Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

730 résultats 

Zatuchni et Andros (score de) l.m.

Zatuchni and Andros’ score

Méthode d'appréciation du pronostic de l'accouchement du fœtus en présentation du siège, fondée sur la somme des cotations de 0 à 2 de six paramètres : parité, terme, estimation du poids fœtal, antécédents d'accouchement en présentation du siège, dilatation du col et degré d'engagement.
La mortalité et la morbidité fœtales sont plus élevées quand il est inférieur ou égal à 3.

G.I. Zatuchni et G.J. Andros, gynécologues obstétriciens américains (1967)

Zavanelli (manœuvre de) l.f.

Zavanelli’s manoeuvre

Méthode de traitement de la dystocie des épaules par réintégration de la tête dans la filière génitale suivie d'une césarienne.dystocie des épaules

W. A. Zavanelli, gynécologue obstétricien américain (1985 voir Sandberg)

Zielke (technique de) l.f.

Kielke’s procedure, ventral derotation spondylodesis, V.D.S.
Methode chirurgicale permettant, par voie antérieure, la réduction et la fixation d’une courbure vertébrale scoliotique avec correction de la rotation.
Très efficace dans les scolioses thoracolombaires et lombaires souples, elle permet une correction dans le plan transversal et dans le plan frontal, c’est à dire de la courbure et de la rotation vertébrale. C’est une amélioration de l’opération de Dwyer : la tige filetée  de celle-ci st remplacé par un câble métallique fixé aux vertèbres et un appareil spécial, le dérotateur, assure la correction de la rotation.

Zielke(instrumentationde)

zonulolyse n.f.

zonulolysis

Méthode d'extraction intracapsulaire de la cataracte où, avant de procéder à l'extraction du cristallin, on lyse la zonule par injection intracamérulaire d'une solution à 1/5 000 d'alphachymotrypsine, ce qui facilite considérablement l'extraction du cristallin.
La lentille peut ensuite être extraite par l'une des techniques classiques : érysiphaque, pince capsulaire, pression interne/contrepression.

E-test l.m.angl. pour Epsilometer-test

Méthode d’étude de la sensibilité des bactéries aux antibiotiques utilisant des bandelettes commercialisées sous le nom de E-test (Epsilomètre) permettant de déterminer la concentration minimale inhibitrice (CMI) d’un antibiotique.
Un gradient exponentiel continu de concentrations d’antibiotique est obtenu dans une bandelette plastifiée. Celle-ci (une bandelette par antibiotique), déposée à la surface d’un milieu gélosé en boîte de Pétri ensemencé avec la suspension de la bactérie à tester, permettra, après incubation, de lire directement la valeur de la CMI sur la bandelette à son intersection avec la zone d’inhibition de croissance.

[D1,B3,G5]

Édit. 2018  

étiquetage de gène l.m.

gene tagging

Au sein d'un génome, repérage d'un gène par perte de son expression phénotypique à la suite de la transposition ou de l'insertion d'une séquence d'ADN dans ce gène.
Par cette méthode, il est possible de localiser dans le génome d'un organisme certains gènes responsables de métabolismes importants.

[Q1]

Édit. 2019 

euthyscopie n.f.

euthyscopy

Méthode de traitement de l'amblyopie consistant, à l'aide d'un ophtalmoscope spécial, l'euthyscope, à provoquer une postimage ronde au niveau de la macula, à projeter sur la rétine une plage lumineuse de 30° environ ayant en son centre un point noir de 5° ou 3° de diamètre, qui est centré sur la macula.
L'éclairage de la salle est branché sur un intervallomètre qui permet d'obtenir une lumière intermittente et donc de créer une postimage tantôt négative, tantôt positive.

C. Cüppers, ophtalmologue allemand (1956)

[P2,B3]

Édit. 2018  

Evans (méthode d') l.f.

Evans' test

Méthode destinée à apprécier la concentration sanguine de l'hormone somatotrope hypophysaire en injectant du plasma de malade à une ratte privée de son hypophyse, et en mesurant les modifications du cartilage épiphysaire du tibia.
Obsolète

H. M. Evans, biologiste américain, membre de l'Académie de médecine (1882-1971)

[B3,O4]

Édit. 2018

calorimétrie indirecte l.f.

indirect calorimetry

En physiologie et en réanimation, méthode de mesure de la dépense énergétique à partir de la consommation d’oxygène, compte tenu de la production de gaz carbonique et de l’excrétion azotée urinaire.
La mesure peut se faire en ventilation spontanée ou artificielle : s'ils sont équipés d'analyseurs de gaz, les respirateurs mécaniques peuvent calculer l'énergie consommée par le patient, ce qui permet d’adapter l’apport calorique alimentaire. Un litre d’ O2 consommé correspond à 5,01 kcal pour les glucides, à 4,70 kcal pour les graisses et à 4,60 kcal pour les protéines.

→ calorie, chaleur (quantité de)

[B1,C2]

vidéochirurgie n.f.

videosurgery

Méthode chirurgicale utilisant des voies d’abord endoscopiques au lieu des inisions classiques

→ cɶliochirurgie, vidéothoracoscopie

caméra à positons l.f.

positron camera, tomoscintigraphy, PET

Dispositif d'imagerie comportant un anneau à scintillation placé autour du sujet examiné pour détecter les scintillations en opposition.
Principe de la détection en coïncidence des deux photons de 511 keV émis à 180° l'un de l'autre, lors de l'annihilation d'un positon (seuls les photons arrivant simultanément sur deux cristaux différents sont comptés).
Les informations sont reprises par ordinateur pour reconstruire des coupes transversales à partir des images fournies par la désintégration de radioéléments, émetteurs de positons servant de marqueurs (fluorodésoxyglucose).
On distingue :
- d'une part des détecteurs spécialisés, multicristaux, de forme généralement annulaire,
- d'autre part des caméras à scintillations double tête, dont on a enlevé les collimateurs et sur lesquelles a été branché un circuit de coïncidence. La position de la scintillation sur chaque cristal permet de tracer la ligne sur laquelle se trouve le positon au moment de son annihilation.
Il y a deux types de caméras : celles, petites, permettant d'explorer le cerveau et celles, corps entier, dites (improprement) « dédiées », permettant la tomographie de tout le corps.
Cette méthode est particulièrement utile dans l'examen du cerveau, permettant des diagnostics fonctionnels de l'activité cérébrale, inaccessible autrement. Elle permet aussi de faire le diagnostic des cancers et métastases, du poumon notamment.

Étym. ital. camera : chambre

Syn. détecteur de positons

→ positon, annihilation des électrons, radioactivité bêta plus, tomographie par émission de positons, fluorodésoxyglucose marqué

[B2,B3]

auto-anticorps anti-protéines citrullinées l.m.

anti-citrullinated protein antibody

Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) produisent, au sein de la synoviale rhumatoïde, des auto-anticorps dirigés contre des protéines citrullinées.
Ces anticorps reconnaissent des épitopes citrullinés qui apparaissent sur diverses protéines (filaggrine, fibrine, etc.) du tissu synovial inflammatoire par suite de la transformation de leurs résidus arginyl en résidus citrullyl. Cette citrullination des protéines, est catalysée par une famille d’enzymes, les peptidyl-arginine désiminases (PAD).
Deux techniques permettent de détecter ces auto-anticorps :
- la titration des anticorps anti-kératine (AKA) par immunofluorescence indirecte sur coupe d’œsophage de rat wistar,
- la titration des anticorps anti-peptides cycliques citrullinés par méthode ELISA.
Leur détection présente une sensibilité supérieure à celle des autres auto-anticorps - proche de 80 %, contre 50 % en moyenne pour les AKA - et surtout une haute spécificité (98 %) pour la PR.

Sigle ACPA

→ anticorps anti-kératine, polyarthrite rhumatoïde

[C1,C3,F3,I1,N3]

Édit. 2017

connectivité fonctionnelle l.f.

Méthode d’analyse de la topologie du gigantesque réseau formé par les divers types de neurones dont le cerveau est constitué 1 - 2.
L'essor des techniques d'imagerie fonctionnelle a profondément modifié la manière d'aborder la cartographie fonctionnelle du cerveau humain. Il a conduit à l'émergence de vastes projets confrontés à la manipulation d'énormes quantités de données anatomo-fonctionnelles : connectomique. Ces projets impliquent la possibilité de comparer des individus et de thésauriser les résultats obtenus en matière de localisation anatomique par rapport à un référentiel. La majeure partie des informations architecturales ne sont pas accessibles chez les sujets étudiés par imagerie fonctionnelle pour lesquels on doit se contenter de l'anatomie macroscopique révélée par l'IRM (imagerie de diffusion). Néanmoins la possibilité actuelle de réaliser des expériences cognitives chez le sujet sain en s'appuyant sur le couplage entre activité neuronale et réponse hémodynamique (TEP, IRMf, imagerie optique) ou sur l'enregistrement direct de l'activité électrophysiologique (EEG, MEG), ouvre des horizons inespérés.
Dans les prochaines années s’effectuera un rapprochement entre les méthodologies mises en œuvre en imagerie fonctionnelle et la culture usuelle des spécialistes des neurosciences. Ce rapprochement passe par un changement de point de vue dans la manière d'aborder le traitement des données. Il s'agit en effet d'intégrer aux traitements des informations structurelles d'origines architecturale ou cognitive. Le type de transition nécessaire au niveau des algorithmes est relativement classique dans le monde du traitement d'images et plus particulièrement dans celui de la vision par ordinateur. Il est en effet lié à un des paradigmes de la vision qui consiste à passer des images brutes à la reconnaissance des objets par l'intermédiaire de représentations structurelles 2. Une image brute est d'abord réduite à un graphe représentant synthétiquement l'agencement de diverses informations locales extraites par des filtres (segments, taches, coins...). Cette représentation est alors confrontée à des représentations structurelles connues a priori des objets à identifier 1.

J.-F. Mangin et V. Frouin, médecins chercheurs français (1998) ; J.P. Changeux, neurobiologiste français (1983) ; D.C. Marr, neuroscientifique britannique (1982)

Réf. 1 - J.-F. Mangin et coll. : « Place de l'anatomie dans la cartographie fonctionnelle du cerveau » - Service Hospitalier Frédéric Joliot, Département de Recherche Médicale, DSV, CEA, Orsay
2 - Changeux JP., « L'homme neuronal », Faya

→ omiques (sciences), connectomique, imagerie de diffusion, théorie des graphes, tomographie par émission de positons, TEP, imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, IRMf, électroencéphalographie, EEG, magnétoencéphalographie, MEG

[B2,H1,H5]

CAR-T cells acr angl.

Chimeric -Antigen-Receptor T cells

Les cellules CAR-T sont des cellules génétiquement modifiées, qui font appel à l'immunothérapie antitumorale. 
Les lymphocytes T du patient sont prélevés, cultivés in vitro puis modifiés génétiquement de manière à faire exprimer un récepteur artificiel (le CAR), qui reconnait les cellules de la tumeur à combattre. Après un délai, ils sont reintroduits au patient pour tuer les cellules tumorales. La cible doit être aussi spécifique que possible. La cible antigénique idéale doit être surexprimée à la surface des cellules tumorales et non exprimée par les tissus normaux. Ainsi, dans le cas de la leucémie aigue B lymphoblastique, l'ag CD 19, antigène leucocytaire humain retrouvé à la surface des lymphocytes B, est un modèle très performant. D'autres marqueurs hématologiques que le CD 19 peuvent être ciblés. La partie intracellulaire de la cellule CAR va se charger de l'activation des lymphocytes après fixation sur les cellules leucémiques. 
Actuellement cette thérapeutique est réservée aux patients en échec des traitements usuels, présentant encore des cellules leucémiques persistantes après traitements standard et parfois après allogreffes et traitement du lymphome B réfractaire. Bien que les cellules proviennent de son organisme, le traitement est très lourd nécessitant un conditionnement par chimiothérapie. Les résultats thérapeutiques sont prometteurs en raison de la longue vie de ces cellules persistantes des mois, voir des années.
Les effets secondaires du traitement sont importants: syndrome de libération des cytokines appelé aussi orage cytokinique, syndrome d'activation des macrophages, troubles neurologiques. 
Le traitement est très onéreux. Une autre méthode est à l'étude. Au lieu de faire appel aux lymphocytes du patient, il est fait appel aux lymphocytes de donneurs sains allogéniques, manipulés pour cibler tel ou tel antigène tumoral. Ce protocole est moins coûteux, la congélation des cellules permet une utilisation rapide, mais la durée de vie des cellules injectées est plus courte.  

J. N. Kochenderfer, chercheur américain (2010) ; E. Tran, chercheur américain (2017)

→ leucémie aigue lymphoblastique, lymphome diffus à cellules B, antigène CD 19

[F1]

Édit. 2018

étude d’association pangénomique n.f.

genome wide association study

Etude de l’ensemble des variants génétiques, habituellement les polymorphismes, portant sur un seul nucléotide (« single nucleotide polymorphism ») afin de déceler si un de ces variants est associé à une maladie.
Il s’agit là d’une étude sans hypothèse préalable que l’on voudrait vérifier, d’une analyse statistique portant sur de nombreux sujets et de nombreux variants afin d’en tirer des corrélations dont l’éventuelle signification physiologique sera recherchée. La méthode habituelle est de comparer la fréquence des variants trouvés chez des sujets normaux et des sujets malades, puis de retenir les gènes portant des variants prédominant chez les malades. L’étape suivant est d’essayer de relier les gènes retenus au méchanisme de la maladie. On peut aussi, dans une cohorte de sujets malades, essayer d’apprécier si un variant est associé à la valeur d’un phénotype mesurable (pression artérielle, par exemple), un pronostic plus ou moins sévère ou l’efficacité d’un médicament.

→ variants dans la séquence de l'ADN (nomenclature des), polymorphisme, nucléotide

[Q1]

Édit. 2018

CAR-T cells acr. angl. pour Chimeric-Antigen-Receptor T cellsp

Les cellules CAR-T sont des cellules génétiquement modifiées, qui font appel à l'immunothérapie antitumorale. 
Les lymphocytes T du patient sont prélevés, cultivés
in vitro puis modifiés génétiquement de manière à faire exprimer un récepteur artificiel (CAR), qui reconnaît les cellules de la tumeur à combattre. Ils sont restitués au patient pour tuer les cellules tumorales. La cible doit être aussi spécifique que possible. La cible antigénique idéale doit être surexprimée à la surface des cellules tumorales et non exprimée par les tissus normaux. Ainsi, dans le cas de la leucémie aigue B lymphoblastique, l'ag CD 19, antigène leucocytaire humain retrouvé à la surface des lymphocytes B, est un modèle très performant. D'autres marqueurs hématologiques que le CD 19 peuvent être ciblés. La partie intracellulaire de la cellule CAR va se charger de l'activation des lymphocytes après fixation sur les cellules leucémiques. 
Actuellement cette thérapeutique est réservée aux patients en échec des traitements usuels, présentant encore des cellules leucémiques persistantes après traitements standard et parfois après allogreffes.
En plus de leur très grande efficacité, ces cellules ont une longue durée de vie puisqu'elles ont la capacité d’éradiquer des cellules cancéreuses qui réapparaitraient après plusieurs mois, voire plusieurs années.
De nombreuses cellules
CAR T ciblant d’autres antigènes tumoraux sont en développement dans d’autres types de cancers (myélome, lymphome) et même dans les  tumeurs solides.  
Bien que les cellules proviennent de l' organisme du malade, le traitement est très lourd, nécessitant un conditionnement par chimiothérapie. Les effets secondaires sont importants: syndrome de libération des cytokines appelé aussi orage cytokinique, syndrome d'activation des macrophages, troubles neurologiques.
Le traitement est très onéreux. Une autre méthode est à l'étude. Au lieu de faire appel aux lymphocytes du patient, il est fait appel aux lymphocytes de donneurs sains allogéniques, manipulés pour cibler tel ou tel antigène tumoral. Ce protocole est moins coûteux, la congélation des cellules permet une utilisation rapide, mais la durée de vie des cellules injectées est plus courte.

J. N. Kochenderfer, chercheur américain (2010) ; E. Tran, chercheur américain (2017)

→ leucémie aigue lymphoblastique, lymphome diffus à cellules B, antigène CD 19

[F1, F3, G5, ]

Édit. 2018

étiopathie n.f.

etiopathy

Méthode thérapeutique s’inspirant de la tradition des rebouteux qui  traite par manipulations la cause présumée d’une maladie.

Édit. 2018

exposition sur phage l.f.

phage display

Technique de laboratoire plus connue sous sa dénomination de « phage display » permettant de présenter des peptides, des fragments d’anticorps ou d’autres protéines à la surface de phages filamenteux lesquels sont ensuite sélectionnés pour leur capacité de liaison à une cible.
Les banques de peptides exposés sur phage peuvent être sélectionnées sur différentes cibles: anticorps monoclonaux pour caractériser rapidement de nouveaux épitopes, récepteurs pour identifier de nouveaux ligands, ou enzymes pour caractériser de nouveaux substrats. Cette méthode est très efficace puisqu'il est possible de sélectionner un phage dont la fréquence dans la banque originale est très faible.

G. P. Smith (né en 1941) chercheur américain, Prix Nobel de Chimie en 2018 pour cette découverte

→ phage

[B3]

Édit. 2019

Tirone David (opération de) l.f.

Méthode de traitement chirurgical de la maladie ectasiante de l’aorte thoracique, sans remplacement de la valve aortique.
Elle constitue une alternative à l’opération de Bentall qui remplace la valve aortique.

T.E. David, chirurgien cardiovasculaire canadien d’origine brésilienne (1992), M.sir Yacoub chirurgien britannique, Borst, chirurgien allemand

→ Bentall (opération de), maladie ectasiante de l’aorte thoracique

[K2, K3]

Édit. 2019

électrocardiographie trans-œsophagienne l.f.

transœsophagal electrocardiography

Méthode d’enregistrement électrocardiographique utilisant une électrode intra-oesophagienne située à une distance des arcades dentaires variant entre 30 et 45 cm.
Cette électrode œsophagienne permet d’enregistrer des dérivations unipolaires étagées. Cette modalité permet de compléter les informations fournies par l’électrocardiogramme standard en particulier dans l’étude et le diagnostic de certains troubles du rythme (tachycardies ventriculaires).

→ électrocardiogramme

[B3, K2]

Édit. 2019

électro-oculographie n.f.

electro-oculography

Méthode d'enregistrement de la position et des mouvements des globes oculaires.
Les méthodes optiques utilisent le reflet sur la cornée de diodes situées en face de l'œil ou analysent les déplacements de la pupille. Les méthodes électriques utilisent des différences de potentiel engendrées par le dipôle cornéorétinien. L’œil peut être en effet considéré comme un dipôle avec une cornée électropositive, et une sclère électronégative .
Le potentiel cornéorétinien désigne la différence de potentiel entre la cornée et la sclère. Trois valeurs correspondant à trois phases d’adaptation rétinienne à un niveau d’éclairement défini sont mesurées :
- la valeur de base (potentiel cornéorétinien de repos, mesuré en ambiance photopique modérée),
- la dépression à l’obscurité (valeur minimale du potentiel cornéorétinien mesuré vers la dixième minute d’adaptation à l’obscurité ; sa normale est d’environ 30 % inférieure à la valeur de base),
- le pic à la lumière (valeur maximale du potentiel cornéorétinien vers la huitième minute d’adaptation à la lumière ; sa normale est d’environ 30% supérieure à la valeur de base).

G.B. Arden et J.H. Kelsey, ophtalmologues britanniques (1962)

Étym. gr. êlektron : ambre ; lat. oculus : œil ; gr. graphein : écrire

Syn. électro-ophtalmographie

→ Arden (rapport d'), électro-oculographique (technique d'enregistrement), électro-oculogramme, électrophysiologie rétinienne

[B3, P2]

Édit. 2019

balistique biologique l.f.

biolistics, biolistic transformation, biological ballistic

Méthode de transformation génétique consistant à bombarder des cellules avec des microbilles métalliques enrobées d’ADN, à l’aide d’un canon à particules.

Syn. biolistique

[Q1]

Édit. 2019

score de Constant l.m.

Constant score

Méthode clinique d’évaluation fonctionnelle de l’épaule.
Différents paramètres cliniques sont appréciés afin de préciser l’importance de l'altération fonctionnelle de l’épaule : douleur,  niveau d’activités quotidiennes, capacité de travail avec la main, mobilité, force musculaire. Pour chacun de ces items on détermine une échelle d’importance du dommage qui est traduite par une gradation de points. Cette valeur rapportée à l’âge est un indice fonctionnel de l’épaule qui est comparé à des valeurs établies chez des sujets normaux.

C. R. Constant, chirurgien orthopédiste britannique (1987)

[I2]

Édit. 2019

Delphi n.f.

La technique Delphi est une méthode de détermination de consensus à partir de jugements répétés d’un groupe d’experts.

[E1]

Édit. 2020

analyse pas à pas l.f.

stepwise  analysis

Méthode d’analyse multifactorielle qui consiste à juger séquentiellement l’introduction ou le retrait des variables explicatives.

→ analyse multifactorielle

[E1]

Édit. 2020

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