biovar n.m.
biovar
En microbiologie, ce terme désigne, au sein d'une espèce bactérienne, une population ou une souche caractérisée par des propriétés biochimiques ou physiologiques particulières.
Syn. biotype
Édit. 2017
biovigilance n.f.
biomonitoring
La biovigilance a pour objectif de surveiller les incidents et risques d’incidents relatifs aux éléments et produits du corps humain utilisés à des fins thérapeutiques et aux produits, autres que des médicaments, qui en dérivent, aux dispositifs médicaux les incorporant et aux produits thérapeutiques annexes.
Le système national de biovigilance concerne :
-l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, la Commission nationale de biovigilance, l’Agence de la biomédecine, l’Etablissement français du sang (pour ses activités concernant les produits mentionnés à l’article R 1211-29 du code de la santé publique), les Etablissements de transfusion sanguine les Etablissements de santé ainsi que les syndicats interhospitaliers et les groupements de coopération sanitaire autorisés à assurer les missions de ces établissements ;
- toute autre structure publique ou privée exerçant des activités de prélèvement ou de collecte ainsi que des activités de fabrication, d’administration ou de cession des produits mentionnés à l’article ci-dessus, à l’exception des cabinets d’exercice libéral ;
-tout professionnel de santé intervenant dans des activités de fabrication, d’administration ou de cession de produits thérapeutiques annexes ou de dispositifs médicaux incorporant des éléments et produits du corps humain.
Édit. 2017
bipariéto-malaire adj.
biparietal-zygomatic
Qui intéresse à la fois les deux régions pariétales et malaires.
Ce terme caractérise la prise idéale de forceps, s'appuyant symétriquement sur les régions solides de la tête fœtale.
Édit. 2017
bipartition vésicale l.f.
bisection of the bladder
Procédé de plastie vésicale par grande section médiane du dôme vésical destiné à obtenir une élévation de la paroi vésicale latérale permettant une anastomose urétérovésicale.
Cette technique est employée pour anastomoser un uretère trop court à la vessie, sans avoir recours à une plastie de remplacement.
→ urétéroplastie de remplacement
Édit. 2017
biphakie n.f.
duplication of the lens
Présence de deux cristallins.
Cette duplication vraie est à différencier des petites formations arrondies observées dans les yeux microphtalmes, entourées d'une capsule bordée de quelques cellules épithéliales ; il s'agit alors de lentoïdes, fragments de cristallin séparés de la formation principale.
Édit. 2017
bipolaire adj.
bipolar
1) Qui a deux pôles ou qui intéresse les deux pôles d’une structure ou d’un organe.
Se dit d’un circuit électrique, d’une cellule nerveuse dont un pôle donne naissance à l’axone et dont le pôle opposé est pénétré par un dendrite unique, ou encore à propos de la pathologie d’un os long (fracture bipolaire, ostéomyélite bipolaire) etc.
En bactériologie une coloration est dite bipolaire lorsqu’elle ne se manifeste qu’aux deux extrémités du corps bactérien.
En biochimie une molécule est dite bipolaire lorsqu’elle présente un pôle hydrophile et un pôle hydrophobe. C’est le cas des acides gras constituants des lipides. Le terme amphipathique est ici préféré.
2) En psychiatrie : maladie bipolaire.
Étym. lat. bis deux fois ; polus pôle
→ amphipathique, maladie bipolaire
Édit. 2017
Birbeck (corps de) l.m.
Birbeck’s granule
Organite décrit en microscopie électronique dans le cytoplasme des cellules de Langerhans de la peau, en forme de raquette de tennis, à partie centrale lamellaire portant des striations transversales régulières en "fermeture éclair".
Cette structure est également caractéristique des éléments cellulaires observés dans l'histiocytose X et décrite sous le nom de corps X.
M. S. Birbeck, anatomopathologiste britannique (1961), P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1873)
Syn. corpuscule de Langerhans, granules de Langerhans, granules de Birbeck, corps de Langerhans, corps X
→ cellule de Langerhans, histiocytose langerhansienne
Édit. 2017
Birch-Hirschfeld (tumeur de) l.m.
Birch-Hirschfeld's tumor
F. V. Birch-Hirschfeld, anatomopathologiste allemand (1898)
Édit. 2017
Birt, Hogg et Dubé (syndrome de) l.m.
Birt-Hogg-Dubé’s syndrome
Ensemble lésionnel héréditaire, maladie autosomique dominante, résultant de l'association de multiples lésions à type de fibrofolliculomes, de trichodiscomes et d'acrochordons, c'est-à-dire de molluscum pendulum.
A. R. Birt, G. R. Hogg, W. J. Dubé, dermatologues canadiens (1977)
→ Hornstein-Knickenberg (syndrome de)
Édit. 2017
BIS sigle m. pour
Édit. 2017
bisexualité n.f.
bisexuality
1) Particularités d'un individu qui possède des organes des deux sexes.
2) Dispositions sexuelles masculine et féminine existant constitutionnellement chez tout individu qu'il soit du sexe masculin ou féminin.
Ce concept a été introduit par S. Freud en psychanalyse. Il permet d'appréhender les conflits que le sujet connaît pour assumer son propre sexe.
3) Comportement d'une personne qui a des relations sexuelles avec des personnes des deux sexes.
Édit. 2017
bisexué adj.
bisexual
Se dit d'un individu qui possède des organes des deux sexes.
Édit. 2017
bisexuel adj.
bisexual
Se dit d'une personne qui a des relations sexuelles avec des personnes des deux sexes.
Édit. 2017
Bishop (score pelvien de) l.m.
Bishop’s pelvic score
Cotation numérique qui permet d'évaluer la qualité du col utérin chez une femme enceinte en fin de grossesse, pour apprécier soit l'imminence d'un accouchement spontané, soit les chances de réussite d'un déclenchement artificiel du travail.
Il prend en compte cinq paramètres : la dilatation cervicale appréciée en centimètres, le degré d'effacement du col, la consistance du col, sa position, le niveau de la présentation par rapport aux épines sciatiques. A chaque paramètre est attribuée une valeur en points allant de 0 à 3. Le score varie de 0 à 15 points. Le pronostic du déclenchement est jugé favorable à partir d'un score de 5. Il s'agit d'un des scores les plus utilisés ; les autres principaux scores sont les scores de Friedman, de Burnett ou de Fields.
E. H. Bishop, gynécologue américain (1964) ; E. A. Friedman, gynécologue américain (1955) ; J. E. Burnett Jr, gynécologue américain (1966) ; H. Fields, gynécologue américain (1966)
Édit. 2017
Bishop et Corson (formule de) l.f.
Bishop-Corson’s formula
Méthode d'appréciation du poids et de l'âge du fœtus après la 36ème semaine de grossesse.
Elle est fondée sur le nombre N de cellules orangées comptées sur 500 cellules retrouvées dans un prélèvement de liquide amniotique.
E. H. Bishop et S. Corson, gynécologues américains (1968)
Édit. 2017
bismuth n.m.
bismuth
Élément de numéro atomique 83 et de masse 209, métal trivalent, amorphe et grisâtre, de la troisième série des métaux de transition.
Le bismuth est très oxydable, mauvais conducteur. Il donne des sels qui ne sont solubles dans l'eau qu'en milieu acide et précipitent en milieu alcalin. Certains sels sont utilisés en thérapeutique comme topique ou comme pansement gastrique. Le bismuth peut aussi servir comme produit de contraste. Il était naguère très utilisé en gastroentérologie et dans le traitement de la syphilis.
Ces sels ont été retirés de la commercialisation en raison des encéphalopathies myocloniques dont ils ont été responsables. Restent seuls disponibles, hors de France, le salicylate basique et le bismutho-citrate tripotassique.
Aucun cas de neurotoxicité du bismuth n'a été décrit ni reconnu en pathologie professionnelle en raison des faibles doses d’exposition.
Symb. Bi
[E2, G5]
Édit. 2018
bismuth (intoxication au) l.f.
bismuthism, bismuthosis
Troubles pathologiques liés à des absorptions orales excessives de sels de bismuth.
De tels troubles ont été décrits en 1973, dominés par une encéphalopathie myoclonique.
Relevés chez des colectomisés ou des colopathes chroniques jusqu'en 1978, date de la suppression de l'usage thérapeutique des sels de bismuth, ils ont constitué une véritable épidémie dont les mécanismes physiopathologiques ont été mal élucidés. La micronisation des sels de bismuth permettant leur résorption intestinale a été mise en cause.
D'installation insidieuse, en quelques jours ou mois, l'encéphalopathie associait un état confusionnel, des myoclonies, des troubles de l'équilibre et une dysarthrie. Des crises épileptiques étaient observées, et parfois des manifestations psychiatriques.
Le diagnostic reposait sur l'anamnèse (prise de bismuth) et les dosages dans le sang et le LCR. L'évolution était régressive avec l'arrêt de l'intoxication, mais de nombreux décès ont été relatés.
Édit. 2017
bisphénol A n m.
bisphénol A
Composé organique de synthèse réunissant deux molécules de phénol et une d'acétone, utilisé comme monomère dans la fabrication de matières plastiques (spécialement les résines époxydiques et les polycarbonates), servant en particulier à la production de flacons incolores, dont des bouteilles d'eau et des biberons.
Il est très présent dans notre environnement (production annuelle mondiale d’environ trois millions de tonnes). Les utilisations sont nombreuses : revêtement intérieur des boîtes de conserves, canalisations de transport de l'eau potable et les parois des conteneurs, résines composites d'obturation odontologique. L'expulsion de bisphénol A pourrait se faire à chaud et par le contact avec des détergents puissants à fonction acide.
Le bisphénol A est un allergène des résines époxydiques (plastiques durs, peintures, enduits, colles, liquides d’immersion pour microscopes etc…) connu de longue date en association avec l’épichlorhydrine formant alors une molécule très allergisante le diglycidyl éther de bisphénol A.
Le bisphénol est un œstrogéno-mimétique, dit encore xénoestrogène, capable de se lier aux récepteurs des œstrogènes, dont l’action est d’environ 1 000 fois inférieure à celle de l'œstradiol. Des études ont montré (sans que d'éventuels liens de causalité directe soient déjà identifiés et compris) qu'une teneur urinaire élevée de ce produit était corrélée avec un risque plus élevé de diabète, de maladies cardiovasculaires, de moindre efficacité des chimiothérapies anticancéreuses d'anomalies de fonctionnement d'autres organes : foie, pancréas, thyroïde, intestin. Parmi les effets attendus et mieux compris, en tant que perturbateur hormonal, le bisphénol s'est montré capable d'affecter la reproduction d'animaux de laboratoire et pourrait être un des facteurs de délétion de la spermatogenèse chez l'Homme et son implications dans les cancers de la prostate et du sein est possible. Le placenta ne protège pas l'embryon de l'exposition au bisphénol A.
La dose journalière tolérable est encore l’objet de discussions. Le Canada a été ainsi le premier pays à classer au rang des toxiques cette substance dont l’emploi a été interdit dans certains états américains. L'EFSA(European Food Sanitary Autority) a fixé la dose journalière admissible (DJA) à 0,05 milligramme/kg de poids corporel. En juin 2010, l'AFSSAPS (Agence Française Sécurité Sanitaire des Produits de Santé), appelée actuellement ANSM (Agence Nationale de Santé et du Médicament) a interdit son emploi dans le conditionnement des biberons.
->perturbateurs endocriniens, xénoestrogène
Édit. 2017
bisphosphonate n.m.
bisphosphonate
Analogue des pyrophosphates utilisé en thérapeutique dans la prévention et le traitement des fractures ostéoporotiques, qu’elles soient vertébrales ou périphériques, en raison de son action inhibitrice sur la résorption ostéoclastique.
Les bisphosphonates sont caractérisés par une faible absorption intestinale et une forte affinité osseuse. Ils sont excrétés sans être métabolisés. Ils sont également utilisés dans le traitement de la maladie de Paget et des hypercalcémies dues à des métastases osseuses, en particulier du cancer de la prostate et du sein, et au myélome multiple. Dans cette dernière indication ils peuvent être prescrits dans un but préventif Le chef de file en est l’étidronate disodique. Désormais, la panoplie des bisphosphonates s’est considérablement enrichie ayant en particulier très probablement contribué à la réduction de l’incidence des nouvelles fractures dans le cadre de la maladie ostéoporotique.
Syn. diphosphonate
→ pyrophosphates, ostéoporose, ostéoporotiques, résorption ostéoclastique, Paget (maladie de), hypercalcémie, cancer de la prostate, cancer du sein, myélome multiple
[F1, F2, G5, L1, R1]
Édit. 2018
bistouri n.m.
surgical knife, bistoury
Instrument de chirurgie à lame tranchante fixée sur un manche et servant à réaliser une incision ou une dissection.
La lame peut être fixe ou mobile et interchangeable pour usage unique. Il existe divers modèles de bistouri dont la forme de la lame (à un ou deux tranchants, pointue ou émoussée) ou dont la longueur du manche est adaptée à des techniques chirurgicales précises et spécialisées.
Étym. ital. bistorino, pistorino, poignard, dague de Pistoria – anc.fr. bistorit (1462) ou bistorie (1564), poignard
→ scalpel
Édit. 2017
bistouri électrique l.m.
electric knife, electro-surgical knife, endotherm knife
Aiguille métallique (en acier le plus souvent) véhiculant un courant de haute fréquence capable de sectionner les tissus et de coaguler des vaisseaux.
Par extension désigne l’ensemble de l’appareillage producteur et transmetteur du courant de haute fréquence.
L’aiguille est une des deux électrodes du circuit électrique de haute fréquence, le malade devant obligatoirement être relié à l’autre pôle du circuit par une plaque métallique assurant un contact cutané large et efficace faute de quoi il y a risque de brûlure cutanée.
Étym. ital. bistorino, pistorino, poignard, dague de Pistoria – anc.fr. bistorit (1462) ou bistorie (1564), poignard
Édit. 2017
bistournage d'un polype l.m.
twist polypectomy
Exérèse d'un polype accouché par le col, à l'aide d'une pince à polype ou d'une pince de Chéron.
Le polype saisi entre les deux mors de la pince, un mouvement de rotation imprimé à la pince sur elle-même entraîne la torsion du pédicule du polype, son hémostase et son ablation.
J. Chéron, gynécologue français (1837-1900)
Édit. 2017
bit n.m.
bit
Unité binaire qui permet de quantifier le contenu d'un message et la place qu'il tient dans la mémoire qui l'enregistre.
Tout message (oral, écrit ou image) peut être transcrit en une suite de bits ; aussi les calculateurs électroniques et les ordinateurs utilisent le principe binaire du tout ou rien (passage d'une impulsion ou pas d'impulsion, présence d'une tension électrique ou non, etc.), codés 1 ou 0 respectivement (on code aussi 0 = + et 1 = - ). En informatique, la capacité de mémoire se mesure en bits : ex. une disquette a une capacité de 2 millions de bits (2.106) et les mémoires des ordinateurs s'évaluent en milliards de bits ou gigabits (2 109) et plus.
Comme les neurones du cerveau répondent à la loi du tout ou rien, le fonctionnement cérébral est binaire, en principe : la capacité du cerveau humain est beaucoup plus grande que celle des ordinateurs (100 milliards de neurones établissant chacun 10 000 connexions en moyenne avec d'autres neurones = 1011 x 104 = 1015 bits # 4.1012 octets). Par contre le débit de délivrance d'un message est beaucoup plus rapide dans les machines que dans le système nerveux : pour transmettre une conversation téléphonique une ligne à 1 500 bauds suffit, mais pour les connexions entre ordinateurs on utilise des lignes d'environ 300 000 bauds et à l'intérieur des machines, la fréquence porteuse, de l'ordre de 500 MHz, permet un débit de message de l'ordre du mégabauds, soit un passage d'un point à l'autre en moins d'un millionième de seconde, alors que le passage des synapses entre neurones demande environ 1 ms.
Nota : la transmission d'un message ne doit pas être confondue avec la quantité d'information qu'il apporte car un long message peut n'apporter que très peu d'information.
Étym. angl. bit : contraction de binary digit : chiffre binaire.
→ baud, information, mémoire, octet, shanon
Édit. 2017
bitachycardie n.f.
bitachycardia
Association d’une tachycardie ventriculaire et d’une tachycardie à l’étage auriculaire.
Le diagnostic électrocardiographique peut en être difficile, et exiger des enregistrements œsophagiens ou endocavitaires.
Édit. 2017
bite-wing (cliché) l.angl.
Petit film dentaire positionné en arrière des dents examinées par un aileron perpendiculaire au film.
Le sujet serre cet aileron entre les dents pour maintenir l'ensemble.
L'image obtenue permet de visualiser les couronnes et les collets des dents, en position d'occlusion, ainsi que les rebords alvéolaires correspondants ; ce film est fréquemment employé avec la technique long cône. Actuellement, le terme désigne la même incidence obtenue sur un film dentaire standard, mais maintenu en bouche par un support approprié.
Étym. angl. bite : mordre ;wing :
Syn. cliché rétrocoronaire, radiographie dentaire interproximale (peu usité)
Édit. 2017