anticorps thermolabile l.m.
thermolabil antibody
Anticorps dont la capacité de réagir avec l'antigène est détruite par le chauffage à 56°C.
C'est le cas des anticorps d'isotype IgE.
anti-VHA (anticorps) l.m.
anti-VHA antibody
anti-VHB (anticorps) l.m.
anti-VHB antibody
anti-VHC (anticorps) l.m.
anti-VHC antibody
Anticorps dirigé contre un antigène structural ou non structural du virus de l'hépatite C.
Ces anticorps sont détectés par des tests immuno-enzymatiques ou par immunoblots chez environ 1% des adultes Français.
De spécificité IgM ou IgG, ils sont détectables dans le sérum dans les 10 semaines suivant le contage et persistent ultérieurement. Leur seule présence ne permet pas de conclure au caractère ancien ou récent, guéri ou actif de l'infection virale C. Associés à une augmentation des transaminases sériques, ils reflètent une hépatite C avec multiplication active ; en l’absence d’augmentation seule la détection de l'ARN viral permet d'affirmer le caractère actif de l'infection. L'infection virale C conduit, dans 50 à 80% des cas, à une évolution chronique.
Les anti-VHC, actuellement détectables, ne sont pas neutralisants et, en cas de guérison, n'assurent pas de protection croisée contre les autres génotypes viraux.
auto-anticorps n.m.
autoantibody
1) Anticorps fabriqué par un organisme contre l'un de ses propres antigènes.
.La plupart des auto-anticorps peuvent être présents dans l'organisme sain. Certains auto- anticorps ayant fait l'objet d'une commutation de classe et de mutations somatiques peuvent être à l'origine de maladies auto-immunes : anticorps dirigés contre les récepteurs de l'hormone thyréostimulante, anticorps dirigés contre les récepteurs d'acétylcholine de la jonction neuromusculaire, anticorps dirigés contre des hématies, des polynucléaires neutrophiles, des plaquettes ou des protéines des cellules de l'épiderme. Le rôle pathogène d'un auto-anticorps ne peut être démontré que par l'observation des lésions provoquées par son injection dans un organisme sain.
2) Par extension, en clinique humaine, anticorps détecté in vitro par sa réaction avec un antigène commun sans spécificité de groupe ni d'individu au sein de la même espèce.
Par ex. facteur antinucléaire, etc
auto-anticorps naturel l.m.
natural autoantibodies
Anticorps présent dans le sérum normal et dirigé contre des épitopes portés par des protéines sériques ou des épitopes cellulaires ou tissulaires.
Par ex. ADN, actine, myosine, etc.
Certains auto-anticorps naturels sont dirigés contre des idiotopes des récepteurs d’antigènes des lymphocytes T et B et participent à la régulation du système immunitaire.
complexe antigène-anticorps l.m.
[F3]
cytotoxicité cellulaire dépendant des anticorps l.f.
antibody dependent cellular cytotoxicity
Cytotoxicité exercée par des cellules mononuclées (en particulier les cellules K) contre des cellules cibles recouvertes de faibles quantités d'anticorps IgG (anticorps dépendant des lymphocytes).
Sigle ADCC
[A2,G4,F3]
excès d'anticorps l.m.
antibody excess
Présence d'un anticorps en excès par rapport au nombre de déterminants antigéniques portés par les antigènes présents dans la préparation étudiée.
[F3]
Édit. 2018
gène des anticorps l.m.
antibody gene
Gène codant pour chaque domaine d'un anticorps.
On distingue les gènes C codant pour les régions constantes, présents dans une ou quelques séquences d’un génome, et les gènes V codant pour les régions variables, présents en un très grand nombre de séquences différentes.
Dans la cellule vierge à l'origine d'un lymphocyte B, les gènes V sont groupés à une grande distance du ou des gènes C sous forme de segments de gènes V, et au cours de la différenciation lymphocytaire n'importe lequel des gènes V peut subir une transposition et, grâce à ce réarrangement de l'ADN, être placé près d'un gène C ; le lymphocyte B résultant synthétise alors uniquement la chaîne légère ou lourde de l'anticorps ainsi réalisée.
Dans un génome, l'ensemble des gènes V et le ou les gènes C correspondants sont placés sur le même chromosome. Il existe ainsi trois regroupements distincts sur trois chromosomes différents : pour la chaîne légère κ, la chaîne légère λ et la chaîne lourde. On parle alors de gènes VX, Vλ ou VH et Cκ, Cλ, ou CH.
→ anticorps (domaine d'un), segment de gène Jλ, site de combinaison antigénique
site anticorps l.m.
antibody site
Structure complémentaire d’un site antigénique située à la surface de l’anticorps spécifique correspondant.
titre en anticorps l.m.
antibody titer
Donnée numérique qui définit le contenu d'un sérum en anticorps spécifiques en tenant compte à la fois de l'affinité de ces anticorps et de leur concentration.
La mesure d’un titre d’anticorps s’appuie sur une réaction antigène-anticorps pratiquée avec des dilutions successives du sérum. Le titre correspond à l’inverse de la plus grande dilution susceptible d’induire une réaction positive.
anticorps anti-Hu l.m.p.
anti-HU antibodies
Les anticorps anti-HU, parmi les plus fréquents des anticorps anti neuronaux, dirigés contre certaines protéines neuronales, sont responsables de syndromes paranéoplasiques dont les principaux sont l’ataxie cérébelleuse, l’encéphalite limbique, les neuropathies sensitives périphériques; syndromes observés le plus souvent chez des patients atteints de cancer du poumon à petites cellules.
Comme dans le cas des affections neurologiques associées aux autres anticorps anti-neuronaux, le syndrome paranéoplasique précède le plus souvent la tumeur de quelques mois à plusieurs années. La tumeur est souvent asymptomatique, de petite taille. Le moyen le plus efficace de traiter le syndrome neurologique est de traiter la tumeur. Le PET scan peut découvrir des tumeurs de très petite taille, mais est peu spécifique ; sa valeur prédictive positive est considérablement accrue par la mise en évidence des anticorps anti-neuronaux.
En dehors des syndromes paranéoplasiques neurologiques, la mise en évidence des anticorps anti-HU dans le sérum ou par immunomarquage peut être proposée pour l’étude du système nerveux entérique, impliqué dans les maladies motrices de l’intestin. Les anticorps anti-HU peuvent s’associer à une pseudo-obstruction intestinale paranéoplasique révélatrice d’un carcinome bronchique à petites cellules. Il apparaît que l'immunomarquage anti-Hu permet une détection beaucoup plus fiable que l'histologie conventionnelle; elle est indispensable à la détection d'une éventuelle hypoganglionose.
Syn. anticorps ANNA1 (anti-neuronal nuclear antibody type 1)
→ syndrome paranéoplasique, carcinome bronchique à petites cellules, anticorps anti neuronaux
[F2, F3, K1, L1]
Édit. 2019
anticorps anti-kératine l.m.p.
anti-keratin antibody
Auto-anticorps appartenant à la famille des auto-anticorps anti-protéines citrullinées, qui reconnaissent certains motifs antigéniques dans lesquels un résidu d'arginine a été transformé en citrulline, recherchés au cours du diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde (PR).
Ce sont des IgG très spécifiques de la PR, qui apparaissent précocement et dont le titre n’évolue pas avec l’activité.
Sigle AKA
→ auto-anticorps anti-protéines citrullinées, polyarthrite rhumatoïde
[C1,C3,F3,I1,N3]
Édit. 2017
auto-anticorps anti-protéines citrullinées l.m.
anti-citrullinated protein antibody
Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) produisent, au sein de la synoviale rhumatoïde, des auto-anticorps dirigés contre des protéines citrullinées.
Ces anticorps reconnaissent des épitopes citrullinés qui apparaissent sur diverses protéines (filaggrine, fibrine, etc.) du tissu synovial inflammatoire par suite de la transformation de leurs résidus arginyl en résidus citrullyl. Cette citrullination des protéines, est catalysée par une famille d’enzymes, les peptidyl-arginine désiminases (PAD).
Deux techniques permettent de détecter ces auto-anticorps :
- la titration des anticorps anti-kératine (AKA) par immunofluorescence indirecte sur coupe d’œsophage de rat wistar,
- la titration des anticorps anti-peptides cycliques citrullinés par méthode ELISA.
Leur détection présente une sensibilité supérieure à celle des autres auto-anticorps - proche de 80 %, contre 50 % en moyenne pour les AKA - et surtout une haute spécificité (98 %) pour la PR.
Sigle ACPA
→ anticorps anti-kératine, polyarthrite rhumatoïde
[C1,C3,F3,I1,N3]
Édit. 2017
anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles l.m.p.(ANCA)
antineutrophile cytoplasmic antibodies
Auto-anticorps dirigés contre des antigènes présents dans les granules azurophiles des polynucléaires neutrophiles.
Ce sont des marqueurs diagnostiques des vascularites, dont ils ont changé le diagnostic et la classification. Ils sont également utiles au diagnostic de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et parfois d’hépatopathies auto-immunes. Leur recherche s’effectue en immunofluorescence sur des frottis de polynucléaires humains fixés à l’éthanol et permet de définir trois types d’anticorps en fonction de la localisation de la fluorescence :
- c-ANCA (fluorescence cytoplasmique),
- p-ANCA (fluorescence périnucléaire),
- x-ANCA (fluorescence atypique).
La cible des c-ANCA est dans 95 % des cas, la protéinase 3 (PR3), plus rarement l’antigène cap57 (ou BPI : bacterial permeability increasing protein). Les c-ANCA sont décelés à un titre élevé au cours de la granulomatose avec polyangéite (ex maladie de Wegener) mais ils peuvent être négatifs au début de la maladie, lorsque celle-ci est localisée ou peu active. Ils sont également détectés dans environ 30 % des polyangéites microscopiques, 10 % des granulomatoses éosinophiliques avec polyangéite (ex syndromes de Churg et Strauss) et moins de 10 % des périartérites noueuses. Ils ne sont pas trouvés dans l’artérite de Takayasu.
Les p-ANCA sont dans la majorité des cas dirigés contre la myéloperoxydase ou contre d’autres antigènes comme la lactoferrine, la cathepsine G ou l’élastase. Ils sont décelés au cours de diverses maladies, associés ou non à des signes de vascularites : polyangéite microscopique, glomérulonéphrites,granulomatose éosinophilique avec polyangéite, périartérite noueuse, granulomatose avec polyangéite, lupus érythémateux disséminé, polyarthrite rhumatoïde...
Les x-ANCA sont détectés dans 50 à 70 % des cas de rectocolite hémorragique et dans 2 à 20 % de maladie de Crohn. Leur recherche participe, en association avec celle des anticorps anti-Saccharomyces cerevisae, au diagnostic différentiel entre la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn. Ils sont également présents dans 40 à 70 % des cas de cholangite sclérosante primitive.
→ protéinase 3, myéloperoxydase, lactoferrine, cathepsine, élastase , Saccharomyces cerevisiae, auto-anticorps, antigène, vascularite, ELISA (technique), polyangéite microscopique, Churg et Strauss (maladie de), périartérite noueuse, rectocolite hémorragique Crohn (maladie de)
[F3, N3]
Édit. 2019
anticorps anti YO l.m.
Syn. APCA1 (anti-purkinje cytoplasmic antibody type1)
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps APCA1 sigle pour Anti-Purkinje Cytoplasmic Antibody type1
Syn. anticorps anti YO
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps anti-Ri
l.m.
Syn. anticorps ANNA2
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps ANNA2 sigle pour Anti-Neuronal Nuclear Antibody type 2
Syn. anticorps anti-Ri
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps anti-amphiphysine
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps anticanal calcique voltage dépendant
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps anti-CV2 l.m.
Syn. anticorps CRMP5
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps CRMP5
sigle pour Collapsin Response Mediator Protein 5
Syn. anticorps anti-CV2
[H1, F2, F3]
Édit. 2
anticorps anti-GAD
sigle pour Glutamique Acide Décarboxylase
[H1, F2, F3]
Édit. 2019