protéine Zip4 n. f.
Zip4 protein
Protéine transmembranaire ayant pour fonction le transport du Zinc dans les cellules intestinales.
Zip4 appartient à la famille des protéines Zip (pour zinc/iron-regulated transporter-like proteins) qui servent au transport du zinc dans les cellules. Elle est fortement exprimée dans le duodénum et le jéjunum, où elle permet l'absorption intestinale du Zinc, ainsi que dans le rein, où elle facilite la réabsorption de cet oiligo-élément. Elle est codée par le gène SLC39A4 localisé sur le chromosome 8q24.3. Des mutations de ce gène sont responsables de la maladie appelée acrodermatite entéropathique.
Réf. An update on mutations of the SLC39A4 gene in acrodermatitis enteropathica. Schmitt S, Küry S, Giraud M, Dréno B, Kharfi M, Bézieau S.
Hum Mutat. 2009 Jun;30(6):926-33. doi: 10.1002/humu.20988.
→ acrodermatite entéropathique
[C1, C3, J1]
Édit. 2020
protéine nucléaire 1 l.f.
nuclear protein 1
Facteur de transcription qui répond à un stress par un programme d’expression de gènes assurant la résistance des cellules.
Ce facteur de transcription codé par un gène de même nom présent sur le chromosome 16 participe à la régulation de nombreux processus tels que la réparation de l’ADN, l’autophagie, l’apoptose. Il intervient aussi dans des tumeurs malignes en favorisant leur progression et les métastases.
[C3, F2, Q1]
Édit. 2020
MAPK, acr angl. de mitogen-activated protein kinases
Ensemble de protéines kinases nécessaires à l'induction de la mitose dans les cellules eucaryotes. Elles appartiennent au groupe des kinases CMGC (incluant les kinases CDK, MAPK, GSK3 et CLK)1.
Les MAP-K sont impliquées dans un certain nombre d'évènements de la vie de la cellule, comme la mitose, mais aussi très liées à des phénomènes apoptotiques, la différenciation ou encore la survie cellulaire. Ceci se fait en réponse à divers signaux externes : des facteurs mitogènes (le PDGF, par exemple), le stress osmotique cellulaire, le choc thermique ou encore un certain nombre de cytokines2.
[C3]
Édit. 2020
RANK acr. pour Receptor Activator of NF-Kappa-B
Protéine transmembranaire présente à la surface des ostéoclastes et de leurs précurseurs dans le tissu osseux, également exprimé par les lymphocytes, les cellules dendritiques, les cellules endothéliales et les fibroblastes.
RANK est un récepteur de la protéine appelée RANKL (RANK-Ligand). La liaison de RANKL à son récepteur, RANK, stimule la différenciation des précurseurs ostéoclastiques en ostéoclastes matures et stimule leur activité ostéolytique, ce qui augmente la résorption osseuse. La liaison de RANKL à RANK est inhibée par une autre protéine appelée ostéoprotégérine.
→ Ostéoclaste, RANKL, ostéoprotégérine
[C1, C3]
Édit. 2020
OPG sigle pour ostéoprotégérine
[C1, C3, I1]
Édit. 2020
flippase n.f.
flippase
Enzyme maintenant l’asymétrie de la composition de la bicouche lipidique qui constitue la membrane cytoplasmique des cellules en transportant les lipides de la couche interne à la couche externe.
Il existe également une floppase (appelée ainsi par référence au terme « flip-flop ») qui transporte les lipides dans l’autre sens et une scramblase capable de les transporter dans les 2 sens.
[C3]
Édit. 2020
orage cytokinique l.m.
cytokinic storm
Libération brutale et massive de diverses cytokines et du facteur de stimulation des granulocytes et des macrophages (GM-CSF ; « granulocyte-macrophage colonies stimulating factor ») par les lymphocytes T et B, les cellules NK (« Natural killer »), les granulocytes et les macrophages à la suite d’une maladie infectieuse.
Ces cytokines peuvent cibler tous les organes pourvus de leurs récepteurs. Un exemple est celui de la Covid-19, maladie infectieuse causée par le virus Sars-CoV2. Chez les malades qui en sont atteints, l’orage cytokinique survient dans une 2ème phase de la maladie quelques jours après une 1ère phase souvent pauci-symptomatique et d’apparence bénigne. Il provoque une insuffisance respiratoire entraînant souvent la mort du patient.
→ cytokine, Covid-19, virus Sars-CoV2
[C3, D1]
Édit. 2020
epsilon-lysylal l.m.
epsilon -lysylal
→ allysine
[C1, C3]
Édit. 2020
paraptose
n.f.
paraptosis
Variété de mort cellulaire n’entraînant pas de dégradation de l’ADN ni de formation de corps apoptotiques, mais caractérisée par une vacuolisation du cytoplasme avec gonflement des mitochondries et du réticulum endoplasmique.
Cette mort cellulaire est insensible aux inhibiteurs de caspase et à Bcl-xL (« B-cell lymphoma extra large »), protéine mitochondriale antiapoptotique, et requiert une synthèse protéique. La paraptose est observée dans des morts cellulaires neurodégénératives ainsi que dans les suites de traitements avec des médicaments anti-cancéreux.
→ apoptose
[C3, F2, H1, ]
Édit. 2020
adénosine-monophosphate cyclique n.m. (AMPc)
Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques (parathormone, vasopressine, insuline, glucagon, catécholamines, gonadostimulines, TSH….).
L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. En situation de surcharge hydrique (qui réduit l’hormone antidiurétique), le taux sanguin d’AMPc et son excrétion urinaire dépendent particulièrement de la sécrétion de parathormone.. En réponse à l’administration de parathormone les taux s’accroissent, sauf en cas de résistance à la parathormone lors des états de pseudohypoarathyroïdie (ceci constitue la base du test d’Ellswoth-Howard).
E.W. Sutherland, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1971, pour ses travaux sur le rôle de l’AMPc dans le mode de transmission de l’action hormonale
→ hormone
[C1, C3, O4]
Édit. 2020
adipokine n.f.
adipokin
Cytokine sécrétée par le tissu adipeux, telles l’adiponectine., la résistine.
Les adipokines développent des effets physiologiques pléiotropes. Leur déséquilibre contribue aux affections métaboliques et à leurs complications comme le diabète sucré et les affections cardiovasculaires
Syn. adipocytokine
→ cytokine, adiponectine, résistine
[C1, C3, O4]
Édit. 2020
insensibilité aux androgènes l.f.
androgen insensitivity, Morris syndrome
Déficit congénital des récepteurs aux androgènes observé chez un sujet génétiquement masculin (de caryotype 46, XY), mais phénotypiquement féminin.
Il est responsable d’un pseudohermaphrodisme masculin : l’apparence est féminine, mais sans guère de pilosité axillaire ni pubienne, avec une cupule périnéale sans cavité vaginale. L’affection se révèle ordinairement après l‘âge pubertaire en raison de l’absence d’apparition de menstruations. Le développement mammaire féminin est permis par l’aromatisation en œstrogènes des androgènes normalement produits. Les testicules sont en position inguinale, et doivent être enlevés pour éviter le développement d’un gonadoblastome.
Au sens propre le testicule n’est pas féminisant mais non masculinisant. Malgré le caryotype XY, l’identité féminine est maintenue après le diagnostic toujours fait très tard et le morphotype féminin maintenu par une œstrogénothérapie après l’ablation des gonades.
J.M. Morris, gynécologue américain (1953)
Syn. testicule féminisant, Syndrome de Morris
→ gonadoblastome, pseudo-hermaphrodisme masculin
[C3, O3, O4]
Édit. 2020