effet indirect d'une irradiation l.m.
irradiation indirect effect
Conséquence pour une molécule particulière de sa réaction avec les produits de la radiolyse de l'eau.
Il est plus fréquent que l’effet direct lorsque la molécule est environnée de molécules d'eau. L'effet direct est le plus fréquent pour la molécule d'ADN multirepliée dans une gangue de protéines.
→ effet direct d'une irradiation
[ C3, F3, Q1]
Édit. 2019
effet isotopique l.m.
isotopic effect
→ isotope
[B1]
Édit. 2019
effet maternel l.m.
maternal effect
Chez un individu d'une espèce animale à reproduction sexuée, résultat de l'expression des génomes mitochondriaux dont l'origine est maternelle.
[Q1]
Édit. 2019
effet microphonique l
l.m.
Wever Bray’s phenomenon
Phénomène bioélectrique transformant, dans les cellules sensorielles de la cochlée, le message auditif reçu sous forme d’ondes, en un message électrique.
E.G. Wever et C.W. Bray, psychologues américains (1930)
[C2, P1]
Édit. 2019
effet moyen d'un allèle l.m.
average allele effect
Pour un caractère monogénique donné, différence entre la moyenne de la population et la moyenne des individus ayant reçu cet allèle d'un de leurs parents, l'autre allèle étant tiré au hasard dans la population.
Il correspond à l'effet additif de cet allèle.
→ allèle
[Q1]
Édit. 2019
effet nocebo l.m.
nocebo effect
Manifestation indésirable en rapport avec la prise d'une substance dénuée d'activité pharmacologique.
Étym. lat. nocebo : futur de nocere : nuire
Ant. effet placebo
[G5]
Édit. 2019
effet oxygène l.m.
oxygen effect
En radiothérapie, accroissement de l'effet biologique par la présence d'oxygène au moment de l'irradiation.
Il est exprimé par l'OER (oxygen enhancement ratio) égal au rapport des doses provoquant le même effet en anoxie (Dan) et en présence d'oxygène (Dox).
La valeur de l'OER est voisine de 2,5 à 3 pour les rayonnements à faible densité d'ionisation (photons et électrons) et plus faible pour les rayonnements à grande densité d'ionisation (particules lourdes).
→ photon, électron, radiothérapie, oxygen enhancement ratio
[B1, F2, G5]
Édit. 2019
effet placebo l.m.
placebo effect
Amélioration de l'état de santé ou du bien être d'un individu non explicable par une propriété pharmacologique connue d'une substance.
L'effet placebo s'observe également avec des traitements non médicamenteux.
Étym. lat. placebo, futur de placere : plaire
Ant. effet nocebo
→ placebo
[ G5]
Édit. 2019
effet Poseiro l.m.
Poseiro effect
Mécanisme de torsion des vaisseaux iliaques primitifs et des gros vaisseaux prévertébraux sous l’effet des contractions utérines au moment de la phase expulsive le plus souvent.
Il se produit alors une baisse du débit utéro-placentaire et une souffrance fœtale aigue avec ralentissement du rythme cardiaque fœtal qui se traite aisément par le décubitus latéral.
J. J. Poseiro, physiologiste obstétricien uruguayen (1969)
[K4, O3]
Édit. 2019
effet pseudosyringomyélique en IRM l.m.
pseudo-syringomyelic effect (MRI)
[B1,B2]
Édit. 2018
effet shunt l.m.
shunt effect, venous admixture
Dans les poumons, diminution de l'oxygénation du sang en aval d'un court-circuit, causé par une pneumopathie, entre le sang veineux et le sang artériel oxygéné.
Les vrais shunts, normaux (3 à 5 % du débit cardiaque, veines de Thébésius, sinus coronaire) ou anormaux (angiomes, atélectasies) laissent passer du sang de l'artère pulmonaire dans une veine pulmonaire, mais la perfusion d'unités pulmonaires dont la ventilation est simplement diminuée (diminution du rapport ventilation/perfusion) produit un effet analogue laissant passer du sang mal hématosé dans les veines pulmonaires. Il en résulte une hypoxémie du sang veineux mêlé et par là une hypoxémie générale. Cet effet shunt se rencontre dans diverses pneumopathies avec notamment des phénomènes d'œdème pulmonaire.
Étym. angl. to shunt, dévier
→ rapport ventilation/perfusion (rapport), pneumopathie, angiome, atélectasie, hypoxémie
[C2, K1, K2]
Édit. 2019
effet thermoélectronique l.m.
thermoionic effect, Edison effect
Émission d'électrons par des substances portées à une température suffisante pour que l'énergie d'agitation thermique de certains électrons excède leur énergie de liaison.
Cet effet est utilisé pour l'émission d'électrons par le filament chauffé du tube à rayons X (tube de Coolidge).
T. Edison, inventeur américain (1880)
[B1, B2]
Édit. 2019
effet véhicule l.m.
vehicle effect
Syn. effet vecteur
[G3, J1]
Édit. 2019
espace mort (effet d') l.m.
dead space effect
Augmentation de l'espace mort physiologique causée par la réduction ou l'arrêt de la perfusion de certaines alvéoles restant ventilées, ce qui correspond à certains lobules où le rapport ventilation/perfusion est élevé.
L'obstruction des capillaires pulmonaires (p. ex. par embolies) ou leur destruction (p. ex. emphysème bulleux ou lobaire) crée un effet d'espace mort qui s'ajoute à l'espace mort anatomique et entraine une hypoxie avec, le plus souvent, une hypocapnie par compensation ventilatoire).
→ effet shunt, espace nuisible, ventilation/ perfusion (rapport)
[K1,C2]
Édit. 2018
évènement ou effet indésirable grave l.m.
heavy adverse event or effect
Tout événement ou effet indésirable qui entraîne la mort, met en danger la vie de la personne qui se prête à la recherche, nécessite une hospitalisation ou la prolongation de l’hospitalisation, provoque une incapacité ou un handicap importants et durables, ou bien se traduit par une anomalie ou une malformation congénitale et, s’agissant d’un médicament, quelle que soit la dose administrée.
→ effet indésirable d'un dispositif médical, effet indésirable inattendu, effet indésirable d'une recherche, effet indésirable d'un médicament, effet indésirable inattendu
[E1,E3]
Édit. 2018
glucose (effet) l.m.
glucose effect
Haldane (effet) l.m.
Haldane’s effect
Effet de l’alcalinisation du sang produite dans le poumon, par le départ du dioxyde de carbone, augmentant l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène.
A l’opposé, le dioxyde de carbone exerce une influence inhibitrice su la fixation de l’oxygène sur l’hémoglobine, constituant l’effet Bohr.
J. S. Haldane physiologiste écossais (1905) ; C. Bohr, physiologiste danois (1904)
[C2]
Édit. 2015
Hamburger (effet) l.m.
Hamburger’s interchange
Echange transmembranaire d’ions Cl- qui pénètrent dans les hématies et d’ions CO3H- qui en sortent.
Cet effet participe au système tampon de l’hémoglobine dans le maintien de l’équilibre acido-basique.
H. J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1892)
[C2,C3]
Édit. 2015
Lorrain Smith (effet) l.m.
Lorrain Smith’s effect
Fibrose pulmonaire consécutive à l'inhalation prolongée d'oxygène sous une concentration donc sous une pression partielle élevée.
Dix-huit ans avant la publication de J. Lorrain-Smith (J. Physiol. - London, 1899, 65, 19, 35) cet effet était connu : « Essai expérimental sur les conditions de toxicité de l’oxygène pur», Maurice Seiler, thèse Nancy, 1881 (sous la direction de M. Felz), mais la locution «effet Lorrain Smith» est consacrée par l’usage.
J. Lorrain-Smith, anatomopathologiste et physiologiste britannique (1899)
nocebo (effet) l.m.
périphérie (effet de) l.f.
periphery effect
Influence exercée sur la réponse d'une cellule rétinienne, géniculée ou corticale par une stimulation présentée en dehors du champ récepteur.
piézoélectrique (effet) l.m.
piezoelectric effect
Propriété physique de certain cristaux de quartz ou de céramique ferroélectrique dont les faces se chargent électriquement sous l'effet d'une contrainte mécanique et qui à l'inverse peuvent vibrer mécaniquement si on leur applique un signal électrique de fréquence déterminée.
Ce phénomène est à la base de la production et de la réception des ultrasons utilisés en échographie médicale, par l'intermédiaire d'un transducteur contenu dans une sonde. Cette propriété du quartz fut découverte en 1880 par Jacques et Pierre Curie, puis appliquée dès 1916 par Paul Langevin à la détection sousmarine.
P.Langevin, chimiste et physicien français (1916) ; J. et P. Curie, physiciens français (1880)
Syn. piézoélectricité
effet placebo l.m.
placebo effect
Effet psychologique ou psychophysiologique qui peut accompagner l'administration d'une substance factice, mais aussi de tout médicament ou de toute méthode à visée thérapeutique, quelles que soient leurs propriétés pharmacologiques ou leur spécificité.
La "placebo-réaction" peut être favorable : effet placebo proprement dit, observé en moyenne dans un tiers environ d'une pathologie très diverse, notamment dans la douleur (probablement par la mise en œuvre d'endorphines), chez des personnalités dites placebosensibles, souvent plastiques, suggestibles, passives, dépendantes. Elle peut être nulle : placebo-résistance, ou défavorable : effet nocebo, plus rare.
Dans les essais thérapeutiques, il est d'usage de tester l'efficacité d'une nouvelle molécule par la mise en place, en double aveugle, de deux groupes de malades : l'un recevant cette molécule, l'autre un placebo. Le consentement du patient est désormais légal (loi sur la protection des personnes, 1988).
En pratique quotidienne, des comprimés factices sont à utiliser avec beaucoup de réserves du fait de la falsification relationnelle qu'ils introduisent, et qui peut être iatrogène à divers égards.
De toute façon, répondre ou résister à une prescription, qui comporte aussi celle du thérapeute (médicament-médecin), doivent être rapprochés de la notion de transfert.
→ consentement à un essai thérapeutique en psychiatrie, médicament-médecin
[E1]
Édit. 2020
Purkinje (effet) l.m.
Purkinje’s effect
Modification de la sensibilité lumineuse de l'œil aux différentes longueurs d'onde du spectre lors du passage de la vision photopique à la vision scotopique.
L'effet Purkinje est caractérisé par une augmentation de la sensibilité aux courtes longueurs d'onde, et corrélativement par une diminution de la sensibilité aux grandes longueurs d'onde ; ceci se traduit par une translation de la courbe d'efficacité lumineuse relative vers les courtes longueurs d'onde, son maximum passant de 555 nm en photopique à 510 nm en scotopique.
J. Purkinje, anatomiste et physiologiste tchèque, membre de l'Académie de médecine (1787-1869)
Raman (analyseur de gaz par effet) l.m.
gaz analyser by Raman effect
Lors du passage d'un faisceau monochromatique (produit par un laser) à travers le milieu à analyser, la lumière diffusée présente un spectre de raies caractéristique des molécules polyatomiques rencontrées ce qui permet leur dosage de façon sélective.
L'effet Raman n'affecte pas les molécules sphéroïdales, notamment celles des gaz rares qui sont monoatomiques.
Ces analyseurs sont utilisés pour doser le gaz carbonique, l'oxygène, l'azote, l'hydrogène, l'oxyde nitreux et toutes les vapeurs anesthésiques, mais étant donné le petit volume courant chez le jeune enfant, ces appareils sont peu précis et peu utilisables en pédiatrie.
C. V. Raman, Sir, physicien indien, prix Nobel de physique en 1930 (1928)
→ analyseur de gaz, mesure (appareil de), monitorage
[B3]
Édit. 2018