œil de chat (syndrome de l') l.m.
Gertrud Schachenmann, pédiatre suisse (1965)
Édit. 2017
œil de chat amaurotique (syndrome de l') l.m.
amaurotic cat’s eye syndrome
Édit. 2017
œil de Murphy l.m.
Murphy’s eye
F. J. Murphy, médecin anesthésiste américain (1941)
Édit. 2017
œil de perdrix l.m.
soft clavus, soft corn
Prolifération épidermique hyperkératosique circonscrite due au frottement de deux saillies phalangiennes, siégeant sur la face interne d'un orteil, généralement le 5ème, dans l'espace interdigital, souvent dans le fond de cet espace et pouvant être douloureuse.
Son nom est lié à son aspect rouge centré par un point sombre. Une tendance à la macération, qui le ramollit, risque de le faire prendre pour une mycose interdigitale.
Syn. durillon inter-orteils
→ cor
Édit. 2017
œil de poisson (maladie en) l.f.
fish-eye disease
Opacification de la cornée par dyslipoprotéinémie proche de la maladie de Tangier mais avec légère réduction des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Aspect en œil de poisson cuit moins dense que dans la maladie de Tangier. L’opacification du stroma par dépôts de cholestérol se fait dans la 2e décennie de la vie. L’anomalie génétique est une mutation sur le même gène que la maladie de Norum, autosomique récessive, avec opacités cornéennes. Il existe une anémie normochrome et une protéinurie. Le gène (LCAT) est localisé sur le locus chromosomique 16q22.1. L’affection est autosomique dominante (MIM 136120).
L. A. Carlson et B. Philipson, médecins suédois (1979)
→ Tangier (maladie de l'île de), ichtyophtalmie, dystrophie cornéenne dyslipoprotéinémique, déficit en alpha-lécithine-cholestérol acyltransférase, LCAT gene
Édit. 2017
œil de poisson de Norum (maladie en) l.f.
Norum’s fish-eye disease
Opacification de la cornée acompagnée d’anémie, de protéinurie et de dyslipoprotéinémie avec taux bas des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Le cholestérol est très augmenté et l'anémie normochrome est secondaire à l'augmentation de cholestérol dans les globules rouges ; la protéinurie signe le début d'une insuffisance rénale parfois fatale. La maladie apparaît chez l'adulte jeune, l'opacification de la cornée est visible à l'œil nu et donne un aspect en œil de poisson cuit ; on trouve un discret voile diffus cornéen, un arc cornéen atypique (tout le stroma est atteint), des vacuoles dans la membrane (ou couche) de Bowman et le stroma antérieur. L'acuité visuelle est conservée, on peut trouver au fond d’œil des ruptures de la membrane de Bruch et des hémorragies rétiniennes. La mutation est sur le même gène que la maladie en œil de poisson dominante. Il s'agit d'un déficit en lécithine-cholestérol acyltransférase (LCAT) dont le locus est situé sur le chromosome 16 en 16q22.1. L’affection est autosomique récessive (MIM 245900).
K. R. Norum, biochimiste norvégien et E. Gjone, médecin interniste norvégien (1967)
→ déficit en lécithine cholestérol-acyl-transférase, déficit en LCAT
Édit. 2017
œil directeur l.m.
Édit. 2017
œil dominant l.m.
dominant eye
En vision binoculaire normale, œil prévalent aussi appelé parfois œil directeur.
Dans le strabisme, œil qui spontanément prend la fixation pour fixer une cible à une distance donnée : si le strabisme est alternant, on dira dans ce cas que l'alternance est incomplète.
Édit. 2017
œil fixateur l.m.
fixing eye
Chez le sujet strabique, œil qui fixe spontanément.
Ce terme suppose l'absence de vision bifovéolaire.
Édit. 2017
œil fragile et hyperextensibilité articulaire (syndrome) l.m.
fragilitas oculi with joint hyperextensibility
→ cornées fragiles, kératoglobe, sclère bleue, hyperextensibilité articulaire
Édit. 2017
œil kystique congénital l.m.
congenital cystic eye
Kyste remplissant l'orbite, bombant en avant, soulevant la paupière supérieure et d'aspect bleuté.
Malformation secondaire à l'absence d'invagination de la vésicule optique primitive, l’action tératogène se situant vers la 4ème semaine de la période embryonnaire. Le kyste est entouré d'une capsule fibreuse sur laquelle viennent s'insérer les muscles. Il n'y a ni iris, ni chambre antérieure, ni cristallin. Si le cristallin existe, il est malformé, situé au cœur de la cavité.
Édit. 2017
œil lourd l.m.
Cas d'une hyperphorie qui accompagne quelquefois les anisométropies.
L'œil le plus hypermétrope est le plus haut, l'œil le plus myope est le plus bas. Tout se passe comme si l'œil le plus gros, donc le plus lourd, était plus bas.
Édit. 2017
œil préférentiel l.m.
preferential eye
Édit. 2017
œil réduit l.m.
Système optique reproduisant schématiquement un modèle d'œil.
L'œil peut être assimilé à un système optique comprenant : 1) une lentille convergente, de distance focale voisine de 15 mm, d'axe principal à peu près confondu avec l'axe visuel ; 2) une surface sensible placée pour un œil normal dans le plan focal image de la lentille convergente ; 3) un diaphragme dont le diamètre se règle automatiquement pour laisser passer la lumière.
Ce système optique ainsi schématisé est appelé œil réduit.
Pour l'œil réduit de Listing, la puissance est de 60 dioptries (D), avec un dioptre de 5,6 mm de rayon ; pour l'œil réduit de Donders, la puissance est de 66,75 D avec un dioptre de 5 mm de rayon.
En fait, l'œil réduit a peu d'intérêt car il est trop différent de l'œil théorique.
J. B. Listing, physiologiste et philosophe allemand (1808 - 1882)
Édit. 2017
œil réduit de Donders l.m.
Donders’ reduced eye
Pour étudier le système optique de l’œil, on peut utiliser l’œil réduit proposé par Donders qui considère que les points principaux et les points nodaux image et objet sont suffisamment rapprochés pour qu’on puisse les considérer comme confondus, réduisant ainsi l’œil théorique à un dioptre unique.
Donders a en outre proposé pour les calculs courants de choisir des constantes simplifiées pour le rayon de courbure, l’indice, les distances focales et la puissance.
Son rayon de courbure est de 5 mm, son indice 1,33, ses distances focales f = 15 mm et f ' = 20 mm, sa puissance 66,75 dioptries. Gullstrand précisera encore davantage ces données numériques et ajoutera celle de l'œil réduit aphaque. Pour l'œil réduit de Listing, la puissance est de 60 D, avec une dioptrie de 5,6 mm de crayon.
F. C. Donders, ophtalmologiste néerlandais, membre de l’Académie de médecine (1864) ; A. Gullstrand, ophtalmologiste suédois, prix Nobel de médecine en 1911 (1912)
Édit. 2017
œil sec l.m.
dry eye
Tarissement de la sécrétion lacrymale, responsable d’une irritation de la conjonctive.
Ce tarissement peut s’intégrer dans un syndrome sec et être quantifié par le test de Schirmer.
→ alacrymie, hypolacrymie, sécheresse oculaire, syndrome sec, Schirmer (test de)
Édit. 2017
œil simplifié l.m.
Édit. 2017
œil sympathisant l.m.
exciting eye
Œil atteint par une plaie transfixiante (accidentelle ou opératoire) au cours d'une ophtalmie sympathique.
Édit. 2017
œil sympathisé l.m.
sympathizing eye
Œil controlatéral à l'œil traumatisé, dans le cadre d'une ophtalmie sympathique.
Édit. 2017
œil théorique l.m.
Œil fictif possédant des constantes optiques qui représentent des moyennes raisonnables pour un européen adulte (selon la définition de Le Grand).
Y. Le Grand, ophtalmologiste français (1965)
[P2]
Édit. 2018
partie orbitaire du muscle orbiculaire de l'œil l.f.
pars orbitalis musculi orbicularis oculi (TA)
orbital part of orbicularis oculi
partie palpébrale du muscle orbitaire de l'œil l.f.
pars palpebralis musculi orbicularis oculi (TA)
palpebral part of orbicularis oculi
partie profonde de la partie palpébrale du muscle orbiculaire de l'œil l.f.
pars profunda partis palpebralis musculi orbicularis oculi (TA)
deep part of palpebral part of orbicularis oculi
pôle antérieur du bulbe de l'œil l.m.
polus anterior bulbi oculi (TA)
anterior pole of eyeball
Point central de la surface de la courbure cornéenne.
Suivant que l’on considère la face superficielle ou la face profonde de la cornée, il s’agit du pôle antérieur externe ou du pôle antérieur interne.
pôle postérieur du bulbe de l'œil l.m.
polus posterior bulbi oculi (TA)
posterior pole of eyeball
Point central de la courbure sclérale.
Suivant que le point est pris sur la face superficielle ou la face profonde de la sclère, on parle respectivement de pôle postérieur externe ou de pôle postérieur interne.