Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hypoderme n.m.

1) hypodermis ; tela subcutanea (TA)

subcutaneous tissue

Couche de tissu située au-dessous du derme profond. Elle consiste en un tissu graisseux banal cloisonné par des travées conjonctivo-élastiques qui délimitent des lobules remplis de cellules adipeuses.
2) Diptère myiasigène du genre Hypoderma.
Plusieurs espèces d'hypodermes parasitent, à l'état larvaire, les bovins et parfois l'Homme, entraînant alors une myiase furonculeuse ou ambulatoire (hypodermose).

Syn. tissu sous-cutané

Hypoderma bovis, Hypoderma lineatum, hypodermose

hypogammaglobulinémie de type Suisse l.f.

Swiss’ type hypogammaglobulinemia

Syndrome immunodéficitaire combiné sévère.

Sigle  SIDCS

hypomélanose idiopathique en gouttes l.f.

idiopathic guttate hypomelanosis

Dermatose simplement inesthétique faite de petites taches blanches lenticulaires profuses, disséminées sur la peau longtemps exposée au soleil, avant tout de la face antérieure des jambes et des avant-bras, définitives mais plus visibles après bronzage du reste des téguments.
D'abord décrite chez les sujets de couleur, elle est en fait très fréquente également chez les caucasiens s'exposant beaucoup au soleil ou vivant sous les tropiques. L'examen histologique ne montre pas d'atrophie cutanée : il révèle une simple diminution de la teneur en mélanine des kératinocytes.

Syn. leucopathie symétrique progressive (O.G. Costa, dermatologue brésilien, 1951), leucodermie lenticulaire disséminée (D. Arguëlles-Casals, dermatologue cubain, 1969), leucodermie lenticulaire disséminée

hypophosphatasie n.f.

Maladie rare du nourrisson, de transmission autosomique récessive, caractérisée par un rachitisme sévère s'accompagnant assez souvent d'une hypercalcémie, liée à une teneur sérique basse en phosphatases alcalines à une accumulation de phosphoéthanolamine

Il existe des formes mortelles par insuffisance respiratoire et convulsions chez le nouveau-né dont le crâne est globuleux, les membres courts et incurvés. Dans d’autres formes une minéralisation se produit peu à peu au cours de l'enfance.
Le diagnostic prénatal se fait par dosage sur le liquide amniotique des phosphatases alcalines.

phosphatasémie, pyrophosphate, rachitisme

hypo-uricémiant n.m.

Médicament qui abaisse la concentration sanguine de l'acide urique par deux mécanismes possibles :

- diminution de la production endogène par l’inhibition de la xanthine-oxydase (le type en est l’allopurinol) qui est d’utilisation courante,
-augmentation de l’excrétion urinaire (probénécide),
- dégradation de l’acide urique en allantoïne (urate-oxydase recombinante d’action rapide utile dans les états aigus).

hystérectomie par décollation antérieure l.f.

hysterectomy through anterior dissection

Ablation chirurgicale de l’utérus par voie abdominale, subtotale (procédé de Kelly) ou totale (procédé de Richelot), avec abord antérieur en premier, après décollement vésico-utérin et ouverture de la face antérieure du vagin.
La résection des annexes se fait de bas en haut et de dehors en dedans. Cette technique permet de réaliser l’hystérectomie lorsque les deux annexes sont bloquées.

L-G. Richelot, gynécologue français, membre de l’Académie de médecine (1886)

hystérectomie (retentissement psychique de l') l.m.

hysterectomy (psychical effects of)

Intervention dont le vécu dépressif et les difficultés sexuelles constituent classiquement de fréquentes complications.
Peur de la mutilation, de ses incidents et accidents, d'une perte de la féminité et du vieillissement, confondus par méconnaissance avec la ménopause, contribuent à ces troubles.
Une réduction notable des indications, la conservation des ovaires avant 50 ans, une information et une dédramatisation préalables par l'équipe chirurgicale (en dehors des rares urgences), l'évitement, si possible, d'une "psychiatrisation" (dont les chirurgiens se méfient souvent), avec respect du travail de deuil, constituent des mesures préventives efficaces.
A contrario, certaines études relatent une libido souvent accrue après hystérectomie.

hystérie d'angoisse l.f.

anxiety hysteria

Selon S. Freud, névrose phobique, offrant des analogies structurales avec l'hystérie de conversion.
Toutefois, l'hystérie d'angoisse diffère de cette dernière, où l'investissement libidinal d'une représentation refoulée conduit à un symptôme de type somatique. Ici, l'angoisse due à une représentation angoissante liée à la sexualité, apparaît en soi-même. Elle produit une fuite qui déplace l'investissement vers une représentation substitutive. Celle-ci joue à la fois le rôle de signal d'angoisse et d'écran devant la signification réelle de cette angoisse.

névrose hystérique

ichtyophtalmie l.f.

fish eye disease

Affection caractérisée par un déficit congénital d'α-lipoprotéines dans le plasma sanguin et par un aspect des yeux semblables à des yeux de poisson.

Étym. gr. ichthus : poisson ; ophthalmia : maladie des yeux

Syn. œil de poisson (maladie en)

alpha-lipoprotéine

ichtyose érythrodermique avec anomalie des cheveux, retard mental et retard de croissance

ichthyosiform erythroderma with hair abnormality and mental and growth retardation

Ichtyose érythrodermique avec aspect de progéria, retard mental et trichothiodystrophie.
Carence en protéines riches en soufre avec, dès la naissance, présence d'une ichtyose érythrodermique sèche qui, en disparaissant, est remplacée par une hyperkératose de la face et du tronc. Cheveux, sourcils et cils sont épars, courts et cassants. Les oreilles sont dites de "chauve-souris". Il y a lipo-atrophie, retard mental et cataracte ponctuée. Diagnostic anténatal possible. L’affection est autosomique récessive (MIM 242170).

C. H. Tay, médecin interniste singapourien (1971)

Étym. gr. ichthus : poisson

Syn. Tay (syndrome de), trichothiodystrophie avec ichthyose congénitale, trichothiodystrophie de type II

image de scissure l.f.

image of fissure, pleural fissure

En radiologie thoracique, fine opacité linéaire correspondant à une scissure, visible lorsque son plan se trouve dans l'axe du rayon directeur.
A l'état normal, la petite scissure n'est pas toujours visible sur le cliché de face, mais les grandes scissures et la petite sont souvent repérables sur le cliché de profil.
La scanographie en coupes fines en permet une bonne étude.

Étym. lat. imago : image, représentation

image en croissant l.f.

crescent sign, crescent pattern

En radiologie pulmonaire, clarté gazeuse arciforme en forme de ménisque, située dans une opacité ou à son contact.
Elle traduit soit la nécrose localisée du poumon au sein d'un nodule ou d'une masse (aspergillose invasive par exemple), soit le sommet d'une cavité dont le contenu liquide ou solide est gravito-dépendant (truffe aspergillaire).

Étym. lat. imago : image, représentation

[B2,K1]

immunité due aux traumatismes (baisse d') l.f.

decrease of immunity following trauma

Les mécanismes de défense contre l'infection sont globalement déprimés après un traumatisme.
L'inhibition de l'immunité non spécifique se traduit par l'altération du chimiotactisme, de l'opsonisation et de la phagocytose des lymphocytes. Elle correspond à un déséquilibre entre les monocytes facilitateurs (T-helpers) et inhibiteurs (T-suppressors) ce qui entraîne une limitation de la paralysie immunitaire consécutive à la perte de la fonction facilitatrice des monocytes, d'où suractivation des T-uppressors et réduction du système de défense contre l'inflammation.

Étym. lat. immunis : exempt de

chimiotactisme, opsonisation, phagocytose, T facilitant, T-suppressor

immunohistochimie n.f.

Méthode de détection d'antigènes tissulaires sur les tissus ou sur frottis cellulaires (im

munocytochimie) à l'aide d'anticorps couplés à un fluorochrome ou à un enzyme.
Cette technique peut être appliquée à l’étude d’anticorps dans les liquides biologiques. Les autoanticorps se fixent sur les antigènes correspondant au sein du tissu ou des cellules étudiées ; les immunoglobulines non fixées sont éliminées par lavage et les anticorps fixés sont ensuite révélés par addition d’anticorps anti-immunoglobulines couplés à un fluorochrome ou à un enzyme (technique dite d’immunofluorescence indirecte ou d’immunoperoxydase indirecte). La réaction peut être répétée en utilisant des dilutions successives du sérum étudié ce qui permet de déterminer le titre des autoanticorps. La localisation du marquage au sein du tissu ou de la cellule apporte une indication approximative de la spécificité de l’autoanticorps. Cette technique est très largement utilisée pour la mise en évidence d’autoanticorps (antinoyaux, antimitochondries, anticytoplasme des neutrophiles, antimembrane basale glomérulaire).

Étym. lat. immunis : exempt de

immunocytochimie

impuissance n.f.

sexual impotence, impotence, erectile dysfunction

Impossibilité pour l’homme d’obtenir et de maintenir une érection suffisante pour réaliser un rapport sexuel complet et satisfaisant.
Une cause organique (diabète, affection neurologique, toxicomanie, alcoolisme, maladie de Lapeyronie, médicaments surtout psychotropes, etc.), présente environ deux fois sur trois selon certains, est d'abord éliminée, notamment par pléthysmographie du sommeil.
Dès lors, on distingue : l'impuissance psychogène primaire, souvent interprétée comme une peur du vagin liée à des fantasmes destructeurs, à l'angoisse de castration, à un désir incestueux ; l'impuissance secondaire, survenant après une période d'activité sexuelle satisfaisante, fréquemment favorisée par des facteurs évènementiels ou relationnels (p. ex. les états dépressifs de toute nature). L'échec peut, en soi, susciter un déconditionnement négatif entretenu par l'anticipation anxieuse de sa répétition.
Une prise en soins, principalement sexothérapique (intervention directe sur le symptôme), à visée psychodynamique (surtout thérapie d'inspiration analytique), comportementale (désensibilisation systématique) ou portant sur le couple, ainsi que médicamenteuse stimulante ou anxiolytique, sera discutée. Le rôle de la partenaire doit être souligné.
Le traitement de la dysfonction érectile s’est enrichi ces dernières années de traitements médicamenteux efficaces : inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5) administrés par voie orale et prostaglandine E1 (PGE-1) injectée par voie intra-caverneuse.

F. Gigot de Lapeyronie, chirurgien français (1743)

Syn. dysfonction érectile, éjaculation (troubles de l’)

agénésie 1

[M4,Q4]

impuissance sexuelle l.f.

sexual impotence

impuissance

impuissance vasculaire l.f.

vascular impotence

Impuissance sexuelle d'origine circulatoire.

impuissance

impuissance virile l.f.

erectile dysfunction

impuissance

incident critique l.m.

critical incident, near miss

Incident qui a failli de très peu provoquer un accident.
En réanimation, une lumière orange s'allumant sur les dispositifs de surveillance signale que la situation risque d'être dangereuse, si la lumière passe au rouge et l'avertisseur sonore le signale, on en arrive à la phase critique : l’incidence de l'accident est imminente. Par ex. chez un sujet intubé, le débranchement du circuit respiratoire fait apparaître la lumière orange pendant une minute, puis la lumière vire au rouge et le signal sonore se fait entendre : cela veut dire que le risque mortel devient imminent, la situation est critique, au rouge il reste moins de trente secondes pour éviter l'accident rapidement mortel.
La surveillance automatisée des principaux paramètres contrôlant une situation devrait permettre le recensement des incidents critiques, source d'information importante pour améliorer la sécurité. En anesthésie-réanimation, par ex. la surveillance de la pression artérielle est le meilleur indicateur pour avertir de l'approche d'une situation critique, vient ensuite l'oxymétrie de pouls. Mais la surveillance clinique, bien que l'enregistrement des incidents soit en général mal fait, a une efficacité meilleure que la seule surveillance électrocardiographique.

I. C. Banks et R. M. Tackley, anesthésistes britanniques (1994)

Étym. lat. incidens : ce qui tombe dedans, ce qui arrive fortuitement

Syn. presqu'accident

accident, incident

incompatibilité tissulaire l.f.

tissue incompatibility

Absence d'identité antigénique HLA entre le receveur et le groupe tissulaire du donneur.

typage HLA

infarcissement n.m.

infarction

Foyer circonscrit de nécrose hémorragique dont la formation résulte d’une obstruction de la circulation locale le plus souvent par thrombose ou embolie.

Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.

infarctus

infarctus cérébral l.m.

cerebral  infarction, stroke, encéphalomalacia

Nécrose circonscrite d’un territoire encéphalique, secondaire à une oblitération artérielle ou à une hypoperfusion sévère et prolongée, traduite par des tableaux neurologiques déficitaires d’installation brutale de gravité variable.
La lésion d’infarcissement est définitive alors que l’œdème qui lui est associé est réversible. La zone infarcie après une obstruction artérielle a un aspect grisâtre sans distinction entre les substances grise et blanche. Après la levée de l'obstacle artériel, en raison de la mise en jeu de suppléances, la lésion peut apparaître rouge. L'obstruction vasculaire n'est pas toujours décelée au voisinage de l'infarctus en raison du délitement d'une embolie ou du défaut de suppléance d'une oblitération située à distance.
Les principales causes d’infarctus cérébral sont les cardiopathies emboligènes (rétrécissement mitral, fibrillation auriculaire, communication interauriculaire) et l'athérome des artères cervicales à destination encéphalitique. Beaucoup moins fréquentes sont les anomalies structurelles des artères (dysplasie fibromusculaire, moyamoya), les dissections artérielles spontanées ou traumatiques, les diverses artérites (Horton, Takayashu, ….) et certaines affections génétiques ((hémocystinurie, maladie de Fabry). Les contraceptifs oraux, la drépanocytose, les polyglobulies, les déficits en inhibiteurs de la coagulation (antithrombine III, protéine C, protéine S) constituent des facteurs favorisants.
Selon le siège de l'obstacle et le jeu des suppléances, le tableau clinique des infarctus peut réaliser :
- un ictus apoplectique (coma et hémiplégie massive) dans les thromboses de la carotide interne ;
- une hémiplégie proportionnelle, avec troubles arthriques, voire aphasie sous-corticale, dans les infarctus sylviens profonds ;
- une hémiplégie brachiofaciale avec, en fonction de l'hémisphère lésé, aphasie de Broca ou de Wernicke, apraxie ou syndrome de l'hémisphère mineur, dans les infarctus sylviens superficiels ;
- une monoplégie crurale dans les infarctus du territoire de la cérébrale antérieure ;
- une hémianopsie latérale homonyme et éventuellement une hémianesthésie thalamique dans ceux de la cérébrale postérieure ;
- un syndrome cérébelleux ou divers syndromes alternes (de Wallenberg notamment), dans les atteintes du tronc cérébral.
Le scanner met en évidence l'infarctus après 24 à 48 heures, sous la forme d'une zone d'hypodensité. L'IRM le manifeste comme un hypersignal en T2.
 Dans les deux cas, l'utilisation d'une méthode de contraste révèle la rupture de la barrière sang-encéphale. La tomographie d'émission de positons (PET) a pu montrer le contraste entre l'effondrement du métabolisme oxydatif dans la zone infarcie et le maintien du débit circulatoire régional (perfusion de luxe).
L'évolution des infarctus cérébraux est défavorable dans 20 à 30% des cas : aggravation des troubles neurologiques (transformation hémorragique, œdème, engagement) ou complications intercurrentes. Sinon, une régression débute après quelques semaines, mais elle reste limitée. Après six mois, les déficits sont généralement définitifs. Interviennent aussi les risques de récidive et ceux liés à l'état cardiovasculaire. Les infarctus cérébraux représentent la troisième cause de mortalité après les cancers et les cardiopathies
La prévention des infarctus cérébraux nécessite le dépistage et le traitement des causes énumérées ci-dessus. Elle justifie l’intérêt accordé aux accidents ischémiques transitoires (AIT) souvent prémonitoires, révélateurs d’un athérome des vaisseaux cervicaux. Qu'ils soient de nature hémodynamique (rétrécissement serré avec débordement des suppléances par le polygone de Willis et les anastomoses corticales) ou liés à la migration de thrombus formés sur une plaque ulcérée, les AIT peuvent se traduire en clinique par une amaurose transitoire ou des troubles visuels, une hémiparésie, une hémi-paresthésie, une aphasie lors des sténoses de l'une ou de l'autre carotide, des vertiges, une diplopie, une chute ("drop attack") dans l'athérome des artères vertébrales.
Le traitement des infarctus cérébraux a progressé avec l’organisation de centres spécialisés, d’unités permettant, dans les trois premières heures de leur évolution, une revascularisation précoce par thrombolyse, un traitement anti ischémique, une prise en charge thérapeutique immédiate
Le traitement symptomatique vise à maintenir l’équilibre hydro-électrolytique, à réduire l'œdème cérébral, à prévenir les fausses routes et les complications de décubitus. Les séquelles justifient une kinésithérapie et de l’orthophonie.

Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.

Syn. ramollissement cérébral, accident vasculaire cérébral, encéphalomalacie, ictus, apoplexie

accident ischémique transitoire, moyamoya

infectiosité des tissus aux prions l.f.

catégorieinfectiosité
1importantesystème nerveux central, cerveau, moelle épinière,liquide cérébro-spinal, hypophyse, œil
2moyenneorganes lymphopoïétiques : rate, ganglions lymphatiques, amygdales, iléon, côlon proximal, dure-mère
3 (a)faiblenerf sciatique, surrénales, côlon distal, muqueuse nasale, placenta
3 (b)très faiblepoumon, foie, pancréas, thymus, moelle osseuse
4non détectéemuscles squelettiques, cœur, mamelles et lait, caillots sanguins et sérum, bile, rein et urine, os, tissus cartilagineux et fibreux, peau, salive et féces.

Prévention : il est très difficile de désinfecter un objet souillé par des prions et la solution qui consiste à n'employer que des instruments jetables est difficile à envisager pour des appareils onéreux comme les endoscopes. Aussi, lors de la consultation préanesthésique, le médecin doit interroger soigneusement le patient afin de rechercher une présomption de maladie de Creutzfeld-Jacob (MCJ).
C'est pourquoi le ministère de la Santé a défini les «sujets considérés comme particulièrement à risque (risque = 1%)» - (Circulaire 11-12-1995) afin que des précautions spéciales soient prises au cours de l'intervention :
Sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission de la MCJ :
- a : ceux ayant des signes évocateurs de la MCJ après élimination des autres causes ;
- b : ceux ayant reçu de l'hormone de croissance extractive, des gonadotrophines extractives ou de la glucérébrosidase ;
- c : ceux dont un membre de la famille, surtout apparenté au premier degré (père, mère, fratrie), est mort de MCJ confirmée ou suspectée ;
- d : ceux qui ont subi une intervention neurochirurgicale, en particulier la pose d'une greffe de dure-mère intracrânienne.

Creutzfeldt-Jakob (maladie de), encéphalopathie spongiforme, prion

[C1,D1,D5,E1,H1]

Édit. 20171

inhibiteur de la voie du facteur tissulaire l.m.

tissue factor pathway inhibitor. sigle (TFPI).
Facteur naturel qui s'oppose à l'initiation ou au développement de la coagulation, aussi connu sous le nom d'inhibiteur de la voie extrinsèque de la coagulation (Extrinsic Pathway Inhibitor ou EPI) ou LACI (Lipoprotein Associated Coagulation Inhibitor) ou encore PAP (Plasma Anticoagulant Protein).
Il existe sous différentes formes moléculaires, dont deux majeures de masse moléculaire apparente 40 et 33 kDa. Ses séquences protéique et génomique sont connues et il peut être obtenu par recombinaison génétique. Sa concentration plasmatique est de 110 ng/mL soit 2,5 nM. La forme circulante est en grande partie liée à l'apolipoprotéine A II. Une part importante n'est pas circulante, mais retenue par les glycosaminoglycanes qui forment le manteau à la surface luminale des cellules endothéliales. Il exerce son activité inhibitrice en se fixant à du facteur X déjà activé pour empêcher que le complexe initiateur de la voie extrinsèque (le couple formé par le facteur VII sous sa forme activée et son activateur, le facteur tissulaire) ne continue à exercer son action sur la coagulation.

institut national de la santé et de la recherche médicale l.m.

- l’acquisition ou le développement des connaissances dans les disciplines de la biologie et de la médecine, ainsi que dans l’ensemble des disciplines qui contribuent au progrès sanitaire et médical ;

- la découverte et l’évaluation de tous les moyens d’intervention tendant à prévenir et à traiter les maladies ou leurs conséquences et à améliorer l’état de santé de la population.
Cet institut est soumis à la tutelle conjointe du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de la recherche.

Sigle  : INSERM

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