Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

99 résultats 

accident vasculaire cérébral et dépression consécutive l.m.

depression after cerebral stroke

Trouble rencontré chez au moins un quart des patients atteints d'un accident vasculaire cérébral (AVC),  souvent méconnu, sinon sous-estimé.
Il s'agit surtout de tristesse, voire de désespoir et d'anxiété, avec insomnie et anorexie. Mais ces signes peuvent être masqués par des plaintes somatiques, des difficultés cognitives, une labilité émotionnelle, ainsi que des obstacles à la communication liés à un déficit neurologique, en particulier aphasique.
S'il peut exister une symptomatologie pseudo-démentielle cédant à l'épreuve thérapeutique, des symptômes thymiques peuvent, a contrario, annoncer ou masquer l'évolution d'une démence vasculaire.
Le patient souffre notamment du bouleversement de l'image de soi, de ses handicaps et de sa dépendance, des retentissements sur les siens et il craint une récidive plus grave. En fait, l'étiologie est multifactorielle, à la fois organique, psycho-affective et sociale.
Un risque accru de nouveaux AVC et de décès serait associé à la dépression.
Information, conseils et relation de soutien sont probablement suffisants dans la majorité de ces patients. Mais dans les formes majeures, une chimiothérapie antidépressive est indiquée et doit être particulièrement surveillée. Malgré l'absence d'études randomisées à grande échelle, il apparaît que les inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, etc.), dépourvus d'effets cardiotoniques, anticholinergiques et antihistaminiques, ont une action favorable et sont bien tolérés par ces malades.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

→ accident vasculaire cérébral

[H1,H3,K4]

Édit. 2016

accident vasculaire cérébral hémorragique l.m.

ictus sanguinis, intracerebral hemorrhage

Forme qui représente 20% des accidents vasculaires cérébraux artériels.
La rupture d'une artère intra-parenchymateuse provoque un hématome intracérébral, collection hématique sous tension constituée dans la substance cérébrale. Elle est le plus souvent secondaire à une hypertension artérielle. En cas d'effraction ventriculaire, on parle d'hémorragie ventriculaire associée, ou d'inondation ventriculaire si celle-ci est abondante. S'il existe une effraction de sang dans l'espace sous-arachnoïdien (ou leptoméningé), l'hémorragie est cérébroméningée

Étym. lat. accidens : ce qui survient

→ accident vasculaire cérébral, anévrysme artériel intracrânien

[H1,K4]

Édit. 2016

accident (victime d') l.f.

accident (victim of)

Avoir été victime d'un accident, entraîne un remaniement plus ou moins important de l'expérience vécue, susceptible de modifier la position subjective.
Outre d'éventuelles complications neuropsychiatriques encéphaliques, la symptomatologie psychique peut être soit en relation avec les blessures subies, s'exprimant surtout sous la forme de manifestations hystériques de conversion à point d'appel somatique (hystérie post-traumatique) ; soit liée au traumatisme psychique que l'accident a représenté pour le sujet, qu'il y ait eu ou non des lésions physiques. Ces deux aspects cliniques (le second aigu ou différé) peuvent se combiner dans des attitudes de revendication et de régression qui fixent le sujet dans son statut de victime, sans toutefois se confondre.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

→ sinistrose, victimologie

[H4,G2]

Édit. 2016

Alzheimer (apathie dans la maladie d') l.f.

apathy in the Alzheimer’s disease

L’apathie est l’un des symptômes non cognitifs les plus fréquents de cette maladie (16 à 76% des cas).
Elle survient dans plus de la moitié des cas sans être associée à une dépression.

A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)

→ Alzheimer (maladie d'), apathie

[H1]

Édit. 2017

anse lenticulaire dans le thalamus l.f.

ansa lenticularis in thalamo (TA)

ansa lenticularis in thalamus

Faisceau du subthalamus constitué de fibres nées du globus pallidus, et du putamen se terminant dans le thalamus.
Il se dirige vers la bordure de la région sous-thalamique, au-dessous de la zona incerta, et passe sous le noyau ventral antérieur du thalamus auquel il envoie une partie de ses fibres tandis que l’autre partie se rend dans la paroi hypothalamique. Il envoie aussi des fibres au noyau sous-thalamique et au noyau rouge.

[A1, H5]

Édit. 2020

anticorps antinucléaires dans la polyarthrite rhumatoïde l.m.p.

antinuclear antibodies in the rheumatoid arthritis

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum de 15 à 40% des polyarthrites rhumatoïdes.
Les anticorps antinucléaires les plus fréquemment trouvés au cours de la polyarthrite rhumatoïde sont des anticorps anti-désoxyribonucléoprotéines insolubles donnant une fluorescence homogène en immunofluorescence indirecte.

anticorps antinucléaires dans les polymyosites l.m.p

antinuclear antibodies in polymyosites

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum d’environ 25% des malades atteints de polymyosite ou de dermatopolymyosite.
Les anticorps antinucléaires rencontrés au cours des polymyosites et dermatopolymyosites forment un groupe hétérogène comprenant entre autres les anticorps anti-Mi1 et anti-Mi2, les anticorps anti-PM-1 rebaptisés récemment PM/Scl surtout fréquents dans les Syndromes de chevauchement polymyosite/sclérodermie, et les anticorps dirigés contre des ARN de transfert (anti-Jo-1 spécifique de l’aminoacyl transférase, anti-PL-7 spécifique de la thréonine transférase et anti-PL-12 spécifique de l’alanine-transférase).

anticorps antinucléaires dans la sclérodermie l.m.p.

antinuclear antibodies in the scleroderma

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum de 60% ou plus des sérums de sclérodermie.
La spécificité des anticorps antinucléaires de la sclérodermie est variable. Suivant les cas il s’agit d’anticorps antinucléolaires, d’anticorps anti-centromères rencontrés surtout au cours du syndrome CREST, d’anticorps anti-topoisomérase I (anti-Topo I et anti-Scl 70) ou, d’anticorps anti-PM-Scl rencontrés dans les syndromes de chevauchement sclérodermie/polymyosite.

appel unique dans l'Union Européenne l.m.

only call in European Union

Numéro 112 d’appel téléphonique, institué pour toutes les urgences dans tous les pays de l’Union Européenne, selon la Directive européenne du 29 juillet 1991, appliquée depuis 2000.
Cette directive implique un bureau de réception unique chargé de répartir les appels aux différents services de secours (police, pompiers, médecine d’urgence). Ce relais entraîne un délai supplémentaire pour obtenir le service compétent, or, en médecine d’urgence, ce délai peut être très préjudiciable (par ex. arrêt cardiaque). En effet le téléphone permet au service d’aide médicale urgente de donner des conseils immédiats extrêmement efficaces pour les premiers gestes à faire dans toutes ces situations. En Russie, depuis l’institution du téléphone en 1900, un tri préalable des appels téléphoniques d’urgence a été mis en place (01 pour la police, 02 pour les pompiers, 03 pour les stations médicales). Ce système y a démontré son efficacité depuis un siècle. Il a été institué en France depuis 1979 (15, SAMU, 17, police, 18, pompiers). Outre son efficacité en médecine d’urgence (et son absence de coût), le tri préalable a l’avantage de respecter le secret médical et par conséquent d’éviter que certains hésitent à faire appel à l’aide médicale urgente par crainte du non respect de la confidentialité, d’où un retard de soins extrêmement dommageable.

cancer et accident vasculaire cérébral l.m.

malignancy and stroke

→ accident vasculaire cérébral et cancer

[F2,H1]

carcinome dans un adénome pléomorphe l.m.

carcinoma in pleomorphic adenoma (malignant mixed tumor)

Tumeur faite de cellules plus ou moins atypiques, d’architecture invasive, à caractère destructeur.
Au sein de la tumeur on observe des plages de cellules appartenant à un adénome pléomorphe. Ce mode évolutif s’observe dans 3 à 4% des cas, d’autant plus que l’évolution est prolongée ou qu’il s’agit d’une récidive. On distingue les carcinomes non invasifs, limités au contenu de l’adénome pléiomorphe sans infiltration du tissu adjacent et les carcinomes invasifs de pronostic réservé si la tumeur dépasse de plus de 8 mm les limites de l’adénome pléiomorphe.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

→ adénome pléiomorphe

[F2]

cathétérisme cardiaque et risque d'accident vasculaire cérébral l.m.

cardiac catheterization and risk of stroke

Techniques de cathétérisme pour coronarographie ou ventriculographie, qui sont grevées de 0,7 à 1% d'accidents vasculaires cérébraux.
Il s'agit d'accidents ischémiques emboliques à point de départ cardiaque ou aortique. Les séquelles sont graves, avec un déficit permanent pour la moitié. De rares embolies de cholestérol ont été décrites.
Les indications de cet examen dans le bilan étiologique d'une embolie cérébrale sont limitées : apprécier la fonction et l'expansion d'un segment akinétique ventriculaire, évaluer l'état fonctionnel des valves cardiaques, préciser un shunt ou mettre en évidence des troubles de conduction intra-auriculaire ou une maladie du sinus en mesurant le temps de récupération du nœud sinusal.

[B3,K2,H1]

chirurgie cardiaque et accident vasculaire cérébral l.f.

cardiac surgery and stroke

Le risque d'accident neurologique mortel lors d'une intervention à cœur ouvert avec circulation extracorporelle, à cœur fermé, ou d'une transplantation cardiaque, est estimé entre 0,3 et 2%.
L'ischémie cérébrale peut être diffuse, secondaire à une diminution globale et importante du débit sanguin en rapport avec une hypotension artérielle ou un arrêt cardiaque. Le pronostic est fonction de la durée, de la profondeur de l'hypoperfusion et de l'âge du malade.
Les ischémies focales, fréquentes, n'entraînent des séquelles permanentes que chez 1% des patients ; elles sont la conséquence d'embolies dont l'origine est variée : thrombotique à point de départ cardiaque ou de plaques d'athérome, gazeuse (circulation extracorporelle), de matériel valvulaire, de silicone, de chlorure de polyvinyle, etc.
Lorsque la chirurgie cardiaque est pratiquée précocement, au décours d'un accident embolique cérébral, le risque d'hémorragies cérébrales est élevé (29%), particulièrement en cas d'endocardite infectieuse ou d'infarctus cérébral important.

[K3,H1 ]

comité de protection des personnes dans la recherche biomédicale l.m.

Comité consultatif agréé dans une région par le ministre chargé de la santé.
Doté de la personnalité juridique, il doit être consulté par tout investigateur qui entreprend une recherche biomédicale comportant un essai sur l’homme.
Le comité rend son avis sur la validité de la recherche, la protection des personnes qui s’y prêtent, leur information et la valeur de leur consentement, la pertinence du projet, la qualification des investigateurs, etc.

[E]

compression du nerf cubital dans le canal cubital l.f.

ulnar tunnel syndrome at the elbow

Syn. obsolète de compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire

→ canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire

[H1,I]

compression du nerf cubital dans le canal cubital l.f.

ulnar tunnel syndrome at the elbow

→ compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire, canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire

[H1,I]

compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire l.f.

ulnar tunnel syndrome at the elbow

→ instabilité du nerf ulnaire au coude, syndrome de compression du nerf ulnaire

[H1,I2]

Édit. 2019

débranchement (accident de) l.m.

disconnecting accident

En anesthésie-réanimation, ces accidents, qui peuvent être très graves, se voient dans de nombreuses circonstances.
1) Interruption inopinée de la connexion entre les composants d'un système anesthésique utilisé chez un patient en ventilation spontanée, assistée ou contrôlée (risque d'hypoxie).
2) Interruption des raccordements reliant le patient à un appareil de ventilation artificielle.
3) Déconnexion d'un cathéter intravasculaire d'avec son dispositif de perfusion ou de mesure (risque d'hémorragie).
4) Débranchement de l'alimentation (électrique ou en gaz moteur) qui assure la marche d'un appareil suppléant une fonction vitale.
Une alarme de débranchement accidentel et un dispositif de secours doivent être prévus sur tout appareil assurant une fonction vitale (ex. appareil d'anesthésie, respirateur). Même si le débranchement est rapidement détecté et pallié, cet incident critique doit être signalé et l'on doit veiller à ce qu'il ne se reproduise pas.
1) La déconnexion inopinée du circuit respiratoire doit être localisée et corrigée immédiatement. Pour éviter les accidents, les raccords doivent être solidement fixés.
2) Même si le patient a conservé une certaine ventilation spontanée, le débranchement d'un tuyau du respirateur ne lui permet pas en général d'assurer une ventilation efficace du fait de l'espace mort d'appareillage. Aussi tous les respirateurs doivent être équipés de dispositifs de mise à l'air libre à faible espace mort et d'alerte au débranchement.
3) Le débranchement d'un cathéter vasculaire peut entraîner une embolie gazeuse s'il est placé dans une portion vasculaire en dépression (veine cave, oreillette droite) ou une hémorragie s'il est dans une portion vasculaire à pression supérieure à la pression atmosphérique.
4) La panne d'alimentation électrique ou de gaz moteur est un risque très grave pour une unité de réanimation, une salle d'opération ou une salle de réveil.

G. B. Venturi, physicien italien (1746-1822)

→ accident, espace mort, incident critique, fonction vitale (appareil assurant une), Venturi (effet)

décompression (accident de plongée par) l.m.

decompression accident in diving

La décompression correspond à la baisse de pression rapide à l’origine de barotraumatismes : rupture des parois des cavités closes de l'organisme par dilatation des gaz contenus dans la cavité (à glotte fermée, les poumons se comportent comme une cavité close) selon la loi de Boyle-Mariotte, qui montre que le volume d’un gaz augmente quand la pression diminue.
Il y a simultanément libération des gaz dissous dans le sang et dans les tissus (azote principalement), surtout lors d'une remontée trop rapide et sans paliers de désaturation. On parle alors d’accidents de désaturation (loi de Henry).
Après un séjour plus ou moins prolongé sous l'eau, la remontée rapide à l'air libre entraîne des accidents immédiats par dilatation de l'air dans les poumons (au niveau de la mer un volume gazeux double entre dix mètres de profondeur et l'arrivée à l'air libre, à 5000 mètres d'altitude (ex. lac de montagne), le volume double pour cinq mètres seulement).
Au niveau de la mer, à partir d'une remontée de neuf mètres déjà, il se forme des bulles d'azote dans les tissus et dans le sang. Ces petites bulles s'entourent d'une couche lipidoprotéique sur laquelle se fixent des plaquettes, puis des leucocytes qui activent le facteur XII de la coagulation. Cela peut être à l'origine d'une coagulation intraveineuse disséminée si on ne réduit pas rapidement les bulles par recompression. De toute façon, ces bulles forment des corps étrangers qui augmentent la viscosité du sang et sont à l'origine de micro-embolies capillaires. Elles se déplacent dans les vaisseaux avec violence et frappent les parois en les agressant, d’où un appel de plaquettes in situ. Si elles sont nombreuses elles ralentissent l'élimination des gaz par les voies aériennes et entraînent une stase pulmonaire et cérébrale. Au niveau pulmonaire, cette stase surcharge le cœur droit et peut causer un œdème pulmonaire. Elle se traduit cliniquement par une douleur thoracique, une dyspnée et des signes de choc. Au niveau du système nerveux elle se manifeste par des signes plus ou moins graves : parésie, hémiplégie, coma au niveau central et monoplégie ou paraplégie au niveau de la moelle, surtout pour la moelle lombaire qui est moins bien vascularisée, avec un lacis veineux très important, pouvant se thromboser en masse.
La poursuite du phénomène entraîne une coagulopathie généralisée, à l’origine de thromboses massives par agrégats de multiples cellules sanguines, et on parle alors de la maladie de désaturation, peu sensible au passage en caisson et de très mauvais pronostic. Des accidents tardifs peuvent s'observer ensuite car les tissus à faible irrigation peuvent être lésés par le dégagement d'azote, notamment au niveau des cartilages articulaires (signe des douleurs aux genoux et aux coudes - "bends" - après la plongée).
La prévention de tels d'accidents se fait par le respect de règles de sécurité précises tenant compte du temps de plongée et de la vitesse de remontée. Des tables de plongée instituant des paliers de décompression à la remontée permettent une bonne évacuation des gaz dissous et évitent les accidents. Ces tables sont établies à partir du niveau de la mer, mais pour les plongées dans les lacs de montagne il faut être plus sévère car la pression atmosphérique diminuant, le diamètre des bulles augmente. Pour les plongées profondes l'emploi de mélanges d'hélium et même d'hydrogène après une dénitrogénation préalable sont indispensables. L’utilisation d’ordinateurs de plongée de plus en plus perfectionnés est utile.
Les accidents immédiats de décompression se voient plus facilement chez les amateurs, mais peuvent survenir chez tout plongeur : prurit cutané («les puces») avec urticaire localisée (« moutons »), douleurs ostéomusculaires des grosses articulations ("bends") ; décompression a minima ou explosive (forme pulmonaire avec rupture des poumons, accidents cérébraux, médullaires, de l'oreille moyenne, troubles cardiaques). Des accidents tardifs d'ostéonécrose par répétition de micro-embolies gazeuses (maladie des caissons, classée comme maladie professionnelle) se voyaient chez certains plongeurs professionnels, mais sont devenues exceptionnelles. Le tableau 29 des maladies professionnelles en permet l’indemnisation.
En urgence, tout signe neurologique central ou périphérique doit être recherché. Le traitement d'urgence est basé sur la recompression en caisson, allant de 6 ATA à 2 ATA (des caissons de transport individuel sont utilisés en premier secours) pour réduire et si possible supprimer les bulles, l'inhalation d'oxygène évite l'entrée d'azote et abaisse l'importance de la recompression, mais celle-ci peut durer 8 h selon les tables thérapeutiques. Les soins de réanimation d'urgence seront administrés selon la clinique. Si l'on ne dispose pas de caisson l'oxygénothérapie a déjà une certaine efficacité. S'il n'y a pas de troubles graves, un retour en plongée pour effectuer correctement les paliers de décompression est une solution de fortune chez un plongeur bien conscient.

→ barotraumatisme, bends, hélium, oxygénothérapie hyperbare

dénombrement des Escherichia coli dans les eaux l.f.

enumeration of the Escherichia coli in waters

Considéré comme indicateur de contamination fécale, des valeurs limites de ce paramètre figurent dans toutes les réglementations concernant la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, les eaux usées traitées et les eaux de baignade. Il est généralement accompagné, au moins, du dénombrement des entérocoques fécaux.

drogue (détection dans l'urine) l.f.

drug detection in urine

La détection et le dosage des drogues dans l’urine se fait par méthode enzymatique, elle doit être contrôlée par chromatographie en phase gazeuse en cas de contestation.
L’élimination des drogues dans l’urine se poursuit pendant plusieurs jours sauf pour l’éthanol (alcool éthylique) qui s’élimine en 12 à 24 heures.
 

exposition au sang (accident d') l.m.

blood injury

Contact avec du sang ou un liquide biologique contaminé, lors d'une piqure avec une aiguille, d'une coupure avec un objet tranchant ou provenant d'une plaie ou muqueuse.
Il expose au risque de transmission des virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et des virus responsables des hépatites B et C (VHB, VHC). Les soignants sont particulièrement exposés. Ceux-ci peuvent aussi être contaminés par divers agents pathogènes, à l'occasion de blessures accidentelles, lors de soins prodigués à des patients présentant une infection transmissible par contact direct. Les principales mesures à respecter pour éviter de tels accidents ont fait l'objet de plusieurs circulaires de la Direction générale de la santé et de la Direction des hôpitaux.

[E1,E2,E3,D1]

Édit. 2018  

facteur d'ajustement dans les essais rétrospectifs l.m.

adjustment factor

Dans les travaux rétrospectifs tels qu’ils sont réalisés dans les études observationnelles, il faut contrôler les facteurs de risque étudiés, en particulier les facteurs de confusion, c’est le principe de l’ajustement.
A l’opposé, dans les essais thérapeutiques (études d’intervention), dans lesquels il y a un tirage au sort, (randomisation), il n’est pas nécessaire de faire appel aux facteurs d’ajustement, car le tirage au sort assure une équilibration des facteurs de risque.
Différentes techniques d’ajustement permettent de prendre en compte les facteurs de confusion : analyses stratifiées et régression multiple.

[E1]

Édit. 2018

fraction de dioxyde de carbone présente dans le gaz expiré l.f.

Cette fraction, variable, est d’environ 4% de dioxyde de carbone.

Sigle FE CO2

[K1]

Édit. 2018 

fraction d'oxygène présente dans le gaz expiré l.f.

L’air expiré contient environ 4% d’oxygène.

Étym. gr. oxys : aigu, acide ; genês : générateur

Sigle FE O2

[C2]

Édit. 2018

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