vapeur d'eau l.f.
steam
En physiologie, vapeur qui joue un rôle important dans les échanges respiratoires et l’équilibre thermique.
L’élimination d'eau sous cette forme par la respiration et par la transpiration représente environ 500 g par jour chez l'adulte normal ; elle est de l'ordre de 600 g chez le sujet fébrile à 40°C s'il ventile normalement (8 L/min) et plus s'il hyperventile.
On éprouve une sensation de bien-être quand l'humidité relative de l'air ambiant est voisine de 50% de saturation (à 20°C). L'air trachéal est saturé en vapeur d'eau (point de rosée 47 mm de Hg à 37°C), mais la pression partielle de vapeur d'eau saturante augmente avec la température, chez les patients fébriles : il en résulte un abaissement de la PIO2 et donc de la PAO2.
Étym. lat. vapor : vapeur
→ humidité absolue, humidité relative, rosée (point de), vapeur
[B1, C2]
Édit. 2019
déminéralisation de l'eau l.f.
demineralization of the water
Procédé de traitement destiné à éliminer tous les sels dissous dans une eau qui fait appel à trois techniques.
-Le passage sur résines échangeuses d'ions (cationique et anionique). Ce procédé est limité à des eaux de relativement faible salinité, jusqu'à 2 g/L environ, et présente l'inconvénient d'utiliser des produits chimiques corrosifs: acide et soude.Il peut produire des eaux très pures.
-L’osmose inverse, applicable sur de grandes variétés de salinité (jusqu'à l'eau de mer), et dans une très large gamme de débit, de quelques litres / h à plusieurs centaines de m3 / h.
-La distillation, réservée soit à des applications de laboratoires, soit industrielle à partir d'eau de mer dans des bouilleurs-évaporateurs sous vide en cascades.
Syn. eau désionisée
→ osmose inverse, résines échangeuses d'ions, distillation de l'eau
[B3]
Édit. 2018
eau destinée à la consommation humaine l.f.
water fit for human consumption
Selon l’article R 1321-1 du code de la santé publique :
1) toutes les eaux qui, soit en l'état, soit après traitement, sont destinées à la boisson, à la cuisson, à la préparation d'aliments ou à d'autres usages domestiques, qu'elles soient fournies par un réseau de distribution, à partir d'une citerne, d'un camion-citerne ou d'un bateau-citerne, en bouteilles ou en conteneurs, y compris les eaux de source ;
2) toutes les eaux utilisées dans les entreprises alimentaires pour la fabrication, la transformation, la conservation ou la commercialisation de produits ou de substances destinés à la consommation humaine, qui peuvent affecter la salubrité de la denrée alimentaire finale, y compris la glace alimentaire d'origine hydrique.
Les eaux destinées à la consommation humaine doivent (directive européenne 98/83/CE du 3 novembre 1998) :
- ne pas contenir un nombre ou une concentration de micro-organismes, de parasites ou de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes ;
- être conformes aux limites de qualité, portant sur des paramètres microbiologiques et chimiques, définies par arrêté du ministre chargé de la santé.
- satisfaire à des références de qualité, portant sur des paramètres microbiologiques, chimiques et radiologiques, établies à des fins de suivi des installations de production, de distribution et de conditionnement d'eau et d'évaluation des risques pour la santé des personnes.
Syn. eau potable
[C1,E1,R2]
Édit. 2018
eau potable l.f.
drinking water
La réglementation actuelle fixe des critères de qualité (de « potabilité ») pour les eaux destinées à la consommation humaine, prenant en compte trois catégories de paramètres.
1/ Paramètres microbiologiques :
il s’agit principalement des indicateurs bactériens de contamination d’origine fécale, les Escherichia coli et les entérocoques, pour lesquels une limite de qualité de 0/100 mL est fixée. Par ailleurs, des valeurs guides (« références de qualité ») sont fixées pour des flores bactériennes considérées comme des indicateurs technologiques, en particulier les bactéries coliformes.
2/ Paramètres chimiques et physico-chimiques :
- des limites dont le respecte strict est exigé, sont fixées pour tous les agents dont la toxicité est avérée, en particulier les pesticides, les éléments traces métalliques, les hydrocarbures et solvants, etc.
- des exigences réglementaires supplémentaires concernent des paramètres indicateurs technologiques, utilisés pour assurer le suivi du bon fonctionnement des processus de traitement, comme la turbidité (indicateur de la qualité de la filtration), ou pour des composés chimiques sans réelle toxicité aux doses rencontrées dans le domaine des eaux mais responsables de défauts de goût ou d’aspect de l’eau (fer, chlorures, etc.).
3/ Paramètres organoleptiques :
odeur, goût, couleur.
→ eau destinée à la consommation humaine
[C1,E1,R2]
Édit. 2018
eau oxygénée l.f.
hydrogen peroxide
Formule : H202
[C1,G3]
Édit. 2018
eau hautement purifiée l.f.
aqua valde purificata
highly purified water
Codifiée par la Pharmacopée européenne, cette eau destinée à la préparation de médicaments est exigée lorsqu’une qualité biologique élevée, est requise.
Les procédés de production, à partir d’une eau destinée à la consommation humaine, utilisent en particulier l’osmose inverse à double passage, combinée à d’autres techniques appropriées (ultrafiltration et désionisation)
→ osmose inverse, désionisation de l'eau, ultrafiltration
[C1,G3]
Édit. 2018
Labarraque (eau de) l.f.
Labarraque’s water, bleach
Dénomination initiale de la solution aqueuse d’hypochlorite de sodium à l’époque où l’eau de javel était préparée avec de l’hypochlorite de potassium.
A. Labarraque, pharmacien français, membre de l’Académie de médecine (1820)
Syn. liqueur de Labarraque
→ javel
eau de Javel l.f.
bleach
Solution liquide oxydante fréquemment utilisée comme désinfectant et comme décolorant.
L'eau de Javel est composée d'hypochlorite de sodium en solution aqueuse avec du sel résiduel du procédé de fabrication. C’est une solution basique, dont le pH varie en fonction de la concentration (pH = 11,5 pour l'eau de Javel à 2,6 % de chlore actif ; pH = 12,5 pour l'eau de Javel concentrée à 9,6 % de chlore actif).
L'eau de Javel est toxique et corrosive. Elle provoque des brûlures sur la peau, les muqueuses (les yeux notamment), surtout sous forme concentrée. Son ingestion est à l’origine de brûlures oesophagiennes plus ou moins graves selon la concentration. Son inhalation peut provoquer une réaction respiratoire (irritation bronchique, avec œdème dans les cas graves). L'hypochlorite de sodium réagit avec les substances azotées, Les chloramines produites peuvent irriter les yeux.
C. L. Berthollet, chimiste français, membre de l'Académie de médecine (1775)
Étym. du nom du quartier de Javel à Paris où était située initialement la manufacture de produits chimiques.
Syn. javel, dénomination ancienne : eau de Javelle
[C1, G5]
Édit. 2019
équivalent-air, équivalent-eau l l.m.
air-equivalent, water-equivalent
En physique, se dit d'une substance dont la composition atomique est telle que l'énergie déposée par unité de masse par le rayonnement y est très voisine de celle déposée dans l'air (ou dans l'eau).
Des substances solides équivalent-air sont utilisées pour constituer la paroi de chambres d'ionisation et des substances équivalent-eau pour les « fantômes » solides utilisés en radiothérapie.
→ fantôme
[B1]
Édit. 2020