hormone lactogénique l.f.
lactogenic hormone
[O4]
hormone lipocaïque l.f.
lipocaic hormone
Hormone d'origine pancréatique dont le rôle serait de stimuler la dégradation ou la mobilisation des triglycérides du foie.
L. R. Dragstedt, chirurgien américain (1936)
Syn. lipocaïne
[O4]
hormone lutéale l.f.
luteal hormone, progesterone
Hormone sécrétée par le corps jaune de l'ovaire.
Syn. progestérone
[O4]
hormone lutéinisante l.f.
luteinizing hormone, luteotropine, LH
Syn. hormone lutéotrope, gonadotrophine B (désuet)
Sigle LH, ICSH (Interstitial Cell Stimulating Hormone)
→ gonadostimulines ou gonadotrophines
[O4]
hormone lutéotrope l.f.
luteinizing hormone
Abrév. LH (hormone lutéinisante), ICSH (Interstitial Cell Stimulating Hormone)
→ gonadostimulines ou gonadotrophines
[O4]
hormone mammotrope l.f.
mammotropic hormone
[O4]
hormone mélanotrope l.f.
melanostimulating hormone
hormone mélanostimulante l.f.
melanocyte stimulating hormone
Sigle MSH
[O4]
hormone natriurétique l.f.
natriuretic hormone
Hormone qui provoque une augmentation de l'excrétion rénale des ions Na+.
On distingue deux types de peptides natriurétiques : l'un sécrété par l'hypothalamus exerce son action inhibitrice au niveau de la Na+K+-ATPase rénale qui sert de pompe à sodium pour sa réabsorption dans les tubules. L'autre, sécrété par l'atrium, essentiellement droit, sous l'effet de l'augmentation du volume sanguin dans cette cavité, agit en provoquant une vasodilatation dans le rein, augmentant la diurèse, et inhibant la sécrétion d'aldostérone.
Une augmentation dans le plasma du peptide natriurétique de type B (BNP,) de son précurseur, le pro-BNP ou du fragment N-terminal de ce dernier (NT-pro-BNP) est un marqueur sensible d’insuffisance cardiaque.
Étym. gr. hormaô : j'excite
→ NT-pro-BNP sodium / potassium adenosyltriphosphatase (Na/K ATPase, pompe à sodium), facteur atrial natriurétique
[O4]
hormone parathyroïdienne l.f. (PTH)
parathyroid hormone
Homome polypeptidique produite par les parathyroïdes, à tropisme principalement osseux, fondamentalement hypercalcémiante et hyperphosphaturiante.
Elle est sécrétée par les cellules principales des glandes parathyroïdes, à partir de précurseurs (préproPTH, puis proPTH). Elle est constituée de 84 aminoacides, comporte un fragment 1-34 (N-terminal) actif, et un fragment 34-84 (C terminal) protégeant la molécule de la dégradation enzymatique. La sécrétion est liée au taux circulant du calcium qui possède au niveau des parathyroïdes un récepteur spécifique (calcium sensor). Le fragment actif de la PTH se lie aux récepteurs du rein et de l’os, stimule par l’intermédiaire de protéines de liaison (Gs) la production d’AMPc (Adénosine MonoPhosphate cyclique), second messager de l’action hormonale. La PTH stimule le remodelage osseux, contribue surtout à l’ostéolyse, indirectement par stimulation des ostéoblastes. La PTH favorise la réabsorption tubulaire rénale du calcium. Elle active l’absorption intestinale du calcium, mais cette activation est indirecte liée à la stimulation de la 1alpha-hydroxylase rénale. Par ailleurs la PTH réduit la réabsorption tubulaire rénale des phosphates, réduit l’élimination rénale des ions H+ et du magnésium.
L’activité des parathyroïdes est accrue dans les situations d’hyperpathyroïdismes primaires (surtout liés à un adénome parathyroïdien), secondaires (notamment dans les carences en vitamine D et les états de réduction néphronique).
L’hormone parathyroïdienne est utilisable en thérapeutique dans les ostéoporoses fracturaires et pour l’optimisation de l’équilibre métabolique des sujets traités pour hypo- ou pseudohypo-parathyroïdie.
Syn. parathormone
→ Adénosine MonoPhosphate cyclique, 1-hydroxylase rénale, hyperparathyroïdie, hypovitaminose D, insuffisance rénale chronique
[O4]
hormone placentaire l.f.
placental hormone
Hormone sécrétée par le placenta.
Ces hormones sont de natures diverses :
- soit protéique : l'hormone chorionique gonadotrope (ou HCG), l'hormone chorionique somatotrope (appelée aussi hormone placentaire lactogéne placentaire ou HPL ou hormone chorionique somatomammotrope), le NGF (ou facteur de croissance des cellules nerveuses), la relaxine, accessoirement la protéine placentaire PP ;
- soit stéroïde : testostérone et œstrogènes biosynthétisés à partir du sulfate de déhydro-épiandrostérone (ou SDHEA, androgène de la surrénale fœtale, désulfaté dans le foie fœtal par une sulfatase et aromatisé dans le placenta par une aromatase)
La progestérone biosynthétisée à partir de la 8ème semaine d'aménorrhée, à partir du cholestérol plasmatique, se substitue à la progestérone du corps jaune pour assurer le maintien de la grossesse.
Étym. gr. hormaô : j'excite
[O4]
Édit. 2015
hormone placentaire lactogène l.m.
human placental lactogen
Hormone polypeptidique placentaire de structure et d'action voisines de celles de l'hormone somatotrope et de la prolactine.
Elle contribue au développement mammaire pendant la grossesse et à l'élaboration de la sécrétion lactée.
Son rôle réel est mal élucidé. Elle semble ne pas avoir d’effet direct sur le fœtus, car elle ne passe pas la barrière placentaire. Chez la mère elle favoriserait les synthèses protéiques, une meilleure utilisation des graisses contribuant à un bon équilibre glycémique maternel et fœtal. Son dosage constitue un très bon reflet de la vitalité placentaire.
Syn. somato-mammotrophine chorionique humaine, hormone chorionique somato-mammotrophique, hormone lactogène placentaire
Sigle HPL
→ hormone chorionique somatotrope
[O4]
hormone prolactinique l.f.(PRL)
prolactin
L’ hormone prolactinique ou prolactine est une hormone polypeptidique, produite pas les cellules lactotropes de l’antéhypophyse, intervenant dans la montée laiteuse, la régulation de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique et la libido.
Constituée de 199 aminoacides, la PRL est soumise surtout à un contrôle inhibiteur de l’hypothalamus par la PIH (Prolactin Inhibiting Hormone), identifiée comme la dopamine. Elle se lie à des récepteurs notamment présents au niveau de la glande mammaire, des gonades. La PRL intervient dans le déclenchement de la lactation sur une glande préalablement soumise à l’action des œstrogènes. Son effet sur le développement de la glande mammaire est discuté. En revanche l’excès de PRL détermine une inhibition des fonctions gonadiques et des altérations de la libido.
Physiologiquement la PRL s’accroît au décours de l’accouchement, en réponse à la succion mamelonnaire, et détermine la montée laiteuse. Elle explique aussi l’anovulation et l’hypo-œstrogènie, responsable de l’absence de réapparition des menstruations.
Chez la femme jeune, l’excès de PRL détermine typiquement un syndrome aménorrhée-galactorrhée, parfois une simple situation d’anovulation avec infertilité, ou une galactorrhée isolée, ou des troubles de la libido. Chez l’homme l’excès de PRL est responsable d’impuissance ou plus volontiers d’une franche diminution de la libido, mais se révèle souvent par un syndrome tumoral.
L’excès de PRL est en effet d’abord lié au développement de tumeurs hypophysaires (macro- ou microprolactinomes), accessibles au traitement dopaminergique (bromocriptine, cabergoline..), Mais l’excès de PRL est aussi lié à des médications (anti-émétiques, neuroleptiques, psychotropes, œstrogènes à fortes doses, vérapamil, réserpine, opiacés et cocaïne…), à des désordres généraux (hypothyroïdie, insuffisances hépatique et rénale), à des déconnections fonctionnelles au cours de pathologies hypothalamiques, hypophysaires ou de la tige pituitaire.
Étym. gr. hormaô : j'excite
Syn. prolactine, prolactin inhibiting facteur, prolactinome
[O4]
hormone somatotrope l.f.
growth hormone (GH), human growth hormone (hGH),
Choh Hao Li, biochimiste américain (1965) ; J. Dixon et Choh Hao Li, biochimistes américains (1968)
[O4]
Édit. 2015
hormone thymique l.f.
thymic hormone
Produit sécrété par la glande thymique qui assure le contrôle de la maturation et de la différenciation des lymphocytes T.
En réalité le thymus semble produire deux hormones :la thymopoïétine active sur les cellules nourricières des prothymocytes,et la thymuline stimulant l’immunocompétence des lymphocytes T.
[O4]
Édit. 2015
hormone thyrostimulante l.f.
thyrotropic hormone,
Hormone glycoprotéique, produite par les cellules thyrotopes de l’antéhypophyse, intervenant dans la trophicité, l’organisation en follicules et la sécrétion de la thyroïde.
C’est une hormone à deux sous-unités alpha et bêta dont l’assemblage et la sialylation sont dépendantes de la TRH (ou thyrolibérine) hypothalamique. Elle est extrémement sensible au rétrocontrôle par les hormones thyroïdiennes libres, au point qu’en situation d’équilibre hormonal les taux de TSH sont corrélés au logarithme de la T4 libre circulante. La mesure de son taux plasmatique (physiologiquement proche de 0,3 - 4 mU/L chez les sujets jeunes en bonne santé) constitue par conséquent un indice très sensible du fonctionnement thyroïdien. Elle se lie à des récepteurs membranaires (à sept domaines transmembranaires) qui agissent essentiellement par stimulation intracellulaire de la production d’AMPc.
Elle est utilisable en thérapeutique sous forme de TSH recombinante, notamment pour l’application du traitement radio-isotopique et la surveillance des sujets thyroïdectomisés pour cancer thyroïdien.
Sigle TSH
→ thyrostimuline, exploration fonctionnelle de la thyroïde, sialylation
[O4]
Édit. 2015
natri-urétique (hormone) l.f.
natriuretic hormone
→ hormone natri-urétique, natri-urétique atrial (facteur)
releasing hormone l.f. angl.
sex hormone binding globulin l. angl.
→ globuline liant les hormones sexuelles
[C1]
Édit. 2020
substance libératrice de l'hormone corticotrope l.f.
Polypeptide sécrété par un centre nerveux situé dans l’hypothalamus, qui règle la sécrétion d’hormone corticotrope.
Le test qu CRH est une épreuve de stimulation consistant en l’injection intraveineuse de 100µg de CRH ovin synthétique. Normalement, les taux plasmatiques s’élèvent d’au moins 50% pour l’ACTH et 20% pour le cortisol.
R. Guillemin, médecin endocrinologue américain, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1977 et B. Rosenberg, médecin endocrinologue américain (1955) ; M. Saffran, médecin canadien, A.V. Schally, médecin américain, tous deux prix Nobel de médecine en 1977, B. G. Benfey, médecin canadien (1955)
Syn. corticolibérin
[O4,H1]
hormone mélanotrope (MSH) l.f.
melanocytic stimulating hormone
Les MSH sont des facteurs de stimulation de la mélanogenèse.
- L’alpha-MSH n’est pas de nature hormonale. Produite au niveau des mélanocytes cutanés et des follicules pileux, elle se lie au récepteur MC1-R (melanocortin receptor type 1) à 7 domaines transmembranaires couplés aux protéines G et activent l’adénylcyclase pour induire la synthèse locale de mélanine à partir de la tyrosine.
- La béta-MSH est issue de l’ACTH, de la béta- et de la gamma-lipotrophine, clivés depuis la pro-opiomélanocortine produite pas les cellules corticotropes de l’antéhypophyse. Toutes contiennent une séquence hexapeptidique commune, capable de se lier au récepteur MC1-R et de contribuer à la mélanogenèse.
- La ganmma-MSH dérive aussi de la pro-opiomélanocortine, libéré par dégradation du fragment N terminal (NT). Son rôle physiologique est moins bien connu ; des modèles animaux suggèrent son intervention sur la natriurèse et la sensibilité à l’insuline.
Les MSH se lient aussi sur les récepteurs MC3-R et MC4-R hypothalamiques intervenant respectivement sur la diminution du rendement énergétique de l‘alimentation et l’inhibition de la prise alimentaire. Au niveau de la peau, elles ont aussi un effet stimulant de sécrétions exocrines (glandes sébacées et lacrymales) via MC5-R.
Un production de MSH par les cellules mélanotropes du lobe intermédiaire de l’hypophyse dans des espèces du règne animal a été évoquée. Des analogues de l'hormone mélanotrope ont été synthétisées, en cours d’évaluation pour leur propriétés bronzantes (afamélanotide ou melanotan-1) ou stimulantes du désir sexuel (bremélanotide, métabolite du melanotan II).
Syn. mélanostimuline
→ mélanogenèse, mélanine, mélanocyte, pro-opiomélanocortine, ACTH, protéine G, adénylate-cyclase, tyrosine, lipotropine, hormone mélanotrope, melanocortin receptor
[J1, O4]
Édit. 2018
hormone adrénocorticotrope l.f.
adrenocorticotrophine
Hormone antéhypophysaire stimulant l’activité corticosurrénale.
Syn. ACTH
[O4]
Édit. 2020
hormone mélanostimulante n.f.
melanostimulating hormones
Hormone mélanotrope directement dérivée de la pro-opiomélanocortine, notamment d’origine hypohysaire.
Elle se distingue de la bêta-MSH constituée par les 13 premiers aminoacides de l’ACTH. Se liant aux mélanocytes, les MSH (mélanotropines) favorisent la production de la mélanine et de ce fait la pigmentation de la peau et des muqueuses.
Syn. alpha-MSH
Sigle MSH angl. pour Melanocyte Stimulating Hormone
→ mélanotropine, pro-opiomélanocortine, MSH
[O4]
Édit. 2020