syndrome respiratoire du Moyen-Orient l.m.
Middle East respiratory syndrome
Syndrome respiratoire infectieux zoonotique, potentiellement grave, survenant par petites épidémies ou par cas sporadiques dans différents pays du Moyen-Orient.
Ce syndrome fut identifié, ainsi que le virus responsable, à l'occasion de cas sporadiques survenus dans la péninsule arabique en 2012. Après une incubation de 8 à 12 jours, le tableau clinique débute par une pneumonie d'apparence banale avec fièvre, frissons, myalgies, céphalées, toux, dyspnée, et peut aboutir à une détresse respiratoire aiguë ou parfois à une insuffisance rénale. La létalité semble être de l'ordre de 50 %. Le diagnostic fait appel à des techniques de biologie moléculaire. Nous ne disposons actuellement d'aucun traitement spécifique hormis la cyclosporine A. Des vaccins sont à l'étude.
Des cas humains ont été observés en Arabie, Emirats arabes, Qatar, Oman, Koweït, Yémen, Jordanie,
ainsi que dans différents pays d'Europe et d'Afrique du Nord, chez des voyageurs revenant de région d'endémie. Néanmoins, le virus ne semble pas facilement transmissible d'Homme à Homme. Les dromadaires sont souvent infectés et éliminent le virus dans leurs sécrétions naso-pharyngées, ce qui explique que ce syndrome atteint principalement des personnes ayant des contacts avec ces animaux. Comme pour la plupart des Betacoronavirus, les hôtes habituels du virus, qui en constituent probablement les réservoirs, sont des chauves-souris, les dromadaires infectés n'étant vraisemblablement que des hôtes-relais.
système respiratoire l.m.
systema respiratorium (TA)
respiratory system
Ensemble de tous les organes qui contribuent à la fonction de respiration, depuis le nez jusqu’aux alvéoles pulmonaires.
Il appartient à l’appareil de la nutrition
système respiratoire semifermé l.m.
semi-closed rebreathing system
Expression désuète et déconseillée (en anglais comme en français)
→ semi-ouvert (système respiratoire), système à réinspiration partielle
système respiratoire semi-ouvert l.m.
semi-open rebreathing system
Expression désuète et déconseillée (en anglais comme en français) : elle est équivalente à et aussi mauvaise que «système semifermé».
→ système à réinspiration partielle
thermalisme et appareil respiratoire l.m.
spa and respiratory system
Les indications sont les suivantes : broncho-pneumopathies chroniques obstructives, bronchite chronique, dilatation des bronches, asthme de stade 1 à 3, rhino-bronchites à répétition, trachéo-bronchites récidivantes, trachéite spasmodique infectieuse à répétition.
La mucoviscidose et l’asthme sévère ou trop instable qui relève plutôt d'une cure climatique ne
sont pas des indications. Les affections aiguës, les maladies infantiles contagieuses, la
primo-infection récente, l’insuffisance respiratoire chronique sévère et la dilatation des
bronches développée à partir d’un déficit immunologique sévère constituent des
contre-indications.
Stations qualifiées pour les affections de l’appareil respiratoire : Aix-les-Bains-Marlioz,
Allevard-les-Bains, Amélie-les-Bains, Amnéville-les-Thermes Argelès-Gazost, Ax-les-Thermes,
Bagnères-de-Bigorre, Bagnols-les-Bains, Barèges-Sers-Barzun, Berthemont-les-Bains,
Bourbonne-les-Bains, Bourboule (la), Cambo-les-Bains, Camoins-les-Bains, Cauterets,
Chaldette (la), Challes-les-Eaux, Digne-les-Bains, Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes (les),
Enghien-les-Bains, Fumades (les), Gréoux-les-Bains, Jonzac, Luchon, Luz-Saint-Sauveur,
Molitg-les-Bains, Montbrun-les-Bains, Mont-Dore (le), Préchacq-les-Bains,
Saint-Amand-les-Eaux, Saint-Claude-Matouba-Papaye (Guadeloupe), Saint-Gervais,
Saint-Honoré-les-Bains, Saint-Lary-Soulan, Tercis-les-Bains, Uriage-les-Bains,
Vernet-les-Bains, Zigliara-Bains d’Urbalacone
tronçonneur de débit respiratoire l.m.
flow saw
Dispositif utilisé en respiration artificielle permettant de transformer un débit continu en une suite de jets successifs.
Il est commandé par une "horloge" qui commande l'ouverture d'une vanne à une fréquence réglable.
Certains respirateurs utilisent une commande pneumatique mais généralement, on utilise une électrovanne qui peut être asservie à différents paramètres.
tuyau d'un système respiratoire l m.
tube of a respiratory system, tubing
Tuyau d'un appareil d'anesthésie, d'inhalation ou de ventilation artificielle comportant un système dans lequel passe le mélange respiratoire.
Il s'agit bien souvent de tuyaux annelés ou armés afin qu'ils ne se coudent pas. On distingue le tuyau de sortie de l'appareil vers le patient, tuyau d'insufflation, et le tuyau de retour, tuyau expiratoire, qui ramène le mélange expiré par le patient vers l'appareil.
Dans les systèmes de ventilation spontanée, la branche inspiratoire est le tuyau de sortie de l'appareil.
Étym. du francique : thuta : tuyau
virus respiratoire syncytial l.m.
respiratory syncytial virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Paramyxoviridæ et au genre Pneumovirus.
Le réservoir de ce virus strictement humain ; la transmission est directe par les sécrétions respiratoires ou indirecte (mains ou objets souillés par celles-ci). Les infections provoquées par ce virus touchent surtout le nourrisson et le jeune enfant. La plus fréquente est la bronchiolite du nourrisson, mais il peut aussi s’agir d’infections des voies aériennes supérieures ou de pneumopathies. A ce jour, il n’existe pas de vaccin efficace contre ces virus.
Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez les personnes âgées. Elles peuvent être communautaires ou nosocomiales. L’identification du virus repose soit sur la détection rapide des antigènes viraux par technique immunoenzymatique ou immunofluorescence, soit sur son isolement en cultures cellulaires, à partir d’une aspiration naso-pharyngée.
Sigle VRS
→ Paramyxoviridæ, bronchiolite, virus respiratoire syncytial (infection à)
virus respiratoire syncytial (infection à) l.f.
respiratory syncytial virus infection
Comme le virus de la rougeole, le virus respiratoire syncytial est responsable de bronchiolites et de pneumonies très fréquentes chez le jeune enfant et le nourrisson, évoluant par petites épidémies hivernales.
L'infection se traduit par de la toux, des sifflements, des râles bronchiques, parfois de la dyspnée avec hypoxémie. L'évolution est en règle bénigne, le traitement symptomatique est le désencombrement. Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez les sujets âgés.
Le diagnostic se confirme en identifiant le virus par immunofluorescence spécifique dans les sécrétions bronchiques.
→ bronchiolite, Paramyxoviridae, virus respiratoire syncytial
syndrome respiratoire aigu du Moyen-Orient l.m.
Middle East respiratory syndrome
Syndrome respiratoire dû au virus MERS-CoV du genre Betacoronavirus (famille des Coronaviridae), répandu dans différentes pays du Proche et Moyen Orient.
Le tableau clinique peut être sévère, associant fièvre élevée, toux avec dyspnée, nausées et vomissements, diarrhée, parfois une insuffisance rénale aigue. Un pourcentage important des cas nécessite l'hospitalisation en unité de soins intensifs avec assistance respiratoire. La létalité peut dépasser 50%. Cependant, des formes bénignes sont probablement fréquentes. Le diagnostic de ces infections est réalisé par PCR.
L'émergence de ce virus a eu lieu en 2012 en Arabie. La répartition actuelle des infections humaines dues à ce coronavirus comprend l'Arabie Saoudite, le Koweit, les Emirats Arabes Unis, Oman, la Jordanie, l'Egypte ; des cas ont pu être observés dans d'autres pays (cas importés, contaminations de laboratoire). Toutefois, la répartition du virus pourrait être plus vaste (des traces de ce virus ou de virus très proches sont retrouvées chez l'animal en Afrique). Les cas surviennent chez l'Homme de manière sporadique ou, parfois, sous forme de petites épidémies, avec des variations saisonnières. Le Dromadaire (chez lequel l'infection est asymptomatique ou n'entraîne que des signes respiratoires bénins) est un hôte relais entre le réservoir sauvage constitué par différentes espèces de chauves-souris et l'Homme. Le virus ne parait pas atteindre le Chameau de Bactriane. La transmission se fait par aérosol à partir des Dromadaires ou par consommation de lait cru. La transmission inter-humaine est possible, notamment dans le cadre familial, dans les hôpitaux et les centres de santé en l'absence de protection adéquate.
Sigle MERS
[D1,K1]
Édit. 2018
syndrome respiratoire aigu sévère dû au Coronavirus 2
severe acute respiratory syndrome-related Coronavirus 2
Syndrome respiratoire aigu, dénommé Covid-19, ayant émergé en Chine en 2019, dû au Betacoronavirus SARS-CoV-2
La maladie, proche du SRAS, est apparue dans la ville de Wuhan (province de Hubei, Chine) en novembre 2019 avant de se propager aux autres province chinoises et à d’autres pays. Des cas importés ont en effet été signalés de divers pays, notamment de France, avec parfois quelques cas secondaires.
La durée d’incubation est évaluée entre 7 et 14 jours (probablement entre 5 et 10 jours). La maladie associe de la fièvre, une toux persistante, une gêne respiratoire, rarement une détresse respiratoire (surtout chez des personnes âgées) conduisant à l’admission en service de réanimation ; ces pneumopathies virales graves sont souvent accompagnées de surinfections microbiennes ou mycosiques. Des insuffisances rénales sévères ont encore été signalées. La mortalité serait de l’ordre de 2%. Toutefois, les cas bénins ou asymptomatiques semblent très nombreux. La maladie semble rare chez les enfants. Des tests de diagnostic rapide ont été rapidement élaborés et des recherches sont entreprises pour la mise au point de traitements spécifiques et de vaccins.
La transmission d’homme à homme par voie respiratoire est avérée ; ce virus présente un fort pouvoir de contagion et plusieurs dizaines de milliers de cas ont été recensés en quelque deux mois. L’épidémie a été classée comme « urgence de santé publique de portée internationale » au regard du Règlement sanitaire international et a entraîné, pour tenter de limiter la dissémination pandémique du virus, des mesures de confinement, la mise en quarantaine de la ville de Wuhan puis d’autres région de Chine et, plus globalement, de fortes restrictions nationales et internationales des déplacements des personnes et des biens, notamment pour ce qui concerne les vols internationaux, avec d’importantes conséquences économiques. Le port d’un masque par les sujets infectés est aussi recommandé pour réduire le risque de transmission.
→ Coronaviridae, SARS-CoV-2, syndrome respiratoire aigu sévère
[D1, G1, K1]
Édit. 2020
syndrome respiratoire aigu sévère dû au Coronavirus SARS-CoV-2 l.m.
severe acute respiratory syndrome-related to Coronavirus SARS-CoV-2
→ Covid-19
[D1]
Édit. 2020
syndrome respiratoire aigu sévère dû au Coronavirus SARS-CoV-2 l.m.
severe acute respiratory syndrome-related to Coronavirus SARS-CoV-2
→ Covid-19
[D1, K1]
Édit. 2020
syndrome respiratoire aigu sévère dû au SARS-CoV-1 l.m.
severe acute respiratory syndrome related to SARS-CoV-1
Syndrome respiratoire infectieux zoonotique, potentiellement grave, ayant causé une forte épidémie en Chine avec des épisodes épidémiques liés à des cas importés dans d'autres pays.
Ce syndrome fut identifié, ainsi que le virus responsable, à l'occasion de la survenue d'une émergence épidémique en Chine en 2002-2003 (environ 8 000 cas, 800 morts). Le tableau clinique débute par une pneumonie d'apparence banale avec fièvre, frissons, myalgies, céphalées, toux, dyspnée. Il existe souvent des vomissements et une diarrhée, parfois une hépatite, rarement une symptomatologie neurologique. Généralement bénigne chez les jeunes enfants, l'évolution est en revanche plus sévère chez les adultes et surtout les personnes âgées où est observée une progression de l'atteinte pulmonaire aboutissant fréquemment à une détresse respiratoire aiguë. La létalité globale est de l'ordre de 10 %. Le diagnostic fait appel à des techniques de biologie moléculaire. Nous ne disposons actuellement d'aucun traitement spécifique. Des vaccins sont à l'étude.
Un syndrome proche, dénommé Covid-19 et dû au Betacoronavirus SRAS-CoV-2, a émergé en Chine en 2019.
Le virus en cause est un Betacoronavirus (SARS-CoV-1, famille des Coronaviridae) dont le génome présente de fréquentes mutations ponctuelles qui lui permettent de franchir les barrières d'espèces et de s'adapter à des environnements différents. Ce syndrome sévit en Asie par petites épidémies, principalement chez des personnes ayant des contacts avec des animaux (éleveurs ou marchands d'animaux vivants). En raison du fort pouvoir contagieux de ce virus qui est éliminé notamment dans les sécrétions naso-pharyngées et dans les selles, des cas nosocomiaux ont été observés parmi les personnels soignants ainsi que dans différents pays chez des voyageurs revenant d'un foyer épidémique. Comme pour la plupart des Betacoronavirus, les hôtes habituels du virus, qui en constituent probablement les réservoirs, sont des chauves-souris, les autres animaux infectés n'étant que des hôtes-relais.
Sigle SARS
→ Coronaviridae, SARS-CoV-1, Covid-19
[D1, K1]
Édit. 2020
syndrome respiratoire aigu sévère dû au SARS-CoV-1 l.m.
severe acute respiratory syndrome related to SARS-CoV-1
Syndrome respiratoire infectieux zoonotique, potentiellement grave, ayant causé une forte épidémie en Chine avec des épisodes épidémiques liés à des cas importés dans d'autres pays.
Ce syndrome fut identifié, ainsi que le virus responsable, à l'occasion de la survenue d'une émergence épidémique en Chine en 2002-2003 (environ 8 000 cas, 800 morts). Le tableau clinique débute par une pneumonie d'apparence banale avec fièvre, frissons, myalgies, céphalées, toux, dyspnée. Il existe souvent des vomissements et une diarrhée, parfois une hépatite, rarement une symptomatologie neurologique. Généralement bénigne chez les jeunes enfants, l'évolution est en revanche plus sévère chez les adultes et surtout les personnes âgées où est observée une progression de l'atteinte pulmonaire aboutissant fréquemment à une détresse respiratoire aiguë. La létalité globale est de l'ordre de 10 %. Le diagnostic fait appel à des techniques de biologie moléculaire. Nous ne disposons actuellement d'aucun traitement spécifique. Des vaccins sont à l'étude.
Un syndrome proche, dénommé Covid-19 et dû au Betacoronavirus SRAS-CoV-2, a émergé en Chine en 2019.
Le virus en cause est un Betacoronavirus (SARS-CoV-1, famille des Coronaviridae) dont le génome présente de fréquentes mutations ponctuelles qui lui permettent de franchir les barrières d'espèces et de s'adapter à des environnements différents. Ce syndrome sévit en Asie par petites épidémies, principalement chez des personnes ayant des contacts avec des animaux (éleveurs ou marchands d'animaux vivants). En raison du fort pouvoir contagieux de ce virus qui est éliminé notamment dans les sécrétions naso-pharyngées et dans les selles, des cas nosocomiaux ont été observés parmi les personnels soignants ainsi que dans différents pays chez des voyageurs revenant d'un foyer épidémique. Comme pour la plupart des Betacoronavirus, les hôtes habituels du virus, qui en constituent probablement les réservoirs, sont des chauves-souris, les autres animaux infectés n'étant que des hôtes-relais.
Sigle SRAS
→ Coronaviridae, SARS-CoV-1, Covid-19
[D1, K1]
Édit. 2020