prurit, sa pérennisation et l'intensité des manœuvres de grattage. Même s'ils apparaissent secondairement ou s'ils sont intriqués à d'autres étiologies, leur prise en considération est essentielle dans l'approche thérapeutique de ces patients. Toutefois, il n'existe pas de consensus sur les critères diagnostiques du prurit psychogène, et le caractère purement psychogène traditionnellement attribué à certains prurits diffus (prurigo chronique de l'adulte) ou localisés (prurit anal, prurit vulvaire) peut être discuté.
prurit rénal l.m.
renal pruritus
Prurit diffus secondaire à une insuffisance rénale chronique.
Le prurit est un signe classique d'insuffisance rénale avancée; son mécanisme est sans doute multifactoriel. Certains cas sont améliorés par la dialyse mais d'autres non.
pseudodiverticule vésical l.m.
Anomalie acquise de structure du muscle vésical, réalisant une logette creusée dans la musculeuse, survenant dans le cadre d'une vessie de lutte.
Dû à la dissociation des fibres du détrusor par hyperpression endocavitaire au-dessus d'un obstacle chronique, il est l'amorce d'un véritable diverticule de pulsion.
→ cellule vésicale, vessie de lutte
pseudokyste du pancréas l.m.
pancreatic pseudocyst
Collection liquidienne organisée, de siège intra ou extrapancréatique et qui contient du suc pancréatique pur (pseudokyste par rétention), ou de la nécrose liquéfiée (pseudokyste nécrotique).
Ces formations peuvent succéder à une poussée de pancréatite aigüe quelle qu'en soit l'étiologie et sont alors le plus souvent nécrotiques, ou survenir au cours d'une pancréatite chronique et sont alors rétentionnels ou nécrotiques. Leur diagnostic repose sur l’échographie et la tomodensitométrie. Ils peuvent régresser spontanément mais ils peuvent être responsables de complications : surinfection, hémorragie intrakystique, rupture, fistulisation avec un épanchement péritonéal ou pleural riche en amylase, compression biliaire ou rarement duodénale, thrombose splénique ou portale.
pseudomaladie de Kaposi type Mali l.f.
pseudoKaposi’s sarcoma
Association de lésions à type de dermite ocre, ulcérations, petites élevures de couleur aubergine, des extrémités des membres inférieurs rappelant les signes cutanés de la maladie de Kaposi mais dues à une insuffisance veineuse chronique.
J. W. Mali, dermatologiste néerlandais (1965)
Syn. syndrome de Mali, angiodermite
pseudo-occlusion colique l.f.
colonic pseudo-obstruction
Dilatation aigüe d'un côlon, antérieurement sain, survenant sans obstacle mécanique.
Elle survient habituellement chez des malades âgés (60% d'hommes) atteints d'une maladie extracolique grave, avec souvent des troubles respiratoires, ayant nécessité la ventilation mécanique. Il peut s'agir d'affection du système nerveux (maladie de Parkinson, d'accident vasculaire cérébral, démence, atteinte médullaire), bronchopneumopathie chronique, diabète, insuffisance cardiaque, hépatique ou rénale, greffe du rein, grabataires. Dans 25% des cas, il existe une affection associée intra- ou rétropéritonéale, en particulier après une intervention chirurgicale ou un traumatisme. Le syndrome peut parfois s'observer après césarienne ou accouchement non compliqué. Malgré de nombreuses hypothèses, la physiopathologie du syndrome est actuellement discutée : la pathogénie fait intervenir un déséquilibre neurovégétatif et une atteinte diffuse de la motricité viscérale, étendue parfois à l'œsophage, à l'estomac et à la vessie. Certains médicaments peuvent en favoriser l'apparition (clonidine, analgésiques centraux, opiacés, glucocorticoïdes).
Cliniquement l'attention est attirée par une distension abdominale diffuse, parfois monstrueuse, d'installation progressive ou brutale. Les symptômes sont modestes : douleur abdominale, arrêt des matières et des gaz, mais les nausées et les vomissements sont rares et peuvent même manquer. L'abdomen est tendu et tympanique, difficilement dépressible, sans contracture ni défense. Au toucher rectal, l'ampoule rectale est généralement vide. La radiographie de l'abdomen sans préparation montre une distension gazeuse diffuse ou segmentaire. Les dernières anses iléales peuvent être visibles et distendues. L'endoscopie ne trouve aucun obstacle. L'affection peut causer une gêne respiratoire et nutritionnelle, il y a surtout un risque élevé de perforation (surtout cœcale), entraînant un risque de péritonite conduisant à une issue fatale.
Le traitement consiste en aspiration gastrique, mise en place d'une canule rectale, puis exsufflation du côlon sous endoscopie, complétée éventuellement par une intubation colique prolongée car les récidives sont fréquentes.
W. H. Ogilvie, Sir, chirurgien britannique (1948)
pseudopeladique (état) l.m.
pseudopelade
Syndrome caractérisé par le développement progressif d'une alopécie cicatricielle, donc définitive, en petites plaques habituellement multiples et lentement confluantes.
Les états pseudopeladiques évoluent sans folliculite inflammatoire cliniquement décelable. Le cuir chevelu est lisse, rosé, discrètement atrophique avec disparition totale des orifices des follicules pileux. Les étiologies sont multiples : lupus érythémateux chronique, lichen plan, sclérodermie, sarcoïdose, etc. La pseudopelade idiopathique, ou pseudopelade de Brocq, peut, pour certains, se rapprocher du lichen plan à un stade tardif de son évolution.
pseudotumeur inflammatoire l.f.
Ensemble disparate réunissant des formations d'allure macroscopique tumorale et qui sont la conséquence d'un processus inflammatoire chronique hyperplasique.
pseudoxanthome élastique perforant l.m.
perforating pseudoxanthoma elasticum
Maladie rare dont quelques cas sporadiques ont été décrits en association avec une hypertension artérielle ou une insuffisance rénale chronique sous hémodialyse, et comportant des lésions cutanées dont l'aspect histologique est celui d'un pseudoxanthome élastique.
Les lésions se situent sur les seins ou la région ombilicale, et comportent des ulcérations témoins d'élimination transépidermique. Il n'y a pas d'atteinte cardiovasculaire.
Syn. élastorrhexie systématisée
psoriasis unguéal l.m.
psoriatic nail
Forme de psoriasis atteignant un ou plusieurs ongles, pouvant, mais rarement, précéder de plusieurs années l'apparition d'un psoriasis cutané.
Les altérations sont variées et non spécifiques : érosions ponctuées, modification de la couleur de l'ongle, onycholyse distale ou latérale, hyperkératose sousunguéale distale, hémorragies sous-unguéales punctiformes ou linéaires, taches jaunâtres arrondies isolées ou associées à une onycholyse, paronychie chronique, etc.
Syn. ongle psoriasique
psychochirurgie n.f.
psychosurgery
Intervention neurochirurgicale ayant pour but de traiter des troubles mentaux.
La leucotomie ou lobotomie (destruction des zones préfrontales) a été inventée en 1936, par E.Moniz pour traiter des troubles psychotiques. Ceci lui valut le prix Nobel de médecine en 1946, en raison de la valeur thérapeutique de la leucotomie dans certaines psychoses.
D’autres techniques (leucotomie transorbitaire) et d’autres cibles cérébrales (cingulotomie, thalamotomie) ont ensuite été choi es ayant résisté aux thérapeutiques plus habituelles. La psychochirurgie s’est notamment avérée efficace dans des cas de troubles obsessionnels et de mélancolie chronique. Cette chirurgie a été peu à peu abandonnée du fait du caractère irréversible des lésions au fil des progrès des thérapeutiques médicamenteuses.
La découverte d’un effet psycho comportemental ( action euphorisante ) de la stimulation par voie neuro chirurgicale utilisée pour traiter des malades parkinsoniens a conduit à tester la même technique de stimulation cérébrale profonde (le plus souvent noyau subthalamique) pour traiter des formes graves de trouble obsessionnel compulsif. La mise en œuvre d’un tel traitement ne concerne évidemment que des formes extrêmes de maladie mentale et nécessite un avis collégial regroupant psychiatres, neurochirurgiens, neurophysiologistes voire éthiciens.
A. Egas Moniz, Freire, neurologue portugais, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1949 (1935)
→ Parkinson (maladie de, trouble obsessionnel compulsif
[G5, H3]
Édit. 2019
psychologie médicale l.f.
medical psychology
Discipline scientifique qui étudie les processus cognitifs, émotionnels et les comportements face à la maladie aigüe ou chronique.
La psychologie médicale a pour objet d’appréhender le malade dans ses diverses composantes somatique, psychique, sociale en incluant l’analyse des résonances entre le malade et sa maladie, le malade et son médecin.
Les spécialistes en psychologie médicale ont soit une formation en psychologie (psychologues cliniciens) soit une formation en médecine (médecins généralistes et psychiatres en particulier).
La psychologie médicale vise à comprendre les ressources psychologiques mises en jeu par la personne malade pour faire face à la rupture d’équilibre introduite par la maladie et construire un nouvel équilibre de vie.
Plusieurs réactions psychologiques face à la maladie peuvent être observées : dénégation ou déni pouvant conduire au refus de soins ; égocentrisme, dépendance avec recherche de bénéfices dits secondaires rendus accessibles du fait de la présence de la maladie.
Des aspects pathologiques sont possibles : manifestations anxieuses ou dépressives en particulier.
Divers facteurs peuvent avoir un impact sur la relation soignant-soigné : individuels (traits psychologiques de la personne ) ; socioculturels (statuts du malade et du médecin, croyances de l’un et l’autre, appartenances culturelles).
Les travaux de Michael Balint ( 1896-1970 ) sur la formation psychologique du médecin ont connu un vif succès en soulignant la nécessaire prise en compte du malade et non plus seulement de la maladie pour trouver le meilleur point d’équilibre entre les 2 pôles domination-soumission. Les notions psychanalytiques de transfert ( aspects affectifs conscients et inconscients du malade vers le médecin) et contre transfert (aspects affectifs conscients et inconscients du médecin vers le malade) ont inspiré ses travaux.
La loi du 4 mars 2002 a donné un nouveau cadre à la relation médecin-malade : droit du malade à l’information et devoir d’informer du médecin, consentement explicite et non plus implicite aux soins proposés.
M. Bálint, psychanalyste hongrois (1896-1970)
Réf. M.Balint, Le médecin, son malade et la maladie, Payot édit. Paris, trad.1996, 418 p.
→ groupe Balint, rôles psychiatriques du médecin généraliste, médicament-médecin, psychologie médicale et maladie
[H3, H4, N3]
Édit. 2019
psychopolynévrite n.f.
psychic disturbances associated with polyneuritis
Association de troubles psychiques de type encéphalopathique et d'une polyneuropathie, s'observant parfois au cours de certains états infectieux ou toxiques, mais surtout dans un contexte d'alcoolisme chronique, réalisant la psychopolynévrite de Gayet-Wernicke-Korsakoff.
Divers facteurs de carence, notamment en vitamine B1, sont responsables de ce type d'atteinte qui, selon la sévérité des lésions, est réversible ou non sous traitement substitutif, en particulier vitaminique B1. Dans le système nerveux central, la prédominance lésionnelle s'observe au niveau des tubercules mamillaires et du tronc cérébral, à type de micro-proliférations vasculaires et de microlésions hémorragiques. La polyneuropathie alcoolo-carentielle est de type axonal.
psychose alcoolique aigüe et subaigüe l.f.
alcohol-induced acute and subacute psychosis
Psychose confuso-onirique survenant chez l'alcoolique chronique, qui peut être précipitée par un accident, un épisode infectieux, une intervention chirurgicale ou un choc émotionnel, souvent à l'occasion d'un sevrage.
Très rare de nos jours, parfois précédé d'une crise comitiale, le delirium tremens est dominé par un travail hallucinatoire surtout zoopsique terrifiant, avec confusion profonde, agitation surtout nocturne, parfois forcenée, trémulation, mais suggestibilité. Le pronostic vital est engagé d'emblée (hyperthermie, déshydratation, sitiophobie, complications pulmonaires, etc.).
Bien plus fréquentes, les psychoses alcooliques subaigües présentent une déstructuration de conscience moins marquée, sans atteinte somatique notable.
Chez ces patients, une évolution est possible vers une encéphalopathie de Gayet-Wernicke-Korsakoff. Dans le cas de guérison, une aptitude délirophile a été relevée.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[H3,G3,G4]
psychose hallucinatoire chronique l.f.
hallucinatory chronicle psychosis
Variété de délire chronique, caractérisée notamment par l'activité hallucinatoire1.
Survenant en règle après 30 ans, elle est classiquement dominée au début par un "petit automatisme mental", puis par de très riches phénomènes psychosensoriels, surtout acousticoverbaux, le plus souvent à thèmes de persécution, en fait assez bien systématisés. Des poussées jalonnent l'évolution. Habituellement, le suivi médical et paramédical, avec les neuroleptiques, réduit ces troubles, mais sans véritable disparition. On respecte au besoin des franges délirantes, afin de prévenir des états dépressifs, pseudo-déficitaires ou régressifs éventuels.
Une tentative de démembrement selon trois structures délirantes2 n'a pas supprimé cette entité propre à l'école française, souvent considérée à l'étranger comme une forme de schizophrénie à début tardif. La CIM 10 l'inclut dans les "autres troubles psychotiques non organiques" ne répondant pas, en particulier, aux critères schizophréniques, ni à ceux d'une pathologie thymique de type psychotique.
1G. Ballet, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1911 et 1913) ; 2 C.-H. Nodet, psychiatre français (1937)
Étym. lat. hallucinare : se tromper
[H3]
Édit. 2015
psychotropes (indications transnosographiques des) l.f.p
transnosographic claims concerning psychotropes
Indication d'une thérapeutique par psychotropes, dite aussi syndromique, qui ne vise pas des entités cliniques (des maladies) bien définies, mais des syndromes qui peuvent apparaître, de façon aigüe ou chronique, au cours de diverses pathologies neuropsychiatriques (D. Ginestet, V. Kapsambelis).
Les pathologies concernées par de telles indications sont essentiellement les déficiences mentales, la psychopathie, l'alcoolisme, la toxicomanie (surtout en période de sevrage), les troubles de la personnalité et même certains états névrotiques.
Seront seulement cités : quel que soit le diagnostic de base, les états d'agitation et d'impulsivité, susceptibles de bénéficier des thymorégulateurs ; la fréquente dimension psychotique des arriérations mentales, qui conduit notamment à évaluer l'utilité d'un traitement neuroleptique continu, parfois avec une substance à action prolongée.
En dehors des effets positifs recherchés, seront pris en considération les inconvénients de ces thérapeutiques, dont le patient devrait être averti, avec la coopération à attendre de lui.
D. Ginestet, psychiatre français et V. Kapsambelis, psychiatre grec (1996)
purine (analogues de la) l.m.p.
Famille de médicaments très utiles dans les syndromes lymphoprolifératifs : la 6-mercaptopurine, la 6-chloropurine; la 2 Chloro Deoxy Desaminase (2.C.D.A.) a transformé le pronostic des leucémies à tricholeucocytes et la fludarabine est un des meilleurs traitements de la leucémie lymphoïde chronique.
pustulose palmo-plantaire l.f.
palmoplantar pustulosis
Maladie chronique caractérisée par la survenue de poussées de pustules palmoplantaires amicrobiennes uniloculaires bien isolées les unes des autres, en l'absence d'antécédent de psoriasis.
Elles peuvent être associées à des lésions d'hyperostose dans le cadre du syndrome SAPHO. Ses rapports avec le psoriasis pustuleux sont discutés. L'individualisation d'une forme dite « bactérides pustuleuses d'Andrews », fondée sur l'association à un foyer infectieux latent dont la cure guérirait la pustulose, est très controversée.
pustulose sous-cornée de Sneddon-Wilkinson l.f.
subcorneal pustular dermatosis
Affection rare caractérisée par la survenue d'une éruption de pustules amicrobiennes à hypopyon entourées d'un halo érythémateux, se groupant en formations figurées qui atteignent surtout le tronc au voisinage des grands plis, d'évolution chronique se faisant par poussées qui réagissent bien à la dapsone.
Les pustules, histologiquement non folliculaires, correspondent à des cavités intra-épidermiques très superficielles, sous-cornées, bourrées de polynucléaires neutrophiles; le prélèvement bactériologique confirme le caractère amicrobien de cette dermatose qui fait partie des dermatoses neutrophiliques. L'association à une gammapathie monoclonale, notamment de type IgA, est fréquente et doit être recherchée par principe.
I. B. Sneddon et D. S. Wilkinson, dermatologues britanniques (1956)
Syn. maladie de Sneddon-Wilkinson, dermatose pustuleuse sous-cornée
puvathérapie l.f.
Méthode thérapeutique associant la prise orale de psoralènes suivie par une exposition à un rayonnement UVA exclusif, indiquée principalement dans le traitement du psoriasis, de la mastocytose, du mycosis fongoïde, du prurit chronique des personnes âgées.
Les psoralènes exercent une action photosensiblisante.
Syn. photochimiothérapie
→ psoriasis, mastocytose, mycosis fongoïde, UVA, psoralènes, photosensibilisation médicamenteuse, photochimiothérapie
pyélite l.f.
pyelitis
Inflammation aigüe ou chronique des parois du bassinet et, par extension, des cavités rénales.
La participation du parenchyme rénal étant en ces circonstances quasi constante, il s'agit en fait presque toujours de pyélonéphrite. L’association à une infection de la vessie réalise une pyélocystite. La pyélonéphrite peut avoir une origine hématogène ou urinaire par voie rétrograde (pyélite ascendante).
Terme peu employé.
→ pyélonéphrite aigüe, pyélonéphrite chronique
pyélonéphrite n.f.
pyelonephritis
Inflammation des structures intrarénales, portant à la fois sur le parenchyme et la voie excrétrice.
Elle peut être aigüe ou chronique.
pyélonéphrite aigüe l.f.
acute pyelonephritis
Néphropathie aigüe infectieuse intéressant le tissu interstitiel, siège d'un œdème et d'une infiltration par les polynucléaires, associée à une infection pyélique.
Elle se traduit cliniquement par un état fébrile parfois sévère de type septicémique, des douleurs lomboabdominale, une pyurie à germes divers tels que colibacille, Proteus, etc. Elle complique fréquemment une infection urinaire basse, parfois méconnue. Sa survenue est favorisée par un reflux vésico-urétéral, un obstacle de la voie excrétrice urinaire, une malformation congénitale, l'état de grossesse, etc. Elle peut récidiver ou évoluer à bas bruit vers la pyélonéphrite chronique.
Le traitement repose sur la prescription d'antibiotiques en urgence et pendant plusieurs semaines, éventuellement associée à la suppression du ou des facteurs déclenchants. La fréquence des pyélonéphrites aigües a fortement diminué grâce au traitement précoce des infections urinaires basses et à l'éventuelle correction des anomalies congénitales ou acquises de la voie excrétrice urinaire.
→ pyélonéphrite chronique, pyonéphrite
pyélonéphrite xanthogranulomateuse l.f.
xanthogranulomatous pyelonephritis
Variété assez rare de pyélonéphrite chronique sévère chez des patients ayant souvent des antécédents urologiques chargés, notamment lithiasiques.
Sa caractéristique réside dans la formation de lésions xanthomateuses, avec des travées jaunâtres entourant les régions calicielles, et présence à l'examen histologique de cellules spumeuses infiltrées de lipides. Les lésions justifient la néphrectomie d'un rein fonctionnellement détruit et souvent d'aspect clinique pseudotumoral.