insuffisance cardiaque après remplissage vasculaire l.f.
cardiac failure secondary to fluid challenge
Choc cardiogénique révélé lors d'un remplissage vasculaire trop rapide au cours d'une réanimation et traduisant une insuffisance cardiaque latente.
Les signes sont une hépatomégalie douloureuse avec turgescence jugulaire, l'apparition d'un œdème aigu pulmonaire, d'une défaillance circulatoire ou seulement d'une modification nette des paramètres de surveillance hémodynamique (élévation des pressions veineuse centrale et capillaire bloquée, diminution du débit cardiaque).
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ choc cardiogénique, insuffisance cardiaque, solution de remplissage
insuffisance respiratoire aigüe l.f.
Baisse brutale de la PaO2 au-dessous de 60 mm de mercure avec ou sans élévation de la PaCO2)
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
insulin-like Growth Factor-I l.angl.
Facteur de croissance ressemblant à l'insuline-I
→ IGF
intrasinusal (abord) l.m.
renal sinus dissection
Dissection chirurgicale du sinus du rein exposant bassinet et tiges calicielles loin dans la médullaire, permettant l'abord de l'ensemble des cavités excrétrices intrarénales.
intromission n.f.
intromission
Pénétration du pénis dans le vagin lors du coït.
Étym. lat. intr- préfixe indiquant le mouvement vers l’intérieur ; mittere, missum : envoyer
invasif adj.
Un processus est dit invasif quand il a la capacité d’envahir plus ou moins rapidement l’organisme dans lequel il survient, qu’il s’agisse d’un processus infectieux ou tumoral
L'utilisation du mot invasif est déconseillée pour qualifier un acte médical impliquant la pénétration par un orifice naturel (p. ex. endoscopie) ou par un orifice créé par incision ou piqûre (p. ex. prélèvement par voie «sanglante», ponction, incision, etc.). Dans ce cas, dire acte effractif, pénétrant, agressif ou offensant.
Étym. lat. invadere : envahir, pénétrer dans (in : dans, vadere : marcher)
invasion tumorale l.f.
Infiltration, par les cellules tumorales, des tissus entourant une tumeur maligne avec souvent destruction active de ces tissus
Dans les tumeurs malignes d’origine épithéliale (cancers invasifs), les cellules malignes doivent d’abord franchir la membrane basale de la tumeur avant d’envahir les tissus avoisinants, ce qui oppose ces tumeurs aux tumeurs non invasives (cancers « in situ »).
Étym. lat. invadere : envahir, pénétrer dans (in : dans, vadere : marcher)
→ cancer invasif, cancer in situ
investissement n.m.
cathexis
Concept présent du début à la fin de l'œuvre de S. Freud, et qui est au centre du point de vue économique de sa métapsychologie : l'appareil psychique investit l'énergie qu'il reçoit de la pulsion dans des représentations.
Dans la première topique, le régime différent de l'investissement, selon lequel fonctionnent l'inconscient et le préconscient/conscient, sert à les distinguer. Le premier est soumis au principe de la décharge des quantités d'énergie qui parcourent librement le réseau des représentations (processus primaire). Le second contrôle la circulation de l'énergie en la liant de façon plus stable et en prélevant sur cette réserve qui existe les quantités nécessaires à l'activité de pensée (processus secondaire).
Derrière ce modèle neurologique du déplacement des excitations, le caractère métaphorique du concept est déjà présent puisqu'il peut y avoir investissement d'un objet ou d'une partie du corps. C'est ce qui permet sa transposition telle quelle dans la deuxième topique, dans laquelle la source de l'énergie pulsionnelle à investir se trouve dans le ça.
S. Freud, neurologue autrichien (1856-1939)
ischémie n.f.
Diminution ou arrêt de la circulation et donc de l’apport sanguin dans un territoire tissulaire ou un organe
L’ischémie entraîne une hypoxie locale et, si elle se prolonge, une nécrose tissulaire se traduisant par un œdème et une extravasation de sang dans les tissus avoisinants, d’où le terme d’infarctus.
Ischemia (USA), ischaemia (angl.)
Étym. gr. ischanein : arrêter, retenir ; haima : sang
isolement et obscurité (retentissement psychique) l.m.
psychical repercussions of isolation and obscurity
Ensemble des troubles psychiques survenant lors de l'exposition de sujets sans anomalies antérieures décelables à un isolement total ou à l'obscurité.
Dans les années 1950, des étudiants placés dans des "caissons" isolants sans aucun repère sensoriel, déclaraient avoir éprouvé des hallucinations après quelques heures (D. O. Hebb, au Canada, etc.).
Dans l'obscurité totale, apparaissent volontiers des hallucinations élémentaires sous forme de points lumineux ou d'étoiles colorées. Peu à peu se forment des scènes plus ou moins complexes, parfois suivies d'hallucinations lilliputiennes. Survient une perte de la notion du temps et de la situation, avec somnolence et rêverie dont le sujet ne sortira qu'après extraction du caisson.
D.O. Hebb, psychobiologiste canadien (1904-1985)
→ milieux d'exception (adaptation psychosociale aux)
Jackson-Weiss (syndrome de) l.m.
Dysostose craniofaciale voisine de la maladie de Crouzon
Elle en diffère par l’existence d’anomalies des pieds : premier orteil large et dévié, fusion tarsométatarsienne.
Elle est liée à une mutation du gène FGFR2 du bras long du chromosome 10 comme dans la maladie de Crouzon.
C. E. Jackson et L. Weiss, médecins américains (1976)
→ dysostose craniofaciale, Crouzon (maladie de)
Jacobsen (syndrome de) l.m.
Aberration chromosomique transmissible de phénotypes variés associant : trigonocéphalie, dysmorphie faciale, malformations oculaires et viscérales multiples, thrombocytopénie iso-immune, retard de croissance et retard psychomoteur,
Les principaux signes sont : le nez large, les narines antéversées, la bouche en carpe, une rétrognathie, une dysmorphie des oreilles, un strabisme divergent, un épicanthus télécanthus, un colobome iris-choroïde-rétine, des anomalies cardiaques, gastro-intestinales, génito-urinaires et aux membres : une camptodactylie, une syndactylie.
La thrombocytopénie se voit dans près de 50 p. cent des cas avec un syndrome hémorragique modéré. Il existe une relation étroite avec la thrombopénie de Paris-Trousseau liée à une anomalie génétique très voisine.
Le syndrome est dû à une délétion en 11q23.3 et dans deux tiers des cas à une délétion terminale de la bande 23 jusqu’au télomère, le plus souvent avec translocation ; la cassure se fait habituellement sur un site fragile, une répétition du triplet CCG. Par leur diversité ces délétions partielles donnent des phénotypes différents. L’affection est de transmission autosomique dominante (MIM 147791). Elle est le plus souvent sporadique ; parfois un site fragile en 11q23 est retrouvé chez un parent. Le diagnostic prénatal est possible.
Petrea Jacobsen, médecin généticienne danoise (1973)
Syn. délétion 11q (syndrome de la), syndrome de la monosomie partielle 11q
→ thrombopénie de Paris Trousseau, délétion 11q
Jacquemier (théorie de) l.f.
Jacquemier's theory
Théorie selon laquelle les saignements du placenta pæevia sont dus au glissement du placenta sur le segment inférieur.
J. M. Jacquemier, gynécologue accoucheur français, membre de l'Académie de médecine (1806-1879)
Syn. théorie du glissement
Jadassohn-Levandovsky (syndrome de) l.m.
Jadassohn Levandovsky’s syndrome
J. Jadassohn et F. Lewandowsky, dermatologistes allemands (1906)
Syn. kératose disséminée circonscrite
→ pachyonychie congénitale de Jadassohn-Lewandowsky
jaunisse n.f.
jaundice
→ ictère
jeu pathologique l.m.
pathological gambling
Besoin urgent et répété de jouer de l'argent, dominant l'existence, et qui se réalise en dépit de la conscience du sujet et de ses efforts, souvent de sa souffrance, au risque de transgression de valeurs et de devoirs socioprofessionnels, matériels, familiaux, voire légaux, de sorte que le rétablissement de la situation financière n'est envisagé essentiellement que par le jeu.
Fréquente, surtout masculine, cette "addiction sans drogue" est souvent rapprochée des toxicomanies, celles-ci en tant qu'instrument d'aléa, de jeu avec la vie et la mort, associé à la recherche de plaisir, d'anesthésie et d'oubli. Un rôle contra-dépressif est souvent relevé.
Comme ces dernières, et en dehors de troubles mentaux préexistants ou consécutifs possibles, on doit se demander si ces conduites complexes et encore insuffisamment cernées relèvent exclusivement, sinon principalement, de la psychiatrie. En tout cas, ce sont surtout les thérapies cognitivo-comportementales, plutôt pratiquées en groupe, qui sont retenues actuellement. Davantage que l'abstinence totale, l'objectif d'un "jeu contrôlé" est admis par beaucoup.
Syn. jeu compulsif (bien qu'il ne s'agisse pas d'un comportement compulsif proprement dit)
Juberg-Marsidi (retard mental de) l.m.
Juberg Marsidi’s mental retardation
Retard mental, retard de croissance, surdité et microgénitalisme lié au sexe.
L’affection comporte également microcéphalie, petite taille et surdité. Les ongles sont épais aux mains et aux pieds. Il existe un retard osseux, une campto et/ou clinodactylie, des oreilles de capucin. Peuvent s’observer télécanthus, épicanthus et rétinite pigmentaire. Le locus du gène (JMS) est en Xq12-q21. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 309590).
R. Juberg, médecin généticien américain et Irene Marsidi, pédiatre américaine (1980)
Syn. Juberg-Marsidi (syndrome de), retard mental-retard de croissance-surdité-microgénitalisme lié au sexe
kératose disséminée circonscrite de Jadassohn-Lewandowsky l.f.
J. Jadassohn et F. Lewandowsky, dermatologistes allemnds (1906)
Kiesselbach (zone de) l.f.
Kiesselbach’s area, Kiesselbach’space, locus kisselbachii, vascular area
Tache vasculaire de la partie antéro-inférieure de la cloison nasale qui est souvent le siège d’épistaxis et de perforation.
C’est une zone d’anastomose de la branche interne de l’artère sphénopalatine, de l’artère labiale supérieure et de l’artère grande palatine.
W. Kiesselbach, laryngologiste allemand (1884)
kinétochore n.m.
Structure protéinique microtubulaire des noyaux cellulaires, attachée à un centromère et capable de s’attacher à un chromosome et de le faire glisser le long du fuseau mitotique achromatique
kissing ulcer angl.
knobs n.m.p.
Protubérances apparaissant à la surface des hématies parasitées par certaines souches de Plasmodium falciparum et qui jouent un rôle aussi bien physiopathologique qu’immunologique
Köbberling (syndrome de) l.m.
Lipodystrophie héréditaire caractérisée par une hypoplasie ou une atrophie du tissus graisseux sous cutané des membres inférieurs contrastant avec une adipose sous cutanée abdominale
Elle comporte deux formes : le type 1 (FPLD 1), décrite uniquement chez la femme, apparait le plus souvent à l’adolescence ; une infiltration graisseuse du tronc, des seins et de la face (facies lunaire) apparaît plus tardivement. Elle est associée à une hypertension artérielle et à un diabète insulinorésistant avec hypertriglycéridémie. Son mécanisme génétique est discuté ; il apparaît de novo. Il est décrit sous l’appellation de lipodystrophie de type Köbberling.
Le type 2 (FPLD2) comporte une lipodystrophie des membres et du tronc avec un excès de graisse du cou et des troubles métaboliques avec hyperandrogénie chez la femme. Chez l’homme les anomalies sont moins prononcées. Le gène en cause, LMNA, codant pour la lamine A/C (une des protéines de la membrane du noyau cellulaire) est en 1q21-22 ; Ce type 2 est le plus souvent identifiée avec le syndrome de Dunnigan et a été désigné sous le nom de syndrome de Dunnigan-Köbberling.
J. Köbberling, médecin endocrinologue allemand (1971 et 1975) ; M. G. Dunnigan, médecin endocrinologue britannique (1974)
Syn. lipodystrophie partielle familiale
→ Dunnigan (syndrome de), lipodystrophie, laminopathie, LMNA,
laboratoire P4 l.m.
Laboratoire disposant des conditions de sécurité et de formation du personnel adéquates, accrédité pour contenir des pathogènes (virus, bactéries) de classe 4, c'est-à-dire de haute dangerosité, transmissibles par aérosol et sans vaccin protecteur, parce
Les principaux agents de classe 4 sont des virus (Ebola, Marburg, variole…) et des bactéries (BK et staphylocoque multirésistants …) à haut pouvoir de dissémination et à taux élevé de pathogénicité mortelle. Les laboratoires P4 sont hermétiques, comportent des sas de sécurité, des systèmes de protection anti-incendie, de stérilisation des effluents liquides et de surveillance continue par caméras. Le personnel qui y travaille est revêtu d’un scaphandre et n’est jamais seul.
lame musculaire de la muqueuse de l'intestin grêle l.f.
lamina muscularis mucosae intestini tenuis (TA)
Ensemble des fibres musculaires lisses qui, confluant en nappe, constituent une mince couche entre le chorion de la muqueuse et la sous-muqueuse de la paroi de l’intestin grêle
Syn. anc. musculaire muqueuse de l’intestin grêle