membrane vestibulaire du canal cochléaire l.f.
→ paroi vestibulaire du canal cochléaire
nerf vestibulaire l.m.
nervus vestibularis (TA)
vestibular nerve
Partie du nerf vestibulo-cochléaire (VIII) qui reçoit et conduit les impressions destinées au maintien de l’équilibre.
Les protoneurones sensoriels de ce nerf prennent origine au niveau du vestibule (utricule et saccule) et des canaux semi-circulaires du labyrinthe membraneux. Ils se rassemblent en deux branches. La branche supérieure est constituée par le nerf utriculaire et les nerfs ampullaires antérieur et latéral ; elle traverse l’aire vestibulaire supérieure du méat acoustique interne ; elle atteint le ganglion vestibulaire, origine réelle de ce protoneurone. La branche inférieure est constituée par le nerf sacculaire qui traverse l’aire vestibulaire inférieure du méat acoustique interne et par le nerf ampullaire postérieur qui débouche par le foramen singulare ; cette branche inférieure du nerf vestibulaire gagne le ganglion de Boettcher (partie inférieure du ganglion de Scarpa) où se situe l’origine réelle de ses protoneurones constitutifs. Le nerf vestibulaire ainsi constitué sort du rocher par le pore acoustique interne où il s’unit au nerf cochléaire pour constituer le nerf vestibulo-cochléaire. Celui-ci, accompagné du nerf facial et du nerf intermédiaire gagne la partie latérale du sillon bulbo-pontique où il pénètre dans le tronc cérébral. Les fibres du nerf vestibulaire aboutissent au noyau vestibulaire médial, au noyau vestibulaire latéral et au noyau vestibulaire supérieur.
neuronite vestibulaire l.f.
Entité actuellement contestée : l’on préfère aujourd’hui parler de névrite vestibulaire
Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)
neurectomie vestibulaire l.f.
vestibular neurectomy
Section du contingent vestibulaire du nerf auditif dans le conduit auditif interne.
La voie d’abord peut être: transcochléaire, translabyrinthique, sus pétreuse, ou postérieure dans l’angle ponto-cérébelleux, rétrosigmoïdienne ou rétrolabyrinthique. C’est le traitement chirurgical des vertiges invalidants de la maladie de Menière.
neuronite vestibulaire l.f.
vestibular neuronitis
névrite vestibulaire l.f.
Inflammation du nerf vestibulaire responsable d’un syndrome vestibulaire périphérique aigu
dû à la perte unilatérale, partielle ou totale, de la fonction vestibulaire.
La névrite vestibulaire se traduit par la survenue brutale, en quelques minutes, d’un violent vertige rotatoire avec nausées et vomissements, mais sans surdité ou acouphènes ni signes neurologiques. La crise est si forte qu’elle cloue le malade au lit durant au moins un à deux jours. L’examen clinique, forcément limité chez le patient très incommodé par son vertige, retrouve un nystagmus très intense au début et dont la secousse rapide bat vers le côté sain.
Le diagnostic ne peut en être affirmé que par la constatation à l’examen vestibulaire d’une hypo- ou d’une aréflexie unilatérale à l’épreuve calorique. L’audiogramme montre une audition normale. Il est intéressant d’étudier les potentiels évoqués otolithiques qui reflètent la fonction du nerf vestibulaire inférieur. Parfois, en effet, l’attente ne concerne que le nerf vestibulaire supérieur réalisant une névrite dissociée. Ceci est important car, en ce cas, il n’est pas rare d’observer, quelques semaines plus tard, la survenue d’un vertige paroxystique positionnel rendu possible par la conservation de la fonction du canal semi-circulaire postérieur.
Dans les cas typiques, il n’est pas indispensable d’effectuer une IRM. Spontanément, l’évolution se fait vers la guérison : le vertige s’amende en quelques jours et le malade recouvre son équilibre sans séquelles fonctionnelles vraies.
La cause est le plus souvent inconnue, présumée vasculaire ou virale (selon un mécanisme sans doute analogue à celui des paralysies faciales). Ainsi, un virus – sans doute le virus Herpès– présent dans le ganglion du nerf vestibulaire serait-il capable de se « réveiller » sous l’influence de facteurs variés et de déclencher une « neuropathie œdémateuse».
Le traitement consiste dans le repos allongé, l’administration d’un corticoïde à fortes doses et plus accessoirement d’un antivertigineux et d’un anti-émétique. Il semble essentiel de mobiliser au plus vite le malade afin de faciliter la compensation centrale, c’est-à-dire la capacité qu’a le cerveau de pallier la perte d’un des vestibules. Le pronostic est en général favorable avec récupération de la fonction ou compensation centrale.
Le terme de névrite est actuellement préféré à celui de neuronite.
Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)
→ vertige, nystagmus, vestibulaire (exploration instrumentale), potentiels évoqués otolithiques, audiogramme, équilibre – nystagmographie, nerf vestibulaire
nystagmus vestibulaire l.m.
vestibular nystagmus
Mouvement conjugué "à ressort" des deux globes oculaires, composé d'une secousse lente, de dérive vers le côté atteint (indiquant habituellement celui-ci) et d'une secousse rapide, saccadée de rappel vers le côté sain (dont le sens, par convention, donne la direction).
C'est le plus sensible des signes vestibulaires spontanés.
Dans sa forme périphérique, il est horizonto-rotatoire (car résultant de la stimulation des trois canaux semi-circulaires), diminué ou aboli par la fixation oculaire volontaire, augmenté quand le regard se dirige vers la secousse rapide, décroissant dans le regard du côté opposé, enfin unidirectionnel (ne changeant pas de sens selon les positions du regard).
Dans sa forme centrale, il est pur (respectivement vertical, horizontal et rotatoire dans les atteintes pédonculaires, protubérantielles et bulbaires), augmenté par la fixation oculaire volontaire, enfin multidirectionnel.
Un nystagmus vestibulaire spontané est toujours pathologique.
Étym. gr. nustazô : je m'incline
omission vestibulaire l.f.
Syndrome décrit chez le sujet âgé consistant en des troubles de l’équilibre liés à la non ou mauvaise utilisation de leur fonction vestibulaire alors que leurs fonctions visuelle et proprioceptive sont déclinantes.
A. Sémont, kinésithérapeute et G. Freyss, otorhinolaryngologiste français (1988)
Édit. 2017
orifice du canalicule vestibulaire l.m.
apertura canaliculi vestibuli (TA)
opening of vestibular canaliculus
Orifice situé sur la face postérieure de la partie pétreuse de l’os temporal, au fond de la fossa subarcuata.
Édit. 2017
orifice interne du canalicule vestibulaire l.m.
apertura interna canaliculi vestibuli (TA)
internal opening of vestibular canaliculus
Orifice intracrânien qui s’ouvre au fond de la fossa subarcuata.
Édit. 2017
ouverture du canalicule vestibulaire l.f.
apertura canaliculi vestibuli (TA)
opening of vestibular canaliculus
Ouverture antérieure du canalicule vestibulaire au fond de la fossa subarcuata.
Édit. 2017
papillomatose vestibulaire physiologique l.f.
hirsutoid papillomas of the vulva
État lié à la présence de petites excroissances papillomateuses digitiformes couleur de la muqueuse normale, de nature physiologique, généralement localisées au vestibule vulvaire.
Histologiquement ces lésions sont proches des angiofibromes. Elles sont l'équivalent féminin des papules perlées de la couronne du gland.
paroi vestibulaire du conduit cochléaire l.f.
paries vestibularis ducti cochlearis ; membrana vestibularis ducti cochléaris (TA)
Paroi supérieure du canal cochléaire (limaçon membraneux)
Elle est constituée, de dedans en dehors, par un endothélium, une membrane basale ou vitrée et une couche conjonctive se continuant par le périoste de la rampe vestibulaire.
E. Reissner, anatomiste allemand (1824-1878)
Syn. anc. membrane de Reissner
partie inférieure du ganglion vestibulaire l.f.
pars inferior ganglionis vestibularis (TA)
inferior part of vestibular ganglion
Partie inférieure du ganglion vestibulaire qui donne naissance au nerf ampullaire postérieur et au nerf sacculaire.
partie inférieure du nerf vestibulaire l.f.
pars inferior nervi vestibularis (TA)
inferior part of vestibular nerve
Branche de division inférieure du nerf vestibulaire d’où émanent le nerf ampullaire postérieur et le nerf sacculaire.
partie supérieure du ganglion vestibulaire l.f.
pars superior ganglionis vestibularis (TA)
superior part of vestibular ganglion
partie supérieure du nerf vestibulaire l.f.
pars superior nervi vestibularis (TA)
superior part of vestibular nerve
Branche de division supérieure du nerf vestibulaire d’où émanent le nerf utriculo-ampullaire, le nerf utriculaire, le nerf ampullaire antérieur et le nerf ampullaire latéral.
pli vestibulaire l.m.
plica vestibularis (TA)
vestibular fold
Chacun des deux replis antéro-postérieurs de la face interne du larynx, situés au-dessus des plis vocaux, à la limite du vestibule du larynx et des ventricules du larynx.
Ils s’étendent de l’angle rentrant du cartilage thyroïde au cartilage aryténoïde (ou au cartilage cunéïforme) qui saille sous la muqueuse au niveau du tubercule cunéïforme du larynx. Ils délimitent la rima vestibuli. Aplatis de haut en bas, ils sont constitués par un repli de la muqueuse laryngée soulevé par le ligament vestibulaire qu’ils contiennent. Ils ne jouent aucun rôle dans la phonation.
Syn. anc. bandelette ventriculaire, corde vocale supérieure, fausse corde vocale, pli ventriculaire
[A1,P1]
Édit. 2018
rameau communicant du ganglion vestibulaire avec le nerf cochléaire l.m.
ramus communicans ganglionis vestibularis cum nervo cochleari (TA)
communicating branch of vestibular ganglion
→ ganglion communicant cochléaire du nerf vestibulaire, nerf vestibulaire
rameau vestibulaire postérieur de l'artère vestibulocochléaire l.m.
ramus vestibularis posterior arteriae vestibulocochlearis (TA)
posterior vestibular branch of vestibulocochlear artery
rééducation vestibulaire l.f.
vestibular rehabilitation
Mise en œuvre d’un ensemble de techniques kinésithérapiques destinées à rétablir l’équilibre d’un patient atteint d’un déficit vestibulaire.
Elles font essentiellement appel à des manœuvres visant à favoriser une compensation vestibulaire centrale et à établir une habituation ou une substitution sensorielle.
Une manœuvre kinésithérapique particulière, dite manœuvre de bascule, est indiquée dans le traitement du vertige paroxystique positionnel.
réflectivité vestibulaire l.f.
Paramètre permettant de quantifier la fonction vestibulaire d’après les caractéristiques du nystagmus induit par une stimulation rotatoire ou calorique, soit son amplitude, la vitesse de sa secousse lente ou sa fréquence.
En pratique, c’est le nombre de secousses nystagmiques enregistrées entre la 30° et la 60° seconde après la fin d’une stimulation calorique qui est pris en compte.
On distingue ainsi :
- la réflectivité absolue qui représente la somme des réponses nystagmiques chaudes et froides pour chaque oreille, somme habituellement comprise entre 30 et 120 secousses. Toutefois la réflectivité absolue d’un vestibule comprise entre ces valeurs ne signifie pas forcément un vestibule normal. Il faut en effet la comparer à celle du côté opposé puisque un sujet s’équilibre avec ses deux vestibules ;
- la réflectivité relative qui exprime la notion de symétrie respective des deux vestibules en représentant le rapport de la somme des réponses du vestibule droit et de celle du vestibule gauche. Elle est normalement inférieure à 15%.
rhinite vestibulaire l.f.
vestibular rhinitis.
Dermite du vestibule nasal qui déborde souvent le seuil narinaire.
Ce terme regroupe plusieurs manifestations pathologiques telles que la folliculite, la furonculose, l’impétigo, l’eczéma, l’érysipèle.
→ folliculite, furoncle, impétigo, eczéma, érysipèle
saccule vestibulaire l.m.
succulus vestibularis (TA)
saccule of vestibular laryrinth
Vésicule du labyrinthe membraneux qui occupe la partie inférieure du vestibule osseux et adhère à la fossette oblongue.
Elle est reliée à l’utricule par des canalicules endo-lymphatiques et au cul–de-sac de la cochlée par le ductus reuniens. Le saccule contient un otolithe (la sagitta).
sillon vestibulaire l.m.
vestibular groove
Équivalent du sillon nymphohyménéal après rupture de l'hymen au cours de la défloration.