Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Betke (test de) l.m.

Betke’s test de

K. Betke, pédiatre allemand (1959)

 résistance à la dénaturation alcaline (test de)

Édit. 2017

Beukes (syndrome de) l.m.

Beukes’s syndrome, Beukes’s dysplasia, familial hip dysplasia

Dysplasie de la hanche, héréditaire à transmission autosomique dominante, survenant dans la première enfance et évoluant vers une dystrophie définitive facteur d’arthrose précoce.
Le noyau de l’épiphyse fémorale proximale apparaît avec retard, vers deux ans, il est irrégulier, aplati et déformé. La dysplasie persiste en cours de croissance, la tête fémorale a perdu sa sphéricité, le col fémoral est court, élargi, en coxa vara. L’évolution se fait vers une arthrose précoce. Elle doit être distinguée chez l’enfant jeune de la dysplasie de Meyer non héréditaire et évoluant spontanément vers la normalisation de l’épiphyse fémorale supérieure. Le gène en cause BFHD est localisé sur le chromosome 4 en 4q35 ou encore 4q12. (MIM 142669)

H. J. Cilliers, chirurgien et P. Beighton, médecin généticien sud-africains (1990)

Étym. Beukes: nom de famille d’origine néerlandaise (Afrikaner) implantée en Afrique du Sud chez laquelle l’affection a été décrite.

Syn. dysplasie de hanche de Beukes

Meyer (dysplasie de)

Édit. 2017

Beuren (syndrome de) l.m.

Beuren’s syndrome

Cardiopathie congénitale rare constituée par une transposition incomplète des gros vaisseaux de la base du cœur, avec une aorte partant du ventricule droit et une aorte pulmonaire à cheval sur les deux ventricules.
Ce syndrome doit être distingué du syndrome de William et Beuren.

A. Beuren, médecin cardiologue allemand (1960)

Édit. 2017

Beurmann et Gougerot (maladie de) l.f.

Maladie dont les traits cliniques ont été fixés par les médecins français de Beurmann et Gougerot et dont l'agent causal avait été isolé en 1903 par de Beurmann sous le nom de Sporotrichum beurmanni

Ch. de Beurmann et H. Gougerot, dermatologues français (1906)

sporotrichose

Édit. 2017

bevacizumab n.m.

bevacizumab

Anticorps monoclonal inhibant la liaison du facteur de croissance de l’endothelium vasculaire (Vascular Endothelial Growth Factor, VEGF) à son récepteur.
Il est utilisé dans les cancers colorectal, bronchique, épithélial de l’ovaire et du rein.

facteur de croissance de l'endothélium vasculaire, cancer colorectal, cancer bronchique, cancer de l'ovaire, cancer du rein de l'adulte

[F2, F3, G5]

Édit. 2020

Beyne (lanterne de) l.f.

Beyne’s test

Test de capacité chromatique professionnelle.
La lanterne permet de présenter des feux de couleurs convenablement choisis dont la tonalité correspond à celles observées réellement dans la signalisation colorée des métiers de la circulation.

J. Beyne, médecin militaire français (1921)

Syn. lanterne chromoptométrique de Beyne

Édit. 2017

bézafibrate n.m.

bezafibrate

Antilipémiant de la famille du clofibrate, utilisé expérimentalement comme régulateur allostérique de la fonction oxyphorique de l'hémoglobine.
Cette molécule présente la particularité de stabiliser la structure désoxygénée en se fixant sur les chaînes α et non sur les chaînes β comme le font les principaux régulateurs physiologiques.

Édit. 2017

bézoard l.m.

bezoar

Corps étranger trouvé dans l'estomac et l'intestin grêle.
Il peut être constitué de cheveux (trichobézoard) chez certains névropathes, d'un conglomérat alimentaire végétal chez un tachyphage ou un glouton (phytobézoard).

Étym. persan, par analogie avec ce que l'on retrouve dans le tube digestif des herbivores et des oiseaux.

Édit. 2017

Bezold (mastoïdite de) l.f.

Bezold’s abscess

Extériorisation d’une mastoïdite au niveau de la gouttière du digastrique par effraction de la corticale apexienne interne.

F. Bezold, otologiste allemand (1881)

mastoïdite

Édit. 2017

Bezold (triade de) l.f.

Bezold’s triad

Triade que caractérisent une surdité de transmission avec diminution de la perception aérienne des sons de tonalité basse, un Rinne audiométrique négatif et une prolongation de la conduction osseuse.

F. Bezold, otologiste allemand (1881)

Édit. 2017

Bezold-Brücke (effet) l.m.

Bezold-Brücke’s effect

Variation de la tonalité en fonction de la luminance du stimulus.
L'appellation "effet Bezold-Brücke" désigne plus particulièrement le fait qu'aux luminances élevées toutes les teintes du spectre tendent vers deux teintes fixes : bleu et jaune.

J. von Bezold, météorologue et physicien allemand (1874) ; E. von Brücke, physiologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1878)

[P2]

Édit. 2018

BFU-E sigle angl. pour Burst-Forming Unit-Erythroid

Progéniteur immature de la lignée érythroïde déjà engagée dans la différenciation érythroïde.
Morphologiquement, la BFU-E ressemble à un blaste immature, avec un cytoplasme modérément basophile, émettant quelques pseudopodes, un noyau à chromatine fine et de gros nucléoles. En microscopie électronique, le cytoplasme est abondant et rempli de ribosomes.
Sous l'effet conjugué de plusieurs facteurs de croissance (érythropoïétine, IL3, GM-CSF et SCF, (stem-cell factor), la BFU-E donne en culture in vitro en milieu semi-solide en 14 à 16 jours chez l'homme des amas de colonies érythroïdes plus ou moins confluentes contenant de 500 à 5 000 érythroblastes hémoglobinisés. Ces cultures permettent de compter le nombre de BFU-E, sachant que les colonies sont clonales et que chacune représente la progéniture d'une seule BFU-E. Les BFU-E existent dans la moelle osseuse, mais circulent aussi dans le sang. Leur concentration médullaire est de 1 à 50 pour 1.105 cellules nucléées, leur concentration sanguine est de 0,02 à 0,05% des cellules mononucléées de faible densité. Les BFU-E sont les progéniteurs des CFU-E. En fait, les BFU-E constituent un compartiment de progéniteurs dont les plus immatures ont un potentiel très élevé de prolifération, une situation dormante peu cyclante et une dépendance absolue à l'IL3 et non à l'érythropoïétine, alors que les BFU-E les plus matures ont une faible capacité proliférative, mais un fort pouvoir cyclant indépendant de l'IL3, mais très dépendant de l'érythropoïétine. Les BFU-E expriment les marqueurs CD34, HLA-DR, CD33 et C-kit, mais pas les marqueurs érythroïdes des précurseurs érythroïdes plus matures.

Édit. 2017

BH3 mimétique l.m.

Nouvelle classe de petites molécules capables d'induire l'apoptose en se fixant avec une forte affinité aux protéines anti-apoptotiques.

venetoclax

Édit. 2017

bhang n.m.

chanvre

Édit. 2017

Bhanja (virus)

Bhanja (virus)
Virus à ARN du genre Bhanjavirus (famille des Bunyaviridae) infectant divers mammifères en Eurasie.
Initialement isolé dans le sous-continent indien, le virus Bhanja est très largement répandu en Europe (Italie, Croatie, Bulgarie, Roumanie, Slovaquie, etc.), au Moyen-Orient et en Asie centrale, en Afrique du Nord ainsi que dans de nombreux pays d'Afrique. Il est transmis par différentes espèces de tiques Ixodidae et infecte des ruminants domestiques (Chèvres, Moutons, bovins) et divers mammifères sauvages. Chez l'Homme, il est responsable de syndromes fébriles habituellement sans gravité, parfois avec signes méningés. Le virus Palma, isolé au Portugal, en serait un variant.

Sigle BHAV

Édit. 2017

BHE sigle pour Barrière HématoEncéphalique,

Édit. 2017

Bi

Symb. du bismuth.
A côté de l'isotope naturel 209Bi, il existe des radio-isotopes de masses 210, 211, 212, 214, 215.

Édit. 2017

bi-amniotique adj.

biamniotic

Qualifie les grossesses gémellaires présentant deux poches amniotiques.
Les grossesses bi-amniotiques peuvent être soit mono-soit bi-choriales ; en cas de grossesse mono-choriale, la membrane interamniotique est constituée exclusivement des deux amnios accolés ; en cas de grossesse bi-choriale, la membrane interamniotique est constituée de quatre feuillets : au centre, les deux chorions fusionnés et, de part et d'autre, les deux amnios.

Syn. di-amniotique

Édit. 2017

bi-auriculaire adj.

biatrial

Qui intéresse les deux oreillettes du cœur ou siège sur les deux oreillettes.

Édit. 2017

bi-ovulaire adj.

bi-ovular

Qui est issu de deux œufs.
Ce terme est habituellement utilisé pour définir une grossesse gémellaire.

Syn. bivitellin, dizygote

Édit. 2017

Biber-Haab-Dimmer (dystrophie grillagée de la cornée) l.f.

Biber-Haab-Dimmer’s lattice dystrophy

Amylose cornéenne, dystrophie du stroma cornéen bilatérale et symétrique, apparaissant dans le jeune âge avec présence, dans les couches antérieures du stroma de la région centrale, de lignes cristallines irrégulières comparées à des crins de Florence ou du sucre candi.
Il s'y associe des irrégularités de l'épithélium sus-jacent avec douleurs récidivantes par érosions épithéliales. L'hérédité est autosomique dominante. L'examen histologique révèle la nature amyloïde des dépôts.

H. Biber, (1890) et O. Haab, (1899) ophtalmologistes suisses ; F. Dimmer, ophtalmologiste autrichien (1899)

dystrophie grillagée de la cornée de type I

Édit. 2017

bibliométrie n.f.

bibliometry

Sous-spécialité des sciences de l’information visant à évaluer la qualité des publications et l’analyse de leur impact, souvent appelée lisibilité.
Elle entend accroître et rendre plus rationnelle la qualité des textes publiés sous une forme imprimée ou informatisée. Cette démarche qui se veut rationnelle aboutit à une cotation par des expressions numériques, selon des critères évolutifs.

Étym. gr. biblion : livre; metron : mesure.

Édit. 2017

bibloc n.m.

biblock

bloc de branche bilatéral

Édit. 2017

bicarbonate n.m.

bicarbonate

Ion ou sel acide de l'acide carbonique (HCO3-).
L'anion bicarbonate est l'un des principaux anions du milieu intérieur ; il constitue l'essentiel de la réserve alcaline. Sa concentration dans le plasma sanguin est comprise entre 20 et 30 mEq/L. Elle dépend du pH et de la pression en dioxyde de carbone dans les alvéoles pulmonaires qui participent au maintien de l'équilibre acidobasique.

Syn. hydrogénocarbonate

Édit. 2017

bicarbonate (solution de) l.f.

bicarbonate solution

Solution alcalinisante utilisée pour le traitement des acidoses métaboliques.
Les solutions utilisées de NaHCO3 (masse moléculaire 84 g), molaire (84 g/L), ou semimolaire (42 g/L), sont très irritantes pour les tissus. La solution 1/6 molaire (14 g/L), est isotonique au plasma. Le bicarbonate est alcalinisant par captage des ions H+.

Édit. 2017

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