Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1120 résultats 

porte de service l.f.

side prot paracentesis

Incision de petite taille créée à proximité de l'incision principale, permettant le passage des instruments de la deuxième main en technique bimanuelle de phaco-émulsification.

position radiologique l.f.

radiological position

Position adoptée pour la pratique d’une radiographie du bassin chez la femme enceinte et qui varie en fonction de la technique de radiopelvimétrie, par ex. la position de Thoms.

positon n.m.

positron, positon

Électron positif, e+, antiparticule du négaton (électron e-) localisé dans le noyau alors que le négaton est à la périphérie et circule facilement dans la matière.
Cette particule est de même masse que l'électron négatif et porte une charge positive de même valeur absolue. Le positon est la particule d'antimatière correspondant à l'électron négatif. Il est émis lors de certaines désintégrations atomiques (émission bêta+). Sa vie est très courte car il se combine quasi-immédiatement avec un négaton pour donner deux photons de 511 keV qui partent dans deux directions diamétralement opposées.
Dans une caméra à positons, ce mode de désintégration permet de localiser avec précision le lieu d'émission du positon par un procédé de coïncidence. On peut par ex. mesurer la consommation d'oxygène ou de glucose des différentes régions du cerveau et suivre l'activité respiratoire des cellules nerveuses lors des différentes opérations intellectuelles (commandes de mouvements, réception des perceptions visuelles ou auditives) ce qui permet d'esquisser une anatomie fonctionnelle du cerveau normal et pathologique (par ex. chez les toxicomanes).
Les émetteurs de positons sont particulièrement intéressants en médecine :
- d'une part sur le plan physique, ils sont commodes pour la détection en coïncidence des deux photons de 511 KeV émis lors de leur annihilation;
- d'autre part, les isotopes radioactifs des atomes biologiquement les plus importants sont souvent émetteurs de positons (en particulier le carbone 11, l'azote 13, l'oxygène 15 et le fluor 18) et peuvent être produits artificiellement dans un cyclotron à usage médical. Du fait de leur très courte période, leur emploi est limité et onéreux. Cette technique connaît cependant aujourd'hui un important développement, notamment en cancérologie

Étym. angl. crase de positive electron

Syn. positron (la forme positon, symétrique de négaton, paraît préférable).

→ caméra à positon, radio activité bêta+

potentiels évoqués cognitifs l.m.p.

cognitive evoked potentials

Type de potentiels évoqués endogènes liés à la réaction du sujet lors d'une stimulation sensorielle.
Une tâche mentale et/ou motrice doit être effectuée par celui-ci à chaque fois qu'une stimulation est appliquée (sensitive sur un index, généralement).
On distingue ainsi les potentiels évoqués cognitifs précoces et des composantes tardives (P300 ou onde P3, N400 ou N4).
Cette technique est utilisée dans l'exploration des démences.

potentiel évoqué en psychiatrie (PE) l.m.

evoked potential, event-related potential (ERP) in psychiatry

Technique psychophysiologique peu agressive, simple, permettant l'enregistrement sous forme de différence de potentiel, le plus souvent dans différentes régions du scalp, des modifications électriques corticales, en réponse à des stimulus sensoriels (PE exogènes) ou à des évènements plus psychologiques que physiologiques (PE endogènes ou cognitifs).
Les PE cognitifs dépendent du comportement du sujet, du sens qu'il attribue aux stimulations reçues et de la tâche affectée au stimulus. Cette succession d'ondes est désignée selon des nomenclatures variables (en particulier, ondes P 300 pour les PE cognitifs et N 400 pour les traitements linguistiques).
Malgré une spécificité nosologique discutée, trois domaines principaux ont fait l'objet, en psychiatrie, de recherches détaillées : les schizophrénies, à un moindre degré les troubles de l'humeur, et aussi les états démentiels. L'association à d'autres méthodes d'approche des maladies mentales, telles que les techniques d'imagerie cérébrale ou les épreuves neuropsychologiques, autorise des espoirs.

potentiels évoqués visuels (PEV) l.m.p.

visual evoked potentials

Potentiels évoqués recueillis au niveau du cuir chevelu occipital après stimulation lumineuse de l'œil.
La décussation chiasmatique fait qu'une stimulation monoculaire fera naitre un potentiel dans les deux hémisphères.
On distingue les PEV obtenus au flash et ceux obtenus par damiers (échiquier lumineux : (PEVl). Les courbes des PEVl sont dominées par une positivité dont la latence est de 100 ms, normalement inférieure à 110 ms.
L'amplitude des ondes et le moment de l'apparition (latence) des PEV sont modifiés en cas de lésions situées sur les trajets périphériques ou centraux des voies visuelles. Technique très utilisée en pathologie ophtalmologique, mais surtout neuro-ophtalmologique et neurologique (sclérose en plaques notamment). La latence est augmentée en cas de névrite optique rétrobulbaire.

préparation non radioactive l.f.

afterloading

Technique de curiethérapie (endo- ou plésiothérapie) dans laquelle les sources radioactives sont introduites dans un dispositif préalablement mis en place.
Les dispositifs de support sont très variés selon la taille des sources: appareil mécanique réglable ou moulage personnalisé, pour les tubes (curiethérapie endocavitaire); aiguilles ou tubes plastiques, pour les fils (curiethérapie interstitielle).
Elle permet de préparer soigneusement un positionnement correct des sources. Elle minimise l’irradiation de l’opérateur lors d’une mise en place manuelle, qui est très rapide. La mise en place peut être motorisée et télécommandée.

Syn. chargement différé, préparation inactive

→ projecteur de sources

pression intracrânienne (monitorage de la) l.m.

intracranial pressure monitoring

Dispositif permettant de mesurer en permanence la pression à l'intérieur du crâne.
D'abord utilisée en neurochirurgie, cette mesure a ensuite été employée non seulement dans les suites opératoires de chirurgie endocrânienne mais encore dans certains cas médicaux où l'œdème cérébral est menaçant (syndrome de Reye, certaines méningites purulentes graves, certaines encéphalites aigües ou pour suivre les conséquences d'une hypoxie grave).
Divers dispositifs ont été mis au point : le capteur peut être appliqué à la surface de la dure-mère ou placé de l'autre côté de celle-ci, une chaine de pression hydraulique ou une ligne de fibres optiques transmettent l'information à l'unité de traitement et d'affichage.
Quelle que soit la technique utilisée il faut surveiller en même temps la pression artérielle générale pour s'assurer qu'une pression de perfusion cérébrale minimale de 60 mm de Hg reste maintenue.

→ anoxie-ischémie cérébrale, encéphalite du nouveau-né, hypertension intracrânienne, monitorage, pression intracrânienne, traumatisme du crâne

primale (thérapie) l.f.

primal therapy

Technique développée dans les années soixante par A. Janov, qui met l'accent sur la nécessité de retrouver la sensation d'une douleur première née d'un manque à l'origine des tensions. Elle vise à faire revivre les douleurs les plus insupportables pour aller aux "figurations primales" liées à la "scène fondamentale".
Cette thérapie par le "cri primal" induit des expériences régressives intenses individuelles, reprises en groupe, jusqu'à obtenir une juste expression émotionnelle, témoin de "l'unification de la personne".

A. Janov, psychologue américain (1970)

→ renaissance (thérapie de)

PRIST sigle angl. pour Paper Radio ImmunoSorbent Test

Technique utilisée pour mesurer la concentration d'IgE dans le sérum.
Contrairement au RAST (radio-allergensorbent test), le PRIST mesure les IgE totales et non les IgE spécifiques d'un antigène.

procédé de Campbell l.m.

Campbell’s procedure

Artifice technique dans la cure chirurgicale des prolapsus utérins par voie vaginale qui consiste, après hystérectomie, à croiser les ligaments utérosacrés et à les fixer sous la symphyse pubienne.

Z. B. Campbell, gynécologue américain (1946)

→ prolapsus utérin

[O3]

procédé de Contamin et Gueguen l.m.

Contamin and Gueguen’s procedure

Technique hémostatique portant sur les branches artérielles cervicovaginales au cours de l'hystérectomie totale intra-fasciale en faisant appel à six ligatures étagées des artères cervicovaginales préalablement individualisées.

R. Contamin et Y. Gueguen, gynécologues français (1958)

[O3]

profondeur de l'anesthésie (stade de) l.m.

depth of anaesthesia classification

Diminution du niveau de réactivité du patient, en réponse à des stimulations extérieures, telles l'intubation trachéale ou l'acte chirurgical.
L'anesthésie générale est un état d'inconscience transitoire réversible, induit par un ou plusieurs agents anesthésiques. De façon graduée, elle permet d'obtenir l'absence de perception et de remémorisation des stimulations extérieures. L'estimation de la profondeur de l'anesthésie se fait en quantifiant la stimulation et en utilisant un paramètre adapté pour exprimer la réponse.
Les stades de l'anesthésie (Plombey et Snow), ont été précisés par Guedel  pour l'anesthésie à l'éther en ventilation spontanée. Ils comportent :
- stade 1, analgésie,
- stade 2, excitation,
- stade 3, dit chirurgical, (subdivisé en 4 plans de profondeur croissante),
- stade 4, dit toxique (il débute par la paralysie respiratoire et se termine par l'arrêt cardiaque).
Cette classification est désuète car les anesthésiques actuels sont d'action rapide, ce qui occulte en moins d'une minute les premiers stades. D'autre part la curarisation et la ventilation contrôlée, qui suppriment la réponse respiratoire, rendent difficile l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie. Cette perte d'information apporte un risque de sousdosage permettant un réveil intempestif et une mémorisation.
D'autres classifications ont été proposées (Gareth Jones) :
- 1) conscience avec mémorisation,
- 2) conscience avec amnésie,
- 3) conscience «subconsciente» avec amnésie (l'opéré perçoit des conversations ce qui peut influencer son comportement postopératoire bien qu'il n'en garde pas le souvenir),
- 4) inconscience.
La détermination de la profondeur de l'anesthésie permet de placer l'opéré dans un état d'inconscience et d'insensibilité adapté aux stimulations douloureuses auxquelles il doit faire face tout en évitant un surdosage ou un sousdosage.
Dans la pratique, l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie se fait sur les signes cliniques (réactions motrices, cardiovasculaires, respiratoires, neurovégétatives).
L'évaluation instrumentale, trop complexe (électroencéphalographie et ses diverses modalités d'analyse notamment le calcul de l'index bispectral, les potentiels évoqués sensoriels, électromyographie du muscle frontal, activité contractile de l'œsophage), ne peut être utilisée en routine. On peut employer des moyens indirects d'évaluation par la mesure de la concentration alvéolaire des anesthésiques volatils ou la concentration sanguine (propofol) dans la technique d'anesthésie intraveineuse à objectif de concentration (AIVOC). Mais, à l'heure actuelle il n'existe pas de moniteur de la profondeur de l'anesthésie suffisamment simple, capable de donner des informations précises et fidèles pour une prédiction acceptable.

F. Plombey (1847), J. Snow (1847), médecins anesthésistes britanniques ; A. E. Geudel, médecin anesthésiste américain (1937) ; J Gareth Jones, médecin anesthésiste britannique (1928-2015)

→ éther (stades de l'anesthésie à l'),  index bispectral

[G1]

Édit. 2018

progestérone n.f.

progesterone

Delta4-Prégnène-3,20-dione, hormone stéroïde sécrétée par le corps jaune fonctionnel pendant la période postovulatoire du cycle, par le corps jaune gravidique jusqu'à la 12ème semaine de grossesse, puis par le placenta jusqu'au lendemain de la délivrance.
C'est aussi un métabolite intermédiaire dans la voie de biosynthèse des autres hormones stéroïdes dans les autres glandes endocrines, corticosurrénales, testicules, ovaires. Ses deux dérivés cataboliques principaux sont le prégnanediol et la prégnanolone, qui sont éliminés dans les urines sous forme glucuroconjuguée. Son action s'exerce sur l'utérus préparé par l'action des œstrogènes : formation de la dentelle utérine, nidation de l'œuf, maintien de la gestation. Elle est administrée, par voie parentérale ou sublinguale, dans divers traitements gynécologiques et pour prévenir l'avortement.
La progestérone est dosée dans le plasma par électro-chimioluminescence ou par technique radio-immunologique. Les concentrations plasmatiques chez la femme non enceinte varient en fonction de la phase du cycle : de 0 ,1 à 0,3 ng/mL en phase folliculaire ; de 1 .2 à 16 ng/mL en phase lutéale. Après la ménopause  ou chez l’homme, elle est inférieure à 0,2 ng/mL. Chez la femme enceinte, elle augmente régulièrement au cours de la grossesse.

programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) l.m.

Disposition permettant d’obtenir des informations quantifiées et standardisée sur les activités des établissements de santé ayant pour objectif de réduire les inégalités de ressources en allouant des allocations budgétaires adaptées.
La loi du 31 juillet 1991 oblige les établissements de santé, publics et privés, à procéder à l'évaluation et à l'analyse de leur activité. L'arrêté du 20 septembre 1994 et la circulaire du 10 mai 1995 fixent l'obligation faite aux établissements hospitaliers sous compétence tarifaire de l'État (établissements publics, assimilés et privés à but non lucratifs) de transmettre leurs données sous la forme de résumés de sortie anonymes aux Agences régionales de santé. Cette obligation est étendue en 1997 aux établissements de santé privés à but lucratif qui doivent transmettre cette information aux Caisses nationales d’assurance maladie des travailleurs salariés.
Pour les séjours hospitaliers de médecine-chirurgie-obstétrique dits MCO, cette analyse est fondée sur le recueil systématique et le traitement automatisé d'une information médico-administrative minimale et standardisée, contenue dans le Résumé de sortie standardisé.
Depuis 2005, le PMSI est utilisé pour la mise en œuvre de la tarification à l'activité (T2A), nouveau système de rémunération des hôpitaux, basé sur leur activité.
Pour ce qui concerne le secteur des soins de suite et de réadaptation dits SSR, (ancien « moyen séjour »), le PMSI est obligatoire pour tous les établissements depuis 2003. Le recueil est différent, plus axé sur la notion de mode de prise en charge (convalescence, rééducation, etc.) et sur le degré de dépendance du patient. Par contre, la T2A n'est pas encore appliquée à ce secteur.
Dans le cas de l'hospitalisation à domicile, de même, existe un système spécifique de recueil d'information, qui a permis de mettre en place la T2A dans ce secteur en 2005 comme pour les disciplines MCO.
Les diagnostics sont codés d'après la CIM-10 (Classification internationale des maladies et recours aux services de santé no10) édité par l'OMS et faisant l'objet d'extensions régulières par le ministère de la santé français.
Il peut aussi contenir des actes techniques codés d'après la CCAM (Classification commune des actes médicaux).
En 2000, l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation est créée pour collecter des données du PMSI.

→ agence régionale de santé, caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, classification internationale des maladies, classification commune des actes médicaux, agence technique de l'information sur l'hospitalisation

[E1]

Édit. 2018

promontofixation n.f.

promontory fixation

Technique chirurgicale de traitement des prolapsus génitaux chez les femmes jeunes.
L’utérus, le col de l’utérus après hystérectomie subtotale ou le dôme vaginal après hystérectomie totale, sont remontés vers le haut du pelvis et fixés sur le ligament prévertébral au niveau du promontoire. Très souvent la fixation s’opère par le moyen de bandelettes en matériau synthétique, prolène ou mersilène, dont l’extrémité antérieure est glissée et suturée entre vessie et vagin, qui contournent l’utérus s’il est conservé et sont suturées au promontoire.

prostatectomie sous dépression l.f.

Terme impropre d'adénomectomie chirurgicale à ciel ouvert appliqué à la technique de Denis.

protéine tau (τ) l.f. sigle angl.pour Tubulin-Associated Protein

τ protein

Protéine intracellulaire participant à l’assemblage et à la stabilisation des microtubules.
Elle existe sous six isoformes, de répartition variable selon les tissus et sous forme phosphorylée (« phospho- tau »).
Le dosage de la protéine tau ou de sa forme phosphorylée sur l’acide aminé tyrosine n° 181 (« p181- τ ») est effectué dans le liquide cérébrospinal (LCS) par technique immuno-enzymatique. Il est utilisé comme marqueur de dégénérescence neuronale, car la concentration de protéine tau et de protéine tau phosphorylée augmente dans le LCS en cas de maladie d’Alzheimer et d’autres affections neurodégénératives.

Étym. lettre grecque

→ Maladie d'Alzheimer,  tauopathies, protéine tau

psychanalyse (historique sommaire de la) l.m.

psychoanalysis (historic summary of)

Historiquement, méthode de traitement des symptômes névrotiques inventée par S. Freud, qu'avaient déçus les résultats obtenus par l'hypnose et la méthode cathartique de J. Breuer.
Elle repose sur la règle de l’association libre, permettant d'amener à la conscience du malade le matériel refoulé, et sur l'établissement d'une relation transférentielle.
À partir de 1902, les disciples de Freud se groupèrent puis se séparèrent, pour des raisons doctrinales, en diverses écoles et sociétés.
Après la deuxième guerre mondiale, le mouvement psychanalytique a connu un destin divers selon les pays. Il disparaît pratiquement en Allemagne et en Europe de l'Est. En Grande-Bretagne, il subit l'influence de S. Ferenczi et de M. Klein. Aux États-Unis, la cure analytique a tendance à devenir une technique d'adaptation parmi d'autres. En France et dans les pays de langue latine, la rupture produite par l’enseignement de J. Lacan a marqué l’histoire et la pratique de la psychanalyse.

S. Freud, neurologue et psychiatre autrichien, pionnier de la psychanalyse, (1856-1939) ; J. Breuer, neurophysiologiste  autrichien, « père » de la psychanalyse (1842-1925) ; S. Ferenczi, psychanalyste hongrois (1873-1933) ; Mélanie Klein, psychanalyste britannique de l'enfant (1882-1960) ; J. Lacan, psychiatre psychanalyste français (1901-1981)

psychochirurgie n.f.

psychosurgery

Intervention neurochirurgicale ayant pour but de traiter des troubles mentaux.
La leucotomie ou lobotomie (destruction des zones préfrontales) a été inventée en 1936, par E.Moniz pour traiter des troubles psychotiques. Ceci lui valut le prix Nobel de médecine en 1946, en raison de la valeur thérapeutique de la leucotomie dans certaines psychoses.
D’autres techniques (leucotomie transorbitaire) et d’autres cibles cérébrales (cingulotomie, thalamotomie) ont ensuite été choi es ayant résisté aux thérapeutiques plus habituelles. La psychochirurgie s’est notamment avérée efficace dans des cas de troubles obsessionnels et de mélancolie chronique. Cette chirurgie a été peu à peu abandonnée du fait du caractère irréversible des lésions au fil des progrès des thérapeutiques médicamenteuses.
La découverte d’un effet psycho comportemental ( action euphorisante ) de la stimulation par voie neuro chirurgicale utilisée pour traiter des malades parkinsoniens a conduit à tester la même technique de stimulation cérébrale profonde (le plus souvent noyau subthalamique) pour traiter des formes graves de trouble obsessionnel compulsif. La mise en œuvre d’un tel traitement ne concerne évidemment que des formes extrêmes de maladie mentale et nécessite un avis collégial regroupant psychiatres, neurochirurgiens, neurophysiologistes voire éthiciens.

A. Egas Moniz, Freire, neurologue portugais, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1949 (1935)

→ Parkinson (maladie de, trouble obsessionnel compulsif

[G5, H3]

Édit. 2019

psychotropes et électroencéphalogramme l.m.p.

psychotropes and electroencephalogram

Technique qui peut être utilisée pour la surveillance de la tolérance des psychotropes.
Des altérations du tracé EEG ont été décrites avec des psychotropes "synchronisants" (psycholeptiques : sédation du comportement) ou "désynchronisants" (psychoanaleptiques : excitation pychomotrice, hypervigilance, et psychodysleptiques : illusions, hallucinations).
Les neuroleptiques ralentissent la fréquence du rythme de base de 1 à 2 cycles/s., sans modifier l'amplitude. Les tranquillisants (anxiolytiques) surchargent les tracés en rythmes rapides, plus amples et plus diffus que ceux des barbituriques. Les antidépresseurs tricycliques donnent des tracés pointus, sensibles à la stimulation lumineuse intermittente, de type irritatif.

pyélonéphrolithotomie n.f.

pyelonephrolithotomy

Intervention chirurgicale combinant une ou plusieurs incisions du bassinet, des calices et du parenchyme rénal, afin d'extraire une lithiase complexe ou multiple.
Longtemps utilisée comme technique usuelle d'ablation de la lithiase coralliforme, elle pouvait demander un abord intrasinusal associé à de multiples néphrotomies guidées par des clichés de contact.

→ néphrotomie, voie intrasinusale

Quinton et Scribner (shunt de) l.m.

Quinton Scribner’s shunt

Canule en téflon silastic qui relie en permanence par voie extracutanée l'artère radiale à une veine superficielle de l'avant-bras.
Ce dispositif a permis le recours à l'hémodialyse itérative pour traiter les patients arrivés au stade d'insuffisance rénale chronique terminale. Durant les séances de dialyse, les deux branches du shunt sont connectées au dialyseur. Ce dispositif a été remplacé par la technique de la fistule artérioveineuse.

W. Quinton, technicien médical américain (1960), B. H. Scribner, médecin interniste américain (1960)

→ hémodialyse chronique de suppléance, fistule artério-veineuse pour hémodialyse

rachianesthésie (complications neurologiques de la) l.f.p.

neurologic complications of rachianesthesia

Complications rares d’une technique courante et sûre d’anesthésie locorégionale métamérique, après injection d’un anesthésique local dans l’espace sous-arachnoïdien au niveau de L2-L3 ou L3-L4.
On peut observer surtout des atteintes pluriradiculaires lombosacrées à type de syndrome de la queue de cheval. Des paralysies transitoires des nerfs crâniens ont été décrites.
Parmi les diverses étiologies discutées (traumatisme direct par ponction, infection, position pendant l’intervention, etc.), celle d’une neurotoxicité de l’anesthésique est retenue le plus souvent. Chez l’animal, une lésion inflammatoire avec démyélinisation et dégénérescence axonale au contact du liquide a été observée. La toxicité croît avec sa concentration et sa durée d’exposition.
Un canal lombaire étroit constitue un facteur prédisposant.

→ rachianesthésie

radiculographie n.f.

radiculography

Examen radiologique du cul-de-sac dural et des racines spinales après injection intrathécale d'un produit de contraste iodé hydrosoluble non neurotoxique.
Cette technique permet d'obtenir une image très fine des dernières racines spinales et sur les incidences obliques. L’IRM en a limité les indications.

Étym. gr. radix : racine ; graphein : écrire

| page précédente | /45 | page suivante