œdème tissulaire l.m.
tissue oedema
Augmentation de la quantité de liquide présent dans le tissu conjonctif de soutien d'un tissu, visible par examen macroscopique ou microscopique.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Édit. 2017
œdème veineux l.m.
veinous oedema
Œdème d'origine veineuse.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Édit. 2017
œdème vénérien du pénis l.m.
venereal oedema of the penis
Œdème du pénis survenant après un rapport sexuel prolongé, plus fréquent chez le sujet circoncis.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Édit. 2017
Quincke (angio-œdème de) l.m.
angiooedema
Forme clinique d'urticaire dont les symptômes apparaissent brutalement sous la forme d'un gonflement des lèvres, des paupières, voire de la langue, du pharynx ou du larynx et éventuellement des organes génitaux, les lésions étant constituées par un œdème blanc ou rosé, peu ou pas prurigineux, fugace, ne durant pas plus de 24 à 48 heures.
La gravité est due aux atteintes des voies aéro-digestives supérieures qui exigent, d’urgence une corticothérapie et une injection d’adrénaline, pour prévenir un choc anaphylactique ou une asphyxie par œdème de la glotte. Celle-ci peut éventuellement imposer une intubation trachéale, voire une coniotomie de préférence à une trachéotomie, adrénaline, voire hospitalisation au moindre doute. En dehors des ces situations d'urgence, l'évolution est parallèle à celle des urticaires communes.
La cause, souvent spécifique pour un produit donné, peut- être l’ingestion d’un aliment ou d’un médicament ou une piqûre d’hyménoptère, entraînant un phénomène d’allergie.
H. I. Quincke, médecin interniste allemand (1882)
Syn. œdème de Quincke
→ urticaire, adrénaline, choc anaphylactique, coniotomie, trachéotomie, hyménoptère, piqûre d'hyménoptère
[F3, G1, G2]
Édit. 2019
Reinke (œdème de) l. m.
Œdème gélatineux qui se développe sous la muqueuse de la face supérieure du pli vocal.
Il est lié à l’abus de tabac et au malmenage vocal. Il entraîne une dysphonie légère avec abaissement du fondamental (voix de bronze).
F. B. Reinke, anatomiste allemand (1895)
Syn. laryngite chronique pseudomyxomateuse, pseudomyxome
aplasie maculaire l.f.
macular aplasia
Absence de pigmentation, de reflet et d'entonnoir fovéolaire.
Histologiquement les cellules ganglionnaires persistent à l’emplacement de la fovéola et il n'y a pas de bouquet de cônes centraux. On la trouve dans l'albinisme oculaire, certaines aniridies et certains colobomes du nerf optique.
Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner
artère maculaire directe l.f.
artère maculaire inférieure l.f.
→ artériole maculaire inférieure
artère maculaire supérieure l.f.
→ artériole maculaire supérieure
artériole maculaire inférieure l.f.
arteriola macularis inferior (TA)
inferior macular arteriole
Branche de l’artère temporale inférieure de la rétine.
Elle irrigue le tiers inférieur et externe de la macula qu’elle aborde par son pourtour.
Syn. anc. artère maculaire inférieure, artère fovéale inférieure
artériole maculaire moyenne l.f.
arteriola macularis media (TA)
middle macular arteriole
Chacune des branches du tronc de l’artère centrale de la rétine ou de l’une de ses branches terminales, plus rarement d’une artère ciliorétinienne destinée à la macula.
Elle irrigue le tiers interne de la macula, prenant son origine en un point quelconque de la papille et gagnant le pourtour médial de la macula où elle participe à la constitution du réseau capillaire périphérique de cette zone rétinienne.
Syn. anc. artère maculaire directe, artère fovéale directe
artériole maculaire supérieure l.f.
arteriola macularis superior (TA)
superior macular arteriole
Branche de l’artère temporale supérieure de la rétine.
Elle irrigue le tiers supérieur et externe de la macula qu’elle aborde par son pourtour.
Syn. anc. artère maculaire supérieure, artère fovéale supérieure
atrophie aréolaire maculaire liée à l'âge l.f.
central areolar choroidal sclerosis age related
Plage arrondie ou ovalaire d'atrophie choriorétinienne centrée sur la macula, aux bords nets, dont la surface est traversée par les vaisseaux rétiniens, et qui montre par transparence les gros vaisseaux choroïdiens sous-jacents.
Plusieurs formes : primitives et secondaires. De nombreuses affections maculaires dégénératives peuvent donner secondairement une atrophie de la choriocapillaire maculaire puis de la choroïde. L'affection est bilatérale. Pour la forme juvénile L’affection est autosomique dominante ou autosomique récessive.
E. Nettleship, dermatologue et chirurgien britannique (1884)
Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture
Syn. atrophie aréolaire sénile
atrophie choroïdienne maculaire et alopécie l.f.
regional choroidal atrophy and alopecia
Association d'une hypotrichose avec cheveux sombres à la naissance qui tombent et sont remplacés par des cheveux fins et blonds, d'une syndactylie de l'index et du médian, et d'ongles hypoplasiques.
Il existe une atrophie du pôle postérieur avec quelques pigments et en angiographie fluorescéïnique une atrophie choroïdienne. L'acuité visuelle est basse de 1/10 à 1/20ème.
J.B. Moloney ophtalmologue irlandais (1988)
Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture
aversion maculaire l.f.
macular aversion
colobome maculaire l.m.
coloboma of macula
Plage ovalaire atrophique blanc nacrée au centre du pôle postérieur dans la région maculaire traversée par les vaisseaux rétiniens.
On distingue trois formes, le colobome pigmenté avec masses de pigments irrégulières sur l'aire colobomateuse, le colobome non pigmenté avec un simple liseré de pigment, et le colobome maculaire associé à des lésions vasculaires (anastomoses choriorétiniennes et vascularisation vitréenne à partir du colobome). Le colobome maculaire bilatéral peut être considéré comme une agénésie des tissus et non comme un véritable colobome sur la ligne de la fente fœtale. Les causes peuvent être métaboliques, inflammatoires ou héréditaires. L’affection est autosomique dominante (MIM 120300).
Clausen, ophtalmologue allemand (1921)
Syn. agénésie de la macula, aplasie fovéale, dysplasie maculaire
[Q2,P2]
colobome maculaire avec brachydactylie de type B l.m.
coloboma of macula with type B brachydactyly
Colobome maculaire hyperpigmenté, donnant un aspect de toxoplasmose maculaire bilatérale, associé à des anomalies des doigts.
Le colobome a ses bords hyperpigmentés et son centre blanchâtre scléral, mais il peut être totalement pigmenté d'aspect charbonneux. Les anomalies des doigts varient d'une famille à l'autre et également de façon intrafamiliale; il peut y avoir une brachydactylie de type B de Bell, ou un pouce bifide, ou un gros orteil absent, ou une pince de homard aux mains et une syndactylie aux pieds. Les ongles peuvent être rudimentaires ou absents. On trouve parfois également un nystagmus et une hypermétropie. L’affection est autosomique dominante (MIM 120400).
A. Sorsby ophtalmologue britannique (1935)
Syn. colobome maculaire héréditaire, colobome maculaire dominant, colobome maculaire de Sorsby
[Q2,L2]
colobome maculaire avec hypercalciurie l.m.
coloboma of macula, with hypercalciuria
Affection colobomateuse maculaire associée à une hypercalciurie une myopie forte et un nystagmus.
Le colobome est maculaire et bilatéral, avec un aspect cicatriciel. L'hypercalciurie idiopathique existe depuis la première enfance et évolue vers la néphrocalcinose. Un frère et une sœur de parents consanguins avec hernie inguinale ont été signalés. L’affection est autosomique récessive (MIM 248190).
W. Meier, ophtalmologiste suisse (1979)
Syn. colobome maculaire héréditaire
[Q2,L2,R1]
colobome maculaire et anomalies squelettiques l.m.
coloboma of macula and skeletal anomalies
Affection colobomateuse maculaire associée à des anomalies digitales, squelettiques et à une fente palatine.
Le colobome est maculaire et bilatéral, avec une pigmentation variable et on trouve des pigmentations en moyenne périphérie. Les anomalies digitales ne correspondent pas à la brachydactylie du colobome maculaire de Sorsby dominant. Il existe en plus une fente palatine et un hallus valgus. L’affection est autosomique récessive (MIM 216800).
A. Sorsby, ophtalmologiste britannique (1935); C. I. Phillips et D. L. Griffiths, ophtalmologue et chirurgien orthopédiste britanniques (1969)
Syn. colobome maculaire héréditaire
[Q2,L2]
Coppez et Danis (dégénérescence maculaire de) l.f.
Kuhnt-Junius’ disease.
Lésion dégénérative de la macula de la rétine, souvent bilatérale et entraînant la perte de la vision centrale.
Elle se présente sous forme de petites taches blanc-jaunâtre (drusen, v. ce terme) parfois pseudo-tumorales, avec atrophie et prolifération de l’épithélium pigmentaire de la rétine. Principale cause de cécité chez le sujet âgé, elle se manifeste par une baisse progressive de l’acuité visuelle. Certaines formes dites humides, caractérisées par le développement de vaisseaux anormaux, peuvent bénéficier d’un traitement par le laser ou même plus récemment d’injections médicamenteuses intra-oculaires.
H. Coppez, M. Danis, ophtalmologues belges (1923), P. Junius, H. Kuhnt, ophtalmologues allemands (1926)
Syn. Syndrome de Junius et Kuhnt, dégénérescence maculaire liée à l’âge
[P2]
décollement séreux du neuro-épithélium maculaire l.m.
macular serous detachment
Clivage entre les couches interne et externe de la rétine par un liquide exsudatif secondaire à une rupture de la barrière hématorétinienne interne.
Le DSNE maculaire peut être secondaire à de multiples pathologies vasculaires, inflammatoires ou métaboliques. Les causes les plus fréquentes sont la DMLA et l'association diabète-hypertension artérielle. Le DSNE s'accompagne toujours d'un épaississement important du neuro-épithélium.
Syn. décollement exsudatif du neuro-épithélium
Sigle : DSNE
dégénérescence kystique maculaire et angle fermé l.f.
cystic macular degeneration, and angle closure glaucoma
→ dégénérescence rétinienne avec nanophtalmie
dégénérescence maculaire juvénile l.f.
macular degeneration juvenile
Dystrophie maculaire juvénile isolée, lentement évolutive, avec dépigmentation maculaire, silence choroïdien de Bonnin et image maculaire angiographique en œil de bœuf.
L'affection débute vers sept ans avec un fond d'œil qui paraît encore normal. En quelques mois l'acuité visuelle diminue considérablement pour, en cinq ans, chuter à 1/10. L'ERG est au début normal, mais il est ensuite altéré en photopique. L'angiographie fluoresceinique est précocement altérée avec, comme premier signe, le silence choroïdien (absence d'imprégnation de la choroide). L'évolution se fait avec l'apparition de taches flavimaculées plus ou moins nombreuses, une atteinte mixte de l'ERG et une extension du scotome central.
Le locus du gène (STGD1) a été localisé par J. Kaplan par clonage positionel sur le bras court du chromosome 1 en 1p13-p21. Allikmets ont identifié dans cette région le gène ABCR (ATP binding cassette retina, MIM 601691) responsable de la maladie qui code une protéine transmembranaire spécifique à la rétine. Elle appartient à la superfamille de protéines ABC. Elle est constituée de deux domaines hydrophobes transmembranaires (régulation de la protéine) et de deux domaines cytoplasmiques hydrophiles (fonctionnalité) liant l'ATP. Cette protéine est retrouvée uniquement dans les cellules photoréceptrices (hybridation in situ). L’affection est autosomique récessive (MIM 248200).
M.-P. Bonnin, ophtalmologiste française (1971) ; Josseline Kaplan, médecin généticienne française (1993) ; R. Allikmets, chercheur américain (1997) ; K. Stargardt, ophtalmologiste allemand (1909)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
Syn. STG1, Stargardt (maladie de), dystrophie maculaire avec taches, Stargardt flavimaculée (maladie de)
dégénérescence maculaire juvénile dominante l.f.
juvenile dominant macular degeneration
Dégénérescence maculaire juvénile similaire à la maladie de Stargardt mais dominante.
Il existe quelques publications de maladie de Stargardt dominantes flavimaculée ; ces formes sont rarissimes, plus bénignes, plus tardives, et plus lentes que les formes récessives. Les critères de différenciation sont uniquement géniques. La plupart du temps il s'agit de pseudodominance et les formes non flavimaculées, publiées antérieurement aux explorations fonctionnelles modernes, sont souvent des dystrophies des cônes. L’affection est autosomique dominante (MIM 248200).
W. G. Pearce, ophtalmologiste canadien (1975) ; K. Stargardt, ophtalmologiste allemand (1909)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
Syn. Stargardt dominante (maladie de)
dégénérescence maculaire sénile l.f.
senile macular degeneration