psychomotricien n.m.
Professionnel paramédical qui pratique la psychomotricité.
Une tendance de la thérapie psychomotrice est caractérisée par le déplacement vers une approche psychothérapique spécifique des troubles exprimés par ou avec le corps, qui dépasse la simple rééducation psychomotrice surtout chez l'enfant. Cette mise en perspective de l'acte à la pensée fait que, selon la formation personnelle du psychomotricien, des problèmes de statut et d'attributions par rapport à d'autres professions soignantes risquent de se poser.
En 1985, le diplôme d'État de psychomotricien instauré en 1974 a remplacé celui de psychorééducateur.
→ psychomotricité en pédopsychiatre
psychopathologie n.f.
psychopathology
Terme qui a donné lieu à de nombreuses interprétations en psychologie et surtout en psychiatrie.
Qu'il s'agisse notamment d'une forme d'approche de la psychologie par la psychiatrie (Th. Ribot) ou bie, en psychiatrie, des essais de compréhension de la maladie mentale, irréductible à une psychologie normale, de l'intérieur (E. Minkowski), cette discipline dépasse la psychiatrie clinique par ses diverses démarches de réflexion sur le fait psychiatrique et la genèse de celui-ci. Même si, dans une optique littérale, l'organogenèse ne fait pas partie de son champ, la psychopathologie ne pouvait qu'être influencée par les grands courants philosophiques, voire idéologiques, successifs. Par là-même, peuvent s'expliquer certaines de ses faiblesses et de ses variations. En échange, elle dépasse un statut de simple branche de la psychologie ou de la psychiatrie pour atteindre une dimension anthropologique (G. Lantéri-Laura).
Th. Ribot, philosophe et psychologue français (1881) ; E. Minkowski, psychiatre français (1885-1972) ; G. Lantéri-Laura, psychiatre français (1930-2004)
Rickettsia sibirica mongolotimonae
Rickettsia mongolotimonae
Forme particulière de Rickettsia sibirica, responsable d'une rickettsiose avec lymphangite observée dans le bassin méditerranéen.
Cette rickettsie, dont le statut n'est pas clairement établi, a aussi été isolée de tiques en Afrique subsaharienne et en Chine.
sinistrose n.f.
revendication neurosis
Attitudes de revendication et de régression après un traumatisme, une intervention chirurgicale ou des soins médicaux.
À partir d'une idée fixe portant sur la réparation du préjudice, c'est une "psychose d'occasion et le plus souvent peu sévère, mais psychose funeste au travail et, par exception, grave dans ses extrêmes conséquences" (E. Brissaud, 1908). Il n'y a ni exagération calculée, ni simulation consciente. Chez ce sujet fixé dans son statut de victime il peut s'agir, en effet, d'un délire de revendication développé sur la base du traumatisme subi chez une personnalité paranoïaque. Mais, le plus souvent, on rencontre des attitudes sinistrosiques au cours de troubles psychiques dits posttraumatiques, d'expression somatique mais purement fonctionnels, et dont le point d'impact est la région atteinte, parfois de façon mineure.
E. Brissaud, neuropsychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1908)
Syn. névrose de rente
→ accident (victime d'), blessés (manifestations psychiques chez les), hypocondrie
société d'exercice libéral ( SEL) l.f.
Cadre légal (loi du 31 décembre 1990) dans lequel peut s’exercer l’activité des professions soumises à un statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé (architecte, avocat, médecin, officier public ou ministériel).
Ces sociétés regroupent en principe des membres d’une même profession, mais il est possible qu’une telle société réunisse des membres de professions libérales distinctes mais appartenant à la même famille (p. ex. en médecine : médecins, sages-femmes, infirmières, kinésithérapeutes, orthophonistes...).
Ces sociétés peuvent être de deux types différents :
1)– SEL inspirées de certaines formes de sociétés commerciales. Il en existe quatre catégories : sociétés à responsabilité (SELARL), sociétés en commandite par actions (SELCA) ou sociétés par actions simplifiées (SELAS). Des précautions sont prises pour conserver, sur le plan financier, la maîtrise des professionnels (conditions spécifiques de détention du capital et de cession des droits d’associés) et pour que la nature de la société soi mentionnée dans tous les écrits qui émanent de ses membres ;
2)– sociétés inspirées du droit civil. Il peut être constitué une société en participation dans laquelle les associés sont tenus solidairement et indéfiniment vis-à-vis des tiers des engagements pris par chacun d’eux en qualité d’associé.
→ société civile professionnelle
sociogenèse des maladies mentales l.f.
sociogenesis of mental diseases
Ensemble des facteurs psychosociaux qui contribuent au déterminisme multifactoriel des troubles psychiques.
Il peut s'agir de simples corrélats sociodémographiques (statut marital, profession, lieu de résidence, etc.), de facteurs précipitants (évènements de vie éprouvants, support social, etc.) ou de facteurs prédisposants (relations intrafamiliales précoces, séparations parentales, etc.). À l'extrême, la pathologie mentale a pu être considérée comme exclusivement liée à des dysfonctionnements familiaux et/ou sociaux, ainsi que l'a défendu l'antipsychiatrie pour les états schizophréniques.
syndrome postcommotionnel chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.
post-concussional disorder
Syndrome au statut incertain, survenant à la suite d'un traumatisme crânien habituellement fermé mais accompagné d'une perte de connaissance puis d'une amnésie transitoire.
À l'expression de "syndrome subjectif des traumatisés du crâne" (P. Marie, 1916), est souvent substituée celle de "syndrome postcommotionnel" qui tient compte, à côté du choc émotionnel, de l'existence de microlésions encéphaliques, parfois traduites par des signes cliniques mineurs (légère asymétrie des réflexes, du tonus musculaire, etc.). Les investigations complémentaires (EEG, potentiels évoqués du tronc cérébral, imagerie, posturographie, etc.) sont souvent négatives.
La triade classique -céphalées, acouphènes, sensations vertigineuses et/ou étourdissements sans signes labyrinthiques- est habituellement complétée par une asthénie et une intolérance au bruit. On peut aussi relever divers troubles du sommeil, du caractère, de l'humeur et cognitifs, ces derniers précisés par des épreuves neuropsychologiques. Une réduction de l'activité socioprofessionnelle est possible.
Très variable, l'évolution de ces troubles apparus rapidement, dans les trois mois, est le plus souvent favorable, en tout cas ne dépassant pas la seconde année. Elle peut cependant aboutir à une organisation névrotique influencée par la personnalité prétraumatique et par le type de relation à l'entourage, avec création possible d'un cercle vicieux et d'une "survictimation".
Après élimination d'une simulation et prise en considération éventuelle de troubles factices ou d'une simulation, il semble qu'une indemnisation précoce, avant la "consolidation", contribue à éviter la chronicisastion.
P. Marie, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1916)
traumatismes crânio-encéphaliques (séquelles des) l.f.p.
sequels of cranio-encephalic traumatisms
États pathologiques résiduels, souvent définitifs, après traumatisme cranio-encéphalique.
Les séquelles neuropsychologiques sont les moins apparentes mais souvent majeures, compromettant l'avenir professionnel, scolaire et familial, notamment chez l'enfant. Des éléments d'un syndrome frontal sont fréquents. Des suites neurologiques sensitivomotrices, aphasiques, neurosensorielles sont définitives au-delà de 12 à 24 mois, même après rééducation fonctionnelle. Les effets graves sont représentés par des lésions cérébrales diffuses, souvent traduites par une vie végétative permanente ou une dépendance majeure. Dans les démences, tous les intermédiaires existent entre ces états et un déficit intellectuel modéré. L'épilepsie post-traumatique est fréquente, d'apparition retardée (un ou deux mois à plusieurs années) et souvent réfractaire au traitement. L'hydrocéphalie communicante après hémorragie méningée reste plus rare, de même que les surinfections à distance après effraction dure-mérienne, les thrombophlébites septiques, les empyèmes sous-duraux et les abcès cérébraux. La rhinorrhée s'observe peu à ce stade.
De statut incertain, le "syndrome subjectif des traumatisés du crâne" (P. Marie, 19I6), dit plutôt maintenant "syndrome post-commotionnel", associe classiquement céphalées, acouphènes et tendances vertigineuses, que complètent en général une asthénie et une intolérance au bruit. Très variable, le plus souvent favorable, l'évolution ne dépasse pas la seconde année. Une organisation névrotique au long cours est cependant possible, avec parfois création d'un cercle vicieux et "survictimation". Le choc émotionnel, la notion de microlésions encéphaliques sont discutés.
P. Marie, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1916)