indice neuro-oculaire l.m.
neuro-ocular index
Rapport de mesures tomodensitométriques dans le plan neuro-oculaire entre le diamètre du nerf optique intra-orbitaire et le diamètre du globe oculaire.
Sa valeur moyenne est de 14,8 mm pour un écart type de 0,74.
Étym. lat. indicium : indication
→ plan neuro-oculaire, diamètre du nerf optique intra-orbitaire
indice oculaire bicanthal externe l.m.
external eye bicanthal index
Rapport de mesures tomodensitométriques dans le plan neuro-oculaire entre le segment antébicanthal externe et le segment rétrobicanthal externe.
Sa valeur moyenne est de 1,91 mm.
Étym. lat. indicium : indication
→ segment antébicanthal externe, segment rétrobicanthal externe
indice oculo-orbitaire l.m.
oculo-orbital index
Rapport de mesures tomodensitométriques dans le plan neuro-oculaire entre le segment antébicanthal externe et la longueur axiale maximale du globe oculaire.
Sa valeur normale est de 65% chez l’adulte, c’est-à-dire que chez l’adulte sain, 65% du globe est situé en avant du plan prébicanthal. En cas d’exophtalmie cet indice est supérieur à 75%. L’exophtalmie est de grade I en cas d’indice oculo-orbitaire compris entre 75% et 100%, de grade II en cas d’indice oculo-orbitaire égal à 100%, de grade III en cas d’indice oculo-orbitaire supérieur à 100%.
Étym. lat. indicium : indication
Syn. indice d’exophtalmométrie plan neuro-oculaire, segment antébicanthal externe, longueur axiale maximale du globe oculaire
indice oocystique l.m.
oocystic index
Pourcentage des anophèles femelles, d’une espèce donnée, chez lesquelles une dissection exécutée dans les 24 heures suivant la capture établit la présence d’oocystes de Plasmodium dans l’estomac.
Cet indice renseigne sur le rôle joué par une espèce anophélienne dans la transmission palustre.
Étym. lat. indicium : indication
Liley (indice optique) l.m.
Liley's optical index
Méthode quantitative de mesure du taux de bilirubine dans le liquide amniotique, utilisée pour apprécier l'intensité de l'anémie fœtale dans le cadre des allo-immunisations sanguines érythrocytaires maternofœtales.
La densité optique du liquide amniotique est étudiée dans un spectrophotomètre en faisant varier la longueur d'onde du faisceau lumineux entre 350 et 500 millimicrons. La bilirubine absorbe sélectivement la lumière d'un faisceau monochromatique de 450 millimicrons, ce qui dessine un pic plus ou moins élevé en fonction de la quantité présente sur la courbe d'absorption. L'anémie fœtale est corrélée à la hauteur du pic d'absorption, en fonction de l'âge gestationnel.
A. W. Liley, Sir, gynécologue obstétricien néozélandais (1961)
Étym. lat. indicium : indication
→ incompatibilité sanguine fœtomaternellel
[F1, O3]
Édit. 2018
indice oscillométrique l.m.
oscillometric index
Amplitude des oscillations artérielles mesurées avec un oscillomètre.
Étym. lat. indicium : indication
indice plasmodique l.m.
plasmodial index, parasite index
Indice épidémiologique correspondant au pourcentage de sujets parasitémiques, à une date donnée et pour un groupe d’âge donné.
D’un point de vue méthologique, un examen unique ne révèle que 30 à 40 % des paludismes présents dans la communauté étudiée, ce qui conduit à préférer les enquêtes longitudinales avec des passages et des examens répétés. Cet indice parasitaire peut être complété par la détermination de la densité parasitaire qui apporte une notion quantitative renseignant sur l’intensité des parasitémies observées.
Étym. lat. indicium : indication
Syn. indice parasitaire
indice spécifique de gravité l.m.
specific gravity index
Indice permettant d'évaluer la gravité d'une affection particulière ou l'efficacité des moyens diagnostiques et thérapeutiques utilisés.
La gravité d'une affection particulière s'évalue par le score de Glasgow-Liège pour les comas, par l'indice de McCabe pour absence ou présence de maladies chroniques, plus ou moins graves, par le score de Ranson ou l'indice d'Imrie, pour les péritonites et les pancréatites aigües.
L'efficacité des moyens diagnostiques et de traitement mis en œuvre s'évalue à partir d'indicateurs : pour la charge des soins on utilise l'indice de Cullen ou TISS (therapeutic intervention system score) recueillant 76 actes de soins cotés de 1 à 4 selon leur complexité, les risques afférents, le temps nécessaire à leur réalisation.
Le système OMEGA (Ω), utilisé en France, recense 51 actes médicaux techniques assortis de coefficients de pondération, répartis en trois groupes :
- actes enregistrés une seule fois même s'ils sont effectués plusieurs fois (Ω 1),
- actes enregistrés chaque fois qu'ils sont réalisés (Ω 2),
- nombre de jours pendant lesquels ils sont techniquement réalisés (Ω 3).
T. J. McCabe Sr, mathématicien américain (1976) ; J. H. Ranson, chirurgien américain (1974) ; C. W. Imrie, chirurgien britannique (1978) ; D. J. Cullen, anesthésiste réanimateur américain (1974)
Étym. lat. indicium : indication ; Glasgow, ville d’Écosse ; Liège, ville de Belgique
→ Cullen (indice de), Glasgow Liège (score de), gravité, Imrie (système d'), McCabe (indice de), OMEGA (système), Ranson (score de), Tiss (indice)
indice splénique l.m.
spleen index
Moyen très simple de détermination approximative du niveau d’endémicité palustre fondé sur la taille de la rate, surtout chez les enfants, d’une population donnée.
La splénomégalie est mesurée et classée (de 0 à 5) par rapport à des repères définis par Hackett et recommandés par l’OMS.
Étym. lat. indicium : indication
indice sporozoïtique l.m.
sporozoite rate
Pourcentage d’anophèles femelles d’une espèce donnée chez lesquelles les glandes salivaires, disséquées dans les 24 heures qui suivent la capture, contiennent des sporozoïtes de Plasmodium.
Comme il est impossible de distinguer morphologiquement les sporozoïtes des diverses espèces plasmodiales, on réalise éventuellement cette identification par des méthodes immunologiques (anticorps monoclonaux marqués).
Étym. lat. indicium : indication
infarctus du myocarde (indice de gravité de l') l.m.
clinical severity index in acute myocardial infarction
Indice établi sur une statistique de 250 patients suivis sur deux ans.
I : pas d'insuffisance cardiaque
II : insuffisance cardiaque
III : œdème pulmonaire
IV : choc cardiogénique
T. Killip 3rd et J. Kimball, médecins cardiologues américains (1967)
Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.
Kaltreider (indice de) l.m.
Kaltreider's index
Indice permettant d'apprécier l'influence de la position des épines sciatiques dans l'évaluation de la perméabilité d'un bassin pour l'accouchement.
La somme des diamètres bisciatique et sagittal postérieur doit être supérieure, à 13,5. Au-delà, la fréquence des dystocies est élevée.
D. F. Kaltreider, gynécologue obstétricien américain (1954)
Lee (indice fonctionnel de) l.m.
Lee’s functional index
Questionnaire permettant d'évaluer l'atteinte fonctionnelle au cours d'une atteinte rhumatismale.
Une liste de 17 questions correspondant aux gestes de la vie quotidienne est fournie au malade. La cotation est la suivante : si le patient peut faire le geste avec facilité, on attribue la note 0 à la question ; s'il peut le faire avec difficulté, la note 1 ; s'il en est incapable, la note 2. Une fois le questionnaire rempli, l'addition des notes donne le score final.
P. Lee, médecin rhumatologue britannique (1973)
Lewis (indice de) l.m.
Lewis’ index
T. Lewis, Sir, médecin cardiologue britannique (1914)
Magnin (indice de) l.m.
Magnin's index
Somme des mesures radiopelvimétriques du diamètre transverse médian (DTM) et du diamètre antéro-postérieur utile, diamètre promonto-rétropubien.(DPRP).
Cette somme DTM+DPRP est normalement supérieur à 230 mm. Cet indice, confronté au diamètre bipariétal, permet d'évaluer le pronostic obstétrical.
P. Magnin, gynécologue-obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1975)
Manning (indice de) l.m.
Manning index
Rapport entre la longueur de l’index (2D) et la longueur de l’annulaire (4D), ces deux doigts étant pratiquement égaux chez la femme (2D/4D # 1), l’annulaire étant plus long chez l’homme (2D/4D <1).
Au cours du développement la longueur de l’index serait influencée par la teneur en œstrogène et celle de l’annulaire par la testostérone. Cet indice peut avoir une valeur d’appoint lors d’une échographie prénatale ou en cas d’ambiguité sexuelle.
F. A. Manning, gynécologue américain (2002)
Miller (indice de) l.m.
Miller's index
G. A. H. Miller, médecin cardiologue britannique (1971)
→ indice de Miller, embolie pulmonaire
Nicholson (indice de) l.m.
Nicholson’s index
Produit des diamètres antéropostérieur et transverse du détroit inférieur, normalement supérieur à 100 cm2.
C. Nicholson, chirurgien britannique (1946)
Pearl (indice de) l.m.
Pearl's index
Indice donnant une évaluation objective standardisée de l'efficacité d'une méthode de contraception.
Il exprime le taux de grossesses constatées (R) calculé pour 100 années d’exposition par rapport au risque de grossesse selon la formule :
R = nombre de grossesses constatées x 1200 / nombre de mois d’exposition
Le nombre de mois d’exposition représente le nombre de cycles théoriquement espérés.
R. Pearl, biologiste américain (1933)
Syn. formule de Pearl, pourcentage année/femme
Silverman (indice de) l.m.
Silverman’s index
Indice permettant d'évaluer l'importance et l'allure évolutive d'une détresse respiratoire d'un nouveau-né à partir de données cliniques simples.
On retient 5 paramètres, cotés chacun de 0 à 2 selon leur intensité : à l'inspiration, creusement souscostal, creusement intercostal, extériorisation de l’appendice xyphoïde, dilatation des narines ; à l'expiration, gémissements. Il y a détresse respiratoire lorsque le total est supérieur ou égal à 2 ; l'évaluation répétitive permet de surveiller l'évolution.
Cet indice n'est valable que dans les tout premiers jours de la vie.
W. Silverman, pédiatre américain (1956)
Sokolow-Lyon (indice de) l.m.
Sokolow-Lyon index
Indice chiffré destiné à apprécier l’existence et l’importance d’une hypertrophie ventriculaire gauche du cœur, exprimé en millimètres, obtenu en additionnant la hauteur de l’onde électrocardiographique R en dérivation V5 ou V6 et de l’onde S en dérivation V1.
Variable avec l’âge et le sexe, il est pathologique au-dessus de 35 à 45 mm. À cet indice classique, certains préfèrent l’indice de Blondeau-Heller-Lenègre.
M. Sokolow, T. P. Lyon, médecins cardiologues américains (1949) ; M. Blondeau, J. Heller, J. Lenègre, membre de l’Académie de médecine, médecins cardiologues français (1956)
→ Heller-Blondeau-Lenègre (indice de)
spécificité (indice de) l.f.
specificity
En biostatistique, indice informationnel de la fréquence de l’absence d’un signe chez les sujets qui ne sont pas malades.
C’est la probabilité de l’absence d’un signe si la maladie n’existe pas. La spécificité est d’autant plus élevée que le signe est souvent absent s’il n’y a pas la maladie. Au maximum, si le signe ne se voit jamais en l’absence de maladie, il est spécifique de la maladie ; p. ex. le signe de Koplik dans la rougeole.
→ spécificité d'une épreuve, sensibilité d'une épreuve, sensibilité (indice de)
Thoms (indice de) l.m.
Thoms’ index
Evaluation chiffrée de l’aire du détroit inférieur du bassin obstétrical fondée sur les dimensions des diamètres biischiatique et sagittal.
Inférieur à quinze il laisse prévoir des difficultés théoriques de dégagement du fœtus.
H. Thoms, gynécologue obstétricien américain (1935)
White et Bock (indice de) l.m.
White and Bock’s index
Moyen d’évaluation chiffrée de rotation du cœur et des hypertrophies ventriculaires fondée sur l’étude du complexe QRS dans les dérivations périphériques D1 et D3 de l’électrocardiogramme.
L’indice de White et Bock est représenté par la formule (U1 + D1) – (D1 + U1), dans laquelle U est l’amplitude en mm de la déflexion positive la plus grande en D1 et D3, et D est l’amplitude en mm de la déflexion négative la plus grande en D1 et D3. Un indice de W et B supérieur à + 17 est très suggestif d’hypertrophie ventriculaire gauche, alors qu’un indice inférieur à –14 indique une hypertrophie ventriculaire droite.
P.D. White et A.V. Bock, électrophysiologistes américains (1908)