Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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glande lacrymale (partie palpébrale) l.f.

glandula lacrimalis (pars palpebralis) (TA)

lacrimal gland (palpebral part)

Portion de la glande lacrymale formée de quinze à quarante lobules situés dans la paupière supérieure, le long de la partie supéro-latérale du cul de sac de la conjonctive.
Elle est séparée de la partie orbitale de la glande lacrymale par un plan fibro-tendineux constitué par la lame superficielle du muscle releveur de la paupière supérieure, l’expansion latérale du muscle droit supérieur et son aileron latéral.

A. Monro, anatomiste écossais (1733-1817) ; A. Kleinschmidt, médecin allemand (né en 1818)

Syn. anc. glande lacrymale accessoire, glandes conglomérées de Monro, glande de Kleinschmidt, glande lacrymale inférieure de Rosenmüller

glande palpébrale l.f.

glandula ciliaris, glandula sebacea
palpebral gland
Glande appartenant aux paupières et ayant une fonction sébacée (glandes de Meibomius, glandes de Zeis) ou sudoripare (glande de Moll).

glande parathyroïde inférieure l.f.

glandula parathyroidea inferior (TA)

inferior parathyroid gland

Chacune des deux glandes parathyroïdes situées sur le bord postéro-interne des lobes latéraux de la glande thyroïde, en dehors des nerfs laryngés récurrents, au-dessous de la terminaison de l’artère thyroïdienne inférieure, contre les premiers anneaux de la trachée.
Elles peuvent être placées en position basse, sur la face postérieure du pôle inférieur du lobe latéral thyroïdien, en regard des quatrième et cinquième anneaux de la trachée. Enrobées de graisse, elles sont soit sur la surface du lobe thyroïdien, soit dans l’épaisseur de la gaine thyroïdienne, soit à l’intérieur de cette gaine, entre la gaine et la capsule thyroïdienne, parfois enfoncées dans une dépression de la glande thyroïde.

glande parathyroïde

glande submandibulaire (artères de la) l.f.p.

rami glandulares glandulae submandibularis) (TA) 

submandibular gland arteries

Faisceaux de rameaux artériels destinés à la glande sous-mandibulaire.
Un rameau se détache de l’artère faciale, au dessous du bord cervical de la branche horizontale de la mandibule, et aborde la glande par sa face profonde ; les autres rameaux viennent de l’artère sous-mentale.

glande vestibulaire principale l.f

glandula vestibularis major (TA)

greater vestibular gland

Chacune des deux glandes situées de chaque côté de la moitié postérieure de l’orifice vaginal.
De forme allongée d’avant en arrière et aplaties transversalement, les glandes vestibulaires principales sont comprises entre le muscle constricteur de la vulve et la paroi vaginale en dedans, le bulbe vestibulaire et le muscle bulbo-spongieux en dehors.  Situées au-dessous des fascias supérieur et inférieur du diaphragme uro-génital et au-dessus de la petite lèvre de la vulve. Elles s’accolent en avant au bulbe dont elles dépriment la face médiale. Leur canal excréteur, long de un centimètre environ, émerge de la face médiale de la glande. Il se porte obliquement en avant et en dedans et s’ouvre dans le sillon nympho-hyménéal, un peu en arrière de sa partie moyenne.
Glande à sécrétion mucipare, elle contribue à la lubrification du vestibule vaginal au moment des rapports sexuels. Elle se développe après la puberté

C. Bartholin, anatomiste danois (1655-1738) ; J. Duverney, anatomiste français (1648-1730) ; P. Huguier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1804-1873) ; F. Tiedemann, anatomiste et zoologiste allemand, membre de l’Académie de médecine (1781-1861)

Syn. anc.  glande vulvo-vaginale, glande de Bartholin, glande de Duverney, glande de Huguier, glande de Tiedemann

hile de la glande suprarénale l.m.

hilum glandulae suprarenalis (TA)

hilum of suprarenal gland

Sillon oblique de la face antérieure de la glande suprarénale par lequel sort la veine centrale de la glande suprarénale.

[A1]

Édit. 2015

isthme de la glande thyroïde l.m.

isthmus glandulae thyroidae (TA)

isthmus of thyroid gland

Partie médiane étroite et mince de la glande thyroïde.
Aplatie d’avant en arrière et répondant aux 2ème, 3ème et 4ème anneaux de la trachée, elle unit les deux lobes latéraux de la glande. De son bord supérieur se détache un prolongement, le lobe pyramidal.

Syn. anc. isthme du corps thyroïde ; lobe médian du corps thyroïde

ligne mamelonnaire l.f.

Epaississement linéaire de l’épiderme qui apparaît chez l’embryon à 7 semaines de développement sur la face ventrale du tronc, de chaque côté, depuis la base du membre supérieur jusqu’à la base du membre inférieur.
C’est le long de cette ligne arquée à concavité latérale que se forment 16 à 24 bourgeons épithéliaux qui disparaissent rapidement ainsi que la ligne elle-même, sauf en un point de la région thoracique situé sur la ligne médio-claviculaire où se développera la glande mammaire chez l’Homme. La persistance de bourgeons le long de la ligne mamelonnaire explique la présence, dès la naissance, de mamelons surnuméraires (polythélie). Ils se rencontrent surtout dans la région axillaire. Le développement d’une glande mammaire complète à partir de certains de ces bourgeons explique la polymastie.

lobules de la glande thyroïde l.m.p.

lobuli glandulae thyroideae (TA)

lobules of thyroid gland

Recloisonnement du parenchyme de la glande thyroïde par des expansions de la capsule fibreuse  qui constituent le stroma de la glande thyroïde.

malformation mammaire l.f.

Malformation congénitale par absence (amastie), insuffisance de développement (hypomastie) ou par glande mammaire surnuméraire (polymastie)

La malformation peut être uni ou bilatérale : la glande est aplasique avec absence complète bilatérale dans le syndrome de Finlay-Marks (1), hypoplasique dans le syndrome de Schinzel (2) et le syndrome de Pallister (3), hypoplasique  du côté atteint dans le syndrome de Poland (4).
Dans la polymastie la ou les glandes mammaires surnuméraires sont situées sur la ligne lactée embryonnaire étendue du creux axillaire au pli inguinal. Elle est ordinairement unique ; en dehors de cette ligne , elle est dite ectopique. Un écartement anormal des mamelons et de la glande mammaire se voit dans le syndrome de Noonan (5).

1- A.Y. Finlay et R. Marks, dermatologistes britanniques (1978)
2- A. Schinzel, pédiatre généticien autrichien (1978) ;
3- P. D. Pallister, pédiatre américain (1976) ;
4- A. Poland, Sir, chirurgien britannique (1841) ;
5- Jacquelinne Anne Noonan, cardiologue pédiatre américaine (1963)

malformation mamelonnaire, Finlay-Marks (syndrome), Poland (syndrome de) , Schinzel (syndrome de) ,  Noonan (syndrome de), Pallister ( syndrome de ), polymastie

[O5]

Édit. 2019

manteau sébacé l.m.

sebaceous mantle

Formation dont dérive la glande sébacée, d’abord considérée comme une glande sébacée rudimentaire, et composée de cordons de cellules basaloïdes appendus à la face latérale du follicule pileux au niveau de la jonction entre l’infundibulum folliculaire et l’isthme.

F. Pinkus, dermatologiste allemand (1897)

Étym. bas lat. mantellum, diminutif de mantum : mante, manteau ; lat. sebum : suif, graisse

mantléome, prolifération basaloïde folliculocentrique.

McNeal (segmentation de) l.f.

McNeal's classification

Segmentation du parenchyme prostatique proposée par McNeal en 1972, sur des bases embryoanatomiques, complétant celle de Gil Vernet, comportant des implications physiopathologiques et thérapeutiques.
La glande prostatique est ainsi structurée en 5 zones : périphérique (ou ZP 70% de la glande), centrale (ZC, 5%),  transitionnelle (ZT, 20%), antérieure (s.fm.ant. : stroma fibromusculaire antérieur, correspondant au sphincter lisse), et sphinctérienne préprostatique. L'adénome prostatique nait dans la zone centrale ou périuréthrale, l'adénocarcinome dans la zone périphérique.

J. E. McNeal, chirurgien urologue américain (1930-2005) ; S. Gil-Vernet, anatomiste et chirurgien espagnol, membre de l'Académie de médecine (1953)

opothérapie

opotherapy

Utilisation thérapeutique d’extraits de glande ou tissus.
L’opothérapie a longtemps été utilisée sous forme d’extraits de glande surrénale ou de broyats de thyroïde. Elle a fait place à l’hormonothérapie, utilisant des hormones de synthèse dont l’action est mieux quantifiable et reproductible.

Étym. gr opos : suc, thérapéia : traitement

[G5]

Édit. 2017

orgelet n.m.

hordeolum, stye

Tuméfaction de la marge ciliaire, secondaire à l'infection de la racine d'un cil et de la glande sébacée (glande de Zeis) annexée à la racine de ce dernier.
Dénommé ainsi en raison de sa ressemblance avec un grain d'orge, l'orgelet constitue l'équivalent d'un furoncle palpébral localisé à la racine ciliaire. Parfois dénommé orgelet externe (ou acné ciliaire) pour le différencier du chalazion incorrectement dénommé orgelet interne (ou acné meibomienne).

Syn. compère loriot, orgelet externe (incorrect)

chalazion, glande de Zeis, glande de Meibomius

[P2]

Édit. 2017

Patey (opération de) l.f.

Patey’s operation

Technique chirurgicale de mastectomie pour cancer qui réalise l’exérèse de la totalité du sein (glande mammaire et peau qui la recouvre) ainsi que des premiers nœuds lymphatiques dits sentinelle.
L’exérèse peut être élargie à la totalité des nœuds lymphatiques axillaires pour contrôle de l’extension locale du cancer. Les muscles pectoraux sont conservés, ce qui différencie de l’opération de Halsted plus mutilante car, enlevant les muscles pectoraux, elle répond à un souci d’exérèse en masse de la tumeur, des voies et des nœuds lymphatiques de drainage. L’opération de Patey peut laisser le mamelon et l’aréole en place permettant plus facilement une reconstruction mammaire avec plastie, soit d’emblée, soit après radiothérapie. Cette technique est indiquée lorsque le cancer est trop étendu pour une exérèse partielle de la glande mais ne nécessite pas le recours à l’opération de Halsted de moins en moins pratiquée. Une variante élargie est l’opération d’Auchincloss.

D. H. Patey, chirurgien britannique (1948) ; W. S. Halsted, chirurgien américain (1894) ; H. Auchincloss, chirurgien américain (1963)

mastectomie, nœuds lymphatiques axillaires, Halsted (opération d'), Auchincloss (opération d')

[F2,J2,N2,O5]

pinéale (tumeur de la région) l.f.p.

tumors of the pineal region

Tumeurs rares, histologiquement variées, développées dans la région de la glande pinéale ou épiphyse.
Les tumeurs germinales sont les plus fréquentes (sujet jeune, surtout masculin, marqueurs positifs) : germinomes (localisation hypothalamique associée, en fait rare), tératomes. Les tumeurs spécifiques de la glande pinéale sont plus rares : pinéalocytotome, pinéaloblastome. La fréquence des kystes bénins est assez élevée. Sont décrits également des kystes arachnoïdiens et des tumeurs thalamiques postérieures.
Dans les cas typiques, ces tumeurs associent une hydrocéphalie triventriculaire par compression de l'aqueduc de Sylvius ou du IIIe ventricule, avec hypertension intracrânienne, à des troubles oculomoteurs par compression prétectale : paralysie de la verticalité et de la convergence (syndrome de Parinaud) et abolition du réflexe photomoteur. Une puberté précoce est bien plus rare.
Les techniques et les indications thérapeutiques ont été particulièrement controversées. Le plus souvent, après un diagnostic histologique obtenu par stéréotaxie ou abord direct, une ablation microchirurgicale des lésions non tumorales ou tumorales bénignes et une chimiothérapie des germinomes et autres tumeurs malignes sont pratiquées, permettant, dans ce dernier cas, de diminuer les doses de radiothérapie. L'irradiation spinale préventive est aussi discutée.

sécrétion lactée l.f.

milk secretion

Produit des cellules spécialisées de la glande mammaire qui élaborent, à partir de leur propre substance ou de matériaux prélevés électivement dans le sang, des produits qu'elles excrètent pour servir à la nutrition du nouveauné.
L'excrétion est provoquée lors de la tétée et induite par une préparation hormonale de la glande durant toute la grossesse.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

thyréostimuline n.f.

thyroid stimulating hormone

Glycoprotéine hormonale de masse moléculaire 28 kDa (constituée de 2 chaînes alpha et bêta) sécrétée par les cellules basophiles de l'antéhypophyse.
La thyréostimuline (TSH) agit sur la glande thyroïde par l'intermédiaire d'AMP cyclique pour activer le transport des iodures, la synthèse de la thyroglobuline, la synthèse de peptidases libérant l'hormone, la sécrétion des hormones T4 et T3 et stimuler le développement de la glande.
La TSH est dosée dans le plasma par électro-chimioluminescence. Sa concentration normale chez l’adulte est de l’ordre de 0,3 à 5 mUI/mL. Elle varie fortement et rapidement en cas de dysfonctionnement thyroidien et est donc le marqueur recommandé en première intention pour le diagnostitic de l’hyper- ou l’hypothyroïdie.

Syn. thyréotropine, thyréotrophine, thyrotropine, hormone thyréotrope

Sigle TSH

torsion de testicule l.f.

torsion of the spermatic cord

Accident aigu de torsion du cordon spermatique menaçant la vascularisation du testicule sous-jacent et nécessitant une intervention d'urgence.
Elle survient chez l'enfant ou l'adulte jeune, favorisée par une mobilité particulière du testicule. La torsion peut être intravaginale (dans la cavité vaginale) ou supravaginale (au-dessus de l'insertion de la séreuse). Elle est révélée par une douleur aigüe initiale et réalise ensuite un tableau de grosse bourse inflammatoire douloureuse qui peut poser un problème de diagnostic différentiel avec l'épididymite aigüe. L'écho doppler du cordon spermatique n'est pas d'une aide suffisamment fiable. Une intervention chirurgicale s'impose de toute urgence, réalisant détorsion et fixation testiculaire pour éviter les récidives ; le pronostic est fonction du caractère plus ou moins serré de la striction et surtout du délai opératoire, l'ischémie testiculaire pouvant aller jusqu'à la nécrobiose de la glande. Une intervention trop tardive mène à l'orchidectomie suivie du remplacement prothétique. Une torsion méconnue ou incomplète (subtorsion) spontanément résolutive mais itérative peut être cause d'atrophie de la glande.

veine centrale de la glande suprarénale l.f.

vena centralis glandulae suprarenalis (TA)

central vein of suprarenal gland

Volumineuse veine qui recueille la presque totalité du sang veineux de la glande suprarénale.
Issue du réseau capillaire cortical au niveau de la zone réticulée et du réseau capillaire médullaire au sein duquel elle s’individualise, la veine centrale émerge du hile de la glande et se jette à droite dans la veine cave inférieure et à gauche dans la veine rénale.

J. Testut, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1849-1925)

Syn. anc. veine surrénale principale, veine capsulaire centrale, veine capsulaire moyenne, veine centrale de Testut

veine suprarénale, veine suprarénale droite, veine suprarénale gauche

[A1, K4, O4]

Édit. 2020

veine rétromandibulaire l.f.

vena retromandibularis (TA)

retromandibular vein

Volumineuse anastomose entre le confluent veineux intraparotidien temporo-mandibulaire (origine de la veine jugulaire externe) et la partie terminale de la veine faciale (ou le tronc thyro-linguo-facial).
La veine rétromandibulaire descend un peu en avant de la veine jugulaire externe dans l’interstice fibro-celluleux interlobaire de la glande parotide, à la face profonde du lobe superficiel de la glande, et sort de la loge parotidienne en traversant la bandelette maxillaire. Elle est considérée par Sébileau comme l’élément principal du drainage du confluent veineux intraparotidien. Elle peut suppléer en totalité ou en partie une veine jugulaire externe absente ou grêle, et peut être, elle-même, remplacée par une veine carotide externe.

P.Sébileau, chirurgien français (1860-1953)

Syn. anc. veine communicante intraparotidienne, veine faciale postérieure de Sébileau, tronc temporo-maxillaire

[A1, K4, P1]

Édit. 2020

veine suprarénale l.f.

vena suprarenalis (TA)

suprarenal vein

Volumineuse veine qui recueille la presque totalité du sang veineux de la glande suprarénale.
Issue du réseau capillaire cortical au niveau de la zone réticulée et du réseau capillaire médullaire au sein duquel elle s’individualise, la veine surrénale principale émerge du hile de la glande et se jette, à droite dans la veine cave inférieure, à gauche dans la veine rénale.

J. Hureau, anatomiste et chirurgien français, membre de l’Académie nationale de médecine (1961)

Syn. anc. veine capsulaire centrale, veine capsulaire moyenne, veine centrale de Testut, veine surrénale principale.

[A1, K4, M2, O4]

Édit. 2020

glande pinéale l.f.

glandula pinealis (TA)

pineal gland

Glande endocrine situé sur le diencéphale à la jonction du toit et de la face postérieure du 3ème ventricule du cerveau.
De 1cm de longueur, elle repose sur le sillon médian qui sépare les colliculus supérieurs ; le sommet de la glande est libre et regarde en arrière ; la base reçoit deux tractus blanc les habénulas et est bordé d’un repli inférieur qui correspond à la commissure blanche postérieure. Elle secréte une hormone, la mélatonine qui intervient dans la régulation du sommeil. Elle correspond à l’œil pinéal des reptiles.

Syn. (ancien) épiphyse

mélatonine

[A1]

Édit. 2019

acide gras-synthétase l.m.

fatty acid synthetase

Multi-enzyme catalysant la réaction de polycondensation et de réduction de l'acétyl-coenzyme A en acide gras à longue chaîne.
Il s’agit en général chez l'Homme de l'acide palmitique ; ses substrats sont l'acétyl-CoA, le malonyl-CoA et l'hydrogène du coenzyme NADPH.
Dans les tissus de l'Homme et des animaux, cet enzyme est plutôt appelé palmitate-synthétase. La glande mammaire synthétise aussi des acides gras plus courts.

Syn. aliphacyl-Synthétase

acide gras

[C1,C2,C3]

Édit. 2017

acné n.f.

acne

Etat pathologique résultant d'une altération des follicules sébacés, (c’est-à-dire à glande sébacée volumineuse et à tige pilaire mince), caractérisé par le développement sur le visage ou la moitié supérieure du thorax de lésions dites rétentionnelles à type de comédons ouverts ou fermés et/ou de lésions dites inflammatoires telles que papules, papulopustules ou nodules, le mélange des deux types réalisant le tableau de l'acné « polymorphe juvénile ».
L'acné extrêmement fréquente, survient électivement à partir de l'adolescence et dure pendant une période variable. Il existe de nombreux facteurs déclenchants : hormonaux (hyperandrogénie, excès d’œstrogènes notamment synthétiques des contraceptifs), locaux (certains cosmétiques, rayons ultraviolets) ou médicamenteux (glucocorticoïdes, antituberculeux, vitamine B12, lithium, etc.). Le problème essentiel de l'acné réside dans les cicatrices qu'elle laisse et qui, quand elles sont nombreuses, sont source d'un préjudice esthétique souvent important. De façon incorrecte l’orgelet ou le chalazion peuvent être dénommés acné.

Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)

acné conglobata, acné juvénile, acné cortisonique, acné de contact, acné excoriée, acné fulminans, acné néonatale, acné médicamenteuse, acné nécrotique, acné nodulokystique, acné chéloïdienne, acné vermoulante, orgelet, chalazion

[J1]

Édit. 2020

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