otite muqueuse l.f.
Otite caractérisée par la présence dans les cavités de l’oreille moyenne d’un liquide épais, filant, véritable glue, qui réalise un tableau d’otite chronique à tympan fermé.
Édit. 2017
otite séreuse l.f.
otitis with effusion, serous otitis
Otite caractérisée par la présence d’un liquide séreux, très fluide, dans la caisse du tympan.
L’otite séreuse aigüe est d’origine infectieuse ou barotraumatique. L’otite séreuse chronique peut être provoquée par un dysfonctionnement de la trompe auditive, notamment par obstruction du naso-pharynx ou compression extrinsèque de la trompe par un processus tumoral évoluant au niveau de la fosse infratemporale.
Édit. 2017
oxalose n.f.
oxalosis
Rare anomalie du métabolisme conséquence d’une hyperoxalurie avec élévation secondaire du taux d’acide oxalique dans le plasma.
Elle est caractérisée par la précipitation d’oxalate de calcium dans divers tissus, dont les voies urinaires, entraînant plus ou moins rapidement une insuffisance rénale chronique irréversible, mais aussi dans le foie et les os.
Affection rare, elle se manifeste le plus souvent avant l’âge de 5 ans, fréquemment par une lithiase urinaire oxalo-calcique (whevellite) presque toujours associée à une néphrocalcinose et, dans certains cas, à une acidose hyperchlorémique. Des dépôts d’oxalate de calcium dans les autres organes peuvent provoquer des accès d’arthrite microcristalline (pseudo-goutte) un bloc auriculo-ventriculaire et des complications vasculaires ischémiques périphériques.
,
De cette maladie génétique transmise sur le mode autosomique récessif, responsable d’anomalies biochimiques, on connaît trois types :
- I, dû à un défaut de conversion du glyoxylate en alpha-hydroxy-bêta-céto-adipate par déficit en glyoxylate-aminotransférase,
- II, relevant d’un défaut du métabolisme de l’hydroxypyruvate lié à un déficit en D-glycérique déshydrogénase,
- III, exceptionnel, lié à une hyperabsorption digestive des oxalates dont le déterminisme n’est pas établi.
Les mesures thérapeutiques visant à réduire la synthèse de l’acide oxalique sont peu efficaces.
Une très faible proportion des lithiases oxaliques correspond à une véritable oxalose. Des oxaloses rénales secondaires ont été décrites : intoxication à l’éthylène-glycol, anesthésie au méthoxyfluorane, court-circuit jéjuno-iléal pour obésité.
C. Lepoutre, chirurgien urologue français, membre de l'Académie de médecine (1925)
→ hyperoxalurie, hyperoxalémie, whevellite (calculs de)
Édit. 2017
oxygène n.m.
oxygen
1) Élément de numéro atomique 8, de poids atomique 16 (pris comme base des poids atomiques) et de valence 2.
L'élément oxygène constitue en masse la moitié de l'écorce terrestre et environ les deux tiers des organismes animaux et végétaux. Il est doué du pouvoir de se combiner avec pratiquement tous les éléments pour former des oxydes.
2) Corps simple diatomique, dont la molécule est formée de deux atomes d'oxygène, de formule O2.
Gaz incolore à la température ordinaire, inodore et insipide, légèrement soluble dans l'eau ; très répandu dans la nature, il constitue un cinquième de l'atmosphère. L'oxygène joue un rôle physiologique essentiel dans la respiration et dans les processus métaboliques de tous les organismes animaux et végétaux.
En thérapeutique, l'oxygène peut être administré à l'aide d'un masque ou d'une sonde à débit variable, ou en surpression à l'aide d'appareils spéciaux, dans divers états tels qu'anoxie aigüe ou chronique, œdème aigu du poumon, infarctus du myocarde, etc.
Les formes radiculaires de l'oxygène, très réactives et très toxiques, se forment en permanence dans tous les tissus sous l'influence de radicaux libres et des radiations ionisantes naturelles (rayons cosmiques et telluriques, radon) ou artificielles (rayons X, déchets radioactifs, etc.) : cette formation, proportionnelle à la concentration en O2 , est plus faible en hypoxie et plus importante en hyperoxie.
L'ozone, forme triatomique, O3, a une structure comparable à celle du cyclopropane, mais ses deux molécules extrêmes ne referment pas le cycle et laissent deux liaisons ioniques libres : c'est l'exemple type d'un radical libre très réactif et très toxique.
A. de Lavoisier, chimiste français (1777)
Étym. gr. oxus : acide ; genes : engendré
Syn. recommandable (dioxygène)
Symb. O
→ comburant, combustible, ventilation, ozone
Édit. 2017
oxygénothérapie hyperbare l.f.
hyperbaric oxygenotherapy
Traitement, par des séances d'inhalation d'oxygène en milieu hyperbare, des accidents de plongée, de certaines intoxications (monoxyde de carbone), d'infections à germes anaérobies et de certaines ischémies périphériques.
Son emploi a été rationalisé par Paul Bert (1878), Haldane (1908) et Priestley (1935). Les premières tables de traitement des accidents de plongée de Van der Aue (1947) ont été revues après une meilleure connaissance de la physiologie de la plongée, grâce aux travaux expérimentaux de Boerema (1956) et cliniques de Ledingham (1962). Ce traitement n'est pas sans risque du fait de la toxicité de l’oxygène et surtout de la décompression (barotraumatisme) en fin de séance. Un tel traitement nécessite une surveillance par du personnel spécialisé (risques inhérents aux caissons hyperbares et connaissance des signes de toxicité de l’oxygène) et doit se faire par séances d'assez courte durée pour éviter les effets toxiques de l’oxygène.
Le traitement des accidents de plongée et des embolies gazeuses utilise essentiellement l'effet mécanique de la compression en caisson hyperbare (réduction de la taille des bulles). L'oxygénothérapie joue un rôle complémentaire en activant l'élimination des bulles grâce à la dénitrogénation et à une meilleure oxygénation des tissus.
Le traitement des encéphalopathies postanoxiques et des intoxications, qui bloquent le transport de l’oxygène par l'hémoglobine (CO, etc.) ou dans les cellules (cyanure), doit se faire le plus précocement possible (utiliser les camions à caisson hyperbare si besoin) afin d'éviter les lésions cérébrales ou du moins de limiter leur extension.
Le traitement des infections à germes anaérobies ou mixtes, très sensibles à l'action de l’oxygène (gangrène gazeuse, ostéites nécrosantes, brûlures, ostéomyélites chroniques réfractaires), est un appoint au traitement médicamenteux à ne pas négliger, car il peut améliorer le pronostic vital, permettre la guérison ou, pour le moins, réduire les séquelles.
Des séances itératives sont indiquées pour le traitement d'une ischémie chronique des extrémités chez un patient diabétique ou artérioscléreux.
P. Bert, physiologiste français (1878) ; A. E. Boycott et J. S. Haldane, physiologistes britanniques (1908) ; J. S. Haldane et J. G. Priestley, physiologistes britanniques (1935) ; O. E. Van der Aue, physiologiste américain (1947) ; I. Boerema, chirurgien néerlandais (1956) I. M. Ledingham, chirurgien britannique (1962)
→ oxygène (accidents provoqués par l'), oxygène (toxicité de l'), plongée (accidents de)
Édit. 2017
oxygénothérapie normobare l.f.
normobaric oxygenotherapy
Inhalation d'oxygène à la pression ambiante, en ventilation spontanée ou au cours de la ventilation mécanique.
Le gaz utilisé provient d’oxygène liquide (évapo
Individuellement, il est administré à partir de bouteilles d’oxygène comprimé de diverses tailles (les plus petites sont portables), de petits évaporateurs portables ou d'extracteurs (utilisés par les insuffisants respiratoires chroniques à domicile) et, collectivement dans les hôpitaux, à partir de canalisations à 3 bars, venant de gros évaporateurs d’oxygène liquide (avec une réserve de sécurité d’oxygène comprimé).
Au niveau de l'utilisateur on délivre un débit fixe ou ajustable. L’oxygène doit être humidifié, il peut être délivré sans perte par une sonde intratrachéale (notamment en cas de ventilation mécanique), mais avec les autres méthodes (lunettes, masque, capuchon ou tente à O2) il y a une perte de gaz qui peut être très importante et même dangereuse (incendie de tentes à O2).
Dans l'insuffisance ventilatoire pure, l'objectif est d'enrichir l'air inspiré en O2 pour obtenir une PAO2 satisfaisante : pour un sujet normal au niveau de la mer, respirant l'air ambiant (21% d’oxygène) cette PAO2 = 137 hPa = 103 mm de Hg, mais chez l'insuffisant respiratoire chronique la PAO2 peut s'abaisser à 80 hPa = 60 mm de Hg et plus (limite de la perte de conscience 53 hPa = 40 mm de Hg environ). Il suffit de relever un peu la PIO2 pour ramener la PAO2 à la normale en enrichissant légèrement en O2 l'air inhalé pour supprimer l'hypoxie : pour une insuffisance ventilatoire, il suffit d'un débit d’oxygène d'environ 1 L/min pour normaliser l'air alvéolaire (soit en pratique 3 L/min pour tenir compte des pertes inévitables). Des débits plus élevés, 8 à 12 L/min en pratique, sont nécessaires en cas de troubles circulatoires ou d'intoxication, pour essayer d'obtenir une PAO2 convenable, mais cela n'est pas toujours possible (on parle d'hypoxémie réfractaire). Ces grands débits, s'ils sont maintenus longtemps, peuvent avoir des effets secondaires défavorables (irritation des muqueuses et épaississement du mucus bronchique si l'humidification est insuffisante).
L’oxygène est indispensable pour éviter l'hypoxie en anesthésie générale, en aviation militaire et pour la ventilation mécanique. Son usage en réanimation peut être nécessaire à tout moment : les salles d'opération et celles de soins intensifs doivent impérativement être équipées de prises d’oxygène.
Pour éviter les accidents mortels par inversion de la distribution des gaz, une commission de sécurité (présidée par le directeur de l'établissement, comprenant l'anesthésiologiste et le pharmacien) doit vérifier chaque prise de distribution d’oxygène avant la mise en service à la réception et après tous travaux sur les canalisations. De même tous les appareils comportant une admission d’oxygène doivent être conformes aux normes.
→ extracteur d'oxygène, Fenn (diagramme de), normalisation, oxygène (accidents provoqués par l')
Édit. 2017
ozène n.m.
ozena
Forme particulière de rhinite chronique d’étiologie imprécise, caractérisée par une atrophie muqueuse avec formation de croûtes dégageant une odeur fétide.
Étym. gr. ozein : exhaler une odeur
Syn. rhinite atrophique, rhinite chronique fétide
Édit. 2017
pachyvaginalite n.f.
pachyvaginalitis
Variété d'inflammation chronique de la vaginale testiculaire aboutissant à un épaississement considérable de la séreuse, donnant cliniquement l'aspect d'une grosse bourse douloureuse infiltrée.
Elle peut s'accompagner d'un épanchement vaginal parfois hémorragique, souvent cloisonné. Une cause sous-jacente est rarement retrouvée. Le traitement chirurgical, par résection vaginale, en est difficile.
Étym. gr. pachus : épais ; lat. vagina : gaine, enveloppe
palimpseste n.m.
palimpsest
1) Au sens original, parchemin dont on a effacé un premier texte pour le réutiliser.
2) Par analogie, mécanisme psychologique qui permet de substituer des faits nouvellement mémorisés à ceux qui leur préexistaient dans la mémoire.
En neurologie, amnésies brusques, véritables "trous de mémoire", observées surtout au début de l'alcoolisation chronique (E.-M. Jellinek)
E. M. Jellinek, physiologiste américain, spécialiste des problèmes de l’alcool (1890-1963)
Étym. gr. palimpsestos : qu'on gratte pour écrire de nouveau.
→ amnésie transitoire alcoolique
pancréatite chronique l.f.
chronic pancreatitis
Affection dégénérative associant des anomalies des canaux pancréatiques remplis de concrétions protéiques secondairement calcifiées à une sclérose mutilante du parenchyme exocrine avec une disparition progressive du parenchyme endocrine.
La principale cause est l'alcoolisme chronique responsable de 90% des cas environ : dans les autres cas, aucune étiologie n'est retrouvée en dehors de rares cas de pancréatite familiale.
Les manifestations cliniques apparaissent en moyenne après 15 ans de prise d'alcool. Le diagnostic repose sur la mise en évidence de calcifications pancréatiques sur la tomodensitométrie ou d'anomalies canalaires sur la pancréatographie rétrograde endoscopique. L'écho-endoscopie semble fiable pour le diagnostic des formes débutantes. En dehors des douleurs chroniques, les principales complications sont les poussées de pancréatite aigüe, les pseudo-kystes, la compression de la voie biliaire principale, la compression du duodénum, les thromboses de la veine splénique et de la veine porte et les complications dégénératives (stéatorrhée et surtout diabète insulinodépendant). L'évolution est en général favorable si un sevrage complet est obtenu chez les sujets alcooliques mais certaines complications peuvent obliger à un traitement chirurgical, en particulier les pseudo-kystes et la compression de la voie biliaire principale.
pancréatite obstructive l.f.
obstructive pancreatitis
Lésion de pancréatite chronique en amont d'un obstacle sur le canal de Wirsung, en général lithiasique ou tumoral.
papillomatose confluente et réticulée de Gougerot et Carteaud l.f.
confluent and reticulate papillomatosis, Gougerot-Carteaud’s syndrome
Dermatose bénigne caractérisée par le développement progressif de lésions hyperpigmentées, discrètement papuleuses, qui se disposent symétriquement sur le tronc, prédominant dans les zones médiodorsale et médio-thoracique où elles confluent en nappes et qui, plus en périphérie, réalisent une éruption réticulée des faces latérales du thorax, du dos, du cou et des creux axillaires.
Très rare, cette affection touche principalement des adultes jeunes et des adolescents. Son image histologique, non spécifique, comporte une discrète papillomatose. Son diagnostic impose d'éliminer formellement un pityriasis versicolor ou un acanthosis nigricans étendu, qui ont souvent été confondus avec la papillomatose confluente et réticulée. La physiopathologie est inconnue. L'évolution est chronique. Les tétracyclines représentent un traitement efficace mais purement suspensif, souvent suivi de rechutes.
H. Gougerot, membre de l'Académie de médecine et A. Carteaud, dermatologues français (1927 et 1932)
Syn. maladie de Gougerot-Carteaud
paralysie bulbaire l.f.
Ensemble des déficits qui résultent d’une atteinte de la région du bulbe rachidien et des structures qu’il contient : nerfs crâniens bulbaires (racine descendante du V ; IX ; X ; XI et XII) ; noyaux végétatifs et faisceaux de passage.
Il en résulte des tableaux variés qui dépendent du mécanisme et du siège de la lésion mais dans lesquels existent des signes de paralysie labio-glosso-pharyngée.
La paralysie bulbaire peut être d’installation aigüe, et le plus souvent vasculaire, rapide et alors souvent d’origine auto-immune (Guillain-Barré) ou progressive et chronique et alors le plus souvent d’origine dégénérative (sclérose latérale amyotrophique SLA). C’est dans la SLA que la paralysie bulbaire est la plus caractéristique avec voie nasonnée et dysarthrie, troubles de déglutition, atrophie de la langue avec présence de nombreuses fasciculations, atrophie des masséters, abolition du réflexe massétérin.
Les atteintes vasculaires réalisent des syndromes spécifiques tels que le syndrome d’Avellis, syndrome de Babinski-Nageotte, syndrome de Wallenberg notamment.
→ Guillain-Barré (syndrome de), sclérose latérale amyotrophique, Avellis (syndrome de), Babinski-Nageotte(syndrome de), Wallenberg(syndrome de)
paramétrite n.f.
parametritis
Inflammation du tissu cellulaire situé dans l'évasement des feuillets du ligament large de l'utérus.
Elle peut évoluer de manière aigüe (phlegmon juxta-utérin de Bouilly) ou chronique (phlegmon ligneux).
G. Bouilly, chirurgien français (1894)
→ phlegmon ligneux, Bouilly (phlegmon juxta-utérin de)
[O3]
Édit. 2018
paranéoplasiques (neuropathies périphériques) l.f.p.
peripheral neuropathies associated with malignant diseases
Neuropathies rares, évoluant au cours d'un cancer, mais ne relevant ni d'un envahissement néoplasique, ni d'une manifestation générale de celui-ci.
Il s'agit le plus souvent de néoplasmes bronchopulmonaires (anaplasiques à petites cellules), du sein ou gastriques. Une fois sur deux, leurs manifestations sont précédées par la neuropathie. Plus rarement, une maladie de Hodgkin est en cause.
Plusieurs types sont décrits : neuropathie sensitive subaigüe de Denny-Brown, la plus classique et la plus fréquente, neuropathie sensitivomotrice chronique de Wyburn-Mason, polyradiculonévrite aigüe (lymphomes), dysautonomie, etc.
Ces dernières années, ont été mis en évidence des autoanticorps antineuronaux dans le sérum et le LCR de certains malades : les anticorps anti-Hu, de type IgG. Le traitement anticancéreux améliore les signes neurologiques de façon inconstante.
D. Denny-Brown, neurologue néo-zélandais (1951) ; R. Wyburn-Mason, neurologue britannique (1948)
paraparésie spastique tropicale l.f.
tropical spastic paraparesis, human T-cell lymphotropic virus type I neuropathy
Forme de méningo-myélopathie chronique d'origine virale, atteignant surtout la femme adulte et se traduisant par une paraparésie, des troubles sensitifs et sphinctériens.
Il s'agit d'une maladie atrophiante de la moelle thoracique basse dont la pathogénie est toujours discutée. A la suite d'un début insidieux, la paraparésie apparait progressivement avec un syndrome pyramidal des membres inférieurs puis supérieurs. Les troubles sensitifs restent discrets. Ses symptômes génito-sphinctériens, en revanche, sont majeurs. On constate dans le LCR une protéinorachie normale, une pléiocytose modérée et une sécrétion intra-thécale d'anticorps vis-à-vis du HTLV-1. L'évolution atteint un plateau en quelques années. Parmi les autre signes, seront citées des atteintes musculaires (polymyosites, dermatomyosites, myosites a minima, etc.) et neuropathiques périphériques (ces dernières après élimination d'autres étiologies, diabétiques et alcooliques notamment). Les thérapeutiques actuelles (corticoïdes, immunomodulateurs, traitements antirétroviraux) n'ont pas d'effet au long cours.
Le virus HTLV-1 (Deltaretrovirus, famille des Retroviridae) en est l’agent responsable. Endémique, cette maladie a surtout été décrite dans le bassin caribéen, en Amérique centrale et du sud, en Afrique intertropicale et du sud, au Japon, aux Seychelles et en Amérique du sud. La contamination se fait par voie sexuelle, par l'allaitement, voire par transfusion. Le risque de développer cette affection apparaît faible, estimé à 2 à 5% des porteurs.
Sigle : TSP/HAM (Tropical Spastic Paraparesis / HTLV-1 Associated Myelopathy)
→ HTLV, Deltaretrovirus, Retroviridae
paraplégie d'Erb l.f.
Erb's spastic spinal paraplegia
Paraplégie spasmodique lentement évolutive, attribuée initialement à une myélite chronique.
Longtemps imputée, selon les conceptions prévalentes à l’époque de sa description, à une origine principalement syphilitique, son étiologie est à présent considérée comme indéterminée, pour autant que son autonomie reste admise.
W. H. Erb, neuropathologue allemand, membre de l’Académie de médecine (1892)
parapsoriasis en gouttes l.m.
pityriasis lichenoides, guttate parapsoriasis
Dermatose inflammatoire d'origine inconnue faite d'une éruption d'éléments papulo-squameux assez caractéristiques, atteignant électivement l'adolescent et l'adulte jeune; elle est divisée en deux formes, l'une dite "en gouttes chronique"; l'autre, aigüe, dite "varioliforme".
Ces deux formes, bénignes, n'ont en fait aucun rapport avec les autres dermatoses également appelées parapsoriasis. (A ne pas confondre avec le psoriasis en gouttes).
→ pityriasis lichensides chronica, parapsoriasis varioliforme
parapsoriasis en plaques l.m.
parapsoriasis en plaques
Terme considéré comme regroupant à tort deux affections différentes par leur évolution et leur pronostic : le parapsoriasis en petites plaques, dit parapsoriasis digitiforme, toujours bénin quoique chronique, et le parapsoriasis en grandes plaques, encore appelé lichénoïde ou parfois poïkilodermique, précurseur à plus ou moins longue échéance du mycosis fongoïde.
parapsoriasis poïkilodermique l.m.
poikiloderma atrophicans vasculare, prereticulotic poikiloderma (obsolète)
Variété de parapsoriasis en grandes plaques comportant une atrophie épidermique, des télangiectasies et une pigmentation réticulée particulièrement marquées, pouvant coexister avec des plaques érythémateuses de parapsoriasis en plaques classique.
L'examen histologique montre une atrophie du corps muqueux, une exocytose "en flammèches" de lymphocytes sans regroupement en amas, un infiltrat dermique dense souvent regroupé en bande sous-épidermique. L'évolution est chronique et le développement d'un mycosis fongoïde est fréquent à long terme.
Syn. parapsoriasis lichénoïde, parapsoriasis atrophique
parasitoses cardiaques l.f.p.
heart parasitosis
Parasitoses qui peuvent avoir un retentissement sur le cœur par des mécanismes divers : anémie (paludisme, ankylostome, kala azar), propagation cardiaque d’une localisation hépatique (amibiase), atteinte vasculaire de la petite circulation (hypertension pulmonaire et cœur pulmonaire chronique des bilharzioses), etc.
L’atteinte directe du cœur par un parasite ne se produit que dans deux maladies : la maladie de Chagas, l’échinococcose.
parathyroïdienne (atteinte musculaire) l.f.
parathyroidal muscular localizations
1) Au cours des hyperparathyroïdies, tableau de déficit moteur algique de la ceinture pelvienne, associé à une asthénie, évoluant sur le mode chronique.
2) Au cours des hypoparathyroïdies, limitation des symptômes à des crampes.
paréite n.f.
Tuméfaction hypertrophique chronique des joues entrant dans le cadre de l'extension d'une macrochéilite granulomateuse.
Terme inusité.
Étym. gr. pareia : joue
→ Melkersson-Rosenthal (syndrome de)
parotidose n.f.
Atteinte chronique, non inflammatoire ni tumorale, du parenchyme salivaire parotidien, avec hypertrophie bilatérale et diminution de l’excrétion salivaire, observée à l’occasion d’un désordre général d’origine endocrinienne, médicamenteuse ou autre.
pathogène adj.
pathogenic
1) En biologie, qualifie un organisme ou microorganisme induisant une maladie.
L’immense majorité des microorganismes de l’environnement ne sont pas pathogènes pour le sujet sain du fait de l’action d’exclusion du revêtement cutanéomuqueux et des mécanismes de défense naturelle de l’immunité non spécifique. Certains microorganismes dits commensaux font partie de la flore naturelle des muqueuses où ils exercent un rôle métabolique détoxifiant et antiinfectieux. Les microorganismes pathogènes sont transmis par voie respiratoire, digestive, sexuelle, ou par effraction du revêtement cutané. Ils induisent des infections dont la symptomatologie est extrêmement variable en fonction de l’efficacité de la réponse immunitaire de l’hôte : infection inapparente ou asymptomatique, infection aigüe, bénigne, sévère ou mortelle, infection prolongée ou chronique.
2) En pathologie, qualifie en général tout processus qui engendre des troubles.
L’usage de ce qualificatif comme substantif est abusif.