Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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trabéculum n.m.

Le trabéculum est une voie d’écoulement de l’humeur aqueuse.
La voie d’écoulement principale  de l’humeur aqueuse est  formée successivement par le  trabéculum, le canal de Schlemm et les canaux collecteurs.
Le trabéculum  est une bande de tissus filtrant disposé  en anneau qui tapisse la paroi cornéo-sclérale  et le fond ciliaire. On lui distingue trois parties dehors en dedans :
- le trabéculum uvéal  composé de  piliers ou fibres parallèles à la surface de la sclère et recouvrant l’éperon scléral et le sommet de l’angle.  Leur aménagement créé des espaces très larges et des orifices arrondis n’offrant pas de résistance réelle au passage de l’humeur aqueuse ;
– le trabéculum  cornéo-scléral  constitué de lames superposées tendues  en éventail et percées  d’orifices ou pores. Ceci ménage un labyrinthe dont les couloirs sont encore relativement larges et à l’état normal, ne représentent par un obstacle physique à l’écoulement de l’humeur aqueuse ;
– le trabéculum  juxta-canaliculaire  constitué de deux à cinq couches de cellules disposées en réseau au sein d’une matrice extracellulaire ou substance fondamentale, excrétée par ces cellules. Ce trabéculum a donc la structure d’un filtre comprenant un certain nombre de pores ; il représente le principal site de résistance à l’écoulement de l’humeur aqueuse.

traitement hiérarchique l.m.

hierarchical processing

Hypothèse dun traitement progressif de l'image à partir d'éléments très simples, les champs récepteurs circulaires concentriques, puis les champs récepteurs des cellules simples, puis complexes.
Cette hypothèse a été largement invalidée par la découverte de projections directes du corps géniculé latéral sur les cellules complexes.

transformation n.f.

transformation

1) En génétique, modification morphologique d'une cellule habituellement induite par un gène viral, s'accompagnant de propriétés de croissance indépendantes des facteurs exogènes.
P. ex., les cellules animales ayant subi l'action d'un agent cancérigène deviennent cancéreuses et transmettent ce caractère à toutes les cellules qu'elles engendrent.
L’infection in vitro de lymphocytes B par le virus d’Epstein-Barr permet d’obtenir une lignée lymphoblastoïde B qui se multiplie indéfiniment. Plusieurs gènes viraux (environ 8) sont impliqués dans ce phénomène. Les lignées lymphoblastoïdes se distinguent des lignées lymphomateuses dérivées de lymphomes, par une forte expression des molécules adhésives et des molécules du complexe majeur d’histocompatibilité. Les lignées lymphomateuses sont souvent résistantes à l’action des lymphocytes T cytotoxiques.
2) En bactériologie, acquisition d’ADN libre étranger par une bactérie dite compétente, suite à un contact direct entre ADN et cellule hôte.
Les molécules d’ADN qui pénètrent peuvent intégrer le génome de la cellule hôte par recombinaison.

transformation génétique, transformation bactérienne

trichoadénome n.m.

trichoadenoma

Tumeur bénigne rare, apparaissant à tout âge, siégeant généralement à la face et se manifestant sous forme d'un petit nodule ferme mesurant 3 à 5 cm de diamètre, composé histologiquement de nombreux kystes, délimités par quelques rangées de cellules épithéliales éosinophiles qui se kératinisent par l'intermédiaire d'une granuleuse, entre lesquels s'observent des amas tumoraux denses, constitués uniquement de cellules épithéliales.
Il s'agit d'une néoformation d'origine folliculaire et à différenciation infundibulaire. La lésion est stable. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale. Une tumeur un peu différente avait été décrite sous le même nom par les français Sézary et Lévy-Coblentz en 1933

A. Sézary, membre de l'Académie de médecine et G. Lévy-Coblentz, dermatologistes français, (1933) : W. Nikolowski, dermatologiste allemand (1958)

Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; aden : glande ; ôma : tumeur

trichoépithéliome n.m.

trichoepithelioma

Hamartome de l'appareil pilosébacé, localisé le plus souvent au visage.
La lésion solitaire se présente comme une papule lisse ressemblant à un carcinome basocellulaire débutant.
Les lésions multiples, connues sous l'appellation "épithéliomas adénoïdes kystiques" (Brooke) ou "trichoépithéliomas papuleux multiples" (Jarisch) correspondent à une affection autosomique dominante apparaissant à la puberté et caractérisée par la présence au visage, et principalement sur les paupières et dans les plis nasolabiaux, de nombreuses petites tumeurs rondes et translucides à disposition symétrique. De telles lésions, mal dénommées adénomes sébacés symétriques (type Balzer-Ménétrier), peuvent faire partie de l'épiloïa ou sclérose tubéreuse de Bourneville. Histologiquement, il s'agit de travées épithéliales et de cordons cellulaires, dont la structure rappelle celle du carcinome basocellulaire. On y observe toutefois une nette différenciation pilaire sous forme d'ébauches folliculaires et/ou de foyers kystiques pleins de lamelles kératinisées et entourés d'une ou plusieurs rangées de cellules basaloïdes, qui se terminent parfois par un prolongement épithélial "en queue de têtard". La tumeur, d'origine pilaire, dériverait, pour certains, du bourgeon épithélial primitif; pour d'autres, elle se développerait à partir de cellules indifférenciées pluripotentes. Il en existe une variété dite desmoplastique.

H. Brooke, dermatologiste britannique (1892) ; A. Jarisch Sr, dermatologiste autrichien (1894) ; F. Balzer et P. Menétrier, dermatologistes français (1885) ; D-M. Bourneville, neurologue français (1880)

Syn. épithélioma(s) adénoïde(s) kystique(s)

trométhamine n.m.

tromethamine

Amine organique accepteur de protons, l'acétate donne des solution très alcalines (pH entre 10,0 et 11,5) utilisées soit en perfusions en cas d'acidose, soit localement pour neutraliser une contamination acide ou combattre l'acidose des cellules lésées lors d'une brulure cutanée.
Contrairement aux autres alcalins qui ne pénètrent pas facilement dans les cellules, la solution d'acétate de tris-(hydroxyméthyl)-aminométhane (THAM ou TRIS) à 5% dans l'eau, permet à 30% du produit injecté dans le sang de passer dans l'espace intracellulaire. Cette propriété du THAM a été utilisée pour la réanimation après arrêt cardiaque mais il est considéré comme moins maniable que le bicarbonate de sodium car il peut provoquer des apnées. Le THAM a une action hypoglycémiante et il peut aussi amener une hyperkaliémie en cas d'insuffisance rénale. Il a été utilisé pour épurer le gaz carbonique des atmosphères confinées, dans les sous-marins notamment, car il est facilement régénérable, ce qui n'est pas le cas de la chaux sodée. Dans l'industrie alimentaire, on l'a utilisé en aspersion pour la conservation du poisson frais.
  

Syn. THAM, TRIS

trophectoderme n.m

trophectoderm

Ensemble des blastomères de la couche externe du blastocyste.
A partir du stade 8 cellules, les blastomères se polarisent et vers le stade 16 cellules, leur position n’est plus équivalente. Ceux qui occupent une position périphérique, appelés trophoblastes, forment le trophectoderme qui deviendra le placenta, ceux du centre forment la masse interne à l’origine de l’embryon. Le terme « trophectoderme » rappelle qu’il est contigu à l’ectoderme de l’embryon
blastomère, blastocyste,trophoblaste, placenta

[O6]

Édit. 2017/1

trophoblaste n.m.

trophoblast, trophoblastic tissue

Couche périphérique des blastomères de la morula apparaissant aux environs du 8e jour après l’ovulation et faite de cellules qui pénètrent dans l’endomètre au lieu de l’implantation de l’œuf fécondé, participant à la constitution du placenta.
Au stade du blastocyste elle formera la paroi du blastocèle.
Cette plaque trophoblastique primitive qui se développe considérablement, notamment au pôle embryonnaire, comportera rapidement deux types cellulaires recouvrant les villosités placentaires : le cytotrophoblaste, couche interne qui progressivement disparaîtra aux alentours de la 16e semaine de gestation, au profit de la couche externe ou syncytiotrophoblastique. Celle-ci sécrète un grand nombre d’hormones dont l’hormone chorionique gonadotrope, HCG. Le trophoblaste constitue une interface essentielle entre les tissus maternels et les tissus fœtaux et ce sont les cellules trophoblastiques qui ouvrent les terminaisons des petites artères spiralées de l’endomètre, aboutissant, au milieu du second trimestre, à la constitution des larges canaux du système artériel utéroplacentaire.
Sa biopsie permet de déterminer le sexe, le caryotype, l’ADN et l’existence de certaines maladies héréditaires.

Étym. gr. trophê : nourriture ; blastein : engendrer

stades carnegie, horizons de Streeter, cytotrophoblaste, syncytiotrophoblastique

[A4,O6]

tuberculose génitale féminine l.f.

female genital tuberculosis

Localisation à l'appareil génital de la femme du bacille tuberculeux, le bacille de Koch.
Les aspects cliniques sont très variés, selon qu'il s'agit d'une forme aigüe, ou de lésions chroniques développées à bas bruit. La tuberculose salpingopéritonéale ascitique à révélation bruyante, l'ascite essentielle des jeunes filles, est devenue rarissime en France. Les formes latentes peuvent encore être responsables de localisation annexielle, tubaire, source de stérilité surtout dans la population de femmes migrantes, ou encore de lésions utérines endométriales à l'origine de synéchies, voire d'aménorrhée. Le diagnostic est fait par l'identification du BK dans le sang des règles ou par la biopsie de l'endomètre qui montre des cellules géantes entourées de cellules épithélioïdes, les follicules gigantocellulaires. Dans toutes ces formes, il est de règle de rechercher une localisation urinaire associée, tuberculose urogénitale.

tuberculose iléocaecale l.f.

ileocaecal tuberculosis

Contamination, par le bacille tuberculeux, de la région iléocaecale à partir d'un foyer extradigestif, le plus souvent pulmonaire, qui représente 80% des tuberculoses intestinales.
Le plus souvent il s’agit d’une contamination directe par un bacille d’origine bronchique, qui franchit la muqueuse et se localise dans les ganglions lymphatiques. Il peut exister aussi une dissémination hématogène ou une contamination de voisinage ; exceptionnellement une contamination par un bacille bovin ingéré. La tuberculose intestinale, qui avait disparu des pays développés, réapparait dans le monde dans le cadre des syndromes immunodéficitaires acquis. Les signes sont ceux d’une pathologie inflammatoire de la région iléocæcale et le diagnostic, en l’absence de contexte évocateur, est le plus souvent fait par l’anatomopathologie. Sur les pièces d’exérèse intestinale, on met en évidence des nodules miliaires séreux, des sténoses et des ulcérations, sièges d’une nécrose caséeuse et d’un infiltrat à cellules mononucléées avec une réaction de cellules épithélioïdes.

tumeur à cellules claires l.f.

clear cell tumor, sugar tumor

Tumeur bénigne exceptionnelle, à cellules claires régulières, sans atypies cytonucléaires.
Elles sont difficiles à différencier d'une métastase d'un cancer à cellules claires du rein.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. tumeur sucre

tumeur à cellules granuleuses l.f.

granular cell tumor

Tumeur bénigne, siégeant sur la langue (40% des cas), dans la peau (20% des cas) ou dans d'autres localisations, telles les muscles, l'oropharynx, les glandes salivaires, les voies respiratoires, etc., formant un nodule le plus souvent solitaire, bien circonscrit, saillant, parfois hyperkératosique, de consistance ferme, non douloureux.
Elle est caractérisée histologiquement par de volumineuses cellules ovoïdes, rubanées ou polygonales, parfois multinucléées, dont le cytoplasme, apparemment spumeux, est en fait chargé de fines granulations éosinophiles, positives au PAS, résistantes à l'amylase et faiblement colorables par le Soudan noir et à petit noyau ovalaire. L'épiderme est pseudocarcinomateux. L'origine de ces cellules a été longtemps discutée. La théorie myoblastique est actuellement abandonnée et la théorie histiocytaire n'a pas pu être confirmée. L'origine schwannienne, qui trouverait un appui dans la microscopie électronique et dans les données immunohistochimiques, semble la plus probable. L'évolution est lentement
progressive. L'excision chirurgicale amène la guérison. 

A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1926)

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. myoblastome granulocellulaire, rhabdomyome granulocellulaire, tumeur d’Abrikossof

tumeur d'Abrikossof maligne, oncocytome

tumeur artérioveineuse acrale de Carapeto, Garcia-Perez et Winkelmann l.f.

acral arterio-venous tumor

Hamartome dérivé du canal de Sucquet-Hoyer, observé principalement chez l'adulte masculin, siégeant généralement au visage, au cuir chevelu, aux mains et aux pieds, consistant en papules plus ou moins hémisphériques ou en nodules de teinte rouge foncé et mesurant environ 1 cm de diamètre.
Histologiquement, la lésion consiste en amas vasculaires comprenant des artères, des veines et des vaisseaux de transition bordés de cellules musculaires lisses et non pas de cellules glomiques. L'ablation chirurgicale amène une guérison définitive.

F. J. Carapeto, A. Garcia-Perez dermatologistes espagnols, R. K. Winkelmann, dermatopathologiste  américain (1977) ; A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1926)

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur d'Abrikossoff maligne

tumeur carcinoïde bronchique l.f.

carcinoid bronchial tumor

Forme la plus différenciée des tumeurs neuroendocrines pulmonaires représentant 3% des tumeurs bronchopulmonaires.
Elle nait aux dépens des bronches proximales. On distingue des polypes endobronchiques et des tumeurs en iceberg qui sont endo- et péribronchiques. Histologiquement les cellules tumorales sont petites, à noyaux réguliers, agencées en ilots ou travées dans un tissu conjonctif très vascularisé. Les mitoses sont exceptionnelles.
Les carcinoïdes périphériques, nés sur les bronchioles, forment des nodules bien limités parfois volumineux. Leur aspect histologique est plus polymorphe (carcinoïde à cellules fusiformes).
Le terme de tumeur carcinoïde bronchique doit être réservé à la forme bénigne de traitement exclusivement chirurgical.

carcinome neuro-endocrine pulmonaire

tumeur de blastème l.f.

blastemal tumor

Tumeur embryonnaire maligne faite de nappes de cellules ayant conservé l'apparence du blastème primitif, mais pouvant offrir des aspects de différenciation épithéliale et conjonctive.
Production tumorale, possédant à la fois les propriétés de prolifération et d’indifférenciation des processus cancéreux et les potentialités multiples de différenciation l’ébauche embryonnaire correspondante.
Un hépatoblastome sera ainsi capable de produire, sur un mode anarchique des ébauches de d’hépatocytes, de canaux, des cellules hématopoïétiques, du tissu conjonctif et même du tissu cartilagineux. Le suffixe blastome désigne la plupart d’entre-elles : néphroblastome (ou tumeur de Wilms), neuroblastome, glioblastome, pneumoblastome etc. Ces tumeurs s’observent plus volontiers dans l’enfance, où elles sont parfois associées à des ensembles malformatifs. Certaines possèdent des anomalies chromosomiques définies.

R. Wilms, chirurgien allemand (1899)

Étym. lat. tumor : gonflement

glioblastome, neuroblastome, pneumoblastome, Wilms (tumeur de), blastème, hépatoblastome, néphroblastome

[A4,F2, O1]

Édit. 2019

tumeur de la granulosa et de la thèque l.f.

granulosa theca cell tumor of the ovary

Tumeur bénigne ou maligne de l'ovaire sécrétant des œstrogènes, dans laquelle coexistent des cellules de la granulosa et des cellules thécales, pouvant être les unes et les autres, lutéinisées.

tumeur épithélio-lympho-histiocytaire l.f.

le diagnostic de kyste, de nævus

ou de carcinome basocellulaire.
Histologiquement la tumeur se compose de lobes intradermiques constitués de grandes cellules centrales claires, à noyau arrondi,
et de lymphocytes et entourés par quelques assises de cellules basaloïdes aplaties. Certains lobules sont en rapport avec l'épiderme
ou avec un follicule pileux ou peuvent présenter une différenciation pilaire. Le stroma péritumoral est dense et fibreux. La lésion
ayant une nette composante histiocytaire, le terme épithéliolymphohistiocytaire, proposé par J. Civatte (1990), définit mieux
la composition de la tumeur que celui de lymphoépithélial. L'origine de la prolifération est controversée  : considérée par la plupart
 des auteurs comme une tumeur d'origine pilosébacée, certains y ont décrit des formations sudoripares et d'autres pensent
( probablement à tort) qu'il s'agirait d'un carcinome basocellulaire à différenciation pilaire ou sudoripare. L’évolution est bénigne.
 Le traitement chirurgical amène une guérison définitive.

J. Civatte, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1990) ; D. J. Santa Cruz et R.J Barr, dermatopathologistes américains (1987 et 1991)

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. tumeur lympho-épithéliale de Santa Cruz et Barr

tumeur glandulaire myoépithéliale l.f. (obsolète)

Variété d'hidradénome nodulaire contenant de nombreuses cellules claires, riches en glycogène et correspondant à l'ancien myoépithéliome à cellules claires de Lever.

W. F. Lever dermatologiste américain (1949)

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur glomique pulmonaire et médiastinale l.f.

glomus tumor of lung and mediastinum, glomangioma

Tumeur bénigne développée à partir du glomus neurovasculaire de Masson, très rare au niveau du poumon et du médiastin.
Ce sont de petites tumeurs asymptomatiques découvertes chez l'adulte. Elles peuvent siéger au niveau de la trachée, des poumons et des carrefours artérioveineux. Elles sont superposables aux autres tumeurs glomiques, faites de cavités vasculaires bordées par un endothélium régulier, un amas de petites cellules issues de cellules lisses peu différenciées.

P. Masson, anatomopathologiste  français, membre de l’Académie de médecine (1924)

Étym. lat. tumor : gonflement, glomus : pelote

tumeur myofibroblastique inflammatoire du poumon l.f.

inflammatory pseudotumor of lung

Lésion nodulaire composée de cellules inflammatoires lymphocytaires et surtout plasmocytaires, de macrophages chargés de lipides et de cellules conjonctives myofibroblastiques.
Son histogénèse n'est pas déterminée. Habituellement bénigne, elle peut être localement invasive sur les bronches et sur la plèvre.
Elle se voit surtout dans la première partie de la vie, révélée parfois par des signes infectieux. Ailleurs, c'est une découverte d'examen radiographique. Le nodule radiologique est homogène, bien circonscrit, contenant des calcifications parfois. L'évolution est lente. Le diagnostic est souvent post-opératoire sur l'examen histopathologique de la pièce.
Selon la prédominance du type histologique dans cette tumeur composite, de nombreux noms lui ont été donnés.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. plasmocytome, histiocytome, xanthome, tumeur à mastocytes, granulome histiocytaire, pseudotumeurs inflammatoires

xanthome pulmonaire

tumeur stromale gastro-intestinale l.f.

Tumeur mésenchymateuse responsable d’hémorragies digestives souvent occultes, caractérisée par une prolifération de cellules fusiformes ou plus rarement épithélioïdes pouvant se développer à partir de tous les segments du tube digestif, surtout de l’estomac et de l’intestin grêle, exceptionnellement du mésentère et du péritoine.
Cette tumeur mésenchymateuse dérive des cellules de Cajal (responsables de la motricité intestinale) ou d’un précurseur, typiquement de phénotypes KIT+ et DOG+, présentant très fréquemment une mutation activatrice des gènes codant pour les récepteurs tyrosine-kinase KIT ou PDGFRA. Avec une incidence voisine de quinze cas pour 1000000 habitants, par an, cette affection qui est la plus fréquente des tumeurs mésenchymateuses digestives, représente moins de 1% de l’ensemble des sarcomes. L’âge médian de la survenue des GIST varie entre 55 et 65 ans et rarement avant 40 ans ; le sexe ratio est de 1/1. Leur traitement, lorsqu’elles sont localisées, est essentiellement chirurgical, mais elles ont grandement bénéficié du traitement par les inhibiteurs de tyrosine kinase qui ont transformé leur pronostic autrefois redoutable. L’efficacité de cette thérapeutique est conditionnée en partie par la nature des mutations.

S. Ramón y Cajal, anatomopathologiste espagnol, membre de l'Académie de médecne, prix Nobel de médecine de 1906 (1852 - 1934 ) ; J. B. Bachet, onco-épidémiologiste français (2013)

Étym. lat. tumor : gonflement

Sigle GIST

Cajal (cellule de), imatinib, KIT, PDGFRA gene, BRAF gene, tyrosine kinase, tyrosine kinases (inhibiteurs des)

[ F2, L1, Q1,]

Édit. 2019

tumeur tubulopapillaire du rein l.f.

papillary renal cell adenoma, papillary renal cell carcinoma

Variété de tumeur rénale primitive qui a pour origine les cellules des tubes contournés distaux ou les reliquats métanéphriques, et, bien que d'aspect clinique très voisin de l'adénocarcinome, s'en distingue par des caractères micromorphologiques, cytochimiques et génotypiques.
Ces tumeurs sont souvent bilatérales et multifocales. Leur malignité est variable, allant de l'adénome au carcinome, et leur pronostic meilleur que celui de l'adénocarcinome à cellules claires. C'est le type histologique le plus fréquent chez les hémodialysés ayant développé une dysplasie multikystique acquise.

Étym. lat. tumor : gonflement

cancer du rein

tumeur xanthomateuse plexiforme l.f.

plexiform xanthomatous tumor

Tumeur mésenchymateuse rare, survenant chez l'adulte, siégeant sur les membres et le tronc et se manifestant comme une tuméfaction intradermique bien délimitée, dure, ayant la teinte de la peau normale environnante.
Histologiquement, la lésion se situe dans le derme profond et l'hypoderme et se compose d'amas bien délimités comprenant des faisceaux entrelacés de cellules fibroblastiques, des plages de cellules xanthomateuses et des dépôts de cholestérol. La tumeur doit être différenciée du xanthome, de la tumeur fibrocytique plexiforme et de l'histiocytome fibreux cholestérolique. L'évolution est chronique. Des métastases n'ont pas été observées. Le traitement consiste en l'excision chirurgicale.

Étym. lat. tumor : gonflement

tunique intime l.m.

tunica intima (TA)

tunica intima

Tunique interne d’un vaisseau constituée d’un endothélium et d’une couche conjonctive sous endothéliale.
La structure de la tunique intime d’une artère ou endartère diffère selon le type de l’artère : elle peut comprendre des fibres musculaires, des fibres conjonctives et des cellules conjonctives étoilées. La tunique intime d’une veine ou endoveine est constituée d’un endothélium de cellules polygonales et d’une couche striée de structure variable, comprenant notamment des faisceaux conjonctifs et des fibres musculaires lisses.

Syn. anc. intima, endartère, endoveine

[A1, K2]

Édit. 2019

tunique muqueuse de l'utérus l.f.

tunica mucosa uteri, endometrium (TA)

endometrium

Tunique muqueuse qui tapisse la cavité uterine.
On lui reconnait trois portions de structure différente : 1) dans le corps de l’utérus et la partie haute de la cavité cervicale, un épithélium prismatique simple dont certains éléments sont ciliés et qui repose sur un chorion constitué par des fibroblastes ; elle adhère étroitement au muscle sous-jacent ; de longues cryptes épithéliales, dites improprement glandes utérines, lui sont annexées. 2) à la partie inférieure de la cavité du col (muqueuse endocervicale), c’est un épithélium simple à cellules polyédriques comportant des cellules caliciformes à mucus ; les glandes cervicales sont moins nombreuses et plus volumineuses que sur le col ; très polymorphes au niveau de l’orifice utérin, elles peuvent se transformer en kystes, les œufs de Naboth ; le chorion est ici riche en fibres conjonctives et pauvre en fibroblastes ; cette portion de l’endomètre est parcourue par les plis palmés qui forment l’arbre de vie. 3) au niveau de la portion vaginale du col (museau de tanche), c’est un épithélium pavimenteux stratifié reposant sur un chorion très riche en fibres conjonctives et élastiques. Au cours de la vie de la femme la tunique muqueuse de l’utérus présente une série de modifications anatomo-fonctionnelles en rapport avec le stade du développement génital, le cycle oestral et la gestation.

Syn. endomètre

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