anticorps anti-kératine l.m.p.
anti-keratin antibody
Auto-anticorps appartenant à la famille des auto-anticorps anti-protéines citrullinées, qui reconnaissent certains motifs antigéniques dans lesquels un résidu d'arginine a été transformé en citrulline, recherchés au cours du diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde (PR).
Ce sont des IgG très spécifiques de la PR, qui apparaissent précocement et dont le titre n’évolue pas avec l’activité.
Sigle AKA
→ auto-anticorps anti-protéines citrullinées, polyarthrite rhumatoïde
[C1,C3,F3,I1,N3]
Édit. 2017
auto-anticorps anti-protéines citrullinées l.m.
anti-citrullinated protein antibody
Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) produisent, au sein de la synoviale rhumatoïde, des auto-anticorps dirigés contre des protéines citrullinées.
Ces anticorps reconnaissent des épitopes citrullinés qui apparaissent sur diverses protéines (filaggrine, fibrine, etc.) du tissu synovial inflammatoire par suite de la transformation de leurs résidus arginyl en résidus citrullyl. Cette citrullination des protéines, est catalysée par une famille d’enzymes, les peptidyl-arginine désiminases (PAD).
Deux techniques permettent de détecter ces auto-anticorps :
- la titration des anticorps anti-kératine (AKA) par immunofluorescence indirecte sur coupe d’œsophage de rat wistar,
- la titration des anticorps anti-peptides cycliques citrullinés par méthode ELISA.
Leur détection présente une sensibilité supérieure à celle des autres auto-anticorps - proche de 80 %, contre 50 % en moyenne pour les AKA - et surtout une haute spécificité (98 %) pour la PR.
Sigle ACPA
→ anticorps anti-kératine, polyarthrite rhumatoïde
[C1,C3,F3,I1,N3]
Édit. 2017
Cairns (mécanisme de) l.m.
Cairns' mechanism
J. Cairns, biochimiste britannique (1975)
[C3,Q]
canal calcique l.m.
calcium channel
En biologie cellulaire, canal ionique dans une membrane plasmique ou intracellulaire, formé par une ou plusieurs protéines transmembranaires, susceptible de passer de l'état ouvert à l'état fermé permettant ou non le passage spécifique d'ions calcium Ca2+.
Des canaux calciques sont présents dans le réticulum endoplasmique de nombreuses cellules et permettent sous l'effet d'inositol-triphosphate de libérer des ions Ca2+ séquestrés dans les citernes du réticulum. Il existe aussi des canaux calciques dans les membranes plasmiques des neurones, dépendant du potentiel de membrane (membranes présynaptiques).
→ membrane cellulaire, réticulum endoplasmique, inositol triphosphate
[C3]
TRAF1 gene sigle angl. pour TNF receptor associated factor 1
Gène localisé en 9 p23;q33 qui code pour un facteur protéinique régulateur de l’activité du TNF.
La mutation de ce gène est à l’origine de formes graves de polyarthrite rhumatoïde avec présence d’auto-anticorps anti-protéines citrullinées.
→ auto-anticorps anti-protéines citrullinées
[I1,C3]
Édit. 2017
mécanotransduction n.f.
mécanotransduction
Ensemble des forces mécaniques se propageant au sein et entre les cellules.Ce processus façonne les cellules, les tissus et les organes et peut déclencher des signaux biochimiques. La mécanotransduction agit sur les protéines en les remodelant. Les changements de conformation ainsi obtenus modifient les affinités des protéines et donc leurs activités et peuvent déclencher une cascade d’événements biochimiques. En particulier, les intégrines de la membrane cellulaires sont des mécanotransducteurs qui transmettent les signaux mécaniques à l’actine du cytosquelette.
[C3]
Édit. 2018
intégrine n.f.
intégrin
Protéine transmembranaire jouant un rôle de récepteur permettant la mise en relation d'une protéine du milieu extracellulaire avec une protéine du cytosquelette intracellulaire.
De structure hétérodimérique αβ, les intégrines sont classées en trois sous-familles selon la nature de leur chaîne β : β1, dites intégrines VLA, dont fait partie le récepteur des fibronectines, β2 ou CD18, comme le récepteur d'adhésion des leucocytes, et β3, dites intégrines de cytoadhésion, dont fait partie le récepteur de la vitronectine. La teneur du plasma humain en β1-intégrines est voisine de 2µg/mL, celle des β3-intégrines de 5 µg ; ces teneurs augmentent au cours des hépatites chroniques et des cirrhoses.
→ fibronectine, vitronectine, cirrhose hépatique, hépatite chronique
[C1,C3]
Édit. 2018
azote non protéinique l.m.
Syn. azote non protéique
[C3]
Édit. 2018
chimiogénomique n.f.
chemogenomic
Science dont l'objectif est l'étude des réponses génomiques à des composés chimiques.
La recherche en biologie et en chimie connaît une mutation qui se traduit par l'adoption de techniques massivement parallèles et automatisées, dans des domaines tels que le séquençage de génomes, l’utilisation des puces à ADN et la chimie combinatoire. Il est possible de générer et stocker plusieurs millions de petites molécules nouvelles par de nouvelles stratégies de synthèse chimique. Le criblage robotisé de petites molécules est une des technologies qui révolutionne actuellement la biologie, d'abord développée pour la recherche pharmaceutique et récemment mise en œuvre pour la recherche académique. Le criblage, qu'il soit à haut débit ou à haut contenu d'information, permet ainsi d’identifier parmi des collections de molécules (ou chimiothèques) des composés bioactifs agissant sur une protéine, une cellule, un organisme ou toute autre cible biologique d'intérêt. Ces composés peuvent être des candidats médicaments, des molécules valorisables pour certaines applications biotechnologiques, biomédicales ou agronomiques, ou encore des outils pour la recherche. Manipulant de très grands nombres d'informations biologiques (issues de la post-génomique), chimiques et expérimentales, le criblage ne peut s'envisager sans un traitement mathématique et informatique. Compte tenu du volume du champ de recherche, le développement de la chimiogénomique n’aurait pu se faire sans l’apport des sciences omiques.
É. Maréchal, chercheur français (2008)
Syn. chemogénomique
Réf. E. Maréchal, L. Lafanechère, S. Roy - « Chemogénomique - Des petites molécules pour explorer le vivant » - EDP Sciences - Collection : Grenoble Sciences ; 2008 ; 268p.
[C1,C3,Q1]
Édit. 2018
protéine kinase B l. f.
protein kinase B
Syn. protéine AKT
[C1,C3]
Édit. 2018
phosphatidylinositol 3,4 bisphosphate n.m.
phosphatidylinositol 3,4 bisphosphate
Dérivé du phosphatidylinositol portant deux acides phosphoriques sur les carbones 3 et 4 de l'inositol.
Le phosphatidylinositol 3,4 bisphophate est un phospholipide trouvé dans les membranes cellulaires
→ inositol, phosphatidylinositol
[C1,C3]
Édit. 2018
protéines ERM l.f.
ERM proteins
Famille de protéines intracellulaires permettant la liaison des filaments d'actine du cytosquelette à la membrane cellulaire.
La famille des protéines ERM est constituée de l'ezrine (E), la radixine (R) et la moésine (M).
[C1,C3]
Édit. 2018
merline n.f.
merlin
Protéine intracellulaire servant de lien entre le cytosquelette d'actine et la membrane cellulaire.
La merline présente des homologies de structure avec la famille des protéines ERM. Elle est impliquée dans le contrôle de la morphologie, de la prolifération, de la survie et de la motilité cellulaire.
Syn. moesin-ezrin-radixin-like protein
→ actine, cytosquelette, protéines ERM
[C1,C3]
Édit. 2018
moesin-ezrin-radixin-like protein l.angl.
Syn. merline
→ merline
[C1,C3]
Édit. 2018
ezrine n.f.
ezrin
Métalloprotéine du cytosquelette, de masse 80 kDa, interagissant par son extrémité N-terminale avec la membrane plasmique et par son extrémité C-terminale avec l'actine.
Elle joue un rôle essentiel dans la structure et les mouvements des membranes cellulaires. Elle fait partie de la famille de protéines ERM (ezrine, radixine, moésine) et d'une superfamille comprenant la merline et la schwannomine des gènes suppresseurs de tumeurs.
Étym. nom donné par Bletcher en mémoire d'Ezra Cornell, fondateur de la Cornell University, Ithaca, New York (1983)
Syn. cytovilline, villine-2
→ actine, cytosquelette, protéines ERM
[C1, C3]
Édit. 2020
moésine n. f.
moesin
Protéine intracellulaire assurant le lien entre le cytosquelette d'actine et la membrane cellulaire.
La moésine fait partie de la famille des protéines ERM.
→ actine, cytosquelette, protéines ERM
[C1,C3]
Édit. 2018
radixine n.f.
radixin
Protéine intracellulaire assurant le lien entre le cytosquelette d'actine et la membrane cellulaire.
La radixine fait partie de la famille des protéines ERM.
→ actine, cytosquelette, protéines ERM
[C1,C3]
Édit. 2018
cytovilline
Syn. ezrine, villine-2
→ ezrine
[C1,C3]
Édit. 2018
villine-2
l.f.
Syn. ezrine, cytovilline
→ ezrine
[C1,C3]
Édit. 2018
PINP acr. angl. pour Propeptide N-terminal du collagène de type I
PINP
Propeptide libéré du collagène de type I lors de la formation des fibres de collagène.
Sa concentration dans le plasma sanguin est corrélée à la vitesse de remaniement des tissus conjonctifs, en particulier de l'os. Le dosage du PINP est donc proposé comme marqueur du métabolisme osseux. Sa concentration plasmatique augmente dans tous les cas où le renouvellement osseux est accéléré (hyperparathyroïdie, acromégalie, hyperthyroïdie, métastases osseuses, maladie de Paget, etc..). Elle tend à diminuer lorsque le renouvellement du tissu osseux est ralenti (hypoparathyroïdie, hypothyroïdie, insuffisance hypophysaire).
[C1,C3]
Édit. 2018
CTX-I acr.pour télopeptide C-terminal du collagène de type I
CTX-I
Petit peptide situé à l'extrêmite de la molécule de collagène de type I, libéré lors du remaniement des tissus conjonctifs, en particulier de l'os.
Son dosage dans le pasma est donc proposé comme marqueur du métabolisme osseux. Sa concentration plasmatique augmente dans tous les cas où le renouvellement osseux est accéléré (hyperparathyroïdie, acromégalie, hyperthyroïdie, métastases osseuses, maladie de Paget, etc..). Elle tend à diminuer lorsque le renouvellement du tissu osseux est ralenti (hypoparathyroïdie, hypothyroïdie, insuffisance hypophysaire, ...).
[C1,C3]
Édit. 2018
protéine mTOR acr. angl. pour mammalian Target Of Rapamycine ou mechanistic Target Of Rapamycine
mTOR
Protéine kinase intracellulaire impliquée dans de nombreuses voies de signalisation.
Elle est activée par phosphorylation par la protéine kinase AKT et est elle-même capable de phosphoryler de nombreuses autres protéines intracellulaires. Elle joue un rôle majeur dans la prolifération et la survie cellulaire mais aussi dans la régulation de voies métaboliques et du système immunitaire.
[C1,C3,F1]
Édit. 2018
effet Warburg l.m.
Warburg’s effect
Processus par lequel les cellules cancéreuses se procurent l’énergie cellulaire nécessaire à leur multiplication.
Les cellules cancéreuses ont un taux élevé de glycolyse par rapport aux cellules normales d’un même tissu. Warburg en tira l'hypothèse que la multiplication de cellules cancéreuses proviendrait de l’énergie due à la fermentation du glucose.
O. Warburg (1883-1970), biochimiste allemand, lauréat du Prix Nobel de médecine en 1931
[C3,F2]
Édit. 2018
SCN5A gene sigle angl. pour sodium voltage-gated channel alpha subunit 5
Gène situé sur le locus chromosomique 3p21.3, codant pour la sous-unité alpha d'un canal sodique .
→ Brugada (syndrome de), syndrome du QT long
[C3,K2,Q2]
Édit. 2017
SCN10A gene sigle angl. pour sodium voltage-gated channel alpha subunit 10
Gène situé sur le locus chromosomique 3p22.2, codant pour une sous-unité alpha de canal de sodium résistant à la tétrotoxine (canaux de sodium NaV1.8).
Les propriétés du canal formé par la protéine transmembranaire codée peuvent être modifiées par interaction avec différentes sous-unités bêta. This protein may be involved in the onset of pain associated with peripheral neuropathy.Cette protéine peut être impliquée dans le début de la douleur associée à une neuropathie périphérique. Alternative splicing results in multiple transcript variants. L'épissage alternatif résulte de plusieurs variantes de transcription. En plus des nocicepteurs, des canaux de sodium NaV1.8 ont également été trouvés dans les cellules musculaires cardiaques où, en contrôlant le flux d'ions sodium, ils jouent probablement un rôle dans le maintien d'un rythme cardiaque normal.
→ tétrotoxine, épissage alternatif, Brugada (syndrome de)
[C3,H1,K2,Q2]
Édit. 2017