Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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superantigène n.m.

superantigen

Produit d’origine bactérienne ou virale capable de se lier spécifiquement à des molécules de classe II du complexe majeur d’histocompatibilité et d’interagir avec des éléments V β définis des récepteurs de la cellule T.
Les superantigènes stimulent, de façon polyclonale, l'ensemble des cellules T exprimant ce segment Vß, indépendamment de leur spécificité pour l'antigène peptidique.
Certains superantigènes sont codés par des gènes viraux (rétrovirus murins, nucléocapside du virus de la rage). D’autres superantigènes sont d’origine bactérienne. Entrent dans cette catégorie les entérotoxines des staphylocoques dorés (SEA, SEB), la toxine du syndrome de choc toxique (TSST-1), les toxines érythrogènes et exfoliantes des streptocoques, l’exotoxine A de Pseudomonas æruginosa, le mitogène soluble de Mycoplasma arthritidis, les toxines de Clostridium perfringens, Yersinia enterocolitica, Yersinia pestis.

T. Kawasaki, pédiatre japonais (1967)

Kawasaki (maladie de)

suture palato-ethmoïdale l.f.

sutura palatoethmoidalis (TA)

palato-ethmoidal suture

Suture entre la facette antéro-supérieure ethmoïdale du processus orbital de l’os palatin et la partie la plus postérieure de la face inférieure du labyrinthe ethmoïdal de l’os ethmoïde.
Cette suture est occupée par une cellule ethmoïdo-palatine.

synapse immunitaire l.m.

immunological synapse

Région de contact entre cellule présentatrice d’antigène (CPA) et lymphocyte.
Cette région comprend des protéines membranaires appartenant les unes à la CPA, les autres au lymphocyte. Le cœur de la synapse immunologique est formé côté CPA par une molécule du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) porteuse d’un polypeptide antigénique, côté lymphocyte T par une molécule récepteur d’atigène ou TCR (T cell receptor) spécifique pour le polypeptide et capable de réagir avec lui, donc de le reconnaître (premier signal). Autour de ce site central sont groupées des molécules membranaires appartenant les unes au lymphocyte T (CD2, CD3, CD154, CD28, CD152, LFA1, CD40L…), les autres à la CPA et réagissant avec les premières (respectivement LFA3 avec CD2 et CD3, CD40 avec CD154, CD80 et CD86 avec CD28 et CD152, ICAM1 avec LFA1, CD40 avec CD40L …) ; la réaction spécifique entre ces molécules de co-stimulation complète le contact entre CPA et lymphocyte T et participe à la stimulation du lymphocyte T (second signal).

tachyzoïte n.m.

tachyzoite

Stade mobile et pathogène de Toxoplasma gondii, autrefois appelé trophozoïte.
Il a une forme en croissant ou en arc, mesurant 8 à 12µm de long sur 3 à 4µm de large, avec une extrémité plus arrondie que l’autre, au niveau de laquelle se situe le noyau. L’autre extrémité, antérieure, effilée, contient des organites (conoïde, micronèmes, rhoptries) servant à la pénétration dans la cellule-hôte. Les granules denses sont des organites cytoplasmiques de 200 nm de diamètre, situés de part et d’autre du noyau. En avant du noyau, se trouve l’apicoplaste qui dériverait d’un chloroplaste ancestral, acquis après endosymbiose d’une algue microscopique capable de photosynthèse. L’apicoplaste est retrouvé chez de nombreux autres Apicomplexa comme les Plasmodium et il constitue potentiellement une cible thérapeutique intéressante. Le tachyzoïte est le stade parasitaire qui peut être transmis par voie transplacentaire, provoquant la toxoplasmose congénitale.

Toxoplasma gondii, toxoplasmose

tétraploïdie n.f.

tetraploidy

Anomalie du nombre des chromosomes, chaque cellule comportant 92 chromosomes, soit 4 paires au lieu de 46 soit deux paires.

TGFBR1 gene sigle angl. pour Transforming Growth Factor Beta Receptor 1

Gène, situé sur le locus chromosomique 9q22, codant pour une protéine appelée transforming growth factor-beta (TGF-β) receptor type 1.
Ce récepteur transmet des signaux de la surface à l’intérieur de la cellule par un processus dénommé signal de transduction qui stimule les activités de croissance et de division cellulaire.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Loeys et Dietz, le cancer de la prostate 

Syn. serine/threonine-protein kinase receptor R4, TGF-beta receptor type-1, TGF-beta, receptor type I, TGF-beta type I receptor, TGFR-1, TGFR1_HUMAN, transforming growth factor beta receptor I, transforming growth factor-beta receptor type I, transforming grow

Loeys et Dietz (syndrome de), cancer de la prostate

TGFBR2 gene sigle angl. pour Transforming Growth Factor Beta Receptor 2

Gène situé sur le locus chromosomique 3p22, codant pour une protéine appelée transforming growth factor-beta (TGF-β) receptor type 2.
Ce récepteur transmet des signaux de la surface à l’intérieur de la cellule par un processus dénommé signal de transduction qui stimule les activités de croissance et de division cellulaire.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Loeys et Dietz, l’anévrisme familial de l’aorte thoracique et dissection aortique, des cancers.

Syn. AAT3, FAA3, HNPCC6, MFS2, RIIC, TAAD2, TGF-beta receptor type IIB, TGF-beta type II receptor, TGFbeta-RII, TGFR-2, TGFR2_HUMAN, transforming growth factor beta receptor II, transforming growth factor, beta receptor II (70/80kDa

Loeys et Dietz (syndrome de), anévrisme familial de l'aorte thoracique et dissection aortique

thrombomoduline n.f.

thrombomodulin

Glycoprotéine membranaire ancrée dans la membrane cellulaire et exposant à l'extérieur une partie protéique glycosylée.
Elle est exprimée par plusieurs cellules adultes et embryonnaires, elle est d'ailleurs connue à ce titre plus souvent sous le nom de fœtomoduline.
Son rôle a particulièrement été étudié pour la cellule endothéliale, car elle joue un rôle clef dans le système anticoagulant de la protéine C. Elle fixe la thrombine circulante et forme un complexe d'activation de la protéine C. La protéine C activée ainsi générée peut exercer une activité inhibitrice de la coagulation. Une partie de la thrombomoduline membranaire passe dans la circulation, où elle peut être dosée par un dosage ELISA. La mesure de la forme circulante thrombomoduline est considérée comme un marqueur d'activation et/ou de lésion de l'endothélium vasculaire.

thymocyte n.m.

thymocyte

Cellule lymphoïde du thymus.
Les thymocytes double-négatifs n'expriment pas les molécules CD4 et CD8. Les thymocytes doubles positifs expriment ces deux molécules. Les thymocytes simples positifs en fin de différenciation intrathymique expriment un seul des deux corécepteurs CD4 ou CD8. Les thymocytes les plus immatures n’ont ni récepteur des cellules T ni les corécepteurs CD4 et CD8. Ils sont appelés thymocytes double-négatifs (CD4- et CD8-) et représentent 5% des thymocytes. La maturation se fait par l’acquisition des antigènes CD4 et CD8 aboutissant aux thymocytes double-positifs (CD4+ et CD8+) qui constituent 80% des thymocytes.

tissu conjonctif de soutien l.m.

loose connective tissue

Tissu fondamental d'origine mésodermique, support structural et métabolique des autres tissus et organes du corps. Il est la voie de passage des vaisseaux sanguins et lymphatiques ; il permet, par le liquide interstitiel qu'il contient, l'échange des nutriments, des métabolites, des déchets entre les tissus et l'appareil circulatoire.
Il est formé de cellules : cellule mésenchymateuse souche, fibrocyte (fibroblaste) ; et d'une matrice extracellulaire, fibrillaire : fibres de collagène, d'élastine et de réticuline, et non fibrillaire ou substance fondamentale, composée essentiellement de glycosaminoglycanes et de glycoprotéines de structure.

Étym. lat. cum : avec, junctum : joint

Syn. tissu conjonctif lâche

tolérance n.f.

tolerance

Processus par lequel une cellule, un individu, une population surmontent en présentant des dommages visibles plus ou moins graves et plus ou moins durables l'agression d'un parasite ou d'une substance étrangère et, par extension, propriété permettant ce processus.
La tolérance est le plus souvent un caractère génétique polygénique peu spécifique.

toxicomanie

topique digestif l.m.

topical digestive

Médicament agissant localement dans le tractus digestif.
Les topiques comportent :
- des antiacides (carbonate de calcium ; oxyde de magnésium ; hydroxyde, phosphate et silicate d’aluminium ; sucralfate, complexe de saccharose octasulfate et de polyhydroxyde d’aluminium) ; ils neutralisent chimiquement l’excès d’acide chlorhydrique gastrique ;
- des médicaments qui diminuent la sécrétion gastrique d’HCl : antagonistes des récepteurs histaminiques H2 responsables de la sécrétion d’ions H+par l’estomac(cimétidine, ranitidine, etc.) ; inhibiteurs de la pompe à protons H+K+-ATPase de la cellule pariétale gastrique (oméprazole, lansoprazole, etc.) ; misoprostol : prostaglandine analogue synthétique de la prostaglandine E1, antisécrétoire et cytoprotecteur, puissant contracturant utérin, contrindiqué chez la femme enceinte ;
- des anticholinergiques : alcaloïdes (atropine) et nombreuses substances de synthèse.

topique

totipotence n.f.

totipotence

Propriété d'une cellule de type embryonnaire capable à la suite de divisions de donner par différenciation les divers types cellulaires constituant les organes d'un individu pluricellulaire.

embryon, cellules souches

totipotent adj.

totipotent

Se dit d'une cellule douée de totipotence.

totipotence

tout ou rien (loi du) l.f.

All-or-None relationship

Loi très générale à laquelle obéit la réponse d'une cellule vivante à une excitation quelle qu'en soit la nature : au-dessous d'un certain seuil d'excitation, il n'y a pas de réponse (contraction pour le muscle, influx pour le nerf), au-dessus du seuil la réponse est toujours la même et ne dépend pas de l'intensité du stimulus.
D'abord mise en évidence sur la fibre musculaire du cœur par Bowditch (1871) puis par Gotch (1902) pour la fibre nerveuse cette loi, généralisée par Andrian et Lucas, est une conséquence du concept d'élément individualisable : par ex. la vie d'un individu répond à la loi du tout-ou-rien (il est vivant ou mort). D'une manière générale, à l'échelle quantique toute description de la Nature répond à cette loi. Leibnitz l'avait pressenti dans sa thèse de philosophie sur le «principe d'individualisation» (1663), qu'il développa avec la théorie des nombres binaires et des Monades : avec 0 (le Néant) et 1 (Dieu) on peut écrire tous les nombres en numération binaire et donc décrire toute la Nature. Leibnitz trouvait là une démonstration de la création du Monde par Dieu à partir du Néant.
De fait la numération binaire (un, 1 ; deux, 10 ; trois, 11 ; quatre, 100 ; cinq, 101 ; etc.) est à la base du fonctionnement des ordinateurs électroniques (0, pas de courant, 1, passage du courant) et de celui du cerveau, formé de réseaux de cellules nerveuses répondant à la loi du Tout ou Rien. Cette loi implique aussi que toute action pharmacologique, toxique ou autre n'est efficace qu'au-dessus d'un certain seuil. Autrement dit l'hypothèse d'un effet proportionnel à la dose de toxique n'est pas acceptable pour les très faibles doses (hypothèse LNT).

H. P. Bowditch, physiologiste américain (1871); F. Gotch, neurophysiologiste britannique (1902); E. D., Adrian, baron,électrophysiologiste britannique, prix Nobel de médecine de 1932 (1914) et K. Lucas, neurophysiologiste britannique (1879-1916) ; G. W. Leibniz, philosophe allemand (1646-1716) ; F. Haber, chimiste allemand, prix Nobel de chimie de 1918

bit, Haber (loi de),  information, LNT hypothèse, toxique

toxicogénomique n.f.

Fusion des disciplines de la génomique et de la toxicologie visant à répertorier, à classifier et à gérer les effets nuisibles latents et initiaux sur la structure du génome et des niveaux d'expression (ARN, protéine, types de cellule, de tissus ou d'organe) comme conséquence de l'exposition d'un organisme à des substances environnementales 1.
Le principe consiste à évaluer les modifications du génome de cellules en cultures soumises à l'action d'une substance dangereuse. La toxicogénomique permet de visualiser les variations des gènes codant pour des protéines intervenant dans diverses fonctions de l'organisme. De ce fait, elle révèle la réactivité des cellules après un contact direct avec une substance. Cette méthode est donc très prometteuse et elle est d'ores et déjà appliquée, en particulier à des études dites de « screening »2 qui permettent de trier, parmi de nombreuses molécules, celles qui provoquent plus ou moins de réponse de la part des cellules. La toxicogénomique utilise les technologies "omiques" telles que l'expression d'ARNm à l'échelle génomique (transcriptomique), l'expression des protéines dans les tissus et les cellules (protéomique), et les profils métaboliques (métabolomique), en combinaison avec les outils bioinformatiques et la toxicologie conventionnelle.
Elle constitue de ce fait une alternative intéressante et possible à certaines expérimentations utilisant des modèles animaux. Des études sont poursuivies dans ce sens et leurs résultats sont analysés afin de définir quelle place cette méthodologie peut occuper dans l'évaluation des substances chimiques, en particulier dans le cadre du règlement REACH 3 pour lequel la préoccupation de la diminution du nombre d'animaux utilisés à des fins d'études est une priorité. Cependant, du fait de la complexité et des particularités de l'espèce humaine, aucun modèle in vivo et in vitro ne peut prétendre encore aujourd'hui être un reflet exact et complet de sa réactivité et permettre ainsi une extrapolation totale. Les phénomènes complexes de réactivité et de métabolisme se produisant au sein d'un organisme entier doivent aussi être considérés. La toxicogénomique a sans doute une place dans la caractérisation des propriétés toxiques d'une substance chimique qu'il convient de lui attribuer en fonction du niveau de pertinence des informations qu'elle procure. Pour ce faire, les études sont actuellement en cours et suivies avec toute l'attention qu'elles méritent. Les apports possibles de la toxicogénomique à l'évaluation du potentiel toxique des substances chimiques présentes dans l'environnement ont largement été évoqués au cours des réunions du Grenelle de l'environnement 4.
3 - REACH (« Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals » - en français "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques") est un règlement européen (règlement n°1907/2006) entré en vigueur le 1er juin 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. Il s’agit de recenser, d’évaluer et de contrôler les substances chimiques fabriquées, importées, mises sur le marché européen. D’ici 2018, plus de 30 000 substances chimiques seront connues et leurs risques potentiels établis ; l’Europe disposera ainsi des moyens juridiques et techniques pour garantir à tous un haut niveau de protection contre les risques liés aux substances chimiques. Il a pour buts de protéger la santé humaine et l’environnement face aux risques potentiels des substances chimiques, d’Instaurer une information complète et transparente sur la nature et les risques des substances, du fournisseur au client final, de sécuriser la manipulation des substances chimiques par les salariés dans l’entreprise en imposant le respect de normes de sécurité et de renforcer la compétitivité de l’industrie, en particulier l’industrie chimique européenne, secteur clé de l’économie en Europe.

4 - Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (JO Sénat du 01/11/2007 - page 1992) à la question écrite n° 00700 de Mme Marie-Thérèse Hermange, sénatrice, membre de l’Académie Nationale de Médecine (JO Sénat du 12/07/2007 - page 1248)

Étym. gr. toxicon : poison ; genesis : origine

Réf. 1 - Dictionnaire de la biotechnologie

génomique, toxicologie, criblage à haut débit, High Content Screening

[2,Les essais basés sur le screening moléculaire utilisent de nouvelles technologies telles que le criblage à haut débit « High,Throughput Screening (HTS) » et High Content Screening (HCS),développés initialement pour les besoins de l'industrie pharmace]

toxine n.f.

toxin

Substance protéinique d'origine biologique (animale, végétale ou microbienne), douée de toxicité pour un autre organisme.
Certaines toxines sont des holoprotéines, comme la toxine botulique, la toxine cholérique ou la toxine diphtérique. D'autres sont des hétéroprotéines plus ou moins complexes, comme certaines endotoxines bactériennes.
P. ex., la toxine cholérique est constituée de 4 chaînes peptidiques, dont l'une (chaîne B) se fixe sur un récepteur membranaire de type gangliosidique, permettant à l'autre chaîne (chaîne A) de pénétrer dans la cellule cible et d'y déclencher, par une action enzymatique (d'ADP-ribosylation), une activité des protéines G.

toxine cholérique l.f.

cholera toxin

Entérotoxine sécrétée par le vibrion cholérique.
Elle est constituée de plusieurs protéines, dont l'une sert à fixer la toxine sur le récepteur membranaire de l'entérocyte (qui comporte un ganglioside) et dont l'autre, qui pénètre dans la cellule est une NAD-ADP-ribosyl-transférase (Nicotinamide-Adénine Dinucléotide-Adénoside DiPhosphate) transférant un ADP-ribose sur une protéine G ; elle est responsable de l'activation d'une adénylcyclase NAD-dépendante. L'AMP cyclique entraine une élimination d'eau et de sodium, qui aboutit à une diarrhée profuse et une déshydratation de l'organisme.

ADP-ribosylation, protéine G, choléra

toxicogénomique n.f.

toxicogenomics

Fusion des disciplines de la génomique et de la toxicologie visant à répertorier, à classifier et à gérer les effets nuisibles latents et initiaux sur la structure du génome et des niveaux d'expression (ARN, protéine, types de cellule, de tissus ou d'organe) comme conséquence de l'exposition d'un organisme à des substances environnementales 1.
Le principe consiste à évaluer les modifications du génome de cellules en cultures soumises à l'action d'une substance dangereuse. La toxicogénomique permet de visualiser les variations des gènes codant pour des protéines intervenant dans diverses fonctions de l'organisme. De ce fait, elle révèle la réactivité des cellules après un contact direct avec une substance. Cette méthode est donc très prometteuse et elle est d'ores et déjà appliquée, en particulier à des études dites de « screening »2 qui permettent de trier, parmi de nombreuses molécules, celles qui provoquent plus ou moins de réponse de la part des cellules. La toxicogénomique utilise les technologies "omiques" telles que l'expression d'ARNm à l'échelle génomique (transcriptomique), l'expression des protéines dans les tissus et les cellules (protéomique), et les profils métaboliques (métabolomique), en combinaison avec les outils bioinformatiques et la toxicologie conventionnelle.
Elle constitue de ce fait une alternative intéressante et possible à certaines expérimentations utilisant des modèles animaux. Des études sont poursuivies dans ce sens et leurs résultats sont analysés afin de définir quelle place cette méthodologie peut occuper dans l'évaluation des substances chimiques, en particulier dans le cadre du règlement REACH 3 pour lequel la préoccupation de la diminution du nombre d'animaux utilisés à des fins d'études est une priorité. Cependant, du fait de la complexité et des particularités de l'espèce humaine, aucun modèle in vivo et in vitro ne peut prétendre encore aujourd'hui être un reflet exact et complet de sa réactivité et permettre ainsi une extrapolation totale. Les phénomènes complexes de réactivité et de métabolisme se produisant au sein d'un organisme entier doivent aussi être considérés. La toxicogénomique a sans doute une place dans la caractérisation des propriétés toxiques d'une substance chimique qu'il convient de lui attribuer en fonction du niveau de pertinence des informations qu'elle procure. Pour ce faire, les études sont actuellement en cours et suivies avec toute l'attention qu'elles méritent. Les apports possibles de la toxicogénomique à l'évaluation du potentiel toxique des substances chimiques présentes dans l'environnement ont largement été évoqués au cours des réunions du Grenelle de l'environnement 4.
3 - REACH (« Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals » - en français "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques") est un règlement européen (
4 - Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (JO Sénat du 01/11/2007 - page 1992) à la question écrite n° 00700 de

Étym. gr. toxicon : poison ; genesis : origine

Réf. 1 - Dictionnaire de la biotechnologie

génomique, toxicologie, criblage à haut débit, High Content Screening

[2,Les essais basés sur le screening moléculaire utilisent de nouvelles technologies telles que le criblage à haut débit « High,Throughput Screening (HTS) » et High Content Screening (HCS),développés initialement pour les besoins de l'industrie pharmace]

trans (configuration) l.f.

trans configuration
Disposition selon laquelle deux mutations sont chacune sur l'un des deux chromosomes homologues d'une cellule, d'un tissu ou d'un organisme.

cis (configuration)

transcription n.f.

transcription

1) Synthèse d’ARN par l’ARN polymérase à partir d’une matrice d’ADN et de ribonucléosides triphosphates.
Elle produit un ARN simple brin complémentaire du brin codant de l’ADN.
Ce processus comprend trois phases successives d’initiation, d’élongation et de terminaison ; chacune de ces phases étant sous la dépendance de facteurs spécifiques. La transcription est la première étape de la synthèse des protéines dans la cellule. Elle est suivie de la traduction.
2) Chez un virus à ARN, à partir de sa matrice d’ARN simple brin et de ribonucléiosides triphosphates, synthèse d’ARN par une ARN polymérase ARN dépendante.
 Elle produit un brin d’ARN complémentaire du brin initial.

code génétique, coder, renforceur-facilitateur, traduction, transcription réverse

transcytose n.f.

transcytosis

Transport transcytoplasmique d'un matériel de l'espace extracellulaire d'un bord de la cellule à un autre, par l'intermédiaire d'une vésicule.
En immunologie la transcytose concerne le transport des immunoglobulines polymériques synthétisées par les plasmocytes du tissu conjonctif sous-épithélial vers le pôle apical des cellules épithéliales. Ce terme s’applique aussi à la translocation des antigènes particulaires de la surface muqueuse vers le tissu lymphoïde par les cellules fongiformes des cryptes et des amygdales et les cellules M (microfold) de l’épithélium du dôme des plaques de Peyer.

cavéole

transduction n.f.

transduction

1) Mode de transfert génétique d'une cellule à une autre utilisant un virion phagique comme intermédiaire, en particulier transfert de matériel génétique d’une bactérie à une autre par des bactériophages.
L'ADN transduit peut se recombiner avec un ADN cellulaire homologue, se répliquer ou être hydrolysé par une endonucléase de restriction.
2) Tranfert d'information d'une molécule informationnelle à une autre à travers une membrane infranchissable par ces molécules.
, transduction généralisée, transduction localisée

transduction abortive

transduction localisée l.f.

specialized transduction, restricted transduction

Mode de transduction dans lequel seuls les gènes chromosomiques adjacents au prophage sont transférés.
Le virion transducteur contient à la fois de l'ADN phagique et de l'ADN bactérien. Le phage transducteur peut, dans certaines conditions s'intégrer avec les gènes transduits dans le chromosome de la cellule-hôte.

transduction généralisée, phage défectif

transduction viral e l.f.

Mode de transfert génétique d'une cellule à une autre utilisant un virion phagique comme intermédiaire, en particulier transfert de matériel génétique d’une bactérie à une autre par des bactériophages.
L'ADN transduit peut se recombiner avec un ADN cellulaire homologue, se répliquer ou être hydrolysé par une endonucléase de restriction.

endonucléase de restriction

[A2,D2]

Édit. 2018

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