Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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tractus spino-cérébelleux antérieur l.m.

tractus spinocerebellaris anterior (TA)

anterior spinocerebellar tract, ventral spinocerebellar tract

Faisceau issu des noyaux du col de la corne postérieure de la moelle spinale, qui croise la ligne médiane pour venir se placer dans le cordon latéral du côté opposé de la moelle spinale.
Il monte jusqu’au sillon ponto-pédonculaire et revient vers l’écorce du paléocervelet où il se termine.

W. Gowers, Sir, neurologue britannique (1845-1915)

Syn. anc. faisceau cérébelleux croisé, faisceau cérébelleux ventral, faisceau de Gowers

tractus spiralis foraminosus l.m.

tractus spiralis foraminosus (TA)

tractus spiralis foraminosus

Série d’orifices disposés en double ligne spirale dans la paroi du modiolus.
Ils font communiquer la cavité centrale du modiolus avec le canal spiral du modiolus. Ces orifices livrent passage aux filets du nerf cochléaire. Le dernier et le plus important de ces orifices est le scyphus de Vieussens qui occupe le sommet de la cavité du modiolus.

Syn. anc. crible spiroïde, foramina modioli

→ scyphus de Vieussens

tractus tecto-spinal l.m.

tractus tectospinalis(PNA)
tectospinal tract
Tractus né du toit du mésencéphale, sous les colliculus.
Il croise la ligne médiane (décussation dorsale du mésencéphale) et descend jusqu’à la moelle cervicale. Il constitue la voie principale des réflexes oculo-céphalogyres (optiques et auditifs) vers les muscles de la nuque.

N. Löwenthal, histologiste russe (XIXème siècle), V. Marchi, médecin italien (1883)

Syn. anc. faisceau de Löwenthal, faisceau de Marchi

trajectoire (d'une particule) n.f.

path (of a particle)

Ligne parcourue par une particule dans un milieu jusqu' à son arrêt.
Pour les particules lourdes chargées elle est pratiquement rectiligne. Pour les électrons des collisions avec grande perte d’énergie provoquent de brusques changements de direction.

transverse (de l'abdomen) l.m.

transversus abdominis muscle

Le plus profond des muscles larges de l'abdomen.
Il s'étale en hauteur des derniers arcs costaux à la crête iliaque et transversalement des costoïdes lombaires à la ligne blanche. Il est doublé à sa face profonde par le fascia transversalis.

→ muscle transverse de l'abdomen

triangle carotidien l.m.

trigonum caroticum (TA)

carotid triangle

Espace triangulaire délimité en avant par la ligne médiane du cou, en arrière par le muscle sterno-cléïdo-mastoïdien et en haut par le chef supérieur du muscle omo-hyoïdien.
Son plancher est constitué par les muscles sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien. Sa partie postérieure est occupée par l’artère carotide commune et par la veine jugulaire interne.

Syn. anc. triangle carotidien inférieur

triangle inguinal l.m.

trigonum inguinale (TA)

inguinal triangle

Espace triangulaire de la paroi abdominale délimité du côté médial par le bord latéral du muscle droit de l’abdomen, en haut par une ligne horizontale tangente à l’épine iliaque antéro-supérieure et en bas par le ligament inguinal.
Il constitue le lieu où se produit habituellement une hernie inguinale directe.

W. von Henke, anatomiste allemand (1834-1896) ; F. Hesselbach, anatomiste et chirurgien allemand (1759-1816)

Syn. anc. triangle de Henke, triangle de Hesselbach

tricrote adj.

tricrotic

Se dit d’un pouls dont la courbe sphygmographique présente deux ressauts secondaires sur sa ligne descendante.

troisième nerf occipital l.m.

nervus occipitalis tertius (TA)

third occipital nerve

Branche postérieure du troisième nerf spinal cervical.
Elle monte en dedans ou à travers le muscle semi épineux de la tête, perfore le trapèze près de la ligne médiane au-dessous de la protubérance occipitale externe et se ramifie dans la partie voisine du cuir chevelu. Elle s’anastomose avec le nerf grand occipital.

tronc brachiocéphalique l.m.

truncus bronchiocephalicus (TA)

brachiocephalic trunk

Première branche de l’aorte qui naît à l’union des portions ascendantes et horizontales, un peu à droite de la ligne médiane, et se termine en se divisant en artères carotide commune et subclavière droites.
Oblique en haut, en dehors et un peu en arrière, long de 2 à 3cm, d’un calibre moyen de 13mm, il se divise derrière l’articulation sterno-costo-claviculaire droite. Il est croisé par la veine brachiocéphalique gauche située en avant de lui. En arrière, il est en rapport avec la convexité de la trachée, le nerf vague droit et les nerfs du plexus cardiaque postérieur, à gauche avec l’artère carotide commune gauche puis avec le bord latéral droit de la trachée. La veine brachiocéphalique droite lui est antérieure et latérale.

Syn. anc. tronc artériel brachiocéphalique

tube neural l.m.

neural tube

Formation tubulaire résultant de la fermeture de la gouttière neurale par fusion des crêtes neurales.
Cette fusion sur la ligne médiane commence dans la région cervicale au niveau du 4ème somite et va se poursuivre en direction crâniale et caudale entre le 18e et le 25e jour de la gestation. Ce tube reste temporairement ouvert dans la cavité amniotique à ses extrémités crâniale et caudale par les neuropores antérieur et postérieur. Le neuropore antérieur se ferme vers le 25ème jour (stade de 18 à 20 somites). Le neuropore postérieur se ferme au 27ème jour (stade à 25 somites). Cette ébauche du système nerveux central apparaît dès lors comme une formation tubulaire fermée comprenant une portion cylindrique étroite, le cordon médullaire, et une portion céphalique plus large caractérisée par un certain nombre de dilatations, les vésicules cérébrales.
La fermeture incomplète du neuropore postérieur à la partie basse du rachis constitue le spina bifida.

→ plaque neurale, gouttière neurale, crêtes neurales, neuropore antérieur, neuropore postérieur, cordon médullaire, vésicule cérébrale

[ A4,O6]

tubercule de l'adducteur l.m.

tuberculum adductorium (TA)

adductor tubercle

Eminence osseuse très accusée située à l’extrémité inférieure de la crête de bifurcation inférieure et médiale de la ligne âpre du fémur.
Elle donne insertion au tendon terminal inférieur de la portion médiale du muscle grand adducteur.

tubercule iliaque l.m.

tuberculum iliacum (TA)

tuberculum of iliac crest

Epaississement de la lèvre externe de la crête iliaque dans sa partie moyenne.
Il donne insertion au muscle moyen glutéal, au-dessus de la ligne glutéale antérieure.

Syn. anc. tubercule du moyen fessier

tubercule pharyngien l.m.

tuberculum pharyngeum (TA)

pharyngeal tubercle

Tubercule situé sur la ligne médiane de la face exocrânienne de la partie basilaire de l’os occipital, à l’union du tiers postérieur et des deux tiers antérieurs.
Il s’y insère le fascia pharyngo-basilaire.

→ partie basilaire de l'os occipital

tubérosité du ligament coraco-claviculaire l.f.

tuberositas ligamenti coracoclavicularis (TA)

tuberosity for coracoclavicular ligament

Trainée d’aspérités de la face inférieure de la clavicule, à son extrémité distale.
Sur elle s’insèrent deux ligaments coraco-claviculaires : le ligament trapézoïde sur la partie antérieure, la ligne trapézoïde, et le ligament conoïde sur la partie postérieure, le tubercule conoïde.

Syn. anc.  tubérosité coracoïdienne

tunique dartos l.f.

tunica  dartos (TA)

dartos fascia, superficial fascia of scrotum

Membrane rougeâtre unie à la face profonde du scrotum et composée de fibres musculaires lisses, de fibres conjonctives et de fibres élastiques.
Particulièrement développée sur les faces antérieure et latérales du scrotum, le muscle dartos se divise au voisinage du raphé médian en deux lames, l’une superficielle qui se continue sur la ligne médiane avec celle du côté opposé, l’autre profonde, accolée à son homologue du côté opposé et qui forme le septum du scrotum (muscle dartos intertesticulaire) qui s’étend jusqu’à la face inférieure du pénis. Le muscle dartos se confond en haut, sur les faces latérales de la racine du pénis avec le muscle dartos pénien. Il peut se prolonger parfois en arrière dans la région périnéale formant le muscle dartos périnéal.

Syn. anc. dartos, dartos scrotal

ultrasons n.m.p.

ultrasounds

Sons très aigus dont la fréquence dépasse 20 000 Hz et peut atteindre plusieurs MHz.
Les sons dont la fréquence dépasse 20 000 Hz sont inaudibles pour l'Homme. Les insectes et les chauves-souris en émettent à des fréquences supérieures à 20 000 Hz. I Les propriétés physiques des ultrasons sont celles des ondes audibles en raison de leur nature mécanique et celles des vibrations de haute fréquence en raison de leur faible longueur d'onde.  Ils s'apparentent ainsi à la lumière et obéissent à certaines lois de l'optique. Ils se  différencient des ondes électromagnétiques par le fait qu'ils nécessitent un milieu de propagation et ne traversent pas le vide. Dans les milieux homogènes, ils se propagent en ligne droite à une vitesse constante caractéristique de chaque milieu. Dans les milieux hétérogènes, le faisceau ultrasonique perd de son énergie au niveau de chaque interface et répond aux lois de la réflexion et de la réfraction (en fonction de l'angle du faisceau incident par rapport au plan de l'interface). Les ultrasons permettent donc de situer les interfaces et de mesurer les distances qui les séparent de la source d'émission, base de l’échotomographie diagnostique.
Les ultrasons sont aussi utilisés pour l’étude  non invasive de la circulation sanguine par effet Doppler.
En médecine les ultrasons sont utilisés à des fins diagnostiques (échographie) et thérapeutiques.
L’échographie a connu un essort spectaculaire et est utilisée actuellement par de nombreuses spécialités. Elle emploie des ultrasons de fréquence élevée : de 2 ou 3 MHz à plus de 20 MHz. Les effets mécaniques et thermiques des ultrasons peuvent aussi être utilisés à visée thérapeutique.

C. Doppler, physicien et mathématicien autrichien (1842) ; H. Hertz, physicien allemand (1887)

→ ultrasonothérapie, HIFU, échographie, Doppler (effet)

U radiologique l.m.

Sur une radiographie de face du bassin, image construite, en forme de U, dont le bras latéral répond à l'arrière fond de l’acetabulum ou fosse acétabulaire (ligne acétabulaire) et le bras médial à la projection de la surface quadrilatère (ligne ilio-ischi

Le rapport précis entre ces deux lignes varie selon les individus et l'incidence radiologique dont l'obliquité peut, suivant le cas fermer les branches du U ou projeter son image en dehors de la ligne ilio-ischiatique. La position de la tête fémorale par rapport au U intervient dans le diagnostic de protrusion acétabulaire.

F. Calot, chirurgien français (1861-1944)

Syn. U radiologique de Calot (ancienne appellation)

VCA 1. sigle angl. pour Viral Capsid Antigen
2. sigle fr. pour angle VCA  : angle de couverture antérieure de la tête du fémur

1. Viral capsid antigen :
Ensemble des protéines structurales exprimées durant la phase tardive du cycle de l’EBV (virus d'Epstein-Barr).
La plus abondante, qui est présente dans les membranes du virus et des cellules infectées, est la glycoprotéine gp 350/220.
2
. Angle VCA :
Sur une incidence de hanche en faux-profil de Lequesne, angle entre la verticale passant par le cente de la tête du fémur et le segment joignant ce centre au bord antérieur de la ligne de condensation du toît de l'acétabulum.
Cet angle chiffre la couverture antérieure de la tête fémorale par le toît de l'acétabulum. Il est normalement supérieur à 25°. Il diminue dans les dysplasies subluxantes et augmente en cas de
coxa profunda.

Faux profil de hanche gauche. Coxarthrose sur dysplasie (angle VCA = 10°)

→ EBV, coxarthrose

[(1) D1. (2) B2, I2]

Édit. 2020

vecteur de contrôle l.m.

C vector scan

Terme d'échographie ophtalmologique : sur une image acquise en mode B, projection d'une ligne permettant une reconstruction en mode A selon cet axe.

[P2, B3, B2]

Édit. 2020

vena iracundiae l.f.

Chacune des deux veines qui collectent le sang veineux de la région frontale.
Elles descendent de chaque côté de la ligne médiane, unies entre elles par une arcade veineuse nasale. Elles se jettent dans la veine angulaire homolatérale. Elles se gonflent lors de la colère ou dans l’effort, d'où leur nom ancien de veine de la colère (iracundia = irascibilité, colère).

Étym. lat. iracundia : irascibilité, colère

→ veines supratrochléaires

[A1, P1, P3, K4]

Édit. 2020

veine cardinale l.f.

cardinal vein

Les veines cardinales (VC) sont des veines majeures de l’embryon.
Il en existe deux paires, placées dans un plan sagittal : les deux VC supérieures (ou crâniales) et les deux VC inférieures (ou caudales). Ces quatres VC confluent en deux VC communes ou canaux de Cuvier qui se jettent transversalement dans le sinus veineux du cœur.
L’ensemble évolue considérablement au cours de l’embryogenèse, de manière différente selon leur topographie crâniale ou caudale.
- Crânial. A droite, la VC crâniale donnera la veine brachiocéphalique droite et la VC commune droite se verticalisera pour former la veine cave supérieure. A gauche, la VC crâniale va régresser, ainsi que la VC commune qui donnera le sinus coronaire. Une anastomose gauche/droite entre les deux VC sera à l’origine de la veine brachiocéphalique gauche.
- Caudal. Les deux volumineux mésonéphros (qui vont donner les reins, les gonades et les surrénales), placés de part et d’autre de la ligne médiane, sont drainés chacun par une veine subcardinale qui monte le long de leur face médiale. Entre les VC caudales et ces veines subcardinales, les veines supracardinales. Cet ensemble sera à l’origine de la veine cave inférieure, formée de bas en haut par une anastomose entre les deux VC caudales (carrefour iliocave), la partie inférieure de la veine supracardinale droite, la partie verticale de la veine subcardinale droite et par un canal issu de la veine vitelline (qui draine l’intestin) rejoignant le sinus veineux du cœur. Les segments suprarénaux des veines supracardinales seront à l’origine du système azygos.

Étym. lat. cardinalis : important.

[A1, K4, O6]

Édit. 2020

veine cave supérieure l.f.

vena cava superior (TA)

superior vena cava

Volumineux tronc veineux qui collecte tout le sang veineux de la partie sus-diaphragmatique du corps.
Elle est formée par la confluence, en arrière du premier cartilage costal droit des veines brachiocéphaliques droite et gauche.
De sept centimètres de long ueur et de deux centimètres de
diamètre, la veine cave supérieure descend dans le médiastin antérieur, à droite de la ligne médiane, un peu obliquement en arrière, en décrivant une courbe concave à gauche en rapport avec la partie ascendante de l’aorte. Elle s’abouche par un orifice avalvulaire à la face supérieure de l’atrium droit, à mi-hauteur de l’extrémité sternale du deuxième espace intercostal droit.
Dans sa partie caudale, les trois quarts antéro-latéraux de sa surface sont engainés par le péricarde séreux.
La veine cave supérieure ne reçoit normalement qu’une seule collatérale, la veine azygos. Elle peut accessoirement recevoir une veine thyroïdienne inférieure droite, des veines thymiques, les veines diaphragmatiques droites et, parfois, la veine thoracique interne droite.
Elle est anastomosée avec le système de la veine cave inférieure par le biais du système des veines azygos et par les plexus péri- et intra-vertébraux.

→ veine cave, veine cardinale

[A1, K4, K1, K2]

Édit. 2020

veine émissaire pariétale l.f.

vena emissaria parietalis (TA)

parietal emissary vein

Chacune des deux veines émissaires de la voûte du crâne qui, par le foramen pariétal, font communiquer, de chaque côté de la ligne médiane, le sinus sagittal supérieur avec les veines du cuir chevelu.

G. Santorini, anatomiste et médecin italien, (1681-1737)

Syn. anc. veine émissaire pariétale de Santorini, veine émissaire du trou pariétal

[A1 H2 J2]

Édit. 2020

veine jugulaire antérieure l.f.

vena jugularis anterior (TA)

anterior jugular vein

Veine antérieure du cou qui prend origine dans la région sushyoïdienne par confluence de plusieurs petites veines sous-mentales superficielles.
Elle descend un peu en dehors de la ligne médiane jusqu’au voisinage de l’incisure jugulaire du sternum. Sus-faciale à sa partie haute, elle est intra faciale dans le fascia cervical superficiel dans son trajet sushyoïdien puis elle se coude latéralement dans l’espace sous-hyoïdien et passe à la face profonde du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien pour se terminer dans la veine subclavière, dans la veine jugulaire interne ou dans le confluent jugulo-subclavier.  Elle draine le sang veineux des téguments et des muscles de la région antérieure du cou. Elle s’anastomose avec la veine jugulaire antérieure controlatérale, les veines jugulaires interne et externe homolatérales, et avec les veines thyroïdiennes.

[A1, K4, P1]

Édit. 2020

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