Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

95 résultats 

médecine salariée l.f.

salaried medicine

Mode d’exercice de la médecine dans lequel le médecin est au service à temps plein ou temps partiel, d’une institution qui le rémunère, quelle que soit son activité>.
1) La médecine salariée s’oppose ainsi à la médecine libérale dont l’un des caractères est la rémunération pour chaque acte médical.
2) Les modalités de médecine salariée sont nombreuses : professions de santé publique, médecine hospitalière, médecine du travail, médecine militaire, etc.

médecine scolaire l.f.

school medicine

santé scolaire

médecine sociale l.f.

social medicine

Ensemble des activités médicales qui assurent et organisent au bénéfice des personnes et de la collectivité, la prévention et le traitement des maladies pour l’ensemble d ‘une population, en tenant compte des composantes de la société et de ses caractères culturels et économiques.
Inventée au milieu du XIXème siècle où elle visait surtout les épidémies et les maladies attribuées à la pauvreté (tuberculose, rachitisme, alcoolisme), cette expression vise aujourd’hui tous les modes d’exercice liés à un support administratif et visant le mieux être social et sanitaire : santé publique, protection maternelle et infantile, médecine scolaire, médecine de contrôle des organismes de protection sociale, médecine du travail, certaines disciplines comme la pédiatrie et la gérontologie, etc.

médecine traditionnelle l.f.

traditional medicine, usual medicine

Ensemble des méthodes de soins employées par une population selon des traditions le plus souvent orales, sans lien avec les principes de la médecine expérimentale.
Dans toutes les régions du monde, la médecine traditionnelle est pratiquée conjointement avec la médecine scientifique.

ethnomédecine, médecine rituelle

médecine translationnelle l.f.

translationnal medicine

Activité médicale ayant pour principe l’application chez l’Homme des connaissances cognitives.

Syn. recherche translationnelle

médecine vétérinaire l.f.

veterinary medicine

1) Science qui se consacre à l’étude de la physiologie et de la pathologie des animaux.
2) Ensemble des actions contribuant à la bonne santé des animaux à leurs soins et à la prévention de leurs maladies, particulièrement des animaux domestiques, des animaux de compagnie ou de ceux contribuant à l’alimentation humaine.

santé publique vétérinaire

psychosomatique (médecine) l.f.

psychosomatic medicine

Terme utilisé fréquemment pour désigner les interactions corps-esprit dans le déclenchement et l'évolution d'un certain nombre de maladies dites psychosomatiques, voire à reconnaître une origine psychogène préférentielle à un certain nombre de ces affections.
Ce terme est peu rigoureux sur le plan épistémologique et il paraît préférable, en pratique, de s'en tenir au repérage de la composante psychosomatique d'un certain nombre d'états ou de situations pathologiques.

réseau coordonné de soins (en médecine nucléaire) l.m.

Organisation française de la médecine nucléaire, créée par la circulaire de 1972.
Toutes les installations médicales utilisant des radioéléments sont regroupées autour de coordonnateurs régionaux, qui, entre autres, donnent un avis sur toutes les installations ou leurs modifications, ainsi que sur les autorisations d'équipements lourds, dont les gammacaméras.

septum en médecine nucléaire n.m.

in nuclear medicine septum

Paroi absorbante située à l'intérieur d'un collimateur de scintigraphie et destinée à donner au faisceau de photons la géométrie désirée.

suicide et médecine légale l.

suicide and forensic medicine

Au nom de la liberté individuelle et constitutionnelle, et sur la base du postulat du libre arbitre, le droit pénal français ne réprime pas le suicide ni sa tentative.
Par contre la loi du 31 décembre 1987 a créé le délit de provocation au suicide tenté ou consommé.
Au nom d'une obligation morale, déontologique, administrative (responsabilité de l'hôpital) et pénale (non-assistance à personne en danger), le médecin, lui, n'a pas le choix : quel que soit le désir mortifère du suicidant, il doit s'attacher à préserver la vie. A fortiori, le fait de donner la mort à un tiers, sur sa demande, constitue un homicide.
Depuis la loi du 7 janvier 1981, l'assureur doit établir la preuve du suicide de l'assuré et de son caractère conscient. Le doute, fréquent, profite au bénéficiaire. Le médecin qui, en particulier, certifie que le sujet n'est pas mort d'un suicide, peut être condamné, dans un procès de responsabilité, à rembourser à l'assurance les sommes indûment versées.

Étym. lat. sui caedere : de soi, abattre, couper

suicide 

thermale (médecine) l.f.

balneology, spa medicine 

Ensemble des connaissances et des pratiques médicales qui concernent des produits et les activités de soins et d’éducation pratiquées dans les stations thermales.

Étym. gr. thermê : chaleur

thermalisme, thermale (station)

Apports quotidiens en vitamine D recommandés par l'Académie nationale de médecine (UI)

GroupesAJRBMEAQRNS
Nourrissons
0-6 mois800-1000800800-10002000
6-12 mois800-1000800800-10002000
Enfants
1-3 ans400800600-8002500
4-8 ans200800600-8002500
Adolescents Garçons
9-13 ans200800-1000800-10004000
14-18 ans200800-1000800-10004000
Adultes Hommes
19-30 ans2006008004000
31-50 ans6008004000
51-70 ans2001000-15001000-15004000
> 70 ans400-600>1500> 15004000
Adolescents Filles
9-13 ans200800-1000800-10004000
14-18 ans200800-1000800-10004000
Adultes Femmes
19-30 ans2006008004000
31-50 ans2006008004000
51-70 ans2001000-15001000-15004000
> 70 ans400-600>1500>15004000
Grossesse
14-18 ans400800800-10004000
19-30 ans400800800-10004000
31-50 ans400800800-10004000
Allaitement
14-18 ans400800800-10004000
19-30 ans400800800-10004000
31-50 ans400800800-10004000

Nota bene :1 µg = 40 UI. AJC : Apports Journaliers conseillés proposés par l’APFAPS ; BME : besoins moyens estimés ;AQR : Apports Quotidiens Recommandés par l’Académie ; NS : Niveaux Supérieurs sans dangers.

alcools en médecine du travail l.m.p.

Solvants de compositions multiples, utilisés dans de très nombreuses applications et dans de nombreux métiers, responsables en cas d’exposition massive ou répétée, voire d’ingestion, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication, en dehors des actes volontaires par alcoolisation orale,  est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de prise en charge de un an  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, pour les encéphalopathies,  sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins dix ans et de tests psychométriques confirmés par la répétition de ces tests six mois plus tard après au moins six mois sans exposition au risque.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de sept jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

aldéhydes en médecine du travail l.m.p.

Solvants de compositions multiples?  utilisés dans de très nombreuses applications et dans de nombreux métiers comme l’industrie des parfums, l’industrie chimique, des matières plastiques, les métiers des soins, responsables en cas d’exposition massive ou répétée d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de prise en charge de 1 an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, pour les encéphalopathies,  sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins dix ans et de tests psychométriques confirmés par la répétition de ces tests six mois plus tard après au moins six mois sans exposition au risque.

[E2]

Édit. 2018

amines aromatiques (sels et dérivés) en médecine du travail l.m.p.

Les amines aromatiques, leurs sels et leurs dérivés hydroxylés, halogénés, nitrés (explosifs et industrie des parfums), nitrosés et sulfonés, utilisés dans de très nombreuses applications et dans de nombreux métiers (industrie du caoutchouc, des élastomères, des plastomères, des colorants,  industrie pharmaceutique), sont responsables, en cas d’exposition massive ou répétée, de troubles neurologiques à type de somnolence, narcose pouvant aller jusqu’au coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 15 du RG) avec un délai de prise en charge de trois jours  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.

[E2]

Édit. 2018

bromopropane en médecine du travail l.m.

Le bromopropane  ou bromure d’isopropyle, agent dégraissant pour métaux, utilisé aussi pour fabriquer des insecticides et des produits pharmaceutiques, des ammoniums quaternaires et des parfums, est responsable de polynévrites des membres, de névrites optiques et du trijumeau. Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 12 du RG et 21 du RA) avec un délai de prise en charge de 30 jours entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.

[E2]

Édit. 2018

bromure de méthyle en médecine du travail l.m.

Le bromure de méthyle  ou le bromométhane, utilisé de plus en plus rarement et avec d’extrêmes précautions du fait de sa toxicité, dans de rares applications et dans certains métiers (industrie chimique et pharmaceutique, interdit comme agent de désinsectisation et de dératisation et interdit dans les extincteurs), sont responsables, en cas d’exposition importante, de crises d’épilepsie, de coma, ou en cas d’expositions répétées de  tremblements,  de myoclonies, d'ataxie , d'aphasie et de dysarthrie, d'amaurose ou d'amblyopie, de diplopie, d'hyperacousie, devertiges et de troubles labyrinthiques, d'accès confusionnels, d'anxiété pantophobique, et de dépression mélancolique  .
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 26 du RG et 23 du RA) avec un délai de prise en charge de sept jours i entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.

[E2]

Édit. 2018

cétones en médecine du travail l.f.p.

Les cétones  utilisées comme solvants dans des peintures, laques, vernis, émaux, matières plastiques, colles,  ainsi que dans l’industrie chimique et pharmaceutique, sont responsables en cas d’exposition massive ou répétée, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de prise en charge de un an  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés six mois plus tard, après au moins six mois sans exposition au risque.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma le délai de prise en charge est de sept jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

chlorure de méthyle en médecine du travail l.m.

Le chlorure de méthyle  ou chlorométhane ou Fréon 40, gaz utilisé comme fluide frigorigène, pour la fabrication et la réparation  de réfrigérateurs, est responsable, en cas d’exposition importante, de vertiges, d'amnésie, d'ataxie, d'amblyopie, et en cas d’intoxication plus importante de délires, voire de comas toxiques.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 27 du RG) avec un délai de prise en charge de sept jours pour les manifestations subaigües et un délai de trois jours pour les accidents aigus graves.

[E2]

Édit. 2018

dichloroacétylène en médecine du travail l.m.

Le dichloroacétylène  ou dichloroéthène, solvant de résines, graisses, parfums, colorants, laques, certains plastiques, dégraissant de métaux, dégraissant à froid de caféine ou de  caoutchouc, est responsable d

[E2]

Édit. 2018

diméthylacétamide en médecine du travail l.m.

Le diméthylacétamide, solvant utilisé dans l’industrie chimique des polymères (fibres polyuréthanes et acryliques) et dans l’industrie pharmaceutique (fabrication des céphalosporines), est responsable en cas d’exposition massive ou répétée, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de prise en charge de 1 an entre la fin de l’exposition et la première constatation, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition six mois plus tard après au moins six mois sans exposition. Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement. 

[E2]

Édit. 2018

diméthylformamide en médecine du travail l.f.

La diméthylformamide, est utilisé avec grandes précautions comme solvant à haut point d’ébullition dans l’industrie chimique de fabrication de fibres plastiques notamment acryliques,  dans l’industrie pharmaceutique, dans la production de pesticides, colles, films et revêtements, comme diluant de peintures,  responsable très rarement en cas d’exposition répétée, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de prise en charge de 1 an  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétitions six mois plus tard après au moins six mois sans exposition.
Le plus souvent les intoxications sont bénignes avec céphalées, vertiges, et asthénie régressant rapidement à l’arrêt de l’exposition. En cas d’exposition accidentelle massive à l’origine de  manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

diméthylsulfone en médecine du travail l.f.

La diméthylsulfone ou méthyl sulfonyl méthane, solvant utilisé dans l’industrie chimique de synthèse organique, est peu toxique et a même été utilisé en recherche thérapeutique , mais il pourrait devenir responsable en cas d’exposition massive ou répétée, d’encéphalopathies chroniques avec altération des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, troubles de la dextérité, de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et de la vision.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de prise en charge de 1 an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition  six mois plus tard après au moins six mois sans exposition.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

disulfure de carbone en médecine du travail l.m.

Le disulfure de carbone, solvant très dangereux qui n’est utilisé dans l’industrie de fabrication de textiles artificiels et de pellicules cellulosiques (viscose et fibres rayonne) et dans l’industrie du caoutchouc qu’en circuit fermé, est responsable de cas historiques de troubles psychiques aigus avec confusion mentale, céphalées intenses, délire onirique, états dépressifs et impulsions morbides. En cas d’exposition répétée, ce qui est inconcevable de nos jours, il est à l’origine de cas historiques de polynévrites et névrites optiques.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 22 du RG et 8 du RA)  avec un délai de 1 an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes et pour les manifestations aiguës le délai de prise en charge est de 30 jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

esters en médecine du travail l.m.p.

Les esters, constituants de base de résines (polyesters), utilisés dans de nombreuses industries chimiques, sont  responsables en cas d’exposition importante de somnolence, ébriété, parfois myoclonies et convulsions  puis coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA)  avec un délai de un an i entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition six mois plus tard après au moins six mois sans exposition au risque.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

[E2]

Édit. 2018

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