choc bactériémique l.m.
bacteriemic shock
État de choc causé par une infection ayant entraîné une insuffisance circulatoire aiguë à composante vasogénique essentielle et parfois hypovolémique ou cardiaque, qui constitue la réponse de l'organisme à des toxines bactériennes (endotoxines lipopolysaccharidiques de germes à Gram-, exotoxines de germes Gram+, acide teichoïque).
Cet état de choc est associé à une hyperthermie (parfois une hypothermie), à un collapsus, à une tachycardie, à des troubles digestifs (diarrhée) ou à des signes neuropsychiques (encéphalopathie septique). Les extrémités peuvent être chaudes (choc chaud).
→ défaillance multiviscérale généralisée
[G1,D3]
choc cardiogénique l.m.
cardiogenic shock
État de choc apparaissant après une chute importante et durable de la pression artérielle (collapsus) due à une atteinte primitive de la pompe cardiaque.
L'insuffisance cardiaque primitive relève d'une réduction de l'éjection systolique par diminution de la capacité d'admission diastolique ou troubles du rythme cardiaque. Les résistances périphériques sont normales ou modérément élevées, la pression veineuse centrale et la pression capillaire pulmonaire sont élevées. Les causes sont nombreuses :
- infarctus du myocarde à la phase aiguë ;
- cardiopathie dilatée, myocardite, valvulopathies évoluées non traitées ou traitées chirurgicalement trop tard, troubles du rythme, suites postopératoires de chirurgie cardiaque ;
- gêne à l'éjection ventriculaire gauche ;
- gêne à l'éjection ventriculaire droite.
Le traitement est étiologique .
[G1,K2]
choc chaud l.m.
worm shock
État de choc caractérisé par une peau chaude : la pression artérielle est normale ou abaissée, les résistances périphériques sont abaissées (ouverture des shunts capillaires).
[G1,D3]
choc circulatoire l.m.
circulatory shock
État de choc apparaissant à la suite d'une insuffisance circulatoire aiguë qui ne permet pas aux tissus de recevoir la quantité d'oxygène nécessaire à leurs besoins.
Le diagnostic se fonde sur trois critères :
- Abaissement de la pression artérielle systolique < 90 mm de Hg ou de la pression moyenne < 70 mm de Hg ne répondant pas immédiatement au remplissage.
-Altération de la perfusion des organes avec notamment signes de souffrance encéphalique, oligurie, et élévation des lactates au-dessus de 2 mmol/L.
- Ralentissement manifeste de la circulation cutanée (marbrures).
[G1,K2]
choc colloïdoclasique l.m.
colloidoclasic shock
Type de choc, englobant essentiellement les chocs anaphylactique et anaphylactoïde.
Fondé sur une pathogénie périmée de «déséquilibre» des colloïdes du sang, ce terme est désuet et déconseillé.
[G1,N1]
choc compensé l.m.
[G1,N1]
choc de combat l.m.
Etats confusionnels, psychotiques, dépressifs ou troubles majeurs du comportement réactionnels à un combat de guerre.
Les expériences des derniers conflits ont montré que si la "fatigue" et le "choc du combat" peuvent se présenter sous des aspects cliniques comparables, parcourant l'ensemble de la symptomatologie psychiatrique, leur pronostic à court terme est différent. Les manifestations liées à la première apparaissent après des combats de moyenne ou faible intensité, engagés depuis 48 à 72 heures. D'assez bon pronostic, avec de bonnes chances de réponse à un traitement mis en œuvre rapidement et à proximité des lignes, elles s'opposent à celles du second, d'apparition immédiate dans des combats intenses, et qui sont de mauvais pronostic.
→ PTSD
[G1,H3]
choc décompensé l.m.
[G1,N1]
choc de levée de garrot l.m.
tourniquet' shock
État de choc apparaissant lors du relâchement d'un garrot laissé serré plusieurs heures.
La pose d'un garrot sur un membre et l'arrêt circulatoire local qui en résulte entraînent la production de déchets cellulaires toxiques qui s'accumulent dans le membre. La levée du garrot après six heures les libère dans la circulation générale où ils produisent un collapsus cardiovasculaire immédiat qui induit le développement d'un état de choc, souvent mortel. La formation des secouristes faite dans les pays occidentaux rend cet accident exceptionnel.
Ch. Roubier, médecin militaire français (1918)
[G1,N1]
choc électrique l.m.
electric shock
Application thérapeutique sur le cœur pendant une fraction de seconde, d’un courant électrique produit presque toujours par la décharge d’un condensateur.
Le courant électrique traverse le cœur entre deux électrodes qui peuvent être placées directement sur le massif ventriculaire à thorax ouvert (choc électrique interne) ou être placées sur la paroi thoracique de part et d’autre du cœur (choc électrique externe). Le choc électrique est destiné à faire cesser soit un trouble rythmique ventriculaire (tachycardie ventriculaire, flutter ventriculaire, fibrillation ventriculaire) soit un trouble rythmique auriculaire (fibrillation ou flutter). Il agit en dépolarisant simultanément toutes les cellules myocardiques, le rythme sinusal se rétablissant ensuite spontanément. La réanimation par choc électrique d’un rythme cardiaque organisé porte le nom de cardioversion.
[K2,G5]
choc émotionnel l.m.
emotional shock
Se disait des conditions de survenue des névroses de guerre observées après le premier conflit mondial.
Le concept est actuellement abandonné, ainsi que la théorie mécaniste de l'ébranlement post-commotionnel" qu'il prolongeait, au profit de celui, à contenu psychodynamique, de traumatisme psychique
A. Fribourg-Blanc et M. Gauthier, neuropsychiatres militaires français (1935)
[H3,N1]
choc endocavitaire l.m.
Impulsion électrique de défibrillation délivrée par une sonde intracardiaque spécifique temporaire ou d’un défibrillateur.
[K2,G5]
choc en dôme l.m.
Choc perçu par la main palpant la pointe du cœur, généralement abaissée jusqu’au sixième ou septième espace intercostal gauche : choc systolique brusque et violent, donnant parfois la sensation d’une balle se durcissant.
C’est un signe d’insuffisance aortique sévère.
[K2,N1]
choc fœtal l.m.
fetal shock, acute fetal distress
Etat de souffrance aigüe résultant d'une anoxie ou d'une hémorragie, pendant la grossesse ou le travail d’accouchement.
[N1,O3,O6]
choc froid l.m.
cold shock
Choc caractérisé par une peau froide : la pression artérielle est basse et les résistances vasculaires sont élevées.
→ choc, choc (classification des)
[N1,G1]
choc hémorragique l.m.
haemorrhagic shock
Choc hypovolémique dû à une hémorragie intéressant près du tiers de la masse sanguine. Il apparaît d'autant plus facilement que la perte sanguine est plus rapide.
Ce choc peut succéder à un collapsus hémorragique insuffisamment compensé ou s'établir insidieusement à la suite d'hémorragies prolongées ou répétées. Il est le modèle du syndrome de choc : tant que la pression artérielle se maintient à peu près, il est compensé, ensuite, si l'hémorragie ne peut être maitrisée, vient le choc décompensé (pression inférieure à 80 mm de Hg). Le pouls est rapide, mal frappé, les extrémités livides. Les troubles microcirculatoires sont manifestes (téguments marbrés, cyaniques et, après la pression, ongle lent à se recolorer), les signes généraux sont évidents (tachypnée, sueurs froides et diffuses, oligurie, agitation, anxiété), la conscience subsiste assez longtemps. Le traitement associe un remplissage vasculaire sous surveillance, la perfusion d'hématies, etc.
→ choc, choc (classification des)
[F1,G1]
choc hyperkinétique l.m.
hyperkinetic shock
[N1,G1]
choc hypokinétique l.m.
hypokinetic shock
[N1,G1]
choc hypovolémique l.m.
hypovolemic shock
État de choc dû à une diminution de la masse sanguine circulante par hémorragie, plasmorragie (brûlure, écrasement, pancréatite aiguë, péritonite, dermatose exfoliante) ou déshydratation, avec en général déplétion chlorosodée associée (spoliations digestives, acidocétose diabétique, insuffisance surrénale aigüe).
[N1,G1]
choc irréversible l.m.
irreversible shock
Choc évoluant rapidement vers la mort en dépit de tout traitement.
[N1,G1]
choc neurogénique l.m.
neurogenic shock
État de choc survenant après un collapsus, important et prolongé, consécutif à une souffrance nerveuse (encéphalique traumatique ou toxique), à une stimulation excessive ou à une inhibition du système nerveux végétatif central et périphérique.
Il peut s'agir d'altérations réflexes par attaque vasovagale avec retentissement vasculaire (vasodilatation) et éventuellement cardiaque par stimulation vagale et inhibition sympathique à la faveur d'une douleur, d'une émotion, d'une période digestive, d'une hyperthermie, ou de manifestations hémodynamiques secondaires à une affection nerveuse centrale.
→ attaque vasovagale, choc traumatique, neuroplégique (médicament), rachianesthésie
[H1,G1]
choc obstétrical l.m.
obstetrical shock
Choc causé par certaines complications de la grossesse, de l'accouchement ou du postpartum : hémorragie d’un placenta prævia ou de la délivrance, hématome rétroplacentaire, infections, embolie amniotique, compression de la veine cave inférieure par l’utérus gravide, rupture utérine, etc.
[O3,G1]
choc postural l.m.
supine hypotensive syndrome
Choc survenant chez la femme enceinte en décubitus dorsal, dû à une compression de la veine cave inférieure par l’utérus gravide faisant obstacle à la circulation de retour, entraînant une diminution du volume d’éjection cardiaque avec désamorçage du cœur droit.
[O3,G1]
choc (poumon de) l.m.
→ détresse respiratoire aigüe de l'adulte
[K1,G1]
choc psychique l.m.
[H4]