Betke (test de) l.m.
Betke’s test de
K. Betke, pédiatre allemand (1959)
→ résistance à la dénaturation alcaline (test de)
Édit. 2017
Beukes (syndrome de) l.m.
Beukes’s syndrome, Beukes’s dysplasia, familial hip dysplasia
Dysplasie de la hanche, héréditaire à transmission autosomique dominante, survenant dans la première enfance et évoluant vers une dystrophie définitive facteur d’arthrose précoce.
Le noyau de l’épiphyse fémorale proximale apparaît avec retard, vers deux ans, il est irrégulier, aplati et déformé. La dysplasie persiste en cours de croissance, la tête fémorale a perdu sa sphéricité, le col fémoral est court, élargi, en coxa vara. L’évolution se fait vers une arthrose précoce. Elle doit être distinguée chez l’enfant jeune de la dysplasie de Meyer non héréditaire et évoluant spontanément vers la normalisation de l’épiphyse fémorale supérieure. Le gène en cause BFHD est localisé sur le chromosome 4 en 4q35 ou encore 4q12. (MIM 142669)
H. J. Cilliers, chirurgien et P. Beighton, médecin généticien sud-africains (1990)
Étym. Beukes: nom de famille d’origine néerlandaise (Afrikaner) implantée en Afrique du Sud chez laquelle l’affection a été décrite.
Syn. dysplasie de hanche de Beukes
Édit. 2017
Beuren (syndrome de) l.m.
Beuren’s syndrome
Cardiopathie congénitale rare constituée par une transposition incomplète des gros vaisseaux de la base du cœur, avec une aorte partant du ventricule droit et une aorte pulmonaire à cheval sur les deux ventricules.
Ce syndrome doit être distingué du syndrome de William et Beuren.
A. Beuren, médecin cardiologue allemand (1960)
Édit. 2017
Beurmann et Gougerot (maladie de) l.f.
Maladie dont les traits cliniques ont été fixés par les médecins français de Beurmann et Gougerot et dont l'agent causal avait été isolé en 1903 par de Beurmann sous le nom de Sporotrichum beurmanni
Ch. de Beurmann et H. Gougerot, dermatologues français (1906)
Édit. 2017
bevacizumab n.m.
bevacizumab
Anticorps monoclonal inhibant la liaison du facteur de croissance de l’endothelium vasculaire (Vascular Endothelial Growth Factor, VEGF) à son récepteur.
Il est utilisé dans les cancers colorectal, bronchique, épithélial de l’ovaire et du rein.
→ facteur de croissance de l'endothélium vasculaire, cancer colorectal, cancer bronchique, cancer de l'ovaire, cancer du rein de l'adulte
[F2, F3, G5]
Édit. 2020
Beyne (lanterne de) l.f.
Beyne’s test
Test de capacité chromatique professionnelle.
La lanterne permet de présenter des feux de couleurs convenablement choisis dont la tonalité correspond à celles observées réellement dans la signalisation colorée des métiers de la circulation.
J. Beyne, médecin militaire français (1921)
Syn. lanterne chromoptométrique de Beyne
Édit. 2017
bézafibrate n.m.
bezafibrate
Antilipémiant de la famille du clofibrate, utilisé expérimentalement comme régulateur allostérique de la fonction oxyphorique de l'hémoglobine.
Cette molécule présente la particularité de stabiliser la structure désoxygénée en se fixant sur les chaînes α et non sur les chaînes β comme le font les principaux régulateurs physiologiques.
Édit. 2017
bézoard l.m.
bezoar
Corps étranger trouvé dans l'estomac et l'intestin grêle.
Il peut être constitué de cheveux (trichobézoard) chez certains névropathes, d'un conglomérat alimentaire végétal chez un tachyphage ou un glouton (phytobézoard).
Étym. persan, par analogie avec ce que l'on retrouve dans le tube digestif des herbivores et des oiseaux.
Édit. 2017
Bezold (mastoïdite de) l.f.
Bezold’s abscess
Extériorisation d’une mastoïdite au niveau de la gouttière du digastrique par effraction de la corticale apexienne interne.
F. Bezold, otologiste allemand (1881)
Édit. 2017
Bezold (triade de) l.f.
Bezold’s triad
Triade que caractérisent une surdité de transmission avec diminution de la perception aérienne des sons de tonalité basse, un Rinne audiométrique négatif et une prolongation de la conduction osseuse.
F. Bezold, otologiste allemand (1881)
Édit. 2017
Bezold-Brücke (effet) l.m.
Bezold-Brücke’s effect
Variation de la tonalité en fonction de la luminance du stimulus.
L'appellation "effet Bezold-Brücke" désigne plus particulièrement le fait qu'aux luminances élevées toutes les teintes du spectre tendent vers deux teintes fixes : bleu et jaune.
J. von Bezold, météorologue et physicien allemand (1874) ; E. von Brücke, physiologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1878)
[P2]
Édit. 2018
BFU-E sigle angl. pour Burst-Forming Unit-Erythroid
Progéniteur immature de la lignée érythroïde déjà engagée dans la différenciation érythroïde.
Morphologiquement, la BFU-E ressemble à un blaste immature, avec un cytoplasme modérément basophile, émettant quelques pseudopodes, un noyau à chromatine fine et de gros nucléoles. En microscopie électronique, le cytoplasme est abondant et rempli de ribosomes.
Sous l'effet conjugué de plusieurs facteurs de croissance (érythropoïétine, IL3, GM-CSF et SCF, (stem-cell factor), la BFU-E donne en culture in vitro en milieu semi-solide en 14 à 16 jours chez l'homme des amas de colonies érythroïdes plus ou moins confluentes contenant de 500 à 5 000 érythroblastes hémoglobinisés. Ces cultures permettent de compter le nombre de BFU-E, sachant que les colonies sont clonales et que chacune représente la progéniture d'une seule BFU-E. Les BFU-E existent dans la moelle osseuse, mais circulent aussi dans le sang. Leur concentration médullaire est de 1 à 50 pour 1.105 cellules nucléées, leur concentration sanguine est de 0,02 à 0,05% des cellules mononucléées de faible densité. Les BFU-E sont les progéniteurs des CFU-E. En fait, les BFU-E constituent un compartiment de progéniteurs dont les plus immatures ont un potentiel très élevé de prolifération, une situation dormante peu cyclante et une dépendance absolue à l'IL3 et non à l'érythropoïétine, alors que les BFU-E les plus matures ont une faible capacité proliférative, mais un fort pouvoir cyclant indépendant de l'IL3, mais très dépendant de l'érythropoïétine. Les BFU-E expriment les marqueurs CD34, HLA-DR, CD33 et C-kit, mais pas les marqueurs érythroïdes des précurseurs érythroïdes plus matures.
Édit. 2017
BH3 mimétique l.m.
Nouvelle classe de petites molécules capables d'induire l'apoptose en se fixant avec une forte affinité aux protéines anti-apoptotiques.
Édit. 2017
bhang n.m.
→ chanvre
Édit. 2017
Bhanja (virus)
Bhanja (virus)
Virus à ARN du genre Bhanjavirus (famille des Bunyaviridae) infectant divers mammifères en Eurasie.
Initialement isolé dans le sous-continent indien, le virus Bhanja est très largement répandu en Europe (Italie, Croatie, Bulgarie, Roumanie, Slovaquie, etc.), au Moyen-Orient et en Asie centrale, en Afrique du Nord ainsi que dans de nombreux pays d'Afrique. Il est transmis par différentes espèces de tiques Ixodidae et infecte des ruminants domestiques (Chèvres, Moutons, bovins) et divers mammifères sauvages. Chez l'Homme, il est responsable de syndromes fébriles habituellement sans gravité, parfois avec signes méningés. Le virus Palma, isolé au Portugal, en serait un variant.
Sigle BHAV
Édit. 2017
BHE sigle pour Barrière HématoEncéphalique,
Édit. 2017
Bi
Symb. du bismuth.
A côté de l'isotope naturel 209Bi, il existe des radio-isotopes de masses 210, 211, 212, 214, 215.
Édit. 2017
bi-amniotique adj.
biamniotic
Qualifie les grossesses gémellaires présentant deux poches amniotiques.
Les grossesses bi-amniotiques peuvent être soit mono-soit bi-choriales ; en cas de grossesse mono-choriale, la membrane interamniotique est constituée exclusivement des deux amnios accolés ; en cas de grossesse bi-choriale, la membrane interamniotique est constituée de quatre feuillets : au centre, les deux chorions fusionnés et, de part et d'autre, les deux amnios.
Syn. di-amniotique
Édit. 2017
bi-auriculaire adj.
biatrial
Qui intéresse les deux oreillettes du cœur ou siège sur les deux oreillettes.
Édit. 2017
bi-ovulaire adj.
bi-ovular
Qui est issu de deux œufs.
Ce terme est habituellement utilisé pour définir une grossesse gémellaire.
Syn. bivitellin, dizygote
Édit. 2017
Biber-Haab-Dimmer (dystrophie grillagée de la cornée) l.f.
Biber-Haab-Dimmer’s lattice dystrophy
Amylose cornéenne, dystrophie du stroma cornéen bilatérale et symétrique, apparaissant dans le jeune âge avec présence, dans les couches antérieures du stroma de la région centrale, de lignes cristallines irrégulières comparées à des crins de Florence ou du sucre candi.
Il s'y associe des irrégularités de l'épithélium sus-jacent avec douleurs récidivantes par érosions épithéliales. L'hérédité est autosomique dominante. L'examen histologique révèle la nature amyloïde des dépôts.
H. Biber, (1890) et O. Haab, (1899) ophtalmologistes suisses ; F. Dimmer, ophtalmologiste autrichien (1899)
→ dystrophie grillagée de la cornée de type I
Édit. 2017
bibliométrie n.f.
bibliometry
Sous-spécialité des sciences de l’information visant à évaluer la qualité des publications et l’analyse de leur impact, souvent appelée lisibilité.
Elle entend accroître et rendre plus rationnelle la qualité des textes publiés sous une forme imprimée ou informatisée. Cette démarche qui se veut rationnelle aboutit à une cotation par des expressions numériques, selon des critères évolutifs.
Étym. gr. biblion : livre; metron : mesure.
Édit. 2017
bibloc n.m.
biblock
Édit. 2017
bicarbonate n.m.
bicarbonate
Ion ou sel acide de l'acide carbonique (HCO3-).
L'anion bicarbonate est l'un des principaux anions du milieu intérieur ; il constitue l'essentiel de la réserve alcaline. Sa concentration dans le plasma sanguin est comprise entre 20 et 30 mEq/L. Elle dépend du pH et de la pression en dioxyde de carbone dans les alvéoles pulmonaires qui participent au maintien de l'équilibre acidobasique.
Syn. hydrogénocarbonate
Édit. 2017
bicarbonate (solution de) l.f.
bicarbonate solution
Solution alcalinisante utilisée pour le traitement des acidoses métaboliques.
Les solutions utilisées de NaHCO3 (masse moléculaire 84 g), molaire (84 g/L), ou semimolaire (42 g/L), sont très irritantes pour les tissus. La solution 1/6 molaire (14 g/L), est isotonique au plasma. Le bicarbonate est alcalinisant par captage des ions H+.
Édit. 2017