hypotension artérielle l.f.
arterial hypotension
Baisse de la pression sanguine dans le système vasculaire artériel concernant surtout la pression systolique.
Elle est un signe majeur du tableau de l'hypovolémie relevant de causes diverses : hémorragie, déshydratation extracellulaire, ultrafiltration excessive de l'hémodialyse, etc.
Généralement modérée, elle s'observe principalement en position debout, dite alors « orthostatique », survient souvent dans un contexte de neurotonie et peut entraîner des troubles fonctionnels à type de vertiges, étourdissements.
→ pression artérielle, hypotension orthostatique
hypotension contrôlée l.f.
induced hypotension
Méthode consistant à provoquer volontairement une baisse de la pression artérielle dont on règle l'intensité et la durée, afin de réduire le saignement opératoire soit pour faciliter l'acte chirurgical (anévrisme artériel intracrânien, chirurgie de l'oreille moyenne), soit pour réduire les pertes sanguines (chirurgie plastique ou orthopédique).
L'hypotension est obtenue avec des vasodilatateurs d'action brève, tels le nitroprussiate de sodium, les inhibiteurs calciques, la trinitrine ou les anesthésiques volatils (isoflurane). L'hypotension est facilitée par une position surélevée du cœur par rapport à la zone opératoire. On distingue l'hypotension contrôlée modérée (pression artérielle moyenne > 60 mm de Hg) et l'hypotension contrôlée profonde (pression artérielle moyenne <60 mm de Hg). Cette dernière est exceptionnellement utilisée en raison de ses inconvénients (risque d'accident vasculaire cérébral, insuffisance coronarienne).
→ contrôle
hypotension orthostatique l.f.
orthostatic hypotension, orthostatic low blood pressure
Chute importante de la pression artérielle survenant lors du passage de la position couchée en position debout, pouvant s’accompagner de vertiges et de lipothymies.
Ses répercussions sont surtout marquées lorsque la chute tensionnelle dépasse 20mm Hg. Ses causes sont multiples : syndrome de Shy-Drager, neuropathie végétative du diabète, insuffisance surrénale, phéochromocytome et volumineuses varices. Elle peut être d’origine médicamenteuse : diurétiques, ganglioplégiques, sympathicolytiques, prazocine, α1 et β-bloquants, dérivés nitrés, antidépresseurs, neuroleptiques, antiparkinsoniens, vincristine, morphine, barbituriques. Elle peut aussi survenir chez les personnes âgées, après un alitement prolongé. Parfois aucune cause n’est décelable. Elle est combattue par le port de bas de contention.
G. M. Shy et G. A. Drager, neurologues américains (1960)
→ pression artérielle, hypotension artérielle, orthostatisme, hypotension orthostatique idiopathique et neurologie, Shy Drager (syndrome de)
hypotension orthostatique idiopathique et neurologie l.f.
idiopathic orthostatic hypotension and neurology
→ hypotension orthostatique, dysautonomie
Lacidipine lf.
Inhibiteur du calcium, de la classe des Dihydropyridines, actif par voie orale, bradycardisant et vasodilatateur, prescrit dans le traitement de l’hypertension arterielle
leishmaniose sud-américaine l.f.
south american leishmaniasis
Ensemble des leishmanioses cutanées et cutanéomuqueuses rencontrées en Amérique tropicale (du sud des États-Unis à l'Argentine) et dues à différentes espèces de Leishmania.
[Il peut s'agir,suivant les cas,de formes cutanées pures (identiques au “bouton d’Orient”),des formes avec extension lymphatique (“Pian bois” de Guyane),des formes diffuses pseudolépromateuses,des formes cutanées avec envahissement profond ulcère du p]
luminal , e adj.
luminalis
luminal
[Par extension caractérise le contenu de la lumière ou de l’espace tubulaire intraluminal.]
maladie hypertensive gravidique l.f.
hypertension of pregnancy
Ensemble nosologique qui regroupe trois formes différentes qui sont la prééclampsie, éclampsie, l'hypertension chronique avec une prééclampsie surajoutée, et l'hypertension tardive et transitoire.
Étym. gr. huper : au-dessus ; lat. tensio, déverbal de tendere :tendre, presser ; gravida : enceinte, de gravis : lourd
mélanome à extension superficielle l.m.
superficial spreading melanoma (SSM)
Variété fréquente de mélanome, représentant environ 70% des cas, survenant principalement chez l'adulte d'âge moyen et pouvant siéger en n'importe quel endroit du corps et se traduisant par une zone pigmentée, polychrome, lentement extensive, à contour arrondi et à bordure surélevée sur laquelle apparaissent secondairement des nodules tumoraux : l'élément caractéristique est en effet une évolution en deux temps puisque, à la phase de croissance horizontale, succède une phase d'invasion verticale.
C'est la découverte de la composante intraépidermique latérale adjacente à la masse tumorale intradermique qui précise histologiquement ce type de mélanome. Comme pour les autres types de mélanomes, le pronostic est fonction du niveau de pénétration de la tumeur dans le derme, de son épaisseur et du stade de l'affection.
Le mélanome pagétoïde en est une forme particulièrement superficielle.
Étym. gr. melas : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur
paratonie n.f.
paratonia, hyperextension
pseudoglaucome dominant l.m.
pseudoglaucoma
Glaucome héréditaire sans tension, avec excavation papillaire et déficit campimétrique grave de type glaucomateux.
Débute entre 20 et 30 ans, sans nystagmus. L‘affection, très rare, ressemble au glaucome de von Graeffe. Famille norvégienne. L’hérédité est autosomique dominante (MIM 177700).
K. Sandvig, ophtalmologiste norvégien (1961)
Syn. glaucome sans tension
pseudo-hypoaldostéronisme de type II l.f.
Gordon’s syndrome, hyperkaliemic familial hypertension, type II pseudo hypoaldosteronism
Maladie héréditaire rare à transmission autosomique récessive causée par des mutations touchant deux serine-thréonine kinases WNK1 et WNK4 dépourvues de lysine (d’où leurs noms : without N) inhibant le cotransport Na Cl sensible aux thiazides du tube distal et la sécrétion de potassium par ROMK(« renal outer medullary potassium channel »).
Les mutations de ces 2 kinases sont associées à des gains de fonction, et donc augmentent d’une part la réabsorption du chlore et du sodium entraînant ainsi hypervolémie et hypertension, et inhibent d’autre part la sécrétion de potassium à l’origine de l’hyperkaliémie.
Ce syndrome est associé à une courte taille, un déficit intellectuel, des anomalies dentaires, une faiblesse musculaire et une hypertension sévère apparaissant dans la 3ème décennie de la vie. Il s’y associe une excrétion fractionnelle basse du sodium, une acidose métabolique avec hyperchlorémie, une hyperkaliémie et des concentrations basses dans le plasma de rénine et d’aldostérone expliquant la dénomination d’hypoaldostéronisme.
R. D. Gordon, médecin interniste australien (1970)
Syn. maladie de Gordon
[K2,M1,Q2,O4]
Édit. 2017
rectite n.f.
Expression fonctionnelle de lésions du rectum sous forme de troubles de l’évacuation intestinale (tension douloureuse rectale ou ténesme, fausses envies répétées ou épreintes, émission de glaires ou de pus, voire sanglantes)
Ce symptôme peut être d’origine infectieuse (parasites, bactéries, virus) ou idiopathique (rectocolite ulcérohémorragique, maladie de Crohn).
→ proctite
réflexe d'allongement croisé du nouveau-né 1.m.
cross extension reflex of the newborn
Chez le nouveau-né, allongement par réflexe archaïque d'un membre inférieur, extension de la cuisse, de la jambe et du pied avec écartement des orteils, après stimulation de la plante du pied du membre opposé.
réflexe de redressement de la tête du nouveau-né 1.m.
reflex head extension of the neonate
Redressement automatique transitoire, par réflexe archaïque, de la tête du nouveau-né placé en position assise.
→ réflexe archaïque du nouveau-né
Savary et Miller (classification de) l.f.
- stade III : extension circulaire des lésions érosives et exsudatives ;
- stade IV : a) lésions chroniques (ulcère, sténose, brachyœsophage, épithélialisation cylindrique) avec inflammation active ; b) stade cicatriciel (sténose, brachyœsophage, épithélialisation cylindrique) sans inflammation active.
Depuis 1989 cette classification modifiée (Savary-Monnier) décrit 5 types. type 1 : érosion érythémateuse ou érythémato-exsudative unique ou multiple coiffant un seul pli ; type 2 : érosions multiples coiffant plusieurs plis avec tendance à la confluence sans que l'atteinte circonférentielle soit réalisée ; type 3 : extension circulaire des lésions érosives et exsudatives ; type 4 : a) ulcère, b) fibrose responsable de la sténose et du brachyœsophage ; type 5 : présence d'une éphithélialisation cylindrique acquise sous forme de pastille, languette ou manchon.
M. Savary et G. Miller, otorhinolaryngologistes suisses (1977)
Schaeffer (signe de) l.m.
Équivalent sémiologique du signe de Babinski, mais de valeur bien moindre, caractérisé par l'extension du gros orteil à la pression et au pincement combinés du tendon d'Achille en cas de syndrome pyramidal
M. Schaeffer (Schäffer), neurologiste allemand (1852-1923)
H hypertension artérielle → score 1
Shy-Drager (syndrome de) l.f. ou m.
Shy-Drager's syndrome
Syndrome parkinsonien faisant partie du groupe des atrophies multisystématisées dont le symptôme majeur est la dysautonomie, atteinte des fonctions végétatives.
Celle-ci associe une hypotension artérielle orthostatique sans tachycardie compensatrice, des troubles génitosphinctériens, une anidrose, une atteinte sympathique oculaire (syndrome de Claude Bernard-Horner, pupille aréactive, anomalies sécrétoires lacrymales) et des troubles respiratoires et pharyngolaryngés.
Souvent discrètes et retardées, mais parfois prédominantes, les autres anomalies comportent un syndrome parkinsonien, des éléments pseudobulbaires, un syndrome pyramidal, voire des signes cérébelleux et oculomoteurs, mais sans atteinte de l’intellect.
L’affection est le plus souvent sporadique, mais quelques cas héréditaires dominants ont été décrits (MIM 146500).
G. Shy et G. Drager, neurologues américains (1960) ; K. R. Magee, neurologue américain (1956)
Syn. syndrome de Shy-Magee-Drager, dysautonomie progressive, dysautonomie végétative ou neurovégétative, syndrome d’hypotension orthostatique
sphincter d'Oddi l.m.
2-par extension ensemble sphinctérien commun de l’ampoule hépato-pancréatique
R. Oddi, chirurgien et anatomiste italien (1886)
→ muscle sphincter de l'ampoule hépato-pancréatique
surdistension utérine l.f.
uterine overdistension
Excès de tension exercée sur la paroi de l'utérus gravide par un hydramnios ou une grossesse gémellaire ou multiple.
Le muscle étiré réagit en se contractant et un accouchement prématuré se produit souvent.
tachycardie, hypertension, microphtalmie et hyperglycinurie l.f.
tachycardia, hypertension, microphtalmia, and hyperglycinuria
Tachycardie paroxystique, hypertension, syncopes, convulsions avec microphtalmie, cataracte, hyperglycinurie et calculs rénaux.
La microphtalmie serait dominante dans la famille et le reste récessif (une seule publication avec un frère et une sœur). L’affection est autosomique récessive (MIM 272550).
C.W. Adams et W.E. Nance, médecins américains (1967)
toxémie gravidique l.f.
toxaemia of pregnancy
Syndrome gravidique apparaissant entre la 20e semaine de grossesse et la fin de la première semaine du postpartum et caractérisé par l'association hypertension artérielle, œdèmes, protéinurie, parfois anomalies de la coagulation à type de coagulopathie de consommation et qui peut se compliquer de convulsions.
Affectant une grossesse sur dix, surtout chez les primipares et les grossesses gémellaires, elle peut se compliquer d'éclampsie et d'hématome rétroplacentaire, entraînant la mort in utero ou l'hypotrophie du fœtus. Elle met en danger la vie du fœtus et de la mère.
On distingue divers types cliniques. La forme dite "pure" ou "vraie" frappe la primipare, indemne d'antécédents rénovasculaires, après le 5e mois de grossesse. L'atteinte rénale caractéristique est une endothéliose capillaire glomérulaire. La forme récidivante survient à chaque grossesse en l'absence de toute manifestation rénovasculaire entre les grossesses. Enfin, la forme dite "surajoutée" peut survenir précocement au cours de la grossesse et elle est observée chez des femmes ayant des antécédents à type d'hypertension ou d'atteinte rénale indépendants de l'état gravide.
Repos complet et maîtrise médicale de la pression artérielle évitent la survenue des convulsions et permettent désormais, dans la majorité des cas, une évolution favorable de la grossesse.
Hormis les cas particuliers d’hypertension ou de néphropathie précédant la grossesse, de môle hydatiforme, de lupus érythémateux disséminé ou de syndrome des antiphospholipides, sa cause demeure inconnue. Seul l’accouchement est capable de la guérir, encore qu’elle puisse quelquefois apparaître dans le postpartum.
Étym. crase de toxique et d'hémie (gr. haima : sang) = toxique dans le sang
Syn. prééclampsie, hypertension artérielle gravidique, syndrome vasculorénal de la grossesse, néphropathie gravidique, dysgravidie, toxicose gravidique
[O3, M1]
Édit. 2020
varices de l'hypertension portale l.f.p.
portal hypertension varices
Dilatation des veines servant de dérivation entre le système porte et le système cave.
Les varices digestives les plus fréquentes se développent dans l'œsophage, l'estomac, le rectum et au voisinage des stomies. Les causes de varices digestives sont l'hypertension portale, la thrombose de la veine splénique, le cavernome de la veine porte et certaines lésions médiastinales obstruant la veine cave supérieure.
La rupture des varices œsophagiennes est une cause grave d’hémorragie.
→ hypertension portale, varices œsophagiennes, cavernome portal
[K4, L1, L2]
Édit. 2020
syndrome du compartiment abdominal
l.m.
Syn. hypertension abdominale
Sigle SCA
[L1, L2]
Édit. 2020