Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

119 résultats 

néphrectomie partielle l.f.

partial nephrectomy

Ablation chirurgicale d'une partie de parenchyme rénal.
Elle enlève avec le segment de parenchyme les vaisseaux et la voie excrétrice correspondante. Adaptée à la cure de lésions limitées du rein, elle vise à préserver la partie du rein encore fonctionnellement valable. Elle peut être polaire (ablation de l'un des pôles du rein), ou cunéiforme (en forme de coin et adaptée aux lésions médiorénales).

occlusion ophtalmique partielle l.f.

partial occlusion

Occlusion qui ne supprime qu'une partie du stimulus structuré.
Mais ce terme est aussi utilisé pour désigner l'occlusion sectorielle et parfois même l'occlusion intermittente.

Étym. lat. occludere : fermer

brouillage, pénalisation, secteur

Édit. 2017

onycholyse semi-lunaire partielle l.f.

partial onycholysis with scleronychia

Soulèvement et décollement spontané de l'ongle au niveau de la pulpe unguéale.
Le début se fait sur le bord libre, sans soulever totalement l'ongle, sans inflammation. Une cataracte congénitale est parfois associée à cette anomalie. L’affection est autosomique dominante (MIM 164800)

Édit. 2017

oxygène (pression partielle d') l.f.

oxygen partial pressure

pression partielle d'oxygène

Édit. 2017

pression partielle l.f.

partial pressure

Dans un mélange de gaz, pression qu'aurait l'un d'eux s'il occupait seul tout le volume disponible.
La formule est applicable aux pressions osmotiques des ions et molécules dissous : la pression osmotique globale,Ptot,est égale à la somme des Px pressions apportées par chaque molécule x de concentration x dans le mélange.

Dalton (loi de), pression

[B1, C1, C2]

Édit. 2020

pression partielle des gaz du sang l.f.

blood gases partial pressure

Pression qu’exercerait chacun de ces gaz s’il était seul présent au sein du milieu sanguin.
- La pression partielle du gaz carbonique (PCO2) est normalement de 45 à 48 mm Hg dans le sang veineux et 40 mm Hg dans le sang artériel. La PCO2 du sang veineux pulmonaire est toujours égale à la PCO2 alvéolaire en raison de la très grande diffusibilité du CO2.
- La pression partielle de l’oxygène du sang (PO2) est normalement de 37 à 40 mm Hg dans le sang veineux et 90 à 112 mm Hg dans le sang artériel. L’oxygène étant beaucoup moins diffusible que le gaz carbonique, la PO2 du sang artériel est toujours un peu inférieure à la PO2 alvéolaire. Elle peut lui être très inférieure si un processus pathologique altère la capacité de diffusion des parois alvéolaires.

[C2]

Édit. 2020

pression partielle d'oxygène transcutanée l.f.

transcutaneous oxygen pressure

Mesure de l'oxymétrie de la peau grâce à une électrode de Clark.
La normalité est aux environs de 70 mm de mercure. En-dessous de 30 mm de mercure, un trouble trophique aura des difficultés à cicatriser. Au-dessous de 10 mm de mercure, un trouble trophique ne pourra pas cicatriser.

pression partielle d'un gaz l.f.

partial pressure of a gaz

Pression subie par un gaz dans un mélange gazeux qui est le produit de la pression totale par la fraction de ce gaz dans le mélange gazeux.
Par ex, la pression de l'oxygène dans l'air au niveau de la mer est 760 x 0,21 = 160 mm Hg.

Sigle  : Pp

salpingectomie partielle l.f.

partial salpingectomy

Ablation par laparotomie ou cœliochirurgie d'une partie de la trompe utérine, p. ex. dans le cas d'une stérilisation-résection ou dans le traitement de la grossesse tubaire.

salpingectomie partielle sous-séreuse l.f.

partial subserous salpingectomy

Variété technique de salpingectomie permettant la résection chirurgicale de l'isthme tubaire de 2 cm dans sa portion sous-séreuse et l'enfouissement des moignons tubaires dans le mésosalpinx dont les deux feuillets ont été séparés.
Le mésosalpinx est ensuite refermé.

A. Labhardt, gynécologue suisse (1911)

Syn. procédé de Labhardt

salpingectomie

saturation partielle en IRM l.f.

partial saturation

Séquence IRM la plus simple, actuellement peu utilisée.
La séquence proprement dite comprend une unique impulsion d'excitation de π/2 (90°), génératrice d'un signal de précession libre (FID). Cette impulsion de 90° est répétée plusieurs fois, permettant l'addition de plusieurs signaux, ce qui améliore le rapport signal/bruit.
Le temps entre deux impulsions est appelé temps de répétition TR. Il est choisi de façon que l'aimantation longitudinale n'ait pas récupéré complètement sa valeur initiale avant la survenue de l'impulsion suivante (TR de l'ordre de 500 ms). La valeur de cette récupération de l'aimantation (et donc de l'intensité du signal) est fonction de la valeur du temps de relaxation T1 des tissus : on dit qu'elle est pondérée en T1. Elle dépend également de la concentration rhô des protons dans les tissus (mais celle-ci influence beaucoup moins le contraste de l'image que les différences de T1). Le signal est recueilli un temps très court (de l'ordre de 20 ms) après l'impulsion de 90°.

inversion-récupération, saturation-récupération

[B2,B3]

Édit. 2018

sternotomie verticale partielle l.f.

partial vertical sternotomy

manubriotomie

système à réinhalation partielle l.m.

partial rebreathing system

Dispositif dans lequel une partie du mélange expiré reste à l'intérieur du système.
Les expressions «système semi-ouvert» ou «système semi-fermé» prêtent à confusion : il ne faut donc pas les employer.

tritanomalie partielle l.f.

colour blindness partial tritanomaly

Mauvaise perception du bleu et du jaune, moins sévère que la tritanopie.
Beaucoup plus rare que la protanomalie et deutéranomalie et mal diagnostiquée car il persiste une perception légère du bleu. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 304000).

centre de crise l.m.

crisis centre

Structure psychiatrique légère et souple comprenant un hébergement, définie par l'arrêté du 14 mars 1986 : "centre d'accueil permanent disposant de quelques lits permettant une prise en charge intensive et de courte durée pour répondre aux situations d'urgence et de détresse aigües".
De tels centres sont apparus il y a quelques années, sur un modèle anglo-saxon, dans certains secteurs psychiatriques. Leur avantage sur les services d'urgence des hôpitaux généraux est de maintenir la continuité des soins à l'intérieur du secteur.
Leurs indications sont limitées par l'absence de plateau technique et par la durée des crises, qui ne cèdent pas souvent dans le temps limité, fixé par les conventions en vigueur.

[E,H3]

crise n.f.

crisis, fit

1) Changement subit et généralisé dans l'évolution d'une maladie qui se manifeste par divers symptômes (ex. polyurie soudaine au cours d'une pneumonie - crise de diurèse - annonçant souvent une évolution favorable).
2) Par extension, accident subit survenant chez une personne en bonne santé apparente (ex. crise d'appendicite) ou aggravation brutale et passagère de l'état d'un malade (par ex. crise d'asthme).

Étym. gr. krisis : action ou faculté de distinguer, d'où phase décisive de l'évolution d'une maladie (Hippocrate)

[N1]

crise akinétique l.f.

akinetic seizure

Crise épileptique caractérisée par un arrêt complet des mouvements, malgré la conservation du tonus musculaire.

Étym. gr. akinesis : immobilité

crise atonique

[H1,H3]

crise amygdalienne l.f.

amygdalian seizure

Crise épileptique partielle, liée à des décharges au niveau de l'amygdale dite aussi complexe amygdalien, structure sous-corticale qui fait partie de la portion limbique du lobe temporal.
Elle se manifeste par une gêne épigastrique ascendante, des sensations nauséeuses, des automatismes oro- alimentaires, des mâchonnements, des signes végétatifs marqués (rougeur de la face, dilatation pupillaire, éructations, borborygmes), une réaction de peur et de panique, des hallucinations olfactogustatives.
Ses étiologies sont communes aux autres crises du lobe temporal.

Étym. gr. amygdalê : amande 

crise atonique l.f.

atonic seizure

Crise brève, d'une à quatre secondes, manifestée parfois seulement par une chute brutale de la tête ou un fléchissement des genoux, avec blessure fréquente, mais souvent retour d'emblée à la station debout en cas de chute.
Un trouble de la conscience ou une confusion post-critique est difficilement prouvé. Une secousse myoclonique prémonitoire est fréquente.

crise blastique l.f.

blast crisis

Terme évolutif de la leucémie myéloïde chronique (LMC), caractérisé par l'apparition dans le sang et la moelle osseuse de blastes leucémiques dont l'origine myéloïde est nettement plus fréquente que la lymphoïde, la mégacaryocytaire ou l’érythrocytaire.
De nouvelles anomalies cytogénétiques s'ajoutent le plus souvent au chromosome Philadelphie. Les cellules malignes qui jusque-là étaient encore capables de différentiation perdent cette capacité pour laisser place à une « progression clonale » de blastes immatures, porteurs d'anomalies cytogénétiques additionnelles. La crise blastique est dans 80% des cas précédée pendant quelques mois par une période intermédiaire dite phase accélérée. Il n'existe pas de traitement véritablement efficace de la transformation aigüe. Les formes lymphoblastiques sont encore sensibles à la chimiothérapie. La prolifération peut alors toucher des organes extra-hématopoïétiques. Mais l'évolution est inexorablement fatale sauf pour les malades qui ont la possibilité de recevoir une greffe de moelle allogénique ou de cellules souches hématopoïétiques.

Syn. transformation aigüe, phase blastique

[F1]

crise cataméniale l.f.

catamenial epilepsy

Crise épileptique déclenchée par des modifications hormonales de la fin du cycle mensuel et survenant exclusivement à cette période.
Syndrome en fait très discuté.
L'hormonothérapie est souvent décevante. La prescription de clobazam (20-30 mg/j, pendant 10 jours autour des règles) a été considérée comme efficace.

Syn. épilepsie cataméniale

[H1,O3]

crise colloïdoclasique l.m.

colloidoclasic shock

choc colloïdoclasique

[G2]

crise convulsive l.f.

acute convulsive disorder

Série de contractions involontaires dues à une augmentation anormale de l'activité musculaire entraînant des mouvements localisés ou généralisées.
Il peut s'agir de spasmes toniques interrompus parfois de quelques secousses ou d'une série de contractions musculaires rapides plus ou moins régulières donnant des mouvements cloniques d'une certaine ampleur.
La crise convulsive peut relever de causes multiples, méningite, ictus laryngé, intoxication (strychnine, solutions hypertoniques en excès, sulfamides hypoglycémiants, O2 hyperbare au-dessus de 3 ata, etc.), hyperthermie (surtout chez le jeune enfant), etc.
Si la crise dure, le traitement est symptomatique (diazépam, etc.).
Une crise convulsive isolée chez un adulte nécessite un examen neurologique soigneux pour en établir la cause. En effet une telle crise n'est qu'un symptôme traduisant la souffrance cérébrale, elle n'est pas pathognomonique de l'épilepsie : le diagnostic d'épilepsie ne doit jamais être porté sur une crise convulsive isolée.

épilepsie, HELP syndrome, hyperthermie, ictus laryngé

[H1]

crise d'angoisse l.f.

anxiety crisis

angoisse, anxiété aigüe, peur

crise d'éclampsie l.f.

eclamptic fit

Complication paroxystique de la pré-éclampsie, survenant pendant la grossesse ou dans les suites de couches, avec successivement une phase invasive tonique puis clonique et enfin un coma résolutif.
Elle peut être mortelle ou laisser des séquelles à type de cécité, de section de la langue ou d'anurie par nécrose corticale des reins.

[O3]

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