Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acide ximénique l.m.

ximenic acid

Acide D17-hexacosènoïque, acide gras monoéthylénique à très longue chaine (26 carbones) de la série oléique, présent en faible quantité dans les sphingolipides du cerveau à côté de son homologue inférieur, l'acide nervonique.
Il a été identifié dans les lipides de l'arbre à suif Ximenia americana.

[A2,C1,H1]

Édit. 2017

acide zoomarique l.m.

acide 9cis-hexadécènoïque.

Syn. acide lycopodique, acide palmitoléique

→ acide palmitoléique

[C1]

Édit. 2017

acide zymonucléique l.m.

zymonucleic acid

A l'origine, un des acides ribonucléiques isolés de la levure de bière, qu'on avait trouvé différents des acides désoxyribonucléiques isolés du thymus de veau.
Ce nom a subsisté un certain temps pour désigner les acides ribonucléiques extraits de toute cellule (désuet).

[C1,Q1]

Édit. 2017

acidémie n.f.

acidemia

Teneur élevée en molécules acides du sang, entraînant une diminution du pH sanguin en dessous de sa valeur normale.
Terme peu utilisé.

[C2]

Édit. 2017

acidémie hyperpipécolique l.f.

hyperpipecolic acidemia

→ hyperpipécolatémie

[C2,Q2]

Édit. 2017

acidémie isovalérique l.f.

isovaleric acidemia

Maladie autosomique récessive due à un déficit en isovaléryl-coenzyme A déshydrogénase.
L'isovaléryl-coenzyme A déshydrogénase est une enzyme du catabolisme de la leucine. Son déficit entraine une augmentation de la concentration de l'acide isovalérique dans le serum et les urines des malades. Chez les nouveaux-nés atteints, la maladie se caractérise par des vomissements récurrents et l'installation d'un état léthargique évoluant vers le coma. Une forme plus tardive se caractérise par un retard de croissance et de développement intellectuel.

Syn. acidurie isovalérique

Réf. Isovaleric acidemia: new aspects of genetic and phenotypic heterogeneity. Vockley J, Ensenauer R. Am J Med Genet C Semin Med Genet. 2006 May 15;142C(2):95-103.

→ acide isovalérique, isovaléryl-coenzyme A déshydrogénase

[ H1, L1, O1, Q2, R1]

Édit. 2020

acidémie méthylmalonique avec homocystinurie l.f.

methylmalonicacidemia and homocystinuria

→ acidurie méthylmalonique avec homocystinurie

[C2,Q2]

Édit. 2017

acides aminés d'ancrage l.m.p.

anchor residues

Acides aminés qui assurent la liaison d'un peptide aux molécules de classe I ou de classe II du complexe majeur d’histocompatibilité.

[C1,F3]

Édit. 2017

acides de fruits l.m.p.

acids of fruits

Acides faibles organiques caractérisés par une fonction hydroxyle en position alpha de la fonction carboxyle.
Si, à l'origine, il s'agissait d'extraits de fruits, dont les principaux sont l'acide glycolique (provenant de la canne à sucre), l'acide lactique (du petit lait), l'acide tartrique (du raisin), l'acide mandélique (de l'amande), l'acide citrique (des agrumes) et l'acide malique (de la pomme), il existe actuellement des produits de synthèse qui seraient cependant moins efficaces que les produits naturels. Hydratants, plastifiants, ils ont une action épidermique essentielle et des effets dermiques avec stimulation des fibroblastes et du tissu élastique. Indiqués dans les troubles de la kératinisation, en particulier acné, xérose, ichtyose, pili incarnati, les troubles pigmentaires (mélasma) et le vieillissement cutané, ils s'utilisent à faible concentration en crème, lotion ou gel ou à forte concentration pour des peelings.

Syn. acide alpha -hydroxy-acétique, AHA

[C1,G5,J1]

Édit. 2017

acides nucléiques l.m.p.

nucleic acids

Structures polynucléotidiques complexes, de poids moléculaire élevé, présentes dans le noyau des cellules et généralement unies à des protéines pour former des nucléoprotéines.
Les acides nucléiques sont constitués d’un pentose, d’acide phosphorique et de bases puriques et pyrimidiques. On distingue les acides ribonucléiques (ARN) et les acides désoxyribonucléiques (ADN).

→ vaccination par acide nucléique

[C1,C3,Q1]

Édit. 2018

acides teichoïques l.m.p.

teichoic acids

Polymères à base de glycérol-phosphate ou de ribitol-phosphate, présents dans la paroi des bactéries à Gram positif et de quelques rares bactéries à Gram négatif.

[C1,D1]

Édit. 2020

acidification des urines l.f.

acidification of urine

Ensemble des processus par lesquels les reins excrètent  des ions H+ provenant du métabolisme des aliments, réabsorbent les bicarbonates et participent au maintien du pH sanguin à la normale.
L'acidification des urines comporte deux processus distincts :
1) la réabsorption des bicarbonates prédominante dans le tubule proximal qui a pour effet de maintenir la concentration plasmatique de bicarbonate à une valeur seuil de 26-27 mmol/L ;
2) l'excrétion urinaire des ions H+ sous forme d'ion ammonium ou d'acidité titrable (essentiellement phosphates monovalents).
En conditions normales, la quantité d'ions H
+excrétés dans l'urine est égale à celle formée par le métabolisme des aliments, soit environ 60 mmol/jour.

[C2, M1]

Édit. 2020

acidité n.f.

acidity

Nombre d’ions H+ libérés par une molécule acide.

→ pH

[C1]

Édit. 2020

acidité gastrique l.f.

gastric acidity

Teneur en ions H+ dans la sécrétion gastrique, dont la mesure permet d'explorer le fonctionnement des cellules sécrétrices de l'estomac.
Par rapport à l'examen radiologique ou endoscopique, la mesure de l'acidité gastrique permet une analyse fonctionnelle chimique de l'estomac à côté de la fonction mécanique.

[C2,L1]

Édit. 2017

acidité titrable urinaire l.f.

urinary titrable acidity

Quantité d'ions H+ fixée sur les tampons urinaires, essentiellement les ions phosphates.
Elle contribue, avec l'ammoniurie, à l'excrétion rénale des ions H+ produits du métabolisme. Elle varie en fonction du résidu acide ou alcalin de l'alimentation, elle est nulle si le pH de l'urine est égal ou supérieur à celui du plasma. Elle se mesure par l'adjonction à l'urine de soude décinormale en quantité suffisante pour élever le pH des urines au niveau de celui du plasma.

[C2, M1]

Édit. 2020

acido-alcoolo-résistant adj.

acidoalcooloresistant

Qualifie le comportement de certaines bactéries, particulièrement du genre Mycobacterium, qui, fixées sur lames et colorées à l'aide d'un réactif à la fuchsine ne sont pas décolorés par un traitement à l'aide d'un acide fort (acide sulfurique dilué) et d'alcool éthylique, à la différence du fond qui est décoloré.
Les bactéries acido-alcoolo-résistantes apparaissent donc en rouge sur un fond coloré par exemple avec un colorant bleu. Cette qualité est à la base de la recherche des bacilles tuberculeux dans un échantillon d'analyse (ex. crachat).

→ Mycobacterium, tuberculose

[D1]

Édit. 2020

acidocétose n.f.

ketoacidosis

Présence pathologique de corps cétoniques acides dans le sang d'un malade.
Ex. acidose métabolique grave consécutive à l'accumulation de corps cétoniques chez le diabétique.

[C2, R1]

Édit. 2020

acidocétose alcoolique l.f.

alcoholic ketoacidosis

Acidose métabolique due à l'élévation de la concentration des corps cétoniques dans le sang (acide acétyl-acétique, acide bêta-hydroxybutyrique) survenant en l'absence de diabète chez l'alcoolique chronique dénutri.
Les signes sont proches de ceux de l'acidocétose diabétique, mais la glycémie reste normale. Le traitement consiste en l'administration de glucides (fructose) et, pour certains, d'insuline.

[C3,R1]

Édit. 2017

acidocétose diabétique l.f.

diabetic ketoacidosis

Acidose métabolique survenant au cours de l'évolution d'un diabète insulinodépendant (type I), souvent à la faveur de circonstances favorisantes ou déclenchantes telles qu'infections, accidents vasculaires, pancréatite, troubles endocrines, intoxications médicamenteuses, psychiques et surtout erreurs de traitement.
Elle est caractérisée par une production accrue de corps cétoniques (acide acétylacétique, acide bêta-hydroxybutyrique). Elle peut survenir de façon inaugurale. Ces acides faibles élèvent la concentration en ions H+ : il en résulte une acidose, d'abord compensée par hypocapnie, puis décompensée (baisse du pH). Le syndrome est caractérisé cliniquement, par une hyperpnée ample (rythme de Kussmaul), l'odeur acétonique de l'haleine (odeur de pomme de reinette), des signes de déshydratation extra- et intracellulaire (signe de Krause), des signes digestifs (signe de Lereboullet), des signes neuropsychiques (forme de Dreschfeld), un coma, des signes cardiovasculaires d'hypovolémie, oligurie, cylindrurie (signe de Külz) et hypothermie (signe de Naunyn). Il y a association d'hyperglycémie, éventuellement d'hyperlipémie, et d'hypercétonémie avec cétonurie, d'acidose métabolique avec hypocapnie et de désordres hydro-électrolytiques.
Non traité, le syndrome peut se compliquer de collapsus, d'insuffisance rénale aigüe, surtout fonctionnelle, de coagulopathie de consommation.
Le traitement associe l'insulinothérapie, l'administration de glucides (éventuellement du fructose), la rééquilibration hydro-électrolytique et, de façon discutée, l'alcalinisation.

[C3,R1]

Édit. 2017

acidogène adj.

acidogenous

Qui est à l'origine de la libèration d'acides.

[R1]

Édit. 2020

acidophile adj.

acidophilic

Qualifie une molécule ou un milieu biologique qui peut être coloré par des colorants acides tels que l'éosine.

Syn. éosinophile

[A2, A3]

Édit. 2020

acidophilie n.f.

acidophilia

Propriété de certaines cellules ou de certains constituants cellulaires de se colorer par les colorants acides, l’éosine par exemple.

Syn. éosinophilie

[A2,A3,C1]

Édit. 2017

acidorésistant adj.

acid-fast

Se dit d'un micro-organisme (Mycobacterium notamment) qui, une fois coloré par la fuchsine à chaud, ne peut pas être décoloré par un acide minéral fort et l'alcool, les autres cellules étant décolorées.

Syn. acido-alcoolo-résistant

→ coloration de Ziehl-Neelsen

[D1]

Édit. 2017

acidose n.f.

acidosis

Diminution pathologique du pH sanguin, qui peut être d’origine métabolique, rénale ou respiratoire.
La limite inférieure des valeurs de référence du pH sanguin est de 7,36.

[C2, K1, M1, R1]

Édit. 2020

acidose compensée l.f.

compensated acidosis

[C2,R1]

Édit. 2017

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