cancer canalaire du sein l.m.
ductal carcinoma of the breast
Cancer intraépithélial ou invasif des canaux galactophores extra-lobulaires du sein, le plus fréquent des cancers du sein.
Syn. carcinome canalaire du sein
[F2,O5]
cancer canalaire invasif du sein l.m.
invasive ductal carcinoma of the breast
Adénocarcinome invasif des canaux galactophores extra-lobulaires du sein, la plus fréquente des tumeurs malignes du sein.
Syn. carcinome canalaire infiltrant du sein, carcinome canalaire invasif du sein
[F2,O5]
cancer colloïde du sein l.m.
colloidal breast carcinoma
Syn. cancer mucineux du sein, carcinome colloïde du sein
→ cancer du sein, cancer mucineux du sein
[F2,O5]
cancer du sein l.m.
breast cancer
Tumeur maligne de la glande mammaire naissant dans la grande majorité des cas à partir des revêtements épithéliaux des lobules ou des canaux galactophores.
Il s’agit dans plus de 90% des cas d’adénocarcinomes. Les sarcomes et les lymphomes malins mammaires sont beaucoup plus rares (environ 1% des cas). La grande majorité des adénocarcinomes du sein sont des cancers "invasifs", c'est à dire envahissant les structures sous-jacentes à la glande mammaire elle-même (canaux ou lobules). Mais, il existe des cancers(ou carcinomes) in situ canalaires ou lobulaires qui avec les cancers dits micro-invasifs, (c’est-à-dire avec un envahissement minime du tissu sous-jacent) représentent environ 15% des cas diagnostiqués lors du dépistage par mammographies et dont les taux de guérison avoisinent 100%.
Parmi les formes invasives, on distingue les adénocarcinomes canalaires infiltrants (70 à 80% des cas), les adénocarcinomes lobulaires infiltrants (10% des cas), les adénocarcinomes tubuleux (environ 5% des cas), les adénocarcinomes colloïdes ou mucineux (2% des cas) et les adénocarcinomes médullaires (environ 1% des cas)
On distingue des cancers de type "luminal" qui se développent à partir des cellules épithéliales des canaux ou des lobules . Les cancers de type "luminal A" ont plus de récepteurs d'oestrogènes que ceux de type "luminal B". A côté il existe des cancers de type "basal like" plus agressifs, dont les cellules ressemblent aux cellules basales des canaux galactophores amènant le lait dans les canaux, par opposition aux cellules luminales.
A la surface des cellules cancéreuses des adénocarcinomes mammaires se trouvent dans 75 % des cas environ des récepteurs hormonaux (aux oestrogènes et ou aux progestatifs). Ces cancers sont alors souvent sensibles à une action hormonale. A la surface de ces cellules on retrouve dans un quart des cas une surexpression d’un récepteur appelé HER2/neu qui, activé, entraîne une activation de la prolifération tumorale; ce type de cancer sera sensible à une immunothérapie spécifique. On dit qu'un cancer du sein est "triple négatif" quand à la surface des cellules, il n'y a ni récepteurs hormonaux, ni surexpression d'HER2/neu.
C’est le plus fréquent des cancers féminins dans les pays occidentaux à haut niveau socio-économique. Il peut atteindre l’homme dans 1% des cas. En France, selon les estimations de Santé publique France, son incidence annuelle est de 58 546 cas en 2018 et la mortalité qui lui est liée de 12 146 cas annuels. Rare avant 30 ans, son pic d’incidence se situe entre 60 et 65 ans. Il est favorisé par le jeune âge à la puberté, la nulliparité ou une première grossesse après 35 ans, l’absence d’allaitement, des cycles anovulatoires, un traitement œstrogénique prolongé, une ménopause tardive. Dans 5 à 8 % des cas, il s’agit de formes familiales parmi lesquelles on met en évidence une mutation des gènes BRCA1, BRCA2.
Il peut être diagnostiqué soit à l’occasion d’un dépistage par mammographie recommandé tous les deux ans de 50 à 74 ans, soit lors de la découverte d’une anomalie mammaire, le plus souvent une tuméfaction. Il existe dans 2 à 3% des cas des formes qui s’accompagnent de signes inflammatoires. Le diagnostic s’ aide de l’imagerie, mammographie, échographie,image de résonnance magnétique.
Il existe deux principaux marqueurs tumoraux sériques relativement peu sensibles mais intéressants pour suivre et apprécier tout au moins partiellement l’efficacité thérapeutique, lorsqu’ils sont élevés, l’antigène carcino-embryonnaire, peu sensible et peu spécifique, le CA 15-3 plus sensible et plus spécifique, en aucun cas, il ne peut s’agir d’outils de dépistage.Le diagnostic est histologique porté soit par une biopsie guidée soit lors de l’intervention par une biopsie extemporanée confirmée et affinée lors de l’inclusion en paraffine.
Son pronostic dépend des caractéristiques cliniques et histologiques dont le grade histopronostique (grade de Scarff Bloom et Richardson adapté par Elston et Ellis), la présence ou non de récepteurs hormonaux, de la surexpression ou non d’HER2/neu et par l’envahissement ganglionnaire axillaire (les formes invasives sont lymphophiles) qui est évalué soit par curage axillaire, limité quand cela est possible grâce à la technique dite du ganglion sentinelle. Les métastases sont principalement osseuses, hépatiques et pulmonaires.La taille de la tumeur, l’envahissement clinique ganglionnaire et les métastases sont à la base de la classification internationale T N M.
En l’absence de métastases, le traitement est local intéressant la tumeur et les aires ganglionnaires satellites, basé sur la chirurgie et la radiothérapie dont l’étendue dépend du stade initial. Au niveau mammaire la chirurgie complétée alors, au besoin par la radiothérapie, s’efforce d’être la moins mutilante possible. De même avec la technique dite du ganglion sentinelle, lorsqu’on peut l’utiliser sans risque, l’évaluation de l’envahissement des ganglions axillaires devient de moins en moins agressive.
Ce traitement est souvent complété par un traitement médical dit « adjuvant » dépendant des caractéristiques anatomiques et biologiques de la tumeur. Ce peut être une chimiothérapie cytotoxique, une hormonothérapie à visée anti-œstrogène (en présence de récepteurs hormonaux), une immunothérapie spécifique en cas de surexpression du gène HER2/neu).
La chirurgie est contre-indiquée, tout au moins de première intention dans les rares formes inflammatoire, le traitement reposant sur les traitements médicaux et la radiothérapie. Le traitement des formes métastatiques est essentiellement médical dépendant des caractères de la tumeur : présence ou non des récepteurs hormonaux, du statut HER2/neu et bien sûr de l’état général de la patiente.
W. S. Halsted, chirurgien américain (1894)
Syn. carcinome mammaire
→ adénocarcinome, antigène carcinoembryonnaire, BRCA, cancer inflammatoire du sein, cancer médullaire du sein, cancer in situ, carcinome canalaire in situ du sein, carcinome lobulaire in situ du sein, classification TNM, dépistage, échographie, Scarff Bloom et Richardson
[F2, O5]
Édit. 2020
cancer inflammatoire du sein l.m.
inflammatory breast cancer
Forme agressive, rare (2,5% des cas) de cancer infiltrant du sein, caractérisée par une extension loco-régionale rapide et une dissémination métastatique précoce.
Traduite par un érythème plus ou moins étendu et une augmentation de taille du sein du fait d'un œdème pouvant donner un aspect en "peau d' orange" des téguments, la tumeur est le plus souvent non palpable, pouvant conduire à un diagnostic erroné d'abcès du sein, spécialement chez une femme en période d' allaitement. Un aspect histologique assez caractéristique d'emboles tumoraux des lymphatiques du derme superficiel est généralement retrouvé, associé à une tumeur le plus souvent de type canalaire infiltrant et de haut grade histopronostique. La forme la plus grave, la mastite carcinomateuse, réalise une prise en masse du sein, souvent en période d’allaitement, de très sombre évolution. Le pronostic très grave, a été amélioré par la stratégie actuelle de chimiothérapie première précédant le traitement loco-régional (chirurgie et/ou radiothérapie) la mastectomie et l'adjonction de thérapeutiques ciblées, en cas d'expression par la tumeur de récepteurs de l'oncogène HER-2, ici présents avec une grande fréquence.
Syn. cancer aigu du sein, mastite carcinomateuse
[F2, O5]
Édit. 2020
cancer lobulaire du sein l.m.
lobular carcinoma of the breast
Tumeur intra-épithéliale ou invasive situés dans les acinus mammaires intra-lobulaires.
Syn. carcinome lobulaire du sein
[F2,O5]
cancer lobulaire invasif du sein l.m.
invasive lobular carcinoma of the breast
Adénocarcinome de la partie proximale des canaux galactophores sur les acinus à l’intérieur des lobules, infiltrant le stroma sous-jacent.
Il représente 4 à 10% des cancers du sein. Il traduirait l’évolution sur le mode invasif d’un cancer lobulaire in situ.
Syn. carcinome lobulaire invasif du sein
[F2,O5]
cancer médullaire du sein l.m.
Breast medullary carcinoma
Adénocarcinome mammaire de type histologique particulier, constitué de cellules indifférenciées disposées au sein d’un stroma riche en lymphocytes et formant un nodule tumoral circonscrit.
De pronostic relativement favorable, malgré l’indifférenciation cellulaire, ils représentent environ 1% des cancers du sein.
[F2,O5]
cancer mucineux du sein l.m.
mucinous breast carcinoma
Forme rare de carcinome infiltrant du sein (1%) , touchant plutôt la femme âgée .
Dans sa forme colloïde pure (comportant des plages de mucus renfermant des cellules tumorales disposées en lobules), elle est créditée d'un pronostic relativement favorable.
Syn. carcinome colloïde muqueux
[F2,O5]
carcinome canalaire du sein l.m.
ductal carcinoma of the breast
Syn. cancer canalaire du sein
→ cancer du sein, cancer canalaire du sein
[F2,O5]
carcinome canalaire infiltrant du sein l.m.
infiltrative ductal carcinoma of the breast
Syn. cancer canalaire invasif du sein
→ cancer canalaire invasif du sein
[F2,O5]
carcinome intracanalaire du sein l.m.
intraductal carcinoma of the breast
Syn. cancer canalaire in situ du sein
→ cancer canalaire in situ du sein
[F2,O5]
carcinome lobulaire du sein l.m.
lobular carcinoma of the breast
Tumeur intraépithéliale ou invasive des canaux galactophores situés dans les acinus mammaires intralobulaires.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,O5]
carcinome lobulaire invasif du sein l.m.
invasive lobular carcinoma of the breast
Syn. cancer lobulaire invasif du sein
→ cancer du sein, cancer lobulaire invasif du sein
[F2,O5]
diaphanoscopie du sein l.f.
diaphanoscopy, transillumination of the breast
Examen déjà ancien d'une tuméfaction du sein, consistant à appliquer contre celui-ci une puissante source de lumière froide afin d'en objectiver la transparence, pour une tumeur liquidienne, ou l'opacité pour une tumeur solide.
dysplasie fibreuse du sein l.f.
breast fibrous dysplasia
Dystrophie mammaire kystique caractérisée par une induration douloureuse des seins de consistance fibreuse, correspondant en mammographie à des seins conjonctivo-œdémateux.
Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner
dystrophie kystique du sein l.f.
breast cystic dystrophy
Ensemble des lésions kystiques multiples du sein.
P. Reclus, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1883)
Syn. Reclus (maladie de), mastose sclérofibro-kystique
épithélioma colloïde du sein l.m.
colloid carcinoma of the breast
Néoplasie mammaire, caractérisée par la présence de cellules tumorales de type mucipare dispersées dans une abondante quantité de mucus.
Ce type d'épithélioma colloïde se retrouve aussi dans l’estomac ou le côlon.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
Syn. adénocarcinome colloïde du sein
[A3, F5, O5]
Édit. 2020
évidement glandulaire du sein l.m.
subcutaneous mammectomy
Syn. mastectomie souscutanée
[O5]
Édit. 2018
fibroadénome à centre scléro-hyalin du sein l.m.
fibro-adenoma of the breast with sclerous hyaline centre
K. A. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1866-1942)
→ Aschoff (centre prolifératif d')
[F5]
Édit. 2018
fibroadénome du sein l.m.
fibro-adenoma of the breast
[F5,O5]
Édit. 2018
fibroadénome intracanaculaire cellulaire du sein l.m.
cellular intracanalicular fibro-adenoma of the breast
B. C. Brodie, Sir, chirurgien britannique (1839)
Édit. 2018
fibrosarcome du sein l.m.
fibrosarcoma of the breast
Tumeur conjonctive maligne du sein.
Elle représente parfois l’évolution ultime d’une tumeur phyllode. Elle se traite par la mastectomie simple car son volume détruit souvent la totalité de la glande, est peu lymphophile et peu sensible à la chimiothérapie ou à la radiothérapie.
[F2,O5,O3]
Édit. 2018
fibrosclérose du sein l.f.
fibrosclerosis of the breast
Tumeur bénigne du sein faite de tissu fibreux et hyalin acellulaire.
Syn. dysplasie fibreuse du sein
[F2,O3,O5]
Édit. 2018
granulome lipophagique du sein l.m.
breast cytosteatonecrosis