muscle long fléchisseur propre du pouce l.m.
→ muscle long fléchisseur du pouce
muscle long palmaire l.m.
musculus palmaris longus (TA)
palmaris longus
Muscle long et grêle, situé dans la loge antérieure de l’avant-bras.
Il se détache de l’épicondyle médial, du fascia antebrachial superficiel et des cloisons qui le séparent du muscle fléchisseur radial du carpe et du muscle fléchisseur ulnaire du carpe. Il se termine sur la face antérieure du rétinaculum des fléchisseurs en se confondant avec l’aponévrose palmaire. Il fléchit la main sur l’avant-bras. Il est innervé par un rameau du nerf médian.
Syn. anc. muscle petit palmaire
muscle long péronier l.m.
muscle long péronier latéral l.m.
muscle long radial l.m.
→ muscle long extenseur radial du carpe
muscle long supinateur l.m.
muscle long triceps l.m.
→ chef long du muscle triceps brachial
nerf ciliaire long l.m.
nervus ciliaris longus
Branches du nerf nasociliaire, lui-même branche de l'ophtalmique de Willis, qui se dirigent vers le globe oculaire dont elles assurent l'innervation sensitive.
nerf thoracique long l.m.
nervus thoracicus longus (TA)
long thoracic nerve
Branche collatérale motrice du plexus brachial née des branches antérieures des cinquième et sixième nerfs spinaux cervicaux.
Elle descend sur la paroi latérale du thorax en arrière des vaisseaux thoraciques latéraux. Elle fournit un rameau à chacune des digitations du muscle grand dentelé.
C. Bell, Sir, chirurgien et physiologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1774-1842)
Syn. anc. nerf respiratoire de Charles Bell, nerf respiratoire externe ; nerf du muscle grand dentelé.
os long l.m.
os longum (TA)
long bone
Os dont la longueur prédomine sur les deux autres dimensions.
Les os longs comportent un corps ou diaphyse, généralement prismatique triangulaire et deux extrémités renflées ou épiphyses qui portent les surfaces articulaires. La diaphyse est constituée d’une gaine de tissu compact dont l’épaisseur diminue de la partie moyenne vers les extrémités et qui limite une cavité, le canal médullaire. Les épiphyses sont formées d’une lamelle périphérique de tissu compact qui enveloppe une masse de tissu spongieux ; les aréoles du tissu spongieux qui communiquent avec le canal médullaire sont, comme celui-ci, remplies de moelle osseuse.
Édit. 2017
sillon du tendon du muscle long fibulaire l.m.
sulcus tendinis musculi fibularis longi, sulcus tendinis musculi peronei longi (TA)
groove for tendon of fibularis longus, groove for tendon of peroneus longus
Gouttière qui traverse la face plantaire du cuboïde obliquement en avant et en dedans.
Elle est bordée en avant par la crête du cuboïde. Elle livre passage au tendon du muscle long fibulaire qui se réfléchit sur le versant antérieur de la crête, tendon renforcé à ce niveau par un os sésamoïde.
Syn. anc. gouttière du cuboïde
sillon du tendon du muscle long fléchisseur de l'hallux du calcanéum l.m.
sulcus tendinis musculi flexoris hallucis longi calcanei (TA)
groove for tendon of flexor hallucis longus of calcaneus
Gouttière creusée à la face inférieure du sustentaculum tali du calcanéum.
Elle est en rapport avec le tendon du muscle long fléchisseur de l’hallux.
Syn. anc. gouttière du tendon du long fléchisseur propre du gros orteil du calcanéum
sillon du tendon du muscle long fléchisseur de l'hallux du talus l.m.
sulcus tendinis musculi flexoris hallucis longi tali (TA)
groove for tendon of flexor hallucis longus of talus
Sillon oblique en bas et en dedans situé à la partie médiale de la face postérieure du talus entre le tubercule latéral et le tubercule médial du processus postérieur du talus.
Il est en rapport avec le passage du tendon du muscle long fléchisseur de l’hallux.
Syn. anc. gouttière du tendon du long fléchisseur propre du gros orteil,
→ processus postérieur du talus, tubercule latéral du processus postérieur du talus, tubercule médial du processus postérieur du talus
syndrome du QT long l.m.
Syndrome héréditaire, caractérisé par un allongement de l'intervalle QT sur l'électrocardiogramme associé à un risque élevé de torsades de pointe ou de fibrillation ventriculaire pouvant entraîner syncopes et mort subite.
La prévalence de la maladie est estimée à environ 1/2 500 naissances.
Le syndrome peut être découvert, le plus souvent avant l’âge de 40 ans, à l'occasion d'un malaise, voire d'une syncope ou simplement de l’examen d’un électrocardiogramme systématique. Sa première manifestation peut être une mort subite. Sa découverte implique la recherche de l’anomalie chez les membres de la famille du malade.
Le critère diagnostic est l’existence d’un espace QT corrigé suivant la formule de Bazett (QT corrigé = QT/racine carré de l'espace RR précédent) supérieur à 440 millisecondes, associé à des anomalies de l’onde T, après élimination des autres causes d’allongement de QT. Quand QT est faiblement prolongé, le score de Schwartz (reposant sur l'aspect de l'électrocardiogramme, les antécédents de syncopes et les antécédents familiaux) ainsi que l’allongement de QT à l’issue d’une épreuve d’effort, sont utiles au diagnostic.
Elle peut être isolée ou associée à d’autres anomalies malformatives : syndrome de Romano-Ward, syndrome de Jervell-Lange-Nielsen, syndrome d’Andersen-Tawil, syndrome de Timothy.
Tous les gènes impliqués, identifiés à ce jour, codent pour des sous-unités de canaux ioniques ou pour des protéines impliquées dans la modulation des courants ioniques. Les mutations de ces gènes (KCNQ1, KCNH2, KCNE1, KCNE2, CACNA1c, CAV3, SCN5A, SCN4B) ont pour conséquence un allongement de la durée du potentiel d'action. La transmission est autosomique dominante. La variante la plus fréquente de la maladie est due à des mutations du gène KCNQ1 qui concerne environ la moitié des patients
La prise en charge doit toujours débuter avec un traitement par bêtabloquants sauf contre-indications valables. Si le patient présente encore des syncopes, une dénervation sympathique cardiaque gauche doit être réalisée et l’implantation d’un cardioverteur-défibrillateur implantable doit être envisagée.
G. Celano, Lia Crotti, médecins italien (2008)
Réf. Orphanet, G. Celano, Lia Crotti, P. Schwartz (2008)
→ KCNQ1gene, KCNH2 gene, KCNE1gene, KCNE2 gene, CACNA1c gene, CAV3 gene, SCN5A gene, SCN4B gene, Timothy (syndrome de), Romano-Ward (syndrome de), Jerwell et Lange-Nielsen (syndrome de), Andersen-Tawil (syndrome d'), Schwartz (score de)
[K2, Q3]
Édit. 2019
toxicomane (prise en soins au long cours d'un) l.m.
long-term therapy of a drug addict
Traitement qui vise à arrêter la consommation de toxique et aide le sujet à conquérir les moyens de vivre dans un climat psychologique satisfaisant pour lui. Le sevrage n'est pas un préalable. La stratégie doit être individuelle, adaptée à la clinique.
En fonction de la situation et de la demande du sujet, peut être examinée l'opportunité d'un traitement dit de substitution.
Que l'objectif premier soit l'abstinence ou la maintenance, une relation de confiance est indispensable, ainsi que l'appel éventuel à d'autres intervenants. Une pathologie concomitante, dépressive, p. ex., sera traitée.
Le sevrage doit être préparé. Une postcure résidentielle est souvent nécessaire pour engager une relation au long cours. Le vécu du sujet désintoxiqué est surtout celui d'une souffrance avec culpabilité et sentiment d'infériorité, de hantise de la drogue, d'un désir de normalité et de la tentation d'abandonner l'effort. Il convient également d'aider le sujet à aménager son temps.
Sous réserve d'une période d'arrêt suffisante des opiacés (sept à 10 jours), la naltrexone, antimorphinique, peut constituer une aide contre l'impulsion à la reprise.
Chez le cocaïnomane, le syndrome de manque persiste plusieurs mois et un désir impérieux de retour au toxique peut brutalement relancer le processus. Ici, il s'agit moins de traiter le sevrage immédiat que de prévenir les rechutes. Les psychothérapies, en particulier cognitivo
La prise en soins des toxicomanes est souvent aléatoire du fait de fluctuations de la demande et de rechutes. Elle implique une grande disponibilité.
trisomie du tiers distal du bras long du chromosome 11 l.f.
trisomy chromosome 11 (long arm)
Trisomie d'abord décrite comme trisomie 22, presque toujours conséquence d'une translocation t (11 ; 22) (q23 ; q21) maternelle qui est la translocation réciproque la plus fréquente de l'espèce humaine.
Le retard mental et staturo-pondéral est sévère. Le phénotype est remarquable : microcéphalie, philtrum long et profond, tubercules préauriculaires, micrognathisme, fente palatine ; des cardiopathies, anomalies rénales et anales sont fréquentes.
long ARN non codant l.m.
long non coding RNA (lncRNA)
Transcrit de plus de 200 nucléotides qui ne code pas une protéine.
Cette définition permet de les distinguer des petits ARN régulateurs tels les microARN. Ils constituent un groupe de taille très hétérogène, certains pouvant s’étendre sur plusieurs dizaines de kilobases. En fonction de leur position par rapport aux gènes codants, les gènes des longs ARN non codants peuvent être divisés en deux grandes catégories, intergéniques et intragéniques. Les premiers sont localisés dans les régions non annotées du génome. Les seconds chevauchent les gènes codants et répondent à plusieurs sous-catégories selon leur orientation par rapport à ceux-ci, antisens ou intronique, par exemple. Ces ARN agissent en modulant l’expression des gènes. On leur fait jouer un rôle dans les cancers en tant qu’oncogènes ou suppresseurs de tumeurs.
[Q1]
Édit. 2019