Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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globuline liant les hormones sexuelles l. f.

sex hormone binding globulin

Glycoprotéine plasmatique synthétisée principalement par le foie, assurant le transport plasmatique des hormones sexuelles (androgènes et oestrogènes).
Les hormones liées à la globuline liant les hormones sexuelles (plus couramment désignée par son sigle anglo-saxon, SHBG) sont inactives et seule leur fraction libre, non liée, peut exercer les effets hormonaux. La concentration circulante de SHBG, en fixant plus ou moins d'hormone libre, exerce ainsi un effet régulateur sur l'activité hormonale.
La
SHBG a été également décrite sous les noms de "protéine liant les androgènes" (androgen binding protein, ABP) et de "globuline liant  la testostérone et l'oestradiol " (testosterone/estradiol binding globulin, TeBG). Ces trois appellations désignent en fait la même protéine.

Syn. globuline liant les androgènes (androgen binding globulin, ABG), globuline liant la testostérone et l'oestradiol (testosterone/estradiol binding globulin, TeBG)

Sigle SHBG

androgène, oestrogène

[C1, O4]

Édit. 2020

désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires

eye movement desensitization and reprocessing, EMDR

Méthode psychothérapeutique utilisant une stimulation sensorielle bi-alternée (droite-gauche) se pratiquant par mouvements oculaires qui
s’adresse à toute personne (du bébé à l’adulte) souffrant de perturbations émotionnelles généralement liées à des traumatismes psychologiques.
C’est un moyen très simple de stimuler un mécanisme neuropsychologique complexe présent en chacun de nous, qui permet de retraiter des
vécus traumatiques non digérés à l’origine de divers symptômes, parfois très invalidants. Il peut s’agir de traumatismes tels les violences
physiques et psychologiques, les abus sexuels, les accidents graves, décès, les maladies graves, les incendies, les catastrophes naturelles,
les situations de guerre et attentats. Il peut s’agir aussi d’événements de vie difficiles qui peuvent être la source d’émotions ou de
comportements inadaptés ou excessifs dans la vie quotidienne (enfance perturbée, séparations, interruption de grossesse, deuils,
difficultés professionnelles, etc.)

Méthode psychothérapeutique tout particulièrement efficace, cette thérapie est la seule avec les thérapies comportementales et cognitives
dont l’usage est officiellement recommandé pour le traitement de l’état de stress post-traumatique par la Haute Autorité de Santé.  

Francine Shapiro, psychologue américaine (1989)

Réf. www.emdr-france.org

[H4, G5]

Édit. 2021

accident chez l'enfant l.m.

children's accident

Cause la plus fréquente de morbidité et de mortalité chez l'enfant à partir de l'âge d'un an, avec un maximum à l'adolescence : en France le quart des accidents concerne des mineurs.
Les principales causes d'accident chez l'enfant sont les intoxications, les traumatismes (défenestrations, accident du trafic, brulures) et les noyades. De nombreux facteurs favorisent l'accident : l'enfant n'a pas terminé la maturation de ses fonctions sensorielles, il n'a pas conscience du danger.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

[G2,O1,O2]

Édit. 2016

adolescent (répercussions psychiques d'un handicap somatique majeur chez l') l.f.

reactions to severe somatic handicap among adolescents

Ces handicaps entravent de façon plus ou moins évidente le processus maturatif propre à cette période de la vie.
Ainsi sont exacerbés les conflits et favorisés les mouvements défensifs qui visent à les dénier, retardant l'entrée dans l'adolescence à proprement parler. La maladie peut s'intégrer dans l'histoire précoce de l'enfant, qui grandit avec elle. Elle marque alors les interactions parents-enfant dans le processus d'adolescence. Il en est de même de la gravité du handicap. Les traitements, le pronostic vital pèsent sur le développement de l'adolescent.
Toute attaque du corps à cette période où il est en voie de transformations rapides et visibles liées à la puberté, est très douloureuse.

Étym. lat. adolescere : grandir, se développer

[E1,H3,H4,O1]

Édit. 2017

anorexie mentale chez l'enfant prépubère l.f.

anorexia nervosa among prepuberal children

Trouble plus rare qu'à l'adolescence, mais sévère sur le plan somatique et psychique.
Majoritaire chez le garçon, précédée d'importants désordres prémorbides (principalement alimentaires et phobo-obsessionnels), l'anorexie peut s'accompagner d'un refus d'hydratation, d'une forte hyperactivité physique, d'une perte de poids rapide (atteignant parfois 40 p. 100 du poids corporel, avec alors menace vitale), d'un ralentissement ou d'un arrêt de la croissance.
Par suite d'un développement cognitif moins avancé, le vécu psychique, en particulier la peur de grossir, est peu élaboré par rapport à l'adolescence. Des signes dépressifs sont fréquents.
Le pronostic apparaît plutôt défavorable, pouvant comporter une anorexie persistante, une vie émotionnelle réduite, une fragilité narcissique. Des liens familiaux ambivalents et dysfonctionnels rendent difficile la relation thérapeutique.
  

Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit

[L1,H4,N1,O1,O4,R2]

Édit. 2017

boxeur (troubles psychiques chez un) l.m.

psychical disorders among boxers

démence pugilistique

Édit. 2017

caractère (troubles du) chez l'adolescent l.m.

adolescent with character disorders

troubles du caractère chez l'adolescent

[H4]

caractère (troubles du) chez l'enfant l.m.

child with character disorders

E. Dupré, psychologue et psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1862-1921)

troubles du caractère chez l'enfant

[H4]

complications chez l'enfant de l'hématome rétro-placentaire l.m.

complications in the child of a abruptio placentae

hématome rétro-placentaire (complications chez l'enfant d'un)

[O1,O3]

conduite agressive chez l'enfant et l'adolescent l.

faggressive behaviour in childhood and adolescence

Composante fondamentale de la nature humaine, l'agressivité peut se manifester chez l'enfant et l'adolescent de façon variée : sous forme de fantasmes destructeurs, de passages à l'acte, dans certaines attitudes d'opposition ou, sous une forme plus sublimée, par un goût pour la compétition.
Très tôt, l'enfant peut présenter des réactions de rage lors d'une frustration. Vers deux à trois ans, il passe souvent par une phase d'opposition active. À l'âge scolaire, l'agressivité s'exprime sous forme de jeux, coups, bousculades, agressions verbales ou rêves à thèmes agressifs. Chez l'adolescent, par leur intensité, leur forme et leur persistance, ces conduites peuvent prendre un caractère pathologique. L'intolérance à la frustration se traduit alors par des colères clastiques, des conduites violentes en groupe, pouvant aller jusqu'au meurtr

[H3,O1]

dysorthographie chez l'enfant l.f.

dysorthographia in children

Trouble de l'apprentissage de l'orthographe sans déficit intellectuel ni sensoriel, ni atteinte neurologique, qui accompagne souvent la dyslexie, mais peut en rester indépendant.
Le dépistage et une intervention rééducatrice éventuelle doivent être précoces, prévenant les diverses conséquences de l'échec scolaire.

dyspraxie chez l'enfant et l'adolescent l.f.

dyspraxia among children and adolescents

Perturbations de l'organisation du schéma corporel et de la représentation spatiale avec troubles des coordinations motrices, à la base d'une maladresse et d'une dysharmonie gestuelle.
Dans ces tranches d'âge, en dehors d'une forme mineure d'apraxie, ce terme désigne des manifestations rappelant l'apraxie constructive de l'adulte, accompagnées habituellement d'un retard du développement psychomoteur (débilité motrice) et fréquemment de difficultés d'apprentissage de l'écriture, mais sans retard intellectuel majeur.

Étym. gr. praxis : action

échelle objective d'évaluation de la douleur chez l'enfant l.f.

objective pain scale

Échelle adaptée à l'évaluation de la douleur chez l'enfant de 1 à 5 ans.
L'échelle comprend 5 items cotés de 0 à 2, dont la somme donne le score (maximum 10).
-
Augmentation de la pression artérielle systolique par rapport à la valeur préopératoire
<10%-->0
de 10 à 20 %-->1
de 20 à 30 %-->2
- Pleurs
pas de pleur-->0
présents, mais enfant consolable-->1
présents, mais enfant inconsolable-->2
-
Mouvements (un enfant immobile et prostré peut avoir une douleur majeure)
enfant calme et endormi-->0
agitation modérée, ne tient pas en place-->1
agitation désordonnée et intense, peut se faire mal-->2
-
Comportement
enfant endormi ou calme-->0
contracté, voix tremblante, accessible aux tentatives de réconfort-->1
non accessible aux tentatives de réconfort, apeuré, accroché aux bras de ses parents ou d'un soignan-->2
-
Expression verbale ou corporelle localisée
endormi ou calme-->0
exprime une douleur modérée non localisée (inconfort global ou position jambes fléchies sur le thorax, bras croisés sur le corps)-->1
douleur localisée verbalement ou désignée par la main ou position jambes fléchies sur le tronc poings serrés, l'enfant porte sa main vers une
 zone douloureuse ou cherche à la protéger-->2

Sigle OPS

[H1, O1]

Édit. 2019

feuillet ischio-bulbaire de Jarjavay (chez l'homme) l.m.

J. Jarjavay, chirurgien et anatomiste français (1852-54)

ligament périnéal transverse

[A1]

Édit. 2018

feuillet ischio-vulvaire de Farabeuf (chez la femme) l.m.

L. Farabeuf, chirurgien et anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1841-1910)

ligament périnéal transverse

[A1]

Édit. 2018

fibrocartilage médian de Blandin (impropre chez l'homme) l.m.

P. Blandin, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1798-1849)

septum lingual

[A1]

Édit. 2018 

grossesse chez une patiente psychiatrique chronique l.f.

pregnancy in a chronic psychiatric patient

Conséquences de la grossesse sur une affection mentale préexistante.
Ce problème a été encore assez peu abordé.
Au cours des états psychotiques, surtout des troubles de l'humeur, une relative protection est admise mais discutée. L'influence de la gravidité sur l'anxiété et les névroses est variable. Sur leur installation, l'influence de la grossesse semble fréquente. Les rapports avec l'anorexie mentale ne sont pas clairs. La boulimie peut s'améliorer.
Comme ces patientes constituent un groupe à risque de complications obstétricales, une coordination est indispensable entre obstétricien, psychiatre, travailleur social et entourage éventuel, si possible dès la période préconceptuelle. Le risque tératogène du lithium est certain, au maximum pendant le premier trimestre, et il peut être remplacé par des neuroleptiques sédatifs ou par l'utilisation prudente d'anticonvulsivants comme la carbazépine. Plus de 60% des malades chroniques non hospitalisées n'élèvent pas leur enfant.

grossesse et psychotropes

handicap somatique majeur chez l'adolescent (répercussions psychiques d'un) l.f.p

reactions to severe somatic handicap among adolescents

handicap, adolescent (répercussions psychiques d'un handicap somatique majeur chez l')

[H4]

hypoacousie chez l'enfant l.f.

child hypoacousia

Acuité auditive insuffisante pour permettre à l'enfant d'apprendre sa propre langue, de participer aux activités normales de son âge, de suivre avec profit l'enseignement scolaire.
Cinq catégories sont distinguées : audition normale ou subnormale, déficience légère, moyenne, sévère et profonde. De la précocité du diagnostic dépendent les mesures à prendre, qu'elles soient thérapeutiques, psychologiques ou éducatives.

infections respiratoires chez l'immunodéprimé : diagnostic et causes l.f.pl.

- la sémiologie clinique et radiologique,

- l'examen de l'expectoration à la recherche de légionnelles, mycobactéries, aspergillus, etc.,
- le lavage broncho-alvéolaire et les prélèvements distaux protégés, méthodes de choix pour les recherches bactériologiques.
Les principales infections respiratoires opportunistes sont pour :
- les parasitoses : la pneumocystose, la toxoplasmose, l'anguillulose, plus rarement la leishmaniose et la cryptosporidiose,
- les mycoses : l'aspergillose, la mucormycose, les candidoses, la cryptococcose,
- les infections virales : le cytomégalovirus, les virus herpès zoostères et simplex, les virus de la grippe, le virus syncytial respiratoire.
- les infections bactériennes, les plus fréquentes : les pneumococcies, les bacilles gram—, les légionnelloses, la nocardiose, le rhodococcus.
- la tuberculose et certaines mycobactérioses atypiques (M. avium-intracellulare, M. xenopi, M. kansasii).

Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner

sida

inhalation d'un corps étranger chez l'enfant l.f.

foreign body inhalation and emergency in children

Passage d'un corps étranger, obstruant plus ou moins les voies aériennes supérieures ou les bronches, responsable, en règle, de détresse respiratoire.
Il se traduit par le syndrome de pénétration : brusquement l'enfant, qui avait un objet ou un aliment dans la bouche (ce qui a pu passer inaperçu), étouffe dramatiquement et cherche de l'air désespérément. Il ne pleure ni ne crie, mais porte la main à son cou tout en faisant de très violentes secousses inefficaces de toux. Cela peut aussi tourner court et la situation semble redevenir normale. Mais on constate souvent une dyspnée avec des signes de lutte. La dyspnée peut être uniquement inspiratoire avec tirage et cornage, traduisant un obstacle laryngé. Purement expiratoire, avec des sibilances, ces signes orientent vers un siège bronchique ou «bronchiolaire». Lorsque la dyspnée porte sur les deux temps de la respiration l'obstacle est localisé entre le cricoïde et les grosses bronches.
En cas de détresse grave avec une gêne purement inspiratoire il est possible de chercher à expulser le corps étranger par deux ou trois tapes violentes dans le dos, l'enfant étant placé en procubitus, tête en bas. Sinon l'extraction peut être faite à la pince sous laryngoscopie. Faute de mieux, une trachéotomie ou la pose d'une ou deux grosses aiguilles dans la trachée cervicale permettent de sauver l'enfant de l'asphyxie. Les manœuvres coincer le corps étranger au niveau du cricoïde. Une intubation trachéale refoulant le corps étranger dans une externes d'expulsion sont contre-indiquées quand la dyspnée se manifeste surtout à l'expiration, car elles peuvent grosse bronche permet de sauvegarder provisoirement une ventilation acceptable.
Si le corps étranger est passé au-delà de la carène, l'enfant peut présenter secondairement un tableau clinique moins inquiétant mais l'existence d'un syndrome de pénétration doit être recherchée avec insistance devant un pneumothorax, un emphysème sous-cutané, une dyspnée asthmatiforme, une atélectasie ou une infection localisées.
Dans tous les cas, même si tout semble être redevenu normal, une endoscopie s'impose, en urgence s'il y a asphyxie, sinon dans les heures qui suivent. Elle réclame un opérateur entraîné, un bronchoscope oxygénateur et un jeu de pinces d'extraction adaptées afin de rétablir la liberté des voies aériennes. Après l'extraction, un contrôle endoscopique soigneux doit être fait.
Un volumineux corps étranger œsophagien peut induire une dyspnée en comprimant la face postérieure de la trachée qui se laisse déprimer.
Étant donné le risque de fausse route il ne faut pas laisser des cacahouètes ou objets analogues à la portée des jeunes enfants et, avant l'âge de trois ans, il est interdit d'administrer des comprimés ou gélules sans les écraser ou les vider au préalable.

H. J. Heimlich, médecin américain (1975)

Étym. lat. inhalare : souffler

asphyxie, dyspnée laryngée, Heimlich (manœuvre d'), inhalation (syndrome d')

instrumentaux (troubles) chez l'enfant et l'adolescent l.m.p.

instrumental learning disorders in childhood and adolescence

D'après la classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent, les troubles instrumentaux comprennent, isolés ou associés à une autre pathologie : retard du langage ; troubles isolés de l'articulation ; troubles complexes du langage oral ; troubles lexicographiques ; dyscalculie ; troubles du raisonnement ; bégaiement ; achoppement ; mutisme électif ; hyperkinésie, instabilité psychomotrice ; hyperkinésie associée à des mouvements stéréotypés ; retard psychomoteur ; autres troubles psychomoteurs ; tics isolés ; maladie de Gilles de la Tourette ; intrication de troubles psychomoteurs et du langage, etc.

G. Gilles de la Tourette, neurologue français (1885)

laryngite chez l'enfant l.f.

children laryngitis

Inflammation d'origine infectieuse des muqueuses ou des structures sous-muqueuses du larynx pouvant causer une dyspnée obstructive grave.
La laryngite sous-glottique est la plus fréquente. Elle est presque toujours virale (Virus parainfluenzæ, ou grippal), causant un œdème des structures sous-muqueuses, entre les cordes vocales et le cricoïde. Cet œdème se développe progressivement après une rhinopharyngite peu fébrile. Un enrouement et de la toux précèdent la dyspnée qui apparaît progressivement. Il n'y a pas d'adénopathie cervicale et l'examen de l'oropharynx ne montre rien. L'hospitalisation est nécessaire et le traitement par corticoïdes est efficace dans 90 % des cas, sinon une courte intubation ou une trachéotomie permet de passer un cap difficile.
La laryngite sus-glottique correspond à un œdème de la glotte ou à une épiglottite et représente à peu près 3 % des laryngites.
Le croup est caractérisé par un dépôt de fausses membranes diphtériques sur les cordes vocales entraînant une dyspnée laryngée, précédée d'une toux rauque et d'une extinction de voix dans un contexte général d'infection avec une note toxique. Les ganglions cervicaux sont gros mais peu douloureux. Outre la pratique de l'intubation, il faut administrer du sérum antidiphtérique et des antibiotiques ; l'hospitalisation prolongée est nécessaire à cause des complications possibles (myocardite ou paralysies) liées à la toxine diphtérique.
Les laryngites ulcéreuses correspondent à des lésions bactériennes sous-glottiques qui compliquent une rougeole, une hémopathie maligne ou des séquelles d'intubation. La cicatrisation peut évoluer vers une sténose de la glotte.
Les laryngites striduleuses sont le fait d'un spasme de la glotte survenant sur les muqueuses enflammées par une rougeole en période d'incubation. C'est un phénomène bénin qui ne nécessite pas l'hospitalisation.

Étym. gr. larugx : larynx ; ite : inflammation

dyspnée laryngée, épiglottite, glotte (œdème de la)

mensonge chez l'enfant l.m.

lying among children

On peut parler de mensonge quand l'enfant est capable de distinguer le vrai et le faux, c'est-à-dire aux alentours de l'âge de raison, vers sept ans.
Il est classique de distinguer trois types : le mensonge utilitaire, pour retirer un avantage ou s'éviter un désagrément ; le mensonge compensatoire, à la recherche d'une image que le sujet croit inaccessible ou perdue ; la mythomanie, proche du délire de rêverie, qui caractérise des enfants vivant en permanence dans un monde de rêve à thème mégalomaniaque, où la distinction entre délire et rêverie décrite par G. Heuyer n'est pas toujours aisée.

G. Heuyer, pédopsychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1930)

familial (roman)

morosité chez l'adolescent l.f.

moroseness in adolescence

État caractérisé par l'ennui, la tristesse, un désenchantement, avec difficulté de trouver un quelconque intérêt au monde environnant et aux activités qu'il propose (P. Mâle).
La tonalité d'allure dépressive se distingue de la dépression proprement dite par l'absence de sentiment de culpabilité et d'inhibition et par le maintien d'une possibilité d'activité.
Cet état, situé à la limite de la normale, serait lié à la reviviscence, au moment de l'adolescence, des premières difficultés d'individuation de l'enfance, mais il serait susceptible d'induire des passages à l'acte.

P. Mâle, psychiatre français (1971)

Étym. lat. morositas, de mores : usages, mœurs

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