Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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anesthésie sous-ténonienne l.f.

sub-Tenon's local anaesthesia

Anesthésie provoquée par l'injection directe d'un produit anesthésique dans l'espace épiscléral, ou espace de Tenon (espace injectable en arrière du globe oculaire, situé entre la capsule de Tenon et la paroi oculaire).
Cette technique anesthésique permet l'obtention rapide d'une bonne analgésie par blocage du ganglion ciliaire et des nerfs ciliaires postérieurs à leur entrée sclérale. Par contre, l'akinésie obtenue est très partielle et tardive.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie spinale l.f.

spinal anaesthesia

analgésie péridurale

[G1]

Édit. 2017

anesthésie topique l.f.

topical anaesthesia, topicus anaesthesia

Anesthésie superficielle de contact de la cornée (nerfs cornéens superficiels) et dans une moindre mesure de la conjonctive, par simple instillation de collyre anesthésique.
Une substance topique est une substance qui agit à l'endroit où elle est appliquée. Du fait de son mode d'action, les indications de l'anesthésie topique sont limitées à la chirurgie de la cataracte par phakomulsification, à la chirurgie du ptérygion ou à la réparation de petites plaies cornéennes ou conjonctivales.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie tronculaire périoculaire l.f.

periocular local anaesthesia

Interruption de la sensibilité régionale par blocage de nerfs isolés, par injection directe d'un produit anesthésique le long de leur trajet.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

Syn. bloc péri-oculaire

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésique général l.m.

systemic anaesthetic drug

Médicament qui supprime de façon réversible la conscience, toute sensation et tout mouvement spontané ou réflexe.
Son action se produit après le passage du produit dans la circulation générale.
Le blocage des processus nerveux intéresse principalement le système nerveux central. L'efficacité du médicament peut être plus ou moins grande, on l'estime statistiquement par la concentration médiane, CE50 (concentration plasmatique efficace à 50 %), qui produit dans 50% des cas une anesthésie juste suffisante pour une intervention chirurgicale simple avec incision de la peau. Pour un anesthésique volatil on détermine dans les mêmes conditions la concentration alvéolaire minimale (MAC).
Les anesthésiques généraux sont classés en volatils ou non. Les premiers sont administrés par inhalation (éther, chloroforme, N2O, produits halogénés tels que l'halothane, etc.), les autres sont administrés par voie parentérale (barbiturique, benzodiazépine, stéroïde, etc.).

Étym. gr. an: privatif; aesthesia: sens

alvéolaire (air), alvéolaires (conditions), gradient, MAC, ventilation-perfusion (rapport)

[G1,G3]

Édit. 2017

anesthésique local l.m.

local anaesthetic drug

Médicament bloquant de façon réversible la conduction nerveuse au niveau des nerfs ou de la moelle épinière.
Le blocage de la propagation de l’influx nerveux est dû à la fixation du produit au niveau du pore interne des canaux sodiques rapides de la membrane axonale. Le blocage des fibres nerveuses de différents diamètres est, selon leur diamètre croissant, responsable du bloc sympathique, sensitif ou moteur. Les anesthésiques locaux sont des bases organiques faibles, comportant un pôle amine hydrophile et un pôle aromatique, réunis par une chaîne intermédiaire comportant une liaison ester ou amide. Principaux anesthésiques locaux : cocaïne (1860), procaïne (1905), lidocaïne (1948), bupivacaïne (1963), etc.

Étym. gr. an: privatif; aesthesia: sens

cocaïne

[G1]

Édit. 2017

anesthésique volatil l.m.

volatile anaesthetic

Liquide administré en vapeur par les voies aériennes pour assurer l'anesthésie générale.
Les premiers anesthésiques volatils employés ont été l'éther (1846) et le chloroforme (1847). On utilise actuellement des hydrocarbures ou des éthers halogénés très puissants :
halothane (1956), enflurane (1968), isoflurane (1981), desflurane (1995), sévoflurane (1995). Leur administration, qui nécessite des évaporateurs fidèles et sûrs, est facilitée par la mesure continue de la concentration de leurs vapeurs dans le mélange inhalé.

Étym. gr. an: privatif; aesthesia: sens

cryo-anesthésie n.f.

cryoanaesthesia

Anesthésie par le froid.
Cette technique n'est pas utilisable en anesthésie générale pour les animaux à sang chaud (dont l'homme) mais c'est la technique de choix pour anesthésier les insectes (la mise au réfrigérateur à 4°C environ suffit).

cryoanalgésie

[G1]

électroencéphalogramme et anesthésie l.m.

electroencephalogram and anaesthaesia

Les modifications de l'électroencéphalogramme ont été proposées pour apprécier la profondeur de l'anesthésie et des essais d'asservissement de l'anesthésie (anesthésie automatique), jusqu'à présent ces essais n'ont pas été couronnés de succès.
La profondeur de l'anesthésie à l'éther ou au chloroforme modifie l'électroencéphalogramme (H. Berger); un appareil d'anesthésie automatique asservissant l'administration de l'éther ou du thiopental à l'électroencéphalogramme a été présenté par Bickford. Cet asservissement peut utiliser différents paramètres tirés de l'analyse des potentiels électriques cérébraux (fréquence, amplitude, répartition spectrale, etc.), ce qui demande des moyens informatiques importants, de telle sorte que cela freine la recherche et a fortiori l'utilisation clinique.
Quoi qu'il en soit, l'aspect de l'électroencéphalogramme en fonction de la profondeur de l'anesthésie dépend du type d'anesthésique administré. Mais aussi interviennent l'oxygénation du sang (PaO2) et l'irrigation cérébrale, donc la pression artérielle et les résistances vasculaires au débit sanguin : cela complique le traitement des informations.

H. Berger, neuropsychiatre allemand (1933) ; R. G. Bickford, neurophysiologiste américain (1950)

anesthésie (profondeur de l'), index bispectral, élecroencéphalographie, épilepsie

[B3, G1, H1]

Édit. 2019

endoscopie trachéobronchique (anesthésie pour) l.f.

tracheobronchial fibroscopy (anaesthesia for)

Au cours d'une endoscopie trachéobronchique, l'anesthésie peut être locale ou générale.
En cas d'endoscopie souple avec un fibroscope à visée diagnostique, une simple anesthésie locale administrée par l'endoscopiste suffit généralement. Dans certains cas, une  sédation est nécessaire.
En cas d'endoscopie à visée interventionnelle thérapeutique avec un bronchoscope rigide, une anesthésie générale est nécessaire. La ventilation est  assurée de manière classique ou en jet ventilation.
Lors de l'utilisation d'un laser ou d'un bistouri électrique, le gaz délivré doit avoir une concentration en oxygène inférieure à 50% pour éviter les risques d'incendie.

jet-ventilation, laser (anesthésie lors de l'emploi du)

[B4, K1, G1]

Édit. 2020

Guedel (stades de l'anesthésie de) l.m.

Guedel's anaesthetic stages

A. E Guedel, médecin anesthésiste américain (1937)

anesthésie (profondeur de l'), éther (stades de l'anesthésie à l')

hypertension et anesthésie l.f.

chronic hypertension and anaesthesia, anaesthesia for hypertensive patients

Avant une intervention chirurgicale, une hypertension artérielle essentielle est fréquente.
Elle demande une prise en charge spécifique en anesthésiologie car elle augmente le risque de complications cardiovasculaires péri-opératoires (hémorragie cérébrale ou, à la suite d'une thrombose artérielle, infarctus cérébral, angor ou infarctus du myocarde, insuffisance ventriculaire gauche avec œdème du poumon).
Un contrôle de la pression artérielle par un traitement antihypertenseur, diminue la fréquence des complications.
L'hypertension artérielle modifie la réactivité du système cardiovasculaire aux stimulations nociceptives (intubation, stimulations chirurgicales) et aux variations de la masse sanguine en réponse à une hémorragie, à la ventilation artificielle et aux changements de position. L'hyperréactivité du système résistif artériolaire favorise les poussées hypertensives. Mais la sensibilité aux médicaments inotropes négatifs et aux vasodilatateurs est souvent accrue : lors de l'induction l'hypotension est fréquente. Il en est de même lors des anesthésies rachidiennes (rachianesthésie et péridurale) : le risque d'hypotension est aussi grand que celui d'hypertension. Ce qu'on vérifie surtout lors des accidents vasculaires cérébraux (il y a une diminution de l'autorégulation de la circulation cérébrale chez l'hypertendu) et la thrombose des artères extra- ou intracrâniennes est plus fréquente en cas d'hypotension artérielle prolongée.
Le traitement antihypertenseur doit être maintenu jusqu'au jour de l'intervention pour éviter les accidents par rebond. En ce qui concerne les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, il est recommandé de suspendre leur administration la veille d'une l'opération majeure pour éviter l'hypotension. Pour prévenir ce risque, il faut :
- utiliser les médicaments les moins dépresseurs cardiovasculaires et les administrer de façon continue pour éviter les pics de concentration qui augmentent les effets pharmacodynamiques ;
- ne pas hyperventiler,
- veiller au remplissage vasculaire, le plus tôt possible ou administrer précocément des vasopresseurs.
L'hypertension artérielle justifie dans certains cas un monitorage perfectionné (surveillance du débit cardiaque et de la pression de remplissage par un cathéter de Swan-Ganz ou surveillance de la fonction myocardique par échographie transœsophagienne).
Au réveil, l'hypothermie et la douleur postopératoire entraînent des réactions cardiovasculaires.

Swan-Ganz (sonde de), inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine

intoxication par les vapeur anesthésique l.f.

poisoning by anaesthetic vapours

pollution du bloc opératoire par les gaz anesthésiques

Jackson-Rees (système de) l.m.

Jackson  Rees’ anaesthetic system

Dispositif anesthésique simple utilisé pour l'enfant (système F de la classification de Mapelson).
Ce système ouvert, dérivé du tube d'Ayre, comporte un masque ou un raccord pour sonde d'intubation, un tuyau annelé et un ballon réservoir. Le mélange frais arrive par un tuyau séparé branché sur la partie du tuyau annelé proche du patient. Le ballon comporte une fuite, réglable par un clamp, au niveau de son extrémité distale. En ventilation spontanée le système doit être alimenté par un débit de gaz frais égal à 2 ou 2,5 fois la ventilation normale du patient.

G. Jackson-Rees, anesthésiologiste britannique (1950) ; W. W. Mapleson, anesthésiologiste britannique (1954) ; P. Ayre, anesthésiologiste britannique (1937)

Ayre (tube d'), classification de Mapelson, système anesthésique

[G1]

Édit. 2018

laryngoscope d'anesthésie l.m.

laryngoscope for anaesthesia

Instrument en métal ou en matière plastique utilisé pour la laryngoscopie directe lors de l'intubation.
Il comporte deux parties principales, le manche et la lame. Habituellement de forme arrondie, le manche permet la préhension. Il contient la source d'énergie électrique (pile) pour l'éclairage. La lame est une spatule munie d'une ampoule éclairante située au niveau du milieu ou près de son extrémité. La base de la lame comporte un ergot permettant la connexion avec le manche. En position d'utilisation, le manche est perpendiculaire à la lame. Lorsqu'elle est repliée le contact électrique est coupé et l'ampoule est éteinte.
Il existe diverses formes de lame, celle courbe de Macintosh est la plus utilisée. Chez l'enfant on utilise la lame droite. De nombreux laryngoscopes spéciaux ont été développés pour faire face aux cas d'intubation difficile. Les modifications concernent le manche ou la lame. Des prismes ou de miroirs ont aussi été ajoutés pour faciliter la vision du larynx au cours de la laryngoscopie.

Étym. gr. larugx : larunx ; skopein : observer

mise en route d'un appareil d'anesthésie l.m.

implementation of an anaesthetic apparatus

Vérification indispensable d'un appareil d'anesthésie ou de réanimation avant toute utilisation étant donné le risque mortel que peut apporter une mauvaise utilisation.
La vérification de la nature des gaz doit être faite au préalable par le service de contrôle, mais les autres vérifications doivent être faites systématiquement par l'anesthésiste : circuits, fixation des différentes parties, matériel d'intubation, de perfusion et autres (seringues, etc.) alimentations électriques et en gaz.

mise en service d'un dispositif médical

neuroleptanesthésie n.f.

neuroleptanaesthesia

neuroleptanalgésie

péridurale (complication de l'anesthésie) l.f.

complication of the epidural anaesthesia

Conséquences plus ou moins nocives de l'anesthésie péridurale.
Elles peuvent être locales ou générales, immédiates ou retardées, les plus fréquentes n'ont pas de caractère de gravité.
Les complications observées sont :
- anesthésie incomplète unilatérale «en damier»;
- impossibilité de cathétériser l'espace péridural;
- ponction accidentelle de la dure-mère à l'origine de céphalées ;
- section du cathéter ;
- rupture de l'aiguille de ponction ;
- ponction accidentelle d'une veine péridurale, surtout fréquente chez la femme enceinte, non reconnue elle peut permettre une injection accidentelle d'anesthésique local et causer un surdosage brutal et dangereux ;
- l'injection accidentelle de la solution anesthésique après une ponction dure-mérienne peut être à l'origine d'une rachianesthésie étendue.
Les deux complications les plus rares mais les plus graves sont l'abcès épidural et l'hématome épidural. Ces deux complications conduisent dans près d'un cas sur deux à une paraplégie définitive.

profondeur de l'anesthésie (stade de) l.m.

depth of anaesthesia classification

Diminution du niveau de réactivité du patient, en réponse à des stimulations extérieures, telles l'intubation trachéale ou l'acte chirurgical.
L'anesthésie générale est un état d'inconscience transitoire réversible, induit par un ou plusieurs agents anesthésiques. De façon graduée, elle permet d'obtenir l'absence de perception et de remémorisation des stimulations extérieures. L'estimation de la profondeur de l'anesthésie se fait en quantifiant la stimulation et en utilisant un paramètre adapté pour exprimer la réponse.
Les stades de l'anesthésie (Plombey et Snow), ont été précisés par Guedel  pour l'anesthésie à l'éther en ventilation spontanée. Ils comportent :
- stade 1, analgésie,
- stade 2, excitation,
- stade 3, dit chirurgical, (subdivisé en 4 plans de profondeur croissante),
- stade 4, dit toxique (il débute par la paralysie respiratoire et se termine par l'arrêt cardiaque).
Cette classification est désuète car les anesthésiques actuels sont d'action rapide, ce qui occulte en moins d'une minute les premiers stades. D'autre part la curarisation et la ventilation contrôlée, qui suppriment la réponse respiratoire, rendent difficile l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie. Cette perte d'information apporte un risque de sousdosage permettant un réveil intempestif et une mémorisation.
D'autres classifications ont été proposées (Gareth Jones) :
- 1) conscience avec mémorisation,
- 2) conscience avec amnésie,
- 3) conscience «subconsciente» avec amnésie (l'opéré perçoit des conversations ce qui peut influencer son comportement postopératoire bien qu'il n'en garde pas le souvenir),
- 4) inconscience.
La détermination de la profondeur de l'anesthésie permet de placer l'opéré dans un état d'inconscience et d'insensibilité adapté aux stimulations douloureuses auxquelles il doit faire face tout en évitant un surdosage ou un sousdosage.
Dans la pratique, l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie se fait sur les signes cliniques (réactions motrices, cardiovasculaires, respiratoires, neurovégétatives).
L'évaluation instrumentale, trop complexe (électroencéphalographie et ses diverses modalités d'analyse notamment le calcul de l'index bispectral, les potentiels évoqués sensoriels, électromyographie du muscle frontal, activité contractile de l'œsophage), ne peut être utilisée en routine. On peut employer des moyens indirects d'évaluation par la mesure de la concentration alvéolaire des anesthésiques volatils ou la concentration sanguine (propofol) dans la technique d'anesthésie intraveineuse à objectif de concentration (AIVOC). Mais, à l'heure actuelle il n'existe pas de moniteur de la profondeur de l'anesthésie suffisamment simple, capable de donner des informations précises et fidèles pour une prédiction acceptable.

F. Plombey (1847), J. Snow (1847), médecins anesthésistes britanniques ; A. E. Geudel, médecin anesthésiste américain (1937) ; J Gareth Jones, médecin anesthésiste britannique (1928-2015)

éther (stades de l'anesthésie à l'),  index bispectral

[G1]

Édit. 2018

salle de surveillance postinterventionnelle l.f.

post anaesthesia care unit, recovery room

Unité de soins intensifs dirigée par un anesthésiste-réanimateur, « salle de réveil » spécialement équipée pour la surveillance des patients au retour d'une anesthésie générale ou locorégionale pour un acte thérapeutique ou diagnostique.
L'admission dans cette salle à la sortie de salle d'opération a été rendue obligatoire par le décret du 5 décembre 1994 qui précise l'équipement, la dotation en personnel et les règles de fonctionnement. La sortie du patient est autorisée par le médecin anesthésiologiste responsable après vérification de la stabilité des grandes fonctions vitales (conscience, circulation, ventilation, température centrale). L'état du patient peut être estimé par un score comme celui d'Aldrete (allant de 0 à 10) : un score de 9 ou 10 est exigé pour la sortie. L'institution des salles de réveil a notablement réduit la mortalité anesthésique.

sismothérapie (anesthésie pour) n.f.

electroconvulsive therapy (anaesthesia for)

Mode de traitement par choc électrique.
Indiquée dans plusieurs syndromes psychiatriques (p. ex. dépression, accès maniaques, schizophrénie), la sismothérapie doit être réalisée sous anesthésie générale et avec curarisation pour limiter les effets secondaires aux contractures.
Une fiche explicative doit être remise au patient, et il faut satisfaire aux exigences essentielles de sécurité en anesthésie (visite préanesthésique, programmation de l'anesthésie, avoir à disposition tout le matériel nécessaire, surveillance postopératoire). L'anesthésie brève (par ex. propofol) doit être associée à un myorelaxant : elle permet d'éviter l'angoisse du patient devant la paralysie des muscles ventilatoires par le curare, qui est indispensable pour éviter les convulsions motrices causes d'arrachements tendineux et des fractures osseuses.
La sismothérapie entraîne une élévation de la pression intracrânienne : l'hypertension intracrânienne est une contrindication absolue à ce traitement. Les contrindications relatives relèvent de l'appréciation du bénéfice attendu par rapport aux risques courus :
- risques cardiovasculaires, respiratoires et allergiques de l'anesthésie et de la curarisation,
- risque hémorragique lié à la présence d'un anévrisme ou d'une malformation vasculaire,
- existence d'un décollement de la rétine,
- existence d'un phéochromocytome,
- antécédent d'une sismothérapie inefficace ayant eu des effets secondaires graves,
- prise de certains traitements (ex. anticoagulants).
La mortalité après sismothérapie est presque deux fois plus élevée que celle relevée avec les anesthésies pour chirurgie générale : elle est estimée actuellement à 1 accident pour 13.000 à 14.000 séances.

Étym. gr. seismos : ébranlement, commotion

Syn. déconseillé : électrochoc

électrochoc, exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie

surveillance postinterventionnelle l.f.

post-anaesthetic care unit, recovery room

salle de surveillance postinterventionnelle

va-et-vient d'anesthésie l.m.

to and fro anaesthetic device

système anesthésique

[G1]

Édit. 2019

World Federation of Societies of Anaesthesiologists l.f.

Fédération mondiale des Sociétés d'Anesthésie

anesthésique halogéné l.m.

halogenated anaesthetic

Groupe de composés halogénés volatils, puissants agents anesthésiques, qui ont supplanté le chloroforme et l'éther.
Ce sont l'halothane (1956), l'enflurane (1968), l'isoflurane (1981), le desflurane (1995), le sevoflurane (1995).

anesthésique volatil, halogène

[G1]

Édit. 2017

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