action sanitaire et sociale l.f.
health and social measures
Ensemble des actions par lesquelles l’Etat ou certains régimes d’assurance apportent leur contribution à l’amélioration de la santé de la population, à la prévention, à l’équipement sanitaire, à la situation sociale des personnes ; ces actions sont à visée individuelle ou à portée collective, elles s’ajoutent aux prestations légales.
Certains régimes d’assurance disposent d’un fonds d’action sanitaire et sociale constitué par prélèvement d’une partie des cotisations. Ce fonds permet d’accorder aux assurés les plus défavorisés des secours ou des prestations supplémentaires. Il permet également de subventionner la recherche médicale ou sociale, les examens de santé, etc.
Le régime général d’assurance-maladie exerce une action sanitaire et sociale au moyen d’un fonds d’action sanitaire et sociale, d’un fonds de prévention, et, d’un fonds de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.
Étym. lat. actio : mise en mouvement
Sigle ASS
[E1,E3]
Édit. 2017
action secondaire des muscles oculomoteurs verticaux l.f.
secondary action
Action de torsion (intorsion, extorsion).
Étym. lat. actio : mise en mouvement
[P2]
Édit. 2017
action sociale l.f.
social measures
Toutes interventions collectives d’institutions, organismes ou administrations, complétant les prestations légales de l’aide sociale ou des organismes d’assurance maladie.
Ces interventions concernent les personnes ou familles les plus défavorisées sous forme de prêts, secours, aides au logement, à la formation permanente, aux loisirs, la sécurité, etc.
Étym. lat. actio : mise en mouvement
[E1,E3]
Édit. 2017
action tertiaire en ophtalmologie l.f.
tertiary action
Action horizontale (abduction, adduction) des muscles oculomoteurs verticaux.
Étym. lat. actio : mise en mouvement
[P2]
Édit. 2017
antibiotiques (mécanisme d'action des) l.m.
Action bactéricide ou bactériostatique des antibiotiques qui dépend de mécanismes variés :
- inhibition de la synthèse des constituants de la paroi bactérienne (pénicillines, céphalosporines, vancomycine, bacitracine) ;
- modification de la membrane cellulaire de la bactérie changeant la perméabilité et entraînant une fuite de composés intracellulaires (polymyxine, colistine) ;
- inhibition de la synthèse des protéines bactériennes par interférence avec le fonctionnement des sous-unités 30 S et 50 S du ribosome, ces médicaments sont bactériostatiques (chloramphénicol, tétracyclines, érythromycine, clindamycine) ;
- altération de la synthèse protéique par fixation de l’antibiotique sur la sous-unité 30 S du ribosome (aminoglycosides) ;
- altération du métabolisme des acides nucléiques (rifamycine qui inhibe la Synthèse de l’ARNpolymérase-ADN-dépendante, quinolones, qui inhibent la gyrase) ;
- blocage de certaines étapes métaboliques essentielles au développement des bactéries (anti-métabolites, triméthoprime, sulfamides) ;
Les sulfamides sont des analogues structuraux qui interfèrent par compétition avec l’acide para-aminobenzoïque, nécessaire à la synthèse de l’acide folique, intervenant dans la multiplication des bactéries.
Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie
centre communal d'action sociale l.m.
Service public chargé de la distribution de secours en nature ou en espèces aux indigents permanents ou momentanés.
Ils exercent également des actions de prévention, d’animation et de développement social.
Ce service était autrefois dénommé Bureau d’aide sociale.
[E1]
champ d'action l.m.
field of action
Direction du regard où l'action principale des muscles oculomoteurs concernés est la mieux mise en évidence.
[P2]
ligne d'action l.f.
action line
Ligne virtuelle qui réunit le milieu de l'origine orbitaire et de l'insertion oculaire du muscle oculomoteur.
Pour le muscle grand oblique, l'insertion orbitaire physiologique est la trochlée.
loi d'action de masse l.f.
law of mass action
Effet de la masse des corps engagés dans une réaction chimique.
Cette loi exprime la modification des rapports de concentrations (en masses par unité de volume) de plusieurs corps dissous lorsqu'ils réagissent entre eux selon l'équation chimique :
A + B ↔C + D, soit,= K, avec K constante, dite d'équilibre ou de dissociation.
Étym. lat. actio : mise en mouvement
[B1]
muscle oculomoteur (action d'un) l.f.
extraocular muscle action
Mouvement de rotation imprimé au globe oculaire par la contraction d'un muscle oculomoteur dont le sens dépend du ou des muscles oculomoteurs externes sollicités.
muscle oculomoteur (action principale d'un) l.f.
extraocular muscle primary action
Mouvement de rotation imprimé au bulbe de l’œil par la contraction d’un muscle oculomoteur quand l'axe visuel se trouve dans le plan d'action du muscle considéré.
C'est une action horizontale pour le muscle droit latéral , verticale pour les muscles droits inférieur et supérieur, et pour les muscles obliques inférieur et supérieur ; par action combinée, les muscles droit supérieur et oblique inférieur ont une action d'élévation et les muscles droit inférieur et oblique supérieur une action d'abaissement .Pour les muscles droits latéraux, l'action principale horizontale est la seule action du muscle. En revanche, les muscles droits inférieur et supérieur, et les muscles obliques inférieur et supérieur ont une triple action ; pour les muscles droits inférieur et supérieur , l'action principale s'observe dans l'abduction (en théorie dans une abduction de 25°), pour les muscles obliques inférieur et supérieur , l'action principale s'observe dans l'adduction (en théorie dans une adduction de 51°). Les autres actions de ces muscles à action verticale sont les actions secondaire et tertiaire.
myoclonie d'action et d'intention postanoxique l.f.
post-anoxic myoclonus
Succession de secousses myocloniques diffuses, sans rythme d'action ni d'intention succédant à une hypoxie majeure et prolongée (arrêt cardiaque, obstruction des voies aériennes, apnée hypoxique non traitée à l'induction anesthésique, noyade, pendaison, état de mal convulsif, etc.).
Dans l'encéphalopathie postanoxique on note des troubles de la conscience, des crises convulsives généralisées, une dysarthrie dystonique (paroles hachée, syllabique avec des myoclonies de la langue et des muscles péribuccaux), des hypertonies paroxystiques de brève durée après les myoclonies, un tremblement cinétique de fins mouvements et de maintien d'attitude, parfois un syndrome cérébelleux avec troubles de la statique et de la marche (syndrome de Lance Adams). Par contre il n'y a pas de mouvement lors du repos absolu, ni de troubles sensitifs, ni de troubles du tonus, ni de syndrome extrapyramidal et la force segmentaire est conservée. L'électromyogramme et l'électroencéphalogramme reflètent l'activité myoclonique (décharges synchrones et répétitives des neurones thalamocorticaux des noyaux ventrolatéraux, entre le cervelet et le cortex sensitomoteur).
Le traitement est décevant (benzodiazépines, vitamine B6, 5-hydroxytryptamine) et la maladie évolue le plus souvent vers l'invalidité avec reprise des myoclonies quelques heures après l'arrêt du traitement.
J. W. Lance, neurologue australien et R. D. Adams, neuropathologiste américain (1963)
Étym. gr. mus : muscle, souris ; klonesis : agitation ; axonion : petit axe, nerf
→ encéphalopathie postanoxique, Lance-Adams (syndrome de)
neuroleptique à action prolongée l.m.
depot neuroleptic
Formes "retard" d'un neuroleptique, qui ont facilité certaines prescriptions dans les états psychotiques au long cours.
Ces formes ont pour intérêt : la simplicité et la durée d'effet (une seule prise, en général par injection intramusculaire, pour plusieurs semaines) ; une notable réduction de la posologie globale (dix à vingt fois moindre que celle prescrite per os) ; une résorption totale, sans inactivation métabolique au premier passage hépatique ; une bonne corrélation entre les doses reçues et les taux plasmatiques; surtout une meilleure garantie de continuité du traitement, avec mise l'écart des conflits relationnels propres à ce sujet au profit d'autres thèmes. Leurs principaux inconvénients sont : une posologie imparfaitement adaptée à l'évolution clinique ; une élimination lente au cas d'effets seconds (plus rares, il est vrai, que per os), notamment de syndrome malin.
Les meilleures indications sont des rechutes répétées par cessation de traitement chez des patients réticents, agressifs, voire médicolégaux, et plus généralement ceux dont la prise de neuroleptiques est aléatoire. Sinon, un traitement per os est préférable.
Le passage à une forme retard s'effectue à distance d'un épisode fécond, après stabilisation par voie orale et si possible en monothérapie. Des tableaux d'équivalence facilitent celui-ci.
Sigle : NAP
plan d'action du muscle l.m.
muscle plane
Plan défini par la ligne d'action du muscle oculomoteur et le centre de rotation du globe.
Quand l'axe visuel est dans le plan d'action du muscle oculomoteur considéré, l'action de ce muscle est simple ; c'est le cas du muscle droit interne et du muscle droit externe ; dans le cas contraire, elle est multiple ; c'est le cas des muscles verticaux : droits verticaux et obliques. Pour les muscles verticaux, l'action est simple quand l'axe visuel est dans le plan d'action : c'est une action verticale dénommée action principale.
potentiel d'action l.m.
action potential, spike potential
Différence de potentiel électrique apparaissant brièvement par exemple par inversion de la polarité de la membrane d'une cellule, musculaire ou nerveuse.
Ce signal en forme de pointe témoigne de l'activité de la cellule.
Pour déclencher le processus d'inversion des concentrations, la stimulation doit dépasser un certain seuil au- dessus du potentiel de repos (loi du «tout ou rien»). Si la température est trop basse il n'y a pas de déclenchement car les potentiels ioniques sont trop faibles (ils sont proportionnels à la température, loi de Nernst). Ainsi le froid est anesthésique, paralytique et cause de troubles de la conduction intracardiaque allant jusqu'à l'asystolie. De même des déséquilibres ioniques du milieu intérieur peuvent entraîner des effets nerveux et cardiaques comparables à ceux du froid.
L'électrocardiogramme reflète la propagation du potentiel d'action dans le tissu conducteur du cœur et l'électroencéphalogramme la propagation des potentiels d'action (influx nerveux) le long des fibres nerveuses. Ces influx règlent la transmission des informations dans tout l'organisme.
À partir du seuil de déclenchement, la taille et la configuration du potentiel d’action ne varient pas : c'est le phénomène du tout ou rien. En raison de ce phénomène la transmission et la fixation des informations dans le système nerveux s'effectue sur un mode binaire comme dans les ordinateurs.
Étym. lat. actio : mise en mouvement
→ anesthésie, hypothermie, mémoire, Nernst (loi de), tout ou rien (loi du), influx nerveux
[C2,C3]
potentiel d'action composite l.m.
compound action potential
potentiel d'action du nerf mixte l.m.
mixed nerve action potential
Potentiel peu analysé en pratique électromyographique, recueilli au niveau d'un nerf mixte par stimulation simultanée de ses fibres efférentes (motrices) et afférentes (sensitives).
Il est caractérisé par son amplitude, la latence, la durée et le nombre de phases.
Sigle : PANM
potentiel d'action d'unité motrice (PAUM) l.m.
motor unit action potential (MUAP)
Potentiel d'action reflétant l'activité électrique d'une unité motrice ou plutôt la sommation des PA des fibres musculaires appartenant à cette unité motrice dans le champ d'enregistrement de l'électrode de recueil.
Le PAUM apparaît normalement lors de la contraction volontaire et il est caractérisé par la fréquence de pulsation ou battement : recrutement temporel. Il a une morphologie caractéristique à valeur diagnostique dans les affections neurogènes ou myogènes.
potentiel d'action global du muscle (PAM) l.m.
compound muscle action potential (CMAP)
Réponse musculaire évoquée par la stimulation habituellement supramaximale du nerf moteur efférent, ou de l'ensemble des fibres nerveuses motrices en cas de nerf mixte.
Cette réponse correspond à la sommation à peu près synchrone des potentiels d'action des fibres constituant le muscle.
Le PAM est caractérisé par l'amplitude, la durée et la latence de la phase négative.
potentiel d'action sensitif (PAS) l.m.
sensory nerve action potential (NAP)
Potentiel recueilli au niveau d'un nerf sensitif ou des fibres sensitives d'un nerf mixte, ou encore au niveau de ses récepteurs sensitifs (habituellement cutanés).
La stimulation est appliquée sur le nerf sensitif lui-même ou sur les récepteurs. La méthode utilisée (orthodromique ou antidromique), le type de stimulation et de recueil (électrode de surface ou aiguille électrode) doivent être précisés.
Le PAS est caractérisé par son amplitude maximale pic à pic, la latence de la déflexion initiale (1er pic positif) ou de son pic négatif. La durée peut être mesurée entre la 1ère déflexion et la déflexion finale (c'est-à-dire du 1er au dernier pic positif).
syndrome d'action extérieure l.m.
external action syndrome
→ influence (idées, syndrome d')
[. H3,H4]
tremblement d'action l.m.
action, intention, kinetic, voluntary tremor
Tremblement qui, bien que présent dans le maintien d'une position fixe, s'intensifie au cours d'un mouvement volontaire, surtout si celui-ci nécessite un effort d'attention, de précision et de visée d'un but défini (tremblement intentionnel).
Dans ses aspects majeurs, hypercinétiques, il constitue un important handicap. La mise en évidence d'un fréquent syndrome cérébelleux sous-jacent est alors difficile.
Majoritaires, les étiologies cérébelleuses sont liées à des atteintes des pédoncules cérébelleux et du tronc cérébral. Après une période d'installation, leur siège est volontiers unilatéral et scapulaire. Trois étiologies prévalent: la sclérose en plaques, les séquelles post-traumatiques, généralement associées à d'autres déficits, et les accidents vasculaires sous-thalamiques, rares, qui semblent déborder plus largement sur le mésencéphale, parfois sur le locus niger. Les rares étiologies non cérébelleuses comprennent la forme clonique de la dystonie idiopathique (T. Larsson, T. Sjögren), certaines encéphalopathies néonatales et la maladie de Wilson.
T. Larsson, statisticien suédois, T. K Sjögren, psychiatre suédois (1957), S. A. K Wilson, neurologue britannique (1912)
Syn. tremblement d'intention, kinétique