Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

83 résultats 

groupe cible l.m.

Dans une population, groupe d’individus choisis comme devant faire l’objet d’une attention particulière. En matière de santé publique, le groupe cible peut faire l’objet d’une action de santé, d’une enquête épidémiologique ou d’une éducation sanitaire spéciale du fait de l’exposition à un risque, etc.

groupe d'aide psychopédagogique l.m.

Groupe provisoire constitué par les services de l'Éducation nationale, ayant mission de s'occuper de certains enfants handicapés sans troubles associés.
Après avis des commissions de circonscription, les enfants peuvent être dirigés vers des classes de perfectionnement ou d'enseignement spécial annexées à des écoles élémentaires et destinées à la prévention de l'échec et de l'exclusion scolaires chez des sujets ayant des difficultés de développement intellectuel et/ou relationnelles.
Dans de telles classes, sont mis en place des groupes d'aide psychopédagogique, qui comprennent en principe un psychologue scolaire et deux instituteurs, spécialement formés aux rééducations psychopédagogiques et psychomotrices. Au minimum, est assurée la maitrise des apprentissages fondamentaux.

Sigle  GAPP

groupe de gènes l.m.

cluster

groupe de liaison l.m.

linkage group

Ensemble des gènes dont les loci sont situés sur le même chromosome.

locus

[Q1]

Édit. 2018

groupe de rencontre l.m.

encounter group

Groupe autocentré visant, grâce à une expérience vécue dans la non-directivité, à développer les communications et les relations interpersonnelles (C. Rogers notamment, à partir de 1950).
Il se différencie des T-groups ou groupes de formation, qui sont plus particulièrement axés sur la formation, l'apprentissage des phénomènes de groupe et le changement personnel, sans pour autant se définir comme psychothérapeutiques.

C. R. Rogers, psychologue américain (1951)

groupe de réflexion interprofessionnel sur les comités d'éthique l.m.

Instance exécutive du Comité national de réflexion éthique sur l'expérimentation animale qui est chargé d'élaborer et de publier une charte nationale portant sur la déontologie et l'éthique de l'expérimentation animale, de faire toute proposition sur sa mise en application et d'adresser à la commission nationale de l'expérimentation animale toute recommandation de méthode susceptible d'améliorer le bien-être des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques.
Ce comité a publié la Charte nationale portant sur l'éthique de l'expérimentation animale
Sigle : GRICE

groupe (dynamique de) l.f.

group dynamics

Utilisation de "T-groups" ("Training groups") expérimentaux, sur le principe que "les lois du comportement du groupe peuvent être établies indépendamment des buts et des activités d'un groupe donné" (K. Levin et coll.).
Instrument de recherche microsociologique au départ, le groupe est apparu, en particulier pendant le second conflit mondial, comme un ensemble dynamique vivant, dépassant la somme arithmétique de ses membres et leur imposant des modèles nouveaux communs, qui permettent à l'individu de mieux assumer les angoisses et les peurs. Intervient surtout dans cette interdépendance, une identification à la fois "verticale" au chef et "horizontale" aux autres membres. Mais le groupe est susceptible de se trouver sans cesse en question, du fait d'un remaniement ou d'une rupture de ses liens internes.
En pathologie, il est habituel d'admettre qu'un trouble psychique individuel apparemment isolé peut répondre à une véritable "fonction" dans le groupe, principalement familial. Il n'est pas rare d'assister à la survenue de manifestations psychiatriques chez un autre membre lors de la stabilisation ou la guérison du premier.

K. Z. Lewin, médecin psychologue américain d’origine allemande (1890-1947)

groupe ganglionnaire de la veine axillaire de Rouvière l.m.

H. Rouvière: anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1875-1952)

nœuds lymphatiques axillaires huméraux

groupe ganglionnaire lymphatique sous-claviculaire de Rouvière l.m.

H. Rouvière, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1875-1952)

nœuds lymphatiques axillaires apicaux

groupe homogène de malades l.m.

Groupement de diagnostics relevant du même appareil (digestif, cardiovasculaire, etc.) réputés homogènes quant aux ressources nécessaires à leur diagnostic et à leur traitement dans un établissement de soins de court séjour.
Au nombre de 472, la liste des groupes homogènes de malades (G.H.M.) est censée couvrir tout l’éventail des maladies qui peuvent se présenter en hospitalisation courte.

projet de médicalisation du système d'information.

groupe malaire des ganglions faciaux l.m.

nœud lymphatique malaire

groupe plaquettaire l.m.

platelet antigen

Antigène plaquettaire, appelé PLA1, Baka, Yuka, ou Bra, dont la présence chez le fœtus et l'absence chez la mère entraînent la formation d'anticorps immuns maternels dirigés contre les plaquettes fœtales et donc des purpuras thrombopéniques allo-immuns du nouveau-né.
Le risque d'hémorragie ventriculaire cérébrale du fœtus lors de l'accouchement justifie la pratique d'une césarienne si, lorsque des anticorps anti-plaquettes sont présents chez la mère, la ponction du sang fœtal au cordon a démontré une thrombopénie fœtale.

groupe sanguin l.m.

blood type

Caractère d'ensemble d'individus possédant en commun dans le sang un même antigène.
Cet antigène est ou non compatible avec les anticorps d'autres sangs qui ne le possèdent pas.
Un tel polymorphisme génétique (allotypie) se manifeste au niveau de structures présentes sur la membrane de cellules sanguines ou sur des molécules diverses du sang circulant. 
Selon la situation de ces structures, on définit des systèmes de groupes :
- érythrocytaires : ABO, (chromosome 9), MNSs, Rhésus, Kell, Duffy, Kidd, etc. ;
- leucocytaires : NA, NB, etc. ;
- plaquettaires : PlA, PlE, KO ;
- salivaires : Lewis et présence de substances solubles A ou B chez les sujets sécréteurs (Se) ;
- sériques : d'immunoglobulines (Gm, Km, Am), d'enzymes, de transferrine, etc.
À l'état normal, il existe des anticorps anti-A et/ou anti-B chez les sujets n'ayant pas les antigènes A ou B. Cette présence constitue un danger potentiel grave en cas de transfusion de sang de groupe incompatible (accident par erreur de groupe). A la suite de transfusions sanguines ABO et Rhésus compatibles, les receveurs peuvent s'immuniser contre un ou plusieurs autres antigènes du receveur et produire des anticorps anti-Kell, anti-Duffy, p. ex. (autre type d'accident de transfusion sanguine).
La mère peut s'immuniser contre les antigènes de groupe sanguin de son fœtus autres que A et B : c'est l'allo-immunisation fœtomaternelle responsable de la maladie hémolytique du nouveau-né due p. ex. au facteur Rhésus.

K. Landsteiner, biologiste autrichien (1900), prix Nobel de médecine en 1930

groupage sanguin, groupes sanguins ABO, immunité

groupe sanguin A l.m.

blood group A

Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies, caractérisé par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe A ».

groupe sanguin ABO l.m.

groupes sanguins ABO

groupe sanguin B l.m.

blood group B

Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies, caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe B ».

groupe sanguin H l.m.

blood group H

Structure génétiquement déterminée d’un épitope oligosidique des hématies, caractérisée par l’enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe H », de formule : L-Fuc alpha l – 2 – Gal bêta l – 3 –GlcNAc bêta l – 3 – Gal. Cette structure sert de base à celles des groupes A et B. Elle n’est reconnue par les anticorps ni antiA ni antiB.

Syn. groupe O

groupe sanguin Lewis Lea

Lewis Lea blood group
Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe Lewis Lea ».

A. E. Mourant, chimiste et hématologiste britannique (1946)

groupe sanguin Lewis Leb l.m.

Lewis Leb blood group
Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe Lewis Leb ».

groupe sanguin O l.m.

O blood group

Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe H ».
Cette structure sert de base à celles des groupes A et B. Elle n'est reconnue par les anticorps ni antiA ni antiB.

groupe sanguin privé l.m.

private blood group

Groupe connu pour n'exister que dans une famille et pouvant être identifié chez un seul individu.

groupe sous-orbitaire des ganglions faciaux l.m.

nœud lymphatique nasolabial

groupe (thérapie de) l.f.p.

group therapy

Traitement simultané d'un petit groupe de patients qui utilise à la fois la relation à un thérapeute neutre et formé à ces techniques, ainsi que les interactions et la dynamique de groupe, objet d'investissement pulsionnel.
Déjà utilisé notamment dans les champs de la psychologie sociale (K. Lewin et les "T groups"), par ex. en temps de guerre (W.R. Bion et J. Rickman), cet important instrument thérapeutique peut être verbal, centré sur la créativité (musique, expression corporelle, psychodrame, etc.) et/ou inclus dans les concepts psychanalytiques selon diverses techniques.
Ses indications comprennent, au-delà de symptômes névrotiques ou psychotiques (en particulier les schizophrénies récentes), les troubles relationnels invalidants. Plus généralement, il s'adresse à des patients aptes à mentaliser, à respecter la structure du groupe, mais qui vivent comme trop menaçante la relation duelle et chez qui le soutien, les gratifications et l'imaginaire groupal (D. Anzieu) sont utiles.
Il semble s'agir d'une approche privilégiée pour les adolescents. Des applications concernent aussi les thérapies familiales, avec diverses orientations (systémiques, analytiques).

K. Z. Lewin, médecin psychologue américain d’origine allemande (1948) ; W. R. Bion (1961) et J. Rickman (1957) psychanalystes britanniques ; D. Anzieu, psychanalyste français (1981)

groupe (dynamique de)

groupe tissulaire l.m.

leukocyte system

Caractère d'un ensemble d'individus possédant en commun un système antigénique propre à leurs lymphocytes et leucocytes neutrophiles, et sur lequel est fondée une classification des individus en fonction de leurs variétés d’antigènes leucoplaquettaires et tissulaires.
Ces antigènes appartiennent en général à un seul système principal HLA (Human Leucocyte Antigen) d’antigènes leucoplaquettaires.
Ce polymorphisme génétique (allotypie) se manifeste au niveau des structures glycoprotéiques présentes dans la membrane de la plupart des cellules de l'organisme (chez l'homme les globules rouges en sont dépourvus).
1) Ces structures (antigènes) constituent la cible principale des processus immunitaires de rejet des allogreffes. Ces dernières ne sont possibles que s'il y a une grande ressemblance entre donneur et receveur au niveau de ce complexe majeur d'histocompatibilité (CMH). Elles jouent en outre un rôle fondamental dans les processus de reconnaissance immunologique.
2) Chez l'homme, le CMH est représenté par le système HLA (chromosome 6) comprenant 4 locus : A, B, C (classe I) et D/DR (classe II).
3) Ces groupes sont différents, d'autres systèmes qui sont les uns propres aux plaquettes sanguines, d'autres propres aux granulocytes, etc.
Le système des groupes tissulaires est extrêmement complexe, il existe au moins 150 millions de combinaison d'antigènes. Ces derniers siègent sur la membrane des cellules et dépendent de gènes HLA situés sur des locus symétriques du petit bras des deux chromosomes de la sixième paire. Ce système joue un rôle essentiel dans l'histo-incompatibilité des greffes et des transplantations d'organe. Les groupes tissulaires sont indépendants du système d'antigènes érythrocytaires ABO et rhésus.

J. Dausset, hémato-immunologiste français (1958), prix Nobel de médecine en 1980

immunité, HLA, groupes tissulaires, complexe majeur d'histocompatibilité (CMH)

groupe HACEK l.m.

HACEK ( group)

Ensemble de cinq bacilles à Gram négatif, responsables d’endocardites à porte d’entrée dentaire et regroupés sans liens taxonomiques : Haemophilus aphrophilus, Actinobacillus, Cardiobacterium hominis, Eikenella corrodens, Kingella kingae.

Étym. acronyme constitué par l'initiale du nom du bacille

Haemophilus, Actinobacillus, Cardiobacterium hominis, Eikenella corrodens, Kingella

[D1, K2, P2]

Édit. 2019

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