Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1832 résultats 

incisure tympanique l.f.

incisura tympanica (TA)

tympanic notch

Petite encoche du bord supérieur de la pars flaccida de la membrane du tympan.

A. Rivinus, botaniste, physiologiste et médecin allemand (1652-1723)

Syn. anc. incisure de Rivinus

incisures costales du sternum l.f.p.

incisurae costales sterni (TA)

costal notchs of sternum

Incisures des bords latéraux du sternum avec lesquels s’articulent de chaque côté les sept premiers cartilages costaux.
La première est à la partie supérieure du bord latéral du manubrium du sternum et la deuxième à l’union du manubrium et du corps.

Syn. anc. échancrures costales du sternum

index n.m.

index finger

Deuxième doigt de la main qui doit son nom au geste par lequel il sert à indiquer une direction, un être, un objet.
Il comporte trois phalanges. Il est doté de plus indépendance que les deux doigts suivants (majeur et annulaire) d’où son rôle majeur dans la préhension fine monomanuelle par opposition avec le pouce (pince pollicidigitale).

Syn. deuxième doigt [II] (de la main)

→ doigt, pouce.

[index,digitus secundus manus II]

index pronostique de Van Nuys l.m.

Van Nuys prognostic index

→ Van Nuys (index pronostique de), cancers canalaires in situ du sein

indicanurie n.f.

indicanuria

Concentration d'indican dans l'urine.
Normalement on en trouve de 5 à 10 mg/j (25 à 45 µmol/ 24 h) ; l'indicanurie s'élève en cas de développement de la flore intestinale de putréfaction.

inductible adj.

Dont la survenue ou la production dépend de l’intervention d’un inducteur

Se dit p. ex. d’un gène soumis à induction par opposition à un gène constitutif ou d’une enzyme dont la production est provoquée par la présence d’un inducteur dans le milieu.

Étym. lat. inductio : action d'introduire, de conduire (inducere : tirer dedans, vers)

infirmier anesthésiste l.m. ou f.

anaesthetist nurse

Infirmier chargé de préparer les appareils, les matériels, les médicaments nécessaires à l’anesthésie et de collaborer avec les médecins anesthésistes pour assurer la surveillance du malade en bloc opératoire, en service de réanimation, aux urgences.
La spécialisation d’infirmier anesthésiste exige deux ans d’études au-delà du diplôme d’Etat d’infirmier.

infirmier du travail l.m.

work health nurse

Infirmier participant aux activités de la médecine du travail.

infirmier général l.m.

general nurse

Dans un établissement de soins, infirmier chargé d’assurer la coordination des activités des personnels des services hospitaliers (à l’exclusion des membres des professions médicales).
L’infirmier général participe avec l’administration hospitalière et le corps médical à l’organisation des services médicaux, à la planification du travail des agents de ces services et veille avec les médecins à la qualité des soins infirmiers. L’infirmier général est considéré comme membre de l’équipe de direction.

→ directeur de soins infirmiers

infirmier psychiatrique l.m.

psychiatric nurse

Autrefois "gardiens" d'asiles, les infirmiers en psychiatrie ont vu leur formation, leur statut, leur compétence et leur mode d'exercice reconnus au fil de l'histoire.
Ils sont chargés d'actions de prévention, de soutien relationnel, de soins, de surveillance et de postcure auprès de toute personne présentant des difficultés psychologiques ou des troubles psychiatriques. Ils participent à la mise en œuvre d'un projet de soins intégré dans le travail d'une équipe multidisciplinaire de secteur.
L'annulation par le conseil d'État, en octobre 1994, de l'attribution du diplôme d'État à ces 58 000 soignants, a été vécue par eux comme une mise en cause de leur qualification. Il est vrai que le diplôme unique d'infirmier, institué en 1992 conformément aux normes européennes, est parfois vécu comme une perte de spécificité du travail en psychiatrie. Selon certains, une formation initiale et continue spécifique aux infirmiers psychiatriques n'empêcherait pas des passerelles entre soins généraux et psychiatriques.

infirmière scolaire l.f.

school nurse

Infirmière participant aux activités de la médecine scolaire.

inflammation granulomateuse l.f.

granulomatous inflammation

Forme d’inflammation chronique se caractérisant par l’importance du développement des néovaisseaux et de la composante cellulaire (fifroblastes, granulocytes, lymphocytes, plasmocytes, cellules géantes multinuclées, cellules épithélioïdes, etc.).

Étym. lat. flamma : flamme

→ inflammation chronique

inflammation granulomateuse sarcoïdosique l.f.

sarcoidic inflammation

Amas de cellules épithélioïdes et de cellules géantes, sans nécrose tissulaire, entouré d'une couronne lymphocytaire, qui peut se retrouver dans de nombreux organes.
De nombreux agents microbiens en sont responsables.

Étym. lat. flamma : flamme

→ sarcoïdose

inflammation granulomateuse tuberculoïde l.f.

tuberculoid inflammation

→ lésion tuberculoïde, granulome tuberculoïde

inflammasome n.m.

Complexe de protéines oligomérique regroupant entre autres la caspase et la cryopyrine souvent formé dans les granulocytes en réponse à des signaux inflammatoires et favorisant la libération de cytokines pro inflammatoires

L’inflammasome est un médiateur de l’inflammation. Sa formation relève de l’immunité innée. Il peut conduire à un processus de pyroptose, type de mort cellulaire différent de l’apoptose. Il crée un état inflammatoire en favorisant la libération d’interleukine-1 et d’interleukine-18.

→ caspase, cryopyrine, pyroptose, apoptose

infundibulotomie ethmoïdale l.f.

section of the conus arteriosus

Syn. ethmoïdectomie antérieure

→ ethmoïdectomie

infundibulum pulmonaire l.m.

conus arteriosus

Partie de la chambre de chasse du ventricule droit située immédiatement sous l’orifice valvulaire pulmonaire, au-dessus de l’éperon de Wolff.
Une formation anatomique ou pathologique siégeant à son niveau est dite infundibulaire.

Étym. lat. infundibulum : entonnoir

Syn. infundibulum du ventricule droit, cône artériel

inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse l.m.p.

reverse transcriptase not nucléosidiques inhibitors

Antirétroviraux virustatiques, actifs uniquement sur le VIH1, utilisés par voie orale et en association dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine.
On distingue la névirapine, la delavirdine, l’efavirenz. Ils peuvent induire surtout des réactions d’intolérance cutanée

→ sida

insecte (granulome par piqûre d') l.m.

insect (granuloma by sting of)

→ granulome par piqûre d'insecte

insertion de la partie superficielle du muscle sphincter externe de l'anus l.f.

insertio partis superficialis musculi sphincteris ani externi (TA)

attachement of superficial external anal sphincter.
Insertion du muscle sphincter externe de l’anus à la face profonde de la peau des fibres qui constituent les deux arcs qui circonscrivent le canal anal et qui se réunissent en avant et en arrière de ce conduit.
Cette partie superficielle du muscle est sous-jacente à celle plus profonde qui s’insère en arrière sur la pointe du coccyx et le raphé ano-coccygien, et en avant le noyau central du périnée. Les fibres les plus inférieures du muscle débordent en bas le sphincter interne de l’anus et se mettent directement en contact avec la muqueuse anale et les téguments.

institut de radioprotection et de sécurité nucléaire l.m.

institute of radioprotection and nuclear safety

Sa compétence couvre l’ensemble des risques liés aux rayonnements ionisants utilisés dans l’industrie ou la médecine et aux rayonnements naturels.
Il a pour missions ;
- la surveillance radiologique de l’environnement et l’intervention en cas d’urgence radiologique,
- la radioprotection de l’Homme,
- la contribution à la formation et à l’enseignement de la radioprotection,
- la définition et la mise en œuvre de programmes de recherche nationaux et internationaux,
- la veille permanente en matière de radioprotection,
- la contribution à l’information du public,
- la réalisation d’expertises, de recherches et d’analyses sur les risques nucléaires et radiologiques établies pour des organismes publics ou privés,
- l’appui opérationnel technique en matière de risques nucléaires et radiologiques concernant les installations nucléaires civiles ou de défense, le transport de substances radioactives et sensibles ainsi que la protection physique et la sécurité des applications tant industrielles que médicales.
L’institut est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous tutelle conjointe des ministères :
- de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,
- de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,
- des affaires sociales, de la santé et des droits de la femme,
- de l’économie, de l’industrie et du numérique,
- de la défense.
L’institut a été créé par l’article 5 de la loi du 9 mai 2001 et son fonctionnement précisé par décret du 22 février 2002, modifié le 7 avril 2007.

Sigle  : IRSN

instrumentiste n.m. ou f.

instrumentalist nurse

Personne qui, dans un bloc opératoire participe à l’intervention chirurgicale en préparant les instruments nécessaires à l’intervention, en les tendant à l’opérateur en fonction de ses besoins pour une économie de temps et de gestes, et en veillant à l’entretien des instruments entre les interventions.
L’instrumentiste participe à la sécurité et à la brièveté de l’acte opératoire. Sa fonction ne fait pas l’objet en France d’une formation ni d’une réglementation particulières.

→ infirmier de salle d'opération

insuffisance surrénale l.f.

adrenocortical (adrenal) insufficiency

Diminution ou arrêt de la sécrétion des hormones corticosurrénales.
Presque toujours due à une lésion primitive du cortex surrénalien, elle concerne à la fois la production d’aldostérone, des glucocorticoïdes et des androgènes, le déficit isolé d’une des hormones étant rare. Le plus souvent il s’agit de manifestations chroniques dont le type est la maladie d’Addison. Il peut aussi s’agir d’ accidents aigus tels une nécrose hémorragique au cours d’une septicémie. Le déficit isolé d’une des hormones surrénales est rare.

T. Addison, médecin britannique (1855) ; R. Waterhouse, médecin britannique (1911) ; C. Friderichsen, pédiatre danois (1918)

Syn.  : hypocorticisme, inusité

→ maladie d’Addison, Waterhouse-Friderichsen (syndrome de), insuffisance surrénale aigüe, insuffisance corticosurrénalienne aigüe, insuffisance corticosurrénalienne lente,encéphalopathies endocriniennes non diabétiques, Schilder (maladie de), insuffisance surrénale et troubles psychiques

interleukine 12 n.f.

Cytokine produite par phagocytes mononucléés et cellules dendritiques intervenant de façon déterminante dans les réactions d’hypersensibilité cellulaire contre les microbes intra-cellulaires

En particulier l’IL-12 stimule le développement des lymphocytes Th-1, active cellules NK et lymphocytes T cytotoxiques, induit la production d’interféron-γ par lymphocytes T et cellules NK.

Sigle  : IL-12

→ phagocytes mononucléés (système des), cellules dendritiques, cellule NK, lymphocyte T

intrait n.m.

Préparation galénique en poudre obtenue par stabilisation d’une plante médicinale fraîche à la vapeur d’alcool puis évaporation complète sous vide

La plante conserve tous ses principes actifs.

→ extrait 

[G3]

Édit. 2017

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